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jeudi 13 janvier 2011

Epaule

Parfois, je ressens un manque immense.
Que je ne sais comment remplir et qui est sûrement la principale raison de ma présence ici, ou ailleurs, sur internet.
Je voudrais avoir une épaule pour pleurer.
Pour me plaindre, pour me soutenir.

J'en ai parfois tellement ras le bol d'être la béquille universelle.

Je suis réaliste.
Je sais bien que c'est aussi moi qui provoque cet état de fait, et que vraisemblablement je ne me satisferais pas d'une relation dans laquelle l'autre serait ma béquille, parce que j'ai du mal à m'admettre en difficulté.
J'ai toujours tout voulu faire toute seule, tout gérer, être capable de m'auto-assumer sans l'aide de personne.
Parce que mon vécu m'a construite comme ça, pour me protéger de ce que je ne voulais pas devenir.
Parce qu'aussi j'ai été déçue des premières fois où j'avais enfin osé ne plus tout porter sur mes épaules.

J'ai appris à ne pas pleurer. Je me souviens de moi, enfant, revenant de l'école à pieds, redoutant mon arrivée à la maison et me répétant sur tout le chemin du retour "sois forte, garde la tête haute et pleure derrière un buisson".
Je ne sais pas où j'avais trouvé cette phrase.
Je me souviens simplement d'un jour où je m'étais réfugiée dans ma chambre pour étouffer mes sanglots, et de la voix de ma mère, sardonique, derrière la porte : "et ça y est, la revoilà qui se met à pleurnicher, pour changer".
C'est ce jour-là que j'avais pris la décision de ne plus jamais la laisser entrevoir le mal qu'elle pouvait me faire.
Qu'à défaut de pouvoir m'en préserver, alors je lui enlèverai le plaisir de voir qu'elle avait le moindre impact sur moi.
Alors pour m'auto soutenir, je me répétais cette phrase, tous les jours, tout le long du chemin.
Jusqu'à ne plus être capable de laisser couler la moindre larme de mes yeux.
J'avais alors 17 ans.
Mon Papy venait de mourir, mon chagrin était immense, mais je n'étais pas capable de verser les larmes qui m'auraient fait tellement de bien.

Un peu plus tard, j'ai lu "Le livre de ma mère" d'A. Cohen.
Et ce passage est devenu ma nouvelle ritournelle : "Et surtout, n'oublie pas de sourire. Souris pour escroquer ton désespoir, souris pour continuer de vivre, souris dans ta glace et devant les gens, et même devant cette page. Souris avec ton deuil plus haletant qu'une peur. Souris pour croire que rien n'importe, souris pour te forcer à vivre, souris sous l'épée suspendue de la mort de ta mère, souris toute ta vie à en crever, et jusqu'à en crever de ce permanent sourire".

J'avais remarqué combien le sourire facilitait les choses, mais combien aussi il pouvait agacer ceux qui cherchaient en vain à le retirer de mon visage.
L'arme la plus absolue.

Mais je suis alors devenue une image.
L'image d'une personne respirant le bonheur et la joie de vivre.
D'une personne que rien n'ébranlait.
Alors même que j'étais rongée par les pensées les plus sombres et noires qui soient.
Des années durant.

Et puis enfin, le sourire est arrivé jusque dans mon coeur.
A défaut d'y être un résident permanent, il y a quand même une grande place réservée et combat activement et efficacement les idées moins joyeuses qui peuvent parfois encore s'y trouver.

MAIS....

Parfois les petits détails les plus anodins ont des effets inattendus.
Ce matin, mon homme a cassé l'un de ses violons.
C'est loin d'être la fin du monde.
Mais j'étais là, à essayer de désarmer sa colère, sa rage, sa frustration.

Et à me dire que bon sang, j'en avais tellement ras le bol d'être toujours l'éponge de tout le monde.
C'est de ma faute, je le sais.
Mais n'empêche que j'en ai ras le bol.
Je ne changerai rien, je le sais aussi, parce que c'est mon mode de fonctionnement, qu'il est globalement bien pratique, et qu'en général, c'est plus confortable comme ça.

Mais malgré tout, voilà, j'en ai marre.
Je voudrais quelqu'un qui me protège.
Pouvoir rentrer chez moi, me dire que je suis à l'abri, et que quelqu'un s'occupe de tout.

Le paradoxe, c'est que je sais bien que c'est la personne que je veux être pour celui que j'aime.
Et je pense qu'une parfaite réciprocité en la matière n'est qu'utopie.

Mais voilà, juste là, je rêve d'une inversion des rôles, au moins de temps en temps.

mercredi 12 mai 2010

Vague à l'âme

Mouais, c'est pas le top du moral, juste là.
Pas le bourdon, mais un petit coup de mou.
Ce petit sentiment d'injustice qui recommence à me titiller au fur et à mesure des rendez-vous médicaux. Et des délais entre chacun.

Parce que tant qu'on n'en est pas arrivés au bout, je suis stérile.
Rien d'irréversible (enfin j'espère !!!), juste qu'il faut attendre toujours la prochaine étape qui aboutira au prochain traitement, voir s'il agit, puis, le cas échéant, recommencer.......

Ce n'est pas grave, je sais, il y a bien pire, je sais aussi. Ca ne m'empêche pas d'avoir des jours comme aujourd'hui où je voudrais que tout soit plus simple.
Parce que ça me fatigue, tout ça. Et que ça me tient éveillée au mileu de la nuit.

Et puis voilà, c'est tout, j'ai le vague à l'âme...

mercredi 19 août 2009

Je voudrais une maman

Je vais faire dans le mélo aujourd'hui, désolée....
Je suis triste.
Pour pas grand chose en fait.
Hier matin, j'ai appelé la crèche pour savoir comment allait se passer la période d'adaptation de mon fils. Et c'est donc demain qu'on commence.
Ok, c'est pas comme si je découvrais que mon bébé allait être gardé et que j'allais recommencer à travailler.
Mais là, me dire que ça y est, on démarre ça demain.... Ca m'a fendu le coeur. Alors j'étais là, le téléphone dans la main, les larmes qui coulaient en faisant la course sur mes joues, et j'avais besoin d'une épaule.
Alors j'ai envoyé un message sur msn à mon homme.... Décidément, c'est pas notre ami msn....
Quelques minutes après, il a téléchargé les fichiers que je lui avais envoyés suite à sa demande. Mais il n'a pas répondu à mon appel de détresse.
Rien. Même pas un mot pour se moquer de mon chagrin de maman.
RIEN.

Et pour une fois, je n'arrivais pas à me dire que j'allais faire avec. Enfin sans...
Alors j'ai eu un réflexe d'une bêtise inqualifiable. J'ai appelé ma mère.
Bon sang, mais quelle idiote !!!!
J'ai tout entendu.
D'abord pour me dire que si je n'avais pas envie, je n'avais qu'à pas reprendre le boulot. Moui, mais on ne peut pas se le permettre, ou alors il faut déménager, et ça, j'ai pas envie.
Ben elle : "tu parles, avec tous vos projets, c'est que vous avez assez de fric pour que tu n'aies pas besoin de travailler"...
Les projets en question : mettre un portail à la maison et s'acheter une nouvelle voiture.
Quand on sait que nos deux voitures ont 9 ans et plus de 200 000 km chacune, je n'ai vraiment pas l'impression qu'il s'agisse là d'une dépense somptuaire....
Mais bon, passons. Le pire était à venir : de toutes façons, il est temps pour mon fils de voir autre chose que sa mère qui ne le laisse pas seul deux minutes, de toutes façons, je m'invente des histoires, mon fils n'a rien du tout, s'il pleure, c'est parce qu'il a bien compris que ça marchait bien pour que je m'occupe de lui, et s'il vomit, c'est parce que je lui donne trop à manger.
D'ailleurs, il a très bonne mine, ça se voit bien qu'il est en pleine santé, alors il est temps que j'arrête de raconter n'importe quoi.

J'étais abasourdie. J'ai juste réussi à glisser que peut-être que s'il avait l'air en bonne santé, c'est peut-être justement parce que je le soigne.
Mais non, ça n'existe pas de se ruiner la santé comme ça pour s'occuper d'un gamin, je suis vraiment ridicule, elle n'a jamais entendu de choses pareilles, etc.

Et puis bien sûr "et tu comptes allaiter jusqu'à quand, jusqu'à sa majorité ?"

Jusqu'à ce que je puisse en tout cas...
Parce que je ne peux pas allaiter mon bébé en direct puisqu'il revomit tout ce qui est liquide, donc je tire mon lait pour pouvoir l'épaissir.
Parce que les médicaments qu'il prend et qui suppriment l'acidité de l'estomac l'exposent par là-même à tous les microbes qui passeront par là, alors les anticorps de mon lait sont une bénédiction pour lui, et que je n'ai pas envie de l'en priver.
Et aussi parce que c'est le lait le moins acide, et que du coup, ça aide à faire cicatriser son oesophagite.
Mais tous ces arguments, c'est du vent pour elle.
Mais elle croit quoi ? Que je passe mon temps à me traire juste pour le plaisir ? Que ça m'amuse de ne pas pouvoir partir plus de 5-6h de chez moi parce qu'après ça, il faut que je tire mon lait ?
Enfin bref.....

Je ne comprends pas. Je sais que je suis stupide d'avoir composé son numéro. Il faut croire que sur le moment, j'ai juste pensé qe ça allait me faire du bien.
Mais quand même... Pourquoi tant de méchanceté...???

Bref.

Après ça, l'après-midi, nous avons été dans des magasins de brico et déco pour trouver des trucs pour la chambre de mon tinamour.
Mais nous étions partis à 12h pour aller déjeuner chez un ami de mon homme.
Immanquablement, vers 18h, ma poitrine me faisait mal et fuyait.
Nous n'avions pas terminé nos emplettes, mais j'ai demandé à mon homme de rentrer.
Il était fâché. Parce qu'il comptait bien encore aller dans un magasin d'instruments de musique.
Ce n'était pas le jour.
C'était genre "ouais ben j'ai compris, j'irai tout seul parce que sinon, on n'ira jamais".
Comme si j'étais contente moi de devoir rentrer plutôt que de trouver des rideaux pour la chambre de mon loulou !

J'ai l'impression de tout le temps devoir me justifier.
Tant que c'est en dehors de la maison, c'est lourd, mais je gère.
Mais si ça commence à la maison.....

Et puis il n'y est vraiment pour rien sur ce coup-là le pauvre, mais la semaine prochaine, jeudi et vendredi, mon bébé sera donc respectivement 4h et 6h à la crèche.
Jusque là, ça sera progressif, et je pensais gérer émotionnellement.
Mais je m'étais dit que pour ne pas être trop triste le jeudi, et bien comme ça sera de 10h à 14h, ça aurait été l'occasion de nous faire un bon resto.
Ah mais non, il n'est pas là, il sera ailleurs, en formation.
Et le vendredi ?
Ah ben le vendredi aussi.

Alors allez savoir pourquoi, hier soir, j'avais vraiment l'impression que le monde se liguait contre moi.
Ce n'est rien dans le fond, j'en suis tout à fait consciente.
Je voudrais juste parfois avoir un peu de soutien.
Une épaule pour pleurer.

Et bien sûr, je n'ai rien dit à mon chéri, j'ai toujours peur de lui faire de la peine.
Et puis je savais bien que ce n'était pas le genre à savoir gérer les émotions des autres, alors si ça ne me plaisait pas, je n'avais qu'à pas m'engager avec lui.
Je ne regrette rien, je l'aime de tout mon coeur.

Mais ce matin, ma peine ne passe pas.

Je suppose que ça ira mieux demain.
Ou peut-être que ça n'ira pas mieux avant que je n'aie effectivement repris le boulot à temps plein. Parce que jusque là, je vais continuer d'avoir le blues.

Et puis il fait tellement chaud. On ne peut rien faire....

Bon, allez, j'arrête.

samedi 17 mai 2008

Parce que...

Parce qu'il y a des jours où on dirait que rien ne va, parce que je m'en veux de me plaindre alors que si j'étais raisonnablement objective, je me rendrais bien compte que je n'ai pas de raison de me plaindre, parce que j'ai le bourdon et que ça ne veut pas s'en aller, parce que mes larmes se mettent à couler sans prévenir et sans que je puisse les retenir, parce que l'amour de mon homme me rend triste aujourd'hui parce que je sais qu'il est chaque mois un peu plus déçu que la fois d'avant, parce que cette semaine loin de tout a été tellement merveilleuse, parce que le retour à ma vie m'ouvre les yeux sur l'absurdité de tellement de choses, parce que j'ai cette impression de ne plus avoir la force d'endurer tout ça, parce que je n'ai plus envie de supporter tout ça, mais que je sais que je ne ferai rien pour changer les choses, parce que je ne veux plus de clash, parce que parfois je fais comme Calimero, et je trouve que ce n'est pas juste, parce que parfois, je ne suis qu'une toute petite chose fragile et que je voudrais bien qu'on me fiche la paix, parce que je n'ai plus envie de voir des gens ni de parler, parce que je sens bien que si je me laisse aller, je vais devenir une ermite, parce que j'ai peur, parce que j'ai mal, parce que j'en ai marre...
Bref, je n'ai vraiment pas le moral.

vendredi 16 mai 2008

Voilà, c'est fini...

Moui, voilà, nous sommes revenus.
C'était merveilleux. C'était mon rêve. Parfait. Et encore mieux que ça.

Mais là, j'ai un petit coup de mou. Parce que je suis allée au bureau et que j'aurais mieux fait de m'abstenir. Parce que je n'aime pas avoir à ce point envie de tout foutre en l'air. Parce que je ne veux plus retourner à ce stress et cette pression permanente.
Alors je vais essayer de faire passer ce petit coup de moins bien en fabriquant un coeur. Parce que l'épouse de mon ami leucémique a eu la belle idée de demander à tous ceux qui pensent à lui de fabriquer un coeur. Alors je fais lui en faire un énorme.

Et promis, je ne tarderai pas à venir raconter cette jolie parenthèse vénitienne.
A très vite !

mardi 22 avril 2008

Les larmes de Laure...et les miennes

Toute notre PQR titrait ce matin sur les larmes de notre championne... Et trouvez moi cruche si ça vous chante, mais moi, ces larmes me font de la peine.

Oui, oui, ces larmes sont un caprice d'enfant gâté par les victoires. Je sais bien. Et puis c'est son métier, je sais aussi...

Mais imaginez vous cinq secondes ce qu'on ressent quand on plaque son entraîneur à la face du monde entier pour suivre son amoureux, que cet entraîneur dit à qui veut l'entendre qu'il trouvera quelqu'un pour battre cette vilaine, et que quelques mois plus tard, la brave amoureuse (qui a changé de roi de coeur entretemps, certes...) se fait battre par la nouvelle protégée dudit entraîneur...

Je crois que je crèverais de rage... C'était LA course à ne pas perdre, et c'est la première qu'elle perd en quatre ans... Je n'arrive même pas à imaginer ce qu'elle ressent...

Aussi ridicule que ça soit, ça me ramène dans mon passé de petite championne de natation scolaire.
Un jour, il y avait dans la même série que moi une fille qui avait embrassé mon petit copain du moment. Je n'ai jamais nagé aussi mal. Faut dire que je surveillais tellement sa ligne d'eau que j'en oubliais de respirer correctement. Et quand j'ai vu qu'elle était devant, j'ai abandonné.

J'avais beau savoir que ça me disqualifiait et que ça m'écartait de la sélection, j'ai abandonné.

J'ai prétexté un souci, je ne sais même plus quoi, et je suis sortie de l'eau en pleine course. Parce que je ne voulais pas qu'elle puisse dire qu'elle m'avait pris ma course en plus d'avoir embrassé mon petit copain.

Je devais avoir 10 ou 11 ans... Et c'était dans notre petit monde.
Et déjà là je ne voulais pas subir cet affront. Alors qu'aurais-je ressenti si j'avais dû essuyer une telle défaite à la face du monde ???
Moi je l'admire d'avoir été sur le podium, malgré tout.
Et je souhaite qu'elle puisse réagir au meilleur moment. Quand la médaille est la plus belle...

Voilà pour les larmes de Laure...

Les miennes maintenant. Bon, ben suis pas au top là.

Je suis sans aucun doute bien trop fatiguée parce que ces derniers jours au boulot ont été durs et longs. Et que ça a continué aujourd'hui.

Et puis y a toujours des idiots de collègues pour faire des bourdes inrattrapables. Alors avec tout ça, j'étais déjà un peu faiblarde ce matin...
Et quand le téléphone du bureau a sonné et que c'était ma mère, ben si j'avais su, j'aurais laissé sonner...
Tout avait bien commencé : elle m'appelait pour me dire qu'elle avait une idée, qu'il y a fin mai un truc organisé par le rotary de mon père, avec une marche, des trucs sur les orchidées, puis un repas dans un resto gastro, et elle proposait que mon homme et moi allions à ce truc avec eux. Invités par eux. Elle proposait même que nous allions dormir chez eux la veille pour ne pas avoir à se lever trop tôt le matin même.
Je précise que ma mère n'a jamais voulu que mon homme dorme là-bas jusqu'ici !

Bon, mais j'aurais dû me méfier, ça ne POUVAIT pas être aussi simple... Le resto gastro dans lequel ils veulent nous inviter, c'est un resto dans lequel ils servent surtout du foie gras. C'est leur spécialité. Ils le font sur place.
Je fais plein d'efforts, hein, je mange de la viande quand je vais chez quelqu'un et qu'on m'en sert (ouais, bon, je ne mange jamais TOUTE ma viande, mais j'en mange, pour avoir la paix).
Mais s'il y a une chose que je ne PEUX plus manger, ben c'est le foie gras. C'est psychologique, c'est tout, c'est comme ça, tout le monde le sait autour de moi, ma mère au premier chef.
Mais ma mère m'invite généreusement dans un resto dont c'est la spécialité.
Comme je veux toujours faire en sorte que tout se passe bien, je ne dis rien en me disant que je pourrai toujours choisir un truc qui me convient, et que tout ira bien.
Mais elle ajoute : "ça sera un menu identique pour tout le groupe, prévu à l'avance, alors ne viens pas faire ta chipoteuse, tu mangeras ce qu'il y aura dans ton assiette, point.". Ah ?
Bon, un jour normal, j'aurais peut-être eu la force de la fermer. Là, j'ai juste osé dire que si c'était du foie gras en entrée et en plat, ben je donnerai ma part à mon homme qui sera ravi.
Quelle idée j'ai eue...
Je n'ai même plus la force de raconter toute la tirade à laquelle j'ai eu droit après ça. En un résumé très bref : je suis impossibe, j'ai décidé de gâcher sa vie, je vais leur pourrir un week-end qui aurait pu la sortir un peu de sa triste réalité, elle est malheureuse et je fais tout pour l'enfoncer, enfin bref, je suis une horreur, qu'est-ce qu'elle a fait pour mériter ça, avec toutes les larmes qu'il faut pour accompagner ça et me faire bien ch... et tout ça pendant 17 mn (c'est bien les téléphones qui égrènent les longues minutes...), comme si je n'avais que ça à faire dans ma journée déjà trop remplie.
J'ai bien tenté de lui dire gentiment et calmement que si ça l'embêtait, ce n'était pas grave, qu'on viendrait une autre fois, mais ça ne sert à rien. Le seul moyen que j'ai de la satisfaire, c'est de bouffer trois tonnes de foie gras, pour qu'elle soit bien sûre qu'elle continue toujours de tout maîtriser. Même à distance. Même à mon âge.
J'ai fini par raccrocher. Pour ne pas m'en imposer davantage.

J'ai commencé ce message, j'étais encore au bureau.
Je suis maintenant à la maison, et je me sens presque bête de m'être mise à pleurer après ça.
Mais ça aura eu un avantage : j'ai décidé de prendre mon après-midi demain. Et je rentrerai donc chez moi, tant pis pour tout ce qui prendra encore plus de retard au boulot.

Du coup, je me réjouis déjà du petit programme que je me concocte pour demain.
Au final, je n'aime rien tant qu'être seule avec moi-même quand c'est une solitude choisie. Et quand je sais que mon amoureux ne tardera pas à me rejoindre.
Vivement demain !!!

vendredi 4 avril 2008

Zut, rev'là le bourdon !

Ouais, c'est pas une bonne journée, jusqu'ici en tout cas...

Pourtant l'humeur de ces derniers jours était tellement bonne, optimiste, enthousiaste et tout et tout...
Mais là, ça ne va pas.
D'abord, hier, mon homme était donc chez se pét..., et donc hier, même si j'ai fait l'air de rien, ben j'étais pas ravie. On a quand même passé une soirée sympa (à partir de 20h30 puisqu'avant, on n'était pas à la maison), j'ai regardé une série, et lui jouait à la console.
On a même fini par aller au lit en même temps, et par faire un truc que je pensais pas faire un jour où je suis censée faire la gueule. Mais bon, je ne vais pas ME punir pour LE punir, non ?

Donc bref, ce matin, c'était notre anniversaire. Comme prévu, il n'y a pas pensé.
Moi, je suis définitivement trop gentille, alors je lui ai donné son cadeau. Bon, il était content, il ne s'y attendait pas, tout était sympa.
Puis, petit déj. Je n'ai pas pu m'empêcher de lui demander s'il avait discuté avec son ex-femme de leur problème commun qui m'empoisonne l'existence. Oui, ils en ont parlé, et madame devait rencontrer la notaire qui avait établi leurs papiers (ceux qui ont lésé monsieur...) mais elle a annnulé parce qu'elle va voir un concert de Jenifer (NO COMMENT !!!!!!!!!!!!).
Mais bref, le comble, c'est que mon homme n'a pas percuté que c'était un peu louche de les laisser régler ça, alors que c'est déjà à cause d'elles deux qu'on en est là !!!

Bon, j'ai fini par m'énerver et par dire à monsieur que quand elle accouche, s'il a l'intention d'aller la voir et de lui faire un cadeau, il a intérêt à ne pas me le dire et à bien le cacher, parce que si je découvre quoi que ce soit, je le tue.
Et j'ai précisé que je serai vigilante et donc pas facile à abuser.
Et j'ai ajouté que si un jour je finissais par être enceinte et par avoir un enfant, qu'elle n'espère pas venir le voir et lui faire des gouzigouzis. HORS DE QUESTION !!!!
Enfin bref, je me suis calmée en chantant à tue-tête dans la voiture, donc ça allait mieux, et puis j'arrive au bureau pour trouver le mail de l'épouse d'un ami d'enfance qui m'annonce que l'ami en question a une leucémie.....
Bon, alors je me suis forcément dit que mes problèmes n'étaient que de petits problèmes...
Ca m'a fait tellement mal au coeur....
J'ai répondu, mais que répondre dans ces cas-là... Mes prières et pensées vont vers lui... Et sa femme et ses trois adorables enfants.

Et puis la fin de la matinée arrive enfin, et là, je reçois un MI de mon homme qui me demande si je suis fâchée si finalement il ne déjeune pas avec moi mais avec des confrères... Aujourd'hui !!!
J'ai juste répondu "bon appétit", et j'ai enlevé le message qui nous souhaitait un bon anniversaire...
J'ai donc déjeuné avec un collègue, rien de bien grave en somme. Mais c'est l'accumulation qui m'agace.

Alors maintenant, me dire que ce soir, quand je quitterai le boulot, faut que j'aille faire des courses parce que monsieur a invité un confrère et toute sa famille à dîner samedi soir, alors que le programme de samedi est déjà TRES chargé...
Alors je sais, je n'ai qu'à le laisser se débrouiller, mais c'est moi qui vais me sentir mal si c'est bâclé, alors...
Mais ça sent la rebellion tout ça.
En plus, ces gens, je ne les ai jamais vus.
Alors déjà que j'ai horreur de recevoir des gens pour un repas, quand en plus je ne sais pas comment ils sont, je vous laisse imaginer.
Je suis le genre de femme qui n'aime pas avoir du monde à la maison. Un peu de temps en temps, à la bonne franquette, si ce sont de bons amis, ça va. Mais des dîners comme ça, j'ai horreur de ça !!!
En plus avec des relations de boulot qu'il faut soigner... Mais bordel, qu'il les invite au resto !!! Je ne suis pas comme les épouses de ses confrères qui n'ont que ça à foutre parce qu'elles ne travaillent pas et ont du personnel pour faire les tâches ménagères à la maison. Je travaille, et je n'ai pas (plus) de femme de ménage, ni de cuisinière, rien de tout ça !!!

Bon, ça se sent là que je suis en colère, non ?
Sans compter qu'au boulot, c'est la cohue, des milliards de choses à faire et pas le temps d'en faire la moitié, en plus ma motivation est toujours aussi faible, alors ça n'aide pas...

Ca me fait ch... d'avoir un samedi à courir dans tous les sens, comme si je n'étais pas assez stressée au boulot !!!
Et puis pour couronner le tout, je reçois un coup de fil (ce n'était que le 4ème de la journée...) de mon ex à moi qui a décidé de prendre mon chat pour une semaine pendant les vacances.

HEIN ??!!??? Pardon ??? Comment ??? Mon chat ???
Ben c'est pas le mien, c'est le nôtre. J'ai cru m'étrangler toute seule !!! Jusqu'à preuve du contraire, c'est moi qui ai payé ce chat, qui l'ai toujours eu chez moi (en 13 ans de relation, nous n'avons jamais habité ensemble), qui m'en suis toujours occupée, qui l'ai toujours emmené chez le véto, soigné, dorloté, câliné, chouchouté, enfin C'EST MON CHAT, QUOI !

Bon, j'ai bien sûr essayé de lui faire dire que c'était juste une mauvaise blague, mais non, c'est tout ce qu'il y a de plus sérieux !
Ben dans ses rêves !
Alors, Ok, y a qu'à pas laisser faire, je sais bien. Mais ça signifie un nouveau clash, et moi, j'ai assez donné, hein, foutez moi donc tous la paix !!!

Bon, je vais aller essayer de travailler sans tuer une secrétaire (j'ai des tendnaces meurtrières aujourd'hui, je le sens bien...).

Ah, encore une chose. Evidemment, il suffit que je sois dans cet état là pour qu'un de mes... comment appeler un homme avec qui on a eu une relation qui n'en a jamais vraiment été une puisqu'il n'était pas plus célibataire que moi à chaque fois que c'est arrivé ? Bref, c'est toujours dans ces moments là qu'il essaye de me contacter. Mais c'est là que je suis le plus vulnérable...!!!
Vous savez quoi, parfois je me dis que c'est pas si mal d'avoir des boutons depuis que j'ai arrêté la pilule, parce qu'aussi con que ça soit, ça me retient de faire quoique ce soit que je pourrais amèrement regretter par la suite...



jeudi 20 mars 2008

Partir sur la lune

Bon, alors ce n'est encore pas officiellement arrivé jusqu'à ma culotte, mais voilà, c'est un fait, les "vilaines" arrivent...
Je commençais à me poser des questions, depuis trois jours que ma température est basse sans que mes règles ne soient là, alors je me suis armée d'un coton tige pour anticiper l'humeur du reste de la journée.
Alors ce matin je n'arrivais pas à travailler parce que je me posais des questions, et cet après-midi je n'arrive pas à travailler parce que je me maudis d'avoir eu encore un peu d'espoir...

Je pourrais éventuellement me réjouir d'avoir eu un beau cycle, avec une belle phase lutéale, la plus longue de l'histoire de mes courbes de température.
Ben oui, mais cette courbe a été comme ça grâce au clomid. Que va-t-il en être le cycle prochain, sans aide ?
Dans ma douce colère, je me suis dit, OK, de toutes façons, le cycle prochain ne servira à rien, alors au moins au début, pas de tempiote.
Oui, mais j'ai mon rendez-vous en PMA le 28 avril. Et il n'y aura donc qu'un cycle complet sans clomid jusque là. Alors si je veux avoir quelque chose de concret à lui montrer, ben faut la faire sérieusement cette courbe.
Alors soit. Ca recommence...

Je vais donc bien pouvoir profiter du week-end de Pâques chez mes beaux-parents. Pas de gêne parce que je ne peux pas boire d'alcool...
Et je pourrai fêter dignement l'anniversaire de mon homme la semaine prochaine.
Mais Dieu que j'aurais voulu fêter ça avec une bonne nouvelle...

Bon, je sais que ce n'est pas raisonnable, mais ce soir, pour me réconforter, je vais m'offrir un petit verre de quelque chose.
Je ne sais pas encore si ça sera un bon verre de vin rouge, ou plutôt de cognac...
En plus, je serai seule ce soir.
Alors je vais me faire une soirée déprime grande première classe : du cognac (et comme je ne bois que très rarement de l'alcool, il en faut très peu pour que ça me rende pompette !) et le DVD des Enfoirés à fond pour que je chante à tue-tête et que je saute dans tous les coins du salon.

Avec ça, je devrais finir par trouver que j'ai passé une bonne journée. Ou en tout cas que je l'ai bien terminée, cette journée.

Pffffff.... Je sais, je sais. Y a bien pire. Oui. Evidemment. JE LE SAIS !
Mais là, je voudrais juste être à la maison pour les dix prochaines années, pour pouvoir m'apitoyer sur mon sort sans culpabiliser de me laisser aller.
Non, je voudrais partir en voyage sur la lune. (Euh, à condition qu'il y ait une connexion wi-fi tout de même...)
La dernière fois, j'avais eu un atroce cafard le jour où ma température a chuté.
Là, j'y avais échappé, et alors je croyais que ça passerait mieux.
Bizarrement, je n'en suis plus si sûre maintenant...
Enfin on verra. Au cycle dernier, j'avais enchaîné le cafard de la chute de la température et la déprime clomidienne (ouais, j'invente des mots...), et ça avait donné quelque chose d'assez terrible : des heures à pleurer, seule à la maison, sans pouvoir m'arrêter, malgré toute la volonté du monde.
Cette fois-ci, au moins, il n'y aura pas de déprime clomidienne.

Ben vous voyez, je positive !