Reflexion tout à fait personnelle du jour : un bon chef, c'est celui qui sait où trouver les infos dont il a besoin, et qui sait tirer le meilleur de chacun de ses collaborateurs.
Pas un je-sais-tout, pas un c'est-moi-qui-ai-raison-parce-que-c'est-moi-le-chef.
Dieu que les choses iront mieux quand tout le monde aura intégré ça.
mardi 4 décembre 2012
Chef
mardi 13 novembre 2012
Journée de la gentillesse
J'ai entendu à la radio tout à l'heure que c'était la journée de la gentillesse.
Alors j'ai juste pensé à deux choses qui nous sont arrivées récemment, et qui m'ont juste éberluée.
La semaine passée, nous entrions dans un parking souterrain bien rempli, voire saturé. On tourne un peu à la rechercher d'une place, et puis à un moment, un gars était debout à l'entrée d'une rangée de places, nous fait signe et nous dit "je vais sortir, la voiture blanche là-bas", et sur ce, il tourne les talons, monte dans sa voiture, et nous laisse sa place.
Ben voilà, ça m'a scotchée. Mon homme et moi on a bien cherché à savoir quel était son intérêt à attendre là gentiment que quelqu'un arrive pour lui indiquer une place qui allait se libérer.
Ben aucun. Juste le plaisir de se dire qu'il a rendu service à quelqu'un.
C'est devenu bien rare, c'est d'autant plus précieux...
Et cette semaine, l'un de nos voisins qui nous apporte le nuancier de leur peintre qui va repeindre leur maison. Parce qu'un de leurs murs donne chez nous, et que donc tant qu'à le repeindre, autant que nous choisissions la couleur puisque c'est nous qui allons le voir.
Alors ok, pour repeindre ledit mur, il faut qu'on laisse passer les camions par chez nous, et qu'on laisse mettre un échaffaudage qui prenne appui sur notre terrain, m'enfin quand même. Waouw.
Bref, voilà, c'est tout.
lundi 22 octobre 2012
Femme de ménage.
C'est bête comme titre, disons que c'est le mot qui m'est venu à l'esprit ce matin en pensant à moi, et à mon boulot.
J'ai l'impression que je passe le plus clair de mon temps à devoir ménager les susceptibilités de tout un chacun.
Alors je me suis dis que j'étais une femme de ménage en quelque sorte.
Parce que la femme de ménage, elle a à peine fini de nettoyer qu'il faut recommencer.
Ben moi, c'est pareil.
Et je crois que j'y mets un peu moins de bonne volonté depuis ma reprise de boulot, un peu comme si j'avais le sentiment que ces vieux là (pardon, ce n'est pas politiquement correct, mais voilà, c'est un constat, les élus d'ici sont plutôt âgés...) devraient un peu affronter la réalité au lieu de l'avoir toujours édulcorée.
Et le résultat, parfois, m'agace prodigieusement (j'ai toujours envie de siffler la fin de la récré...), mais parfois, j'ai aussi l'impression que je m'en amuse.
Et ce matin, je m'amuse, voilà.
Je les trouve ridicules, et je suis au spectacle.
Au premier rang en plus. Je me délecte ;-)
mardi 10 janvier 2012
L'inconséquence
Je suis souvent choquée par l'inconséquence des gens.
Je ne sais pas si c'est moi qui mets trop d'importance dans certains "détails", mais je suis souvent ahurie (et profondément agacée aussi...) par le comportement des gens.
Déjà pour le baptême de mon Tinamour, j'ai dû modifier plusieurs fois les dates parce que mon frère devait s'absenter (ce qu'il n'a finalement pas fait), puis parce que ma belle-mère voulait se faire opérer du genou (ce à quoi elle a finalement renoncé).
Cette fois, pour le baptême de ma chipette à venir, j'ai consulté en premier lieu mon frère (en l'occurrence ma belle soeur puisque comme dans la plupart des familles, c'est elle qui tient le calendrier des choses à faire à jour...), sachant que c'est lui qui habite le plus loin.
On s'est donc mises d'accord sur le week-end au milieu de leurs vacances de Pâques, pour qu'ils aient le temps de faire le voyage avant et après sans que ça ne prenne de jours d'école à ses enfants.
Moi, j'ai noté cette date, et je l'ai transmise à tout le monde.
Et j'aurais fait de même si je n'avais été "que" la tata.
Ca aurait été noté, réservé, booké.
Et vous devinez bien qu'elle, elle n'a rien fait de tout ça.
Et ce matin, elle me demande si on a prévu le baptême, et si oui, si on a une idée de la date.
Je veux bien que tout le monde ne soit pas doté de la même mémoire, m'enfin là, je me dis quand même qu'il ne s'agit que de bonne volonté, pas de mémoire.
Ca m'agace.
Je n'ai pas répondu, j'ai fait comme si je m'étais éclipsée de devant mon PC.
Mes beaux-parents aussi.
Nous leur avons annoncé en juin dernier que j'étais enceinte, et que si tout se passait bien, ils auraient un autre petit enfant fin janvier.
A l'automne, ils décidaient de partir 2 semaines en vacances du 16 au 31 janvier.
Et maintenant disent que ça serait bien que j'accouche pour qu'ils puissent voir leur petite fille avant de partir.
D'habitude, on les appelle le week-end. J'ai bizarrement oublié de les appeler ce week-end.
Ca aussi ça m'agace.
Certains collègues ou élus enfin.
Il y a ceux à qui ça échappe complètement que je vais accoucher dans très peu de temps et qui ne s'émeuvent pas de me voir au boulot.
Et bien finalement, ceux là m'énervent beaucoup moins que ceux qui m'accueillent systématiquement par une petite phrase bien attentionnée me disant que je ne devrais pas être là, qu'il faut que je me repose, que je me soigne, etc; et qui sont paradoxalement les premiers à venir me voir en commençant un peu comme ça : "dis, avant que tu ne partes, ça serait bien que tu puisses faire encore ci, ou ça".
Déjà en temps normal, je n'aime pas qu'ils me disent les choses comme ça (oui, parfois, j'ai le tempérament petit chef qui ressort), mais je ne dis rien.
Mais curieusement, en ce moment, ça m'exaspère particulièrement....
Et allez comprendre pourquoi c'est généralement les choses dont ils me parlent qui disparaissent en dessous de la pile des choses en retard...
Je m'arrête là, pourtant, Dieu sait que je pourrais continuer encore et encore....
Sur ce, je mets de côté tous ces vilains, et je retourne couver mon bonheur perso :-)
mardi 13 décembre 2011
Egalité
Parfois, je me dis que finalement, on pourrait atteindre l'égalité hommes-femmes au travail d'une façon un peu inattendue.
J'entends bien qu'une future / nouvelle maman est en congé maternité et est donc censée être indisponible pour son boulot (même si j'avoue que parfois, voir les gens quitter comme ça, ne pas se poser la moindre question pendant 4 mois ou plus, et revenir comme une fleur, ça m'horripile...), mais les papas...
Ok, ils ont leur congé paternité. Chez nous, c'est plutôt sympatique : je ne leur demande pas de prévenir dans les délais légaux, j'attends de voir quand viendra la naissance, et le nouveau papa pourra alors poser ses jours comme ça lui convient une fois que la naissance est arrivée.
C'est souple pour eux, pas vraiment facile à gérer pour moi, mais je me dis que c'est une petite concession qui peut arranger bien des couples au moment d'une naissance.
Ok, ils peuvent aussi en profiter éventuellement pour cumuler des congés annuels non encore pris.
Bon, mais dans ce cas là, quand l'absence commence à devenir si longue, j'estime qu'ils peuvent être posés un minimum à l'avance, parce qu'en s'arrangeant bien, un congé paternité + les jours légaux pour une naissance, ça peut déjà commencer à faire 3 semaines d'absence du bureau, alors si on ajoute des congés, ça commence à faire long, surtout si ça n'est aucunement planifié à l'avance.
On est quand même une petite collectivité, chaque personne représente un service, et donc quand cette personne n'est pas là, c'est tout un service qui disparaît.
Bref, je trouve que je suis déjà sympa de laisser prendre le congé paternité au moment de la naissance sans avoir à le planifier, mais alors quand du coup, un agent me reproche de ne pas le laisser y ajouter plusieurs semaines de congés QUAND CA L'ARRANGE ET SANS ME PREVENIR A L'AVANCE, ça m'énerve.
Bon, ça, c'est une chose.
Mais en plus, cet agent en question avait fait une énorme boulette en octobre. Ca avait fait l'objet d'une longue discussion pour remettre les choses en place, expliquer les conséquences de sa bêtise, et mettre en place un protocole pour que ça ne puisse pas se reproduire.
Et devinez ? Bingo, 3 semaines après, EXACTEMENT la même boulette, avec des conséquences encore plus fâcheuses cette fois, sans compter le fait que ça m'ait quelque peu ulcérée de voir que quelqu'un (qui plus est un cadre...) soit capable de faire 2 fois la même aussi stupide bêtise à si peu d'intervalle.
Pour des raisons d'emploi du temps, et comme cet agent ne travaille pas dans les mêmes locaux, je n'ai pas pu le voir avant la naissance - 2 semaines plus tard - de sa fille.
Alors quand j'ai pu enfin le voir la semaine passée, qu'après les félicitations d'usage (et le gros cadeau qui va avec...) j'ai pu lui parler un peu boulot, que je lui ai reparlé de ces deux épisodes, savez-vous comment il s'est justifié ?
"ben oui, mais y avait la naissance, tout ça, c'était difficile de penser à tout !"
Je lui ai fait remarquer que la première boulette était intervenue plus d'un mois et demi avant la naissance, la deuxième deux semaines avant et sa réponse "ben y avait tous les préparatifs, tu ne te rends pas compte, j'avais la tête ailleurs !".
Euh, si, comment dire, je me rends compte. Des fois qu'il n'ait pas remarqué, je suis une baleine enceinte de 8 mois avec un enfant de bientôt 3 ans à la maison.
M'enfin si les hommes commencent à ne plus être compétent à leur poste 2 mois avant la potentielle date de naissance de leur enfant, et qu'en plus, ils estiment pouvoir prendre à leur guise 2 mois de congés suite à cette naissance, ben au final, on arrive à quelque chose près à la durée d'absence de la maman...
Donc oui, on pourrait finalement y arriver de cette façon à l'égalité homme-femme au boulot.
Si je trouve que c'est un pas en avant ?
Hum..................................
mardi 6 décembre 2011
Défouloir
Il me semble que si j'avais une cinquantaine d'année, j'aurais carrément trop honte d'aller voir mon patron une semaine sur deux pour réclamer un truc en commençant systématiquement ses phrases par "ma femme m'a dit que....".
Ben y en a que ça ne dérange pas.
Pas du tout.
Oui, ben voilà, moi, ça me dérange, j'en ai ma claque d'entendre ça.
Alors aujourd'hui, je lui ai dit que puisque sa femme sait tout, qu'elle me fasse un courrier clair avec tout ce qu'elle veut pour lui, que ça m'évite de devoir toujours chercher les éléments pour justifier mes réponses, et qu'elle y mette également des références légales correctes à l'appui pour être sûre que ça ne soit pas la 35 000ème de ses lubies sans fondement.
Et puis aussi, dans la phrase "je ferme ma porte pour ne pas être dérangée, parce qu'il faut que je finisse un truc urgent", est-ce qu'il vous semble qu'il y a quelque chose qui ne soit pas clair ?
Parce que visiblement, ici, personne n'a bien compris.
Bref, je ne suis vraiment pas de mauvaise humeur pourtant, mais les jours où je dis que la gestion du personnel, c'est une plaie, je crois que je ne suis pas loin de la vérité....
Mais pour finir sur une note positive, alors joyeuse Saint-Nicolas :-)
jeudi 23 juin 2011
L'école
Je suis un peu agacée ces derniers temps, parce que nombre de mamans de l'âge de mon fils apprennent que les classes de petite section de maternelles de ma ville sont déjà complètes, et que donc, non, leurs enfants ne seront pas pris à l'école à 2 ans et demi (voire encore largement moins pour certaines demandes).
Alors on a à faire face à toutes sortes de critiques, que c'est inadmissible, inconcevable, etc.
Ca m'exaspère.
Très très vite.
Je réponds invariablement que l'école n'est absolument pas obligatoire avant le primaire, et que donc c'est déjà une chance qu'il existe les classes maternelles, parce que sinon, il faudrait, comme dans de nombreux autres pays, des jardins d'enfants qui sont payants, l'école étant gratuite.
Mais non, l'école maternelle est considérée comme un droit.
Je peux l'admettre quand l'enfant est dans l'année d'âge concernée, mais quand il ne l'est pas, ça m'échappe complètement.
Bientôt, ces mêmes parents tenteront de mettre leurs enfants à l'école à 1 an et demi, parce que c'est moins cher et que ça les débarrasse ?
Ce qui m'agace le plus, c'est que dans ces mamans qui se plaignent, il y en a un nombre tout sauf insignifiant qui sont à la maison en congé parental et touchent chaque mois de l'argent de l'état pour rester à la maison et s'occuper de leurs enfants.
Je sais que je vais en horripiler un bon nombre, mais si c'était moi qui décidait, les familles qui mettent leurs enfants à l'école avant l'âge ne toucheraient plus cette aide.
Je prends un exemple dans ma famille : la maman est à la maison, touche un congé parental, mais le jour du deuxième anniversaire de son deuxième garçon, elle le met à l'école.
Au début, elle le récupère le midi pour le déjeuner, mais comme elle constate que son grand est malheureux de voir qu'elle ne le récupère pas lui, au lieu de prendre les deux avec elle, elle décide de laisser les deux, toute la journée.
A deux ans.
L'école n'est pas faite pour ça.
Au final, bien sûr, l'enfant fera 4 ans de maternelle.
Aux frais de l'état. Et en complément, la maman touche toujours son congé parental, aux frais de l'état.
Si encore ils étaient à plaindre, allez, soit.
Mais ils sont loin de l'être, alors ça m'énerve.
Et s'ils étaient moins nombreux dans ce cas, mais dans certaines régions de France, c'est plus de la moitié des enfants qui sont scolarisés avant l'âge.
Quand il s'agit de préserver une classe, allez, soit, mais quand c'est juste parce que c'est comme ça, parce que c'est plus simple, parce que c'est moins cher, parce que c'est plus arrangeant, alors non.
Si l'on ajoute à ça que j'ai appris récemment qu'une maman, enceinte de son deuxième enfant, mais dont le compagnon a eu une fille avec une autre femme, dont il n'a pas la garde, est considérée comme enceinte de son troisième enfant et bénéficie donc du régime des mamans de plus de deux enfants..........
M'enfin bref.
mardi 5 avril 2011
Re grrrr
Pas ma mère cette fois, mais une collègue. Un peu toujours la même d'ailleurs. Ce matin, je dois presque me justifier de lui demander................... de bien vouloir être exceptionnellement à l'heure vendredi matin !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Un comble... Et cette fois, j'avoue, je ne suis pas retournée dans mon bureau sans broncher. Peut-être que ça aura le mérite d'avoir fait comprendre certaines choses puisqu'elle ne comprend rien autrement. J'ai baissé sa prime, j'ai baissé sa note en lui enlevant un point sur le chapitre ponctualité, je lui fait remarquer systématiquement son retard. Ca ne marche pas. Alors je vais jouer au petit chef, tant pis. Prenons ça comme une nouvelle expérience...
mardi 29 mars 2011
Oh...
Je peux comprendre qu'on se sépare d'un enfant parce qu'on ne peut raisonnablement pas lui assurer un avenir, pour tout un tas de raisons plus ou moins valables. Matérielles, psychiques, physiques. Mais ça...!!!!!!!!!!! Il y a tellement de façons d'abandonner un enfant en lui laissant une chance, aussi infime soit-elle. Mais là...? Bon, mais bref, un ange a veillé sur ce petit. Mais quelle horreur, quand même.
vendredi 25 mars 2011
Hum
Je me noie dans les urgences au bureau.
Une secrétaire vient me voir, me demande si elle peut me déranger, que c'est urgent, que c'est pour le conseil dont les invitations doivent partir aujourd'hui.
Je sors donc de mes chiffres, sachant que j'aurai probablement perdu le fil et qu'il faudra donc que je revienne en arrière, et je l'écoute.
"La note pour le conseil du 31.03, c'est bien le document qui s'appelle "note 31.03" dans le dossier "conseil 31.03" ?
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mercredi 23 mars 2011
Patience et sourire
On m'a déjà dit plusieurs fois que mon sourire pouvait être pénible.
Parce qu'il peut être frustrant de voir quelqu'un toujours sourire quand on n'en fait pas autant.
Je ne m'étais pas formalisée, je réponds toujours - en mon for intérieur - que c'est une question d'état d'esprit, que c'est aussi très pratique, et que les autres n'ont qu'à en faire autant ou ne pas regarder mon visage si ça les dérange.
Voilà que je m'interroge sur ma patience.
Peut-on être excessivement patient, et la patience de l'un peut-elle être vecteur de stress chez l'autre ?
Je me souviens de moi, beaucoup plus jeune, et de mon agacement face à un de mes amis que je trouvais excessivement zen, à tel point que parfois, son calme me rendait folle.
Je ne me suis jamais représentée comme un modèle de calme. Loin de là.
Peut-être néanmoins qu'on peut ne pas être calme tout en étant d'une (trop ?) grande patience.
Bon, bref, je me pose des questions métaphysiques, mais dont les réponses ne sont pas d'une importance capitale.
Sur ce, je retourne à mon boulot qui tendrait presque à me faire perdre patience...
lundi 14 mars 2011
Empathie, indulgence, et exutoire.
J'ai toujours été très (trop ?) empathique.
Ou disons qu'en apprenant quelque chose, j'ai toujours eu du mal à prendre assez de recul tout de suite, et à ne pas ressentir, au moins en partie, ce que ressentent ceux qui me racontent leur peine.
Dur pour moi de ne pas pleurer quand je fais face à des larmes.
Mais après, je réfléchis, je pense.
Je vois bien sûr les choses au travers de mon kaléïdoscope d'émotions et d'expériences toutes personnelles.
Et alors parfois, là où j'avais juste envie de serrer dans mes bras et dire "tout ira bien", et bien j'ai juste envie de secouer et de crier "mais tu n'as rien de mieux à faire que t'apitoyer pour des bêtises ?"
Et je perds mon indulgence.
Même que des fois je me choque presque moi-même.
Entendons-nous bien : ces mots que j'ai envie de dire, je ne les dis pas, je les pense juste très fort.
Je sais aussi que je m'apitoie tranquillement sur mon sort ici en y trouvant un exutoire pour les moments où ça ne va pas aussi bien que je voudrais.
Mais de là à aller enquiquiner les autres.....
Ici, c'est facile : ceux qui ne veulent pas lire ne lisent pas, alors je me fais du bien en écrivant et ne fais de mal à personne.
Je comprends aussi que quand un truc nous tombe sur le coin de la figure, en parler fait un bien fou.
Ce que je ne comprends pas ou peut-être plus justement ce que je n'admets pas, c'est quand on s'éternise dans ses lamentations, qu'on se complaît dans sa longue plainte et qu'on fait comme si c'était la fin du monde.
Je trouve que ça manque d'intelligence, de bon sens, mais aussi et surtout de fierté.
J'ai eu l'exemple ces derniers jours d'une amie qui a appris une incartade de son mari.
Le mari en question a embrassé une de ses copines un jour où ils se sont croisés lors d'un événement extérieur, ils se sont retrouvés au resto, mais n'ont finalement pas été plus loin.
Alors oui, la copine en question avait une confiance aveugle en son mari, confiance qui est donc nécessairement mise plus qu'à mal, d'autant qu'elle a appris la chose par inadvertance et non de la bouche du fauteur.
Oui, c'est normal qu'elle s'interroge et cherche à savoir si c'est vrai qu'ils n'ont pas été plus loin.
Et normal aussi que les premiers jours, elle se soit sentie dévastée (quoi que déjà là, j'avais le vague sentiment qu'elle en faisait déjà un peu trop...)
Je l'ai consolée, j'ai écouté son chagrin et quand elle a eu séché ses larmes (ou un peu en tout cas, une semaine plus tard...), je lui ai dit qu'elle avait échappé à bien pire, que vraisemblablement, si ça n'avait pas été plus loin, c'est qu'il avait percuté à temps que ça n'en valait pas la peine, qu'au final, ça lui avait peut-être même servi d'électrochoc et avait renforcé ses sentiments pour celle qui partage sa vie quotidienne.
Elle ne comprend pas pourquoi il ne le lui a pas dit.
C'est de bonne guerre qu'elle le lui reproche, mais bon, avec un peu de jugeotte, la question n'a même pas besoin d'être posée...
Au final, ça change quoi qu'elle le sache ?
C'est bien l'honnêteté, mais ça a quand même aussi parfois ses limites.
Dire quelque chose qui n'a pas de conséquences juste pour dire qu'on a été honnête, je trouve ça limite faible, dans le genre "je te le dis pour me déculpabiliser, à toi de gérer maintenant...".
Elle ne dort plus et ne mange plus.
J'essaye de me raisonner, de me dire que vraisemblablement, si mon histoire amoureuse n'était pas la même, et que je n'avais jamais eu à faire face à la moindre tromperie, je réagirais peut-être tout aussi violemment.
N'empêche que là, j'en viens presque à souhaiter qu'elle ne m'appelle plus, parce que j'ai juste envie de lui dire qu'à force de réagir comme ça, elle va effectivement finir par détruire ce qu'elle a.
Elle dit qu'elle reste pour les enfants.
Elle fait dans le dramatique : "Comment je vais faire pour vivre avec ça ?"
Ok, elle aurait tort aussi de simplifier la tâche de son homme qui après tout n'a qu'à s'en prendre à lui-même.
M'enfin quand même...
Faut-il n'avoir jamais eu le moindre problème dans sa vie pour réagir comme ça à "ça" ?!??
mardi 15 février 2011
Non mais vraiment....
Une secrétaire, sirotant son café et s'ennuyant ostensiblement depuis de loooooooongues minutes (heures ?) malgré la montagne de trucs en retard devant elle.
Je lui demande innocemment "Ca va ?" pour souligner qu'il faut vraiment que ça n'aille pas pour ne pas s'activer davantage.
"Ben si, mais il faudrait vraiment que le Président passe, je ne peux plus travailler, il n'y a plus de place dans les signataires !" ............
SIC !
mardi 18 janvier 2011
Le tact
Je ne sais pas, moi.
Il y a vraiment des choses qui m'échappent.
Ma belle-soeur.
Elle accouche après-demain.
Pas nouveau qu'elle m'agace mais je me demande s'il y a parfois des limites à son absence de...... de.....
Je ne trouve pas mes mots, tiens.
Donc, ma belle-soeur, qu'on appellera BS pour simplifier les choses.
Début mai, elle venait vers moi pour se lamenter que ça faisait déjà 3 mois qu'elle avait arrêté la pilule, et toujours rien. "Alors que pour les deux premiers, c'était venu tout de suite !"
VERS MOI !!!!!
J'avais déjà éclusé pas mal de mes réserves de sang froid en ne réagissant pas à ses jérémiades (je n'avais pas été jusqu'à la plaindre non plus, entendons-nous bien...)
Début juin, elle faisait un test positif.
15 jours de grossesse, et toute la famille le savait déjà.
Soit, chacun sa façon de faire.
Fin juin, je perdais le petit morceau d'espoir que j'avais dans le ventre.
Ce qui coincide avec le début du harcèlement de ma BS pour savoir quand je fais un autre bébé, ça serait "tellement génial qu'on fasse des petits presque en même temps !"
Je note au passage qu'on les voit moins d'une fois par an.
Au bout d'un mois, j'en avais ras le bol, alors j'ai fini par lui dire que j'aurais bien aimé, mais que ça ne s'était pas déroulé comme je l'avais voulu.
Que j'avais commencé à essayer bien avant qu'elle n'arrête la pilule, que 7 mois plus tard j'avais bien cru que cette fois, ça avait marché plus vite (pour moi, 7 mois, c'est vite), mais que ça ne s'était pas passé comme prévu.
Je pensais que ça la calmerait.
Que nenni.
J'ai espacé mes réponses. Le plus possible. Pour ventiler et ne pas m'énerver.
Mais aujourd'hui, son "oh tu sais, vous ne devriez pas vous arrêter à un, c'est vraiment trop chouette de faire le petit troisième. Tu verrais ton frère préparer les trucs pour sa fille, il est trop mimi !", comment dire..........
Je ne réponds pas, je respire, tout ça tout ça.
Mais quand même.
QUAND MEME !!!
lundi 17 janvier 2011
Déléguer.
J'enrage.
Je croule sous le boulot (dans ce cas, je ferais mieux de ne aps perdre de temps à venir pester ici, mais bon, je compte sur le fait que ça me décharge un peu de ma rage !).
Alors je cherche à déléguer.
Encore plus que d'habitude.
Parce que le moins que l'on puisse dire, c'est que le secrétariat n'est pas, mais alors pas du tout overbooké.
Elles le disent elles-mêmes, ce n'est pas une interprétation de méchant chef.
Alors tout ce qu'elles peuvent faire à ma place, j'essaye de le leur confier.
Déjà parce que je me dis que ça me décharge, mais aussi parce que ça les implique, et qu'en général, ça les motive de se sentir un peu plus responsables et compétentes.
C'est pour ça aussi que même quand je suis moins charette, j'essaye de leur confier des missions qui dépassent un peu le simple secrétariat, même si après, il faut que je reprenne.
Mais bref, je m'égare.
J'enrage parce que c'est au bureau comme c'est à la maison : je passe mon temps à me dire que j'aurais mieux fait de le faire toute seule, que j'aurais moins perdu de temps.
Si encore je me disais que c'est la bonne stratégie à long terme, même si dans l'immédiat, ça ne paye pas.
Mais non.
Ici ou à la maison, je m'aperçois que même à long terme, ça ne porte pas ses fruits.
Alors oui, ça m'exaspère.
Je mélange un peu tout là, mais quand même, deux exemples :
- petit déjeuner, ce matin : je me suis lavée, préparée, habillée, je me suis occupée de mon fiston, j'ai préparé le linge à repasser pour la femme de ménage, lancé une lessive, un sèche linge, rangé la salle de bain, le salon (un champ de bataille après l'après-midi joyeux de fiston et de son copain), préparé le petit déjeuner, le biberon de Tinamour.
Zhom s'est levé péniblement, est descendu mettre les pieds sous la table et m'attend.
Avec ma bonne humeur matinale (et n'y voyez là aucune ironie, je suis vraiment de bonne humeur le matin), je dis à mon cher et tendre compagnon que je veux bien m'occuper de tout, mais que la seule chose qu'il pourrait faire pendant que je m'agite, c'est de couper du pain (c'est de son côté de la table...) et le mettre à griller, pour éviter qu'après avoir fait tout ça, je m'asseye pour constater qu'il faut que je me relève et que j'attende que ça soit prêt.
Il me regarde d'un oeil hagard. J'attends quelques secondes, et pas de réaction, alors je me lève, je coupe le pain, et je le mets à griller.
De moins bonne humeur pour le coup.
- au bureau.
Je demande à l'une de mes secrétaires (finalement, c'est un peu toujours la même qui m'exaspère...) un renseignement que je lui ai demandé de rechercher mercredi dernier.
Il suffit pour ça de téléphoner à la médiathèque.
Mercredi dernier, elle leur a demandé par mail.
Je l'ai déjà relancée vendredi, elle m'a dit qu'elle n'avait pas eu de réponse, qu'elle allait leur renvoyer.
Je suggère déjà à ce moment qu'il serait peut-être plus rapide de les appeler.
Moi-même, je préfère le mail que le téléphone, donc je veux bien comprendre qu'elle fasse de même.
Sauf que moi, je préfère le mail parce que ça me fait gagner du temps.
Pas elle.
Elle réfléchit à la mise en page, aux mots à employer, il faut que ça soit joli, bien enrubanné, etc etc etc.
Je pense que sans exagérer, le mail qui aurait dû se limiter à : "merci de bien vouloir me communiquer les origines géographiques de vos clients pour 2009" s'est transformé en un roman fleuve d'au moins 20 lignes.
Bref, ce matin, c'est mon Président qui me relance pour savoir le renseignement.
Je relance donc à mon tour la secrétaire en question.
Qui souffle, râle, me dit qu'elle ne va pas les appeler alors qu'elle les a déjà relancés par mail vendredi.
Pardon ? Mais si je le demande, n'est-ce pas aussi simple de juste décrocher le téléphone et de demander ???
J'ai juste l'impression que si j'avais moi-même décroché le téléphone mercredi dernier, j'aurais gagné beaucoup de temps.
Mais si je raisonne comme ça, que leur reste-t-il ? Et comment je continue moi ???
jeudi 23 septembre 2010
Demande de répit
Je sais que c'est égoïste et que la vie continue.
Je sais, au fond de moi, que tout va bien et que tout ira bien, quoiqu'il en soit.
Que j'ai déjà une chance inouïe. Plus que ça même.
Mais si juste pour quelques jours, je pouvais ne plus avoir de nouvelle annonce de grossesse, juste quelques jours, le temps de me souvenir que tout ira vraiment toujours bien.
4 en trois jours, ça fait un peu beaucoup pour moi.
C'est presque stupide tout ça, mais je crois que même à 75 ans, j'aurai encore et toujours un petit moment de ..... de silence intérieur lourd de souvenirs quand j'apprendrai les bonnes nouvelles des autres.
Et tu sais quoi M., ben dans ces moments-là, je pense aussi bien fort à toi.
lundi 23 novembre 2009
Cherche stage de gestion de la gentillesse
J'ai déjà parlé de ma difficulté à contenir mes émotions positives.
La première vraie fois, en tout cas, celle dont je me souviens bien, c'est quand, adolescente, mon flirt des vacances précédentes m'a téléphoné (alors que je ne lui avais jamais parlé autrement qu'en vacances) à la maison pour me dire qu'il serait de nouveau là aux prochaines vacances.
D'excitation, j'avais eu une crise de migraine carabinée.
Là, ce qui me pose problème, c'est la gentillesse.
Et c'est souvent que je n'arrive pas à retenir mes larmes.
Je me souviens d'un jour, au milieu d'une réunion houleuse où, moi, petit bout de femme des services administratifs à la voix fluette, je tentais d'expliquer à mes vieux élus masculins, que leur décision était catastrophique et intenable.
Ca faisait plus d'un mois que ça couvait, et je ne savais plus quoi faire pour éviter de courir droit au désastre.
Mon Président, fidèle à lui-même, m'a fait comprendre que mon avis n'était pas le bienvenu, que je n'étais qu'une "administrative" et que je devais laisser les élus décider comme bon leur semblait.
Là-dessus, un des élus me fait passer un petit mot où il avait juste écrit "Caro, tenez-bon".
Mes yeux se sont embués en moisn de temps qu'il ne faut pour le dire.
Et j'en ai pleuré à chaudes larmes une fois la réunion terminée (et la mauvaise décision actée...)
Aujourd'hui, c'est une élue aussi, qui entre dans mon bureau, et me tend un sac, dans lequel il y a un calendrier de l'avent, fait main, avec plein de petites choses dedans.
Et elle me précise que c'est sa tante qui a fabriqué ça à sa demande pour mon petit garçon.
J'avais déjà pleuré quand elle m'avait apporté un petit sac avec des chaussons et un bonnet en laine alors que tinamour était encore dans mon ventre, me revoilà à verser quelques larmes pour fêter ce joli calendrier apporté avec tellement, mais tellement de gentillesse...
Il a de la chance mon bébé... Je vais le garder ce calendrier, et chaque année, en remplissant les petites pochettes pour l'amour de mon coeur, je soupirerai d'émotion en pensant à la gentillesse en général, et à celle de cette merveilleuse Mamie Noël en particulier...
vendredi 9 octobre 2009
Mais comment le monde peut-il tourner ???
Hier, à 15h30, un conseiller d'une boîte de renom en matière de fenêtres devait passer chez nous pour nous faire un devis pour changer nos fenêtres.
A 18h, il n'était toujours pas là, et je suis donc partie faire les courses avec mon tinamour avant qu'il ne soit l'heure du bain....
Pas un seul appel en absence à mon retour, ni sur mon portable d'ailleurs.....
Le 19 septembre, j'ai commandé un lave-vaisselle, livré en 48 à 72h.
Devinez quoi....
Non, toujours pas de lave-vaisselle à la maison.
Et quand je les ai appelé hier matin, la dame m'a dit qu'elle allait le remettre en circulation. Hein, quoi ???? Mais le truc, c'est que j'ai beau pester, elle me répondait comme une machine "c'est pour ça que je vous informe que votre "objet" sera remis en circulation dès que possible".
J'ai cru devenir chèvre. Et je cherche encore un moyen de joindre quelqu'un dans cette fichue boîte... Je veux dire une vraie personne humaine, pas une qui se prend pour un disque...
Pour la deuxième fois, la crèche m'a téléphoné pour que je récupère mon fiston, c'était mercredi après-midi, il avait 38.5°.
Il faisait ostensiblement une poussée dentaire. Comme symptôme, outre la bave, les poings dans la bouche et le reste, rien que de la fièvre. Un peu.
Mais sinon, il jouait comme toujours, pas de toux, ni rien.
Mais voilà le nouveau règlement spécial Grippe A/H1N1 dit que "si votre enfant présente l'un des symptômes de la grippe....", et donc zou, retour à la maison.
Jeudi, plus la moindre trace de température. Mais la crèche ne reprend pas les enfants sans certificat médical.
Mais mon médecin n'est pas là, et justement, il s'avère que le pédiatre est à la crèche ce jour-là.
Ah, mais peu importe, il faut un certificat, sinon, pas de crèche pour tinamour...
J'ai donc été chez un autre médecin, que je ne connaissais pas, et j'ai eu beaucoup de chance qu'il n'y ait eu personne en salle d'attente, parce que sinon, c'était effectivement le meilleur moyen de faire choper tout un tas de virus à mon bébé cette histoire...
Bon, mais allez, après mon coup de fil un peu agacé de la veille, visiblement, elles ont réfléchi, et vont vraisemblablement moduler un peu la règle... Sans quoi, les auxilliaires m'ont glissé gentiment que s'il a de nouveau 38.5 ou plus, et que ce sont visiblement ses dents et rien d'autre qui le travaille, elles écriront 38.3°...
Parce que quelle maman peut se permettre de prendre une journée de congé à chaque fois que son bébé a une dent qui le travaille ???
Enfin bref... En attendant, le monde tourne quand même.
Mais moi, j'ai pas de devis pour mes fenêtres, et pas de lave-vaiselle...
mardi 6 octobre 2009
L'efficacité
Comme elle lui demandait la date, et tout un tas de renseignement, je lui ai rappelé gentiment qu'on avait un compte internet pour ce journal, et qu'on accédait donc directement aux archives et à la recherche par mots clefs.
Et là, à 15h35, je l'entends redemander "vous êtes sûrs que c'était la semaine dernière ?" et je l'aperçois le bureau plein de journeaux.
Je m'exclame (pas pu me retenir !) : "tu es encore en train de chercher depuis ce matin ??? "
Elle :"Ben oui, enfin pas en continu, mais oui !"
Moi :"Mais punaise, en une demi seconde tu le trouves sur internet !"
Elle : "ben oui, c'est ce que je vais faire !" (d'une voix agacée, l'air de dire je sais ce que je fais quand même... !!!!!!!!!!!
Alors me voici parmi vous, pour éviter de lui tomber dessus la pauvre.
M'enfin elle a tellement de temps à gaspiller ???
Et puis punaise, je ne demande pas de courbettes et de ronds de jambe, m'enfin des réponses sur ce ton là...
Et après elle demandera pourquoi elle n'a pas autant de primes que sa collègue ????????
Grrrr.....
lundi 5 octobre 2009
La gentillesse
Moi ça me donne systématiquement envie de pleurer, et de déverser des tonnes d'amour et de reconnaissance sur les gens qui en font preuve.
Je ne dis pas qu'il n'y a pas beaucoup de gens gentils, mais parfois, certains actes qui sortent un peu de l'ordinaire, sans qu'on s'y attende, dépassent un peu le stade de la "simple" gentillesse.
Ce matin, on frappe à mon bureau, la porte s'entrouve sur la concierge de la mairie, qui prend juste le temps de déposer une paire de petits chaussons montants en feutrine en me disant : "je les ai achetés pour mon fils, mais ils sont trop justes. Peut-être qu'ils iront au vôtre !".
Et hop, elle est repartie aussi vite !
J'ai juste eu le temps de m'exclamer un truc genre "oh mon Dieu, comme c'est gentil !".
Je veux dire, je ne la connais pas plus que ça, on se dit bonjour bien sûr, on papote un petit peu de temps en temps, elle a un bébé qui a 2 mois de plus que le mien, mais bon, c'est toujours très rapidement, et globalement, on se croise surtout.
Et puis je sais aussi qu'elle n'a vraiment pas trop de sous.
Et je sais aussi qu'en général, on n'a pas trop envie de faire de cadeaux à ceux qu'on considère comme des "patrons".
Alors tant de générosité de sa part envers moi, je n'y peux rien, ça me donne envie de pleurer...
Et puis ça me fait penser à ce qui m'est arrivé il y a de ça 15 jours ou trois semaines.
J'avais mon bébé en écharpe, j'avais fait les courses au supermarché, et je faisais donc la queue à la caisse avec mon chariot plein. Derrière moi, une dame attendait aussi avec royalement un tube de je ne sais quoi dans la main.
Arrive enfin mon tour, je propose à cette dame de passer devant moi avec son pauvre tube. Et elle me répond "non non, je n'ai pas fini mes courses, j'attendais seulement pour vous donner un coup de main !"
Quoi ? Pardon ??? Ca faisait un quart d'heure qu'elle faisait la queue à la caisse avec moi, juste pour m'aider ?
La pauvre, j'ai dû la regarder avec des yeux ronds tellement incrédules !!!
Je l'ai remerciée à peu près un milliard de fois, parce que c'est vrai que pour mettre dans le chariot, pas de problème, mais pour tout sortir, c'est toujours moins drôle, en tout cas bien moins rapide que sans bébé contre mon coeur.
Comme elle n'arrêtait pas de me dire de ne pas dire merci, que c'était bien normal, je lui ai quand même dit que non, ça n'est pas si fréquent des gens qui attendent pour vous à la caisse pour vous aider sans que vous n'ayez rien demandé. Des gens qui anticipent les besoins des inconnus...
J'ai mis plusieurs jours pour arrêter d'y penser sans cesse !
