Une secrétaire me demande si je suis intéressée par des calendriers.
Vous savez les calendriers en carton, format A4 ou un peu plus petits.
Ceux qu'on refuse généralement aux alentours du 1er janvier dans les banques, assurances, et autres magasins divers et variés.
Je réponds que non en passant dans leur bureau, et percute une fois assise à mon bureau qu'elle me posait cette question en feuilletant un catalogue.
"Euh, rassure moi, tu ne comptes pas commander et payer des calendriers ?"
"Ben si, pourquoi ?"
"Ben parce qu'on en a toujours trop dont on ne sait que faire et qui garnissent nos poubelles, et que si c'est juste un calendrier sur papier qu'il te faut, tu peux toujours l'imprimer sur internet"
" Oui, mais ça ne sera pas au bon format, ni sur papier cartonné, et ceux qu'on reçoit gratuitement, ben c'est pareil, c'est toujours trop grand ou trop petit".
Si si.
Et quand je lui ai proposé d'en imprimer un pile poil au format qui lui convient et de le coller sur son calendrier cartonné si parfait de l'an passé, j'ai bien vu qu'elle a trouvé que j'étais mesquine.
Mais bref.
Mon homme a du mal avec notre femme de ménage, MJ.
Il faut dire que niveau repassage (qui représente quand même la moitié de sa charge de travail chez nous), elle a de sérieux problèmes (elle n'a jamais dû remarquer qu'il y a des cols sur les chemises, les polos, en tout cas, elle ne les repasse pas, et puis surtout, visiblement, les plis ne la dérange pas.).
Il faut dire aussi que le reste commence a manquer cruellement de sérieux. Le soir du jour où elle vient pour faire le ménage, il m'arrive de me demander si elle a fait autre chose que sortir l'aspirateur de l'endroit où je le range pour le mettre en plein milieu des escaliers, histoire de faire croire qu'elle a trimé sévère.
Jusque là, je prenais toujours sa défense, parce que je me disais que le peu qu'elle fait, c'est toujous ça de moins à faire, que pour certains habits, son approximation n'était pas dramatique, et que de toutes façons, je n'avais pas envie d'avoir à en chercher une autre (ça fait des années, bien avant que j'habite avec mon homme, qu'elle vient chez moi.)
Elle est en plus vraiment très gentille, n'a pas été épargnée par la vie, alors je me disais que je faisais aussi une bonne action.
Oui.
Mais...
Il y a un mois, mon chéri est rentré le soir avec des éclairs. Après nous être régalés, il restait 3/4 d'un éclair au chocolat que j'ai mis au frigo pour le lendemain.
Quand nous avons voulu le manger, il n'était plus là.
Son papier d'emballage était dans la poubelle.
Mon homme m'a demandé si je l'avais mangé, j'ai dit que non, et en rigolant, j'ai dit que ça devait être lui le matin, et que comme il fonctionne au radar le matin, il ne s'en souvenait peut-être pas.
Mouais, il n'a pas aimé.
J'ai essayé Tinamour, le chat, le saint esprit, et il s'est fâché.
C'était évidemment disproportionné, mais toujours est-il que pour lui, c'était évidemment MJ.
Pour moi, c'était juste impensable qu'elle ait été chercher dans le frigo un éclair entamé pour le manger.
Bien sûr, je lui prépare toujours ce qu'il faut pour qu'elle se fasse un café ou un thé, et je ne lui ai jamais dit qu'elle n'avait pas à aller se servir dans le frigo.
Mais pour moi, c'était juste impensable.
Bref.
L'incident était presque oublié.
Samedi, en faisant les courses, j'ai acheté à mon petit garçon un petit jouet qui était accompagné d'un paquet en plastique translucide de smarties.
Il a gardé le jouet, j'ai pris la boîte de bonbons que j'ai mise sur le plan de travail à la cuisine.
Lundi soir, après le passage de MJ, le paquet était vide.
Quand je suis partie le matin, mon homme n'était plus là, je n'ai pas touché à ce paquet, je pense que ni le chat ni le saint esprit ne l'ont fait non plus, il faut donc se rendre à l'évidence.
MJ n'a pas eu de scrupules a manger le paquet de bonbons en entier, alors qu'elle devait bien se douter que c'était à Tinamour.
Là, tout à coup, je m'en suis voulu de m'être moquée de ce que pensait mon homme...
Là, tout à coup, j'ai commencé à avoir un vrai doute sur pas mal de choses.
Comme ces paquets de magnums cet été, qui tout à coup étaient ouverts alors que nous disions l'un et l'autre n'avoir jamais goûté ce nouveau parfum.
Ces lapins en chocolat au moment de Pâques, dont je ne me souvenais plus ce que j'avais fait.
Etc.
Mais tout ça, ce sont des choses sans importance.
Sauf que du coup, je me demande forcément s'il y a d'autres choses comme ça.
Je n'aime pas ce doute en moi.
Ce matin, j'ai cherché une montre, pas pu la retrouver.
Dans le fond, je suis sûre que je vais la retrouver, n'empêche que j'ai tout de suite entendu une petite voix en moi me dire que c'était peut-être aussi MJ...
Bref, je suis déçue.
Alors je me dis que quand je vais être en congé maternité d'ici quelques temps, j'aurai un bon prétexte pour mettre fin à notre collaboration.
Je n'aurai sûrement pas le cran de lui dire que ça risque fort d'être définitif. Ni les raisons qui m'ont fait faire ce choix.
Mais voilà, je suis juste déçue.
Du coup, hier soir, j'avais aussi beaucoup moins d'indulgence pour les cols froissés.
C'est dommage tout ça.
A part ces petites choses, ça roule.
Je ne suis pas en pleine forme, mais rien d'insupportable non plus.
Tinamour lui est dans une forme incroyable. Et il est tout bonnement incroyable.
Ma fierté, mon bonheur.
Et il grandit tellement vite...
mardi 11 octobre 2011
Confiance, doutes, mesquinerie et autres choses.
vendredi 30 septembre 2011
Unique
Je plante le décor.
Ce matin, paysage de rêve, comme à peu près tous les matins sur le chemin du travail.
Le soleil qui se lève à peine, la brume coincée dans le fond des vallées avec juste les clochers d'Eglise qui dépassent, les collines et montagnes baignées de la lumière du soleil matinal d'automne, les feuilles de vigne qui rougissent, bref, mon petit bonheur presqu'habituel.
Presque seulement.
Ce matin, il y a également des gendarmes et policiers aux carrefours, des hélicoptères dans le ciel, et les champs autour des vignes sont remplis de voiture, et le monde s'amasse dans les endroits autorisés.
En ouvrant les fenêtres, un murmure, des vrombissements de moteurs de voiture de rallye et d'hélicoptères.
En refermant, on retombe dans le silence et la contemplation du spectacle, comme un spectateur venu d'un autre monde.
Le championnat du monde des rallyes fait étape chez nous.
Il y a des voitures immatriculées d'un peu partout, des pays scandinaves, mais aussi de Belgique, d'Allemagne, du Luxembourg, des Pays Bas, et de tous les coins de la France.
Mais la route reste calme et silencieuse comme chaque autre matin.
Beau travail des organisateurs qui ont cantonné l'effervescence pour ne pas déranger "la vie".
Comment peut-on imaginer qu'un tel calme règne à quelques mètres de ce vacarme et de cette agitation que l'on verra sur nos écrans de télé ?
A 1 mn de ce spectacle, changement intégral de décor.
La Ville se prépare pour sa fête des Vendanges, qui commence ce soir, après le départ des caravanes du rallye.
Partout, les banderolles, l'odeur du moût de raisin, les petites maisonnettes en bois encore fermées et qui serviront de stands divers et variés, les routes barrées, les parkings fermés, les accès limités, et là aussi, un silence presque étrange.
Comme si tout le monde s'était donné rendez-vous au bord des routes des vignes, pour voir passer les champions de rallye.
Comme si tout le monde se reposait encore avant le grand rush de tout ce week-end.
Ce matin, j'ai l'impression de vivre dans un monde parallèle.
De faire partie du tout petit nombre des gens d'ici pour qui cette journée est une journée comme les autres.
Mais je sens cette effervescence environnante, et c'est presque ennivrant.
L'an passé, l'étape du championnat du monde avait lieu le samedi, la fête des vendanges avait donc été repoussée.
Cette année, tout se superpose, se suit, s'additionne.
C'est unique.
Je vis en dehors de tout ça, mais même pour moi, ça reste unique.
mardi 1 février 2011
Moment de bonheur pur
Il y a des moments comme ça, où j'ai l'impression que je vais m'arrêter de vivre à force de retenir ma respiration, de peur de trouble le merveilleux de ce qui est en train de se produire.
Hier soir, mon petit garçon était debout sur sa table à langer, et a entrepris de s'amuser avec mes cheveux, d'abord pour me faire un shampooing (sans shampooing, ouf !), et ensuite, juste pour s'amuser.
Ses petites mains qui m'effleuraient le crâne, si doucement et tendrement, sa petite voix si douce qui chantonnait et me disait "cachés z'yeux" puis "coucou z'yeux"....
A pleurer.
C'était long. Merveilleusement long.
Je garde ce moment dans mon coeur, et je le chéris déjà si fort.
Tout comme je chéris sa petite voix qui me murmure "t'aime" en essayant de me faire le signe qui va avec.
J'ai beau savoir qu'il ne sait vraisemblablement pas ce que ça veut dire, je reste fière et si heureuse que mon petit bonhomme soit capable de dire ces quelques mots.
Moi qui ne les ai jamais entendus de ma famille.
Et puis, juste pour rire, ce matin, je sors de la voiture pour aller sortir mon tinamour à son tour, et pendant que je le détachais de son siège, il me dit "belle !".
J'étais déjà toute contente que mon fils me trouve belle, quand il a montré du doigt la POUbelle juste derrière moi en répétant "belle !"...... ;-)
Je l'aime.
lundi 10 janvier 2011
Comment se désénerver :-)
Je ris de moi. Non, mais vraiment, j'ai un sourire jusqu'au dessus des oreilles tellement je trouve que c'est chouette la vie.
Malgré tout ec qui m'agace.
Ce matin, un peu après 9h, un pas du tout charmant homme vient dans nos bureaux demander ce qu'on en a "après sa voiture".
Remise en contexte :
Nous avons de nouveaux bureaux dans un esmble immobilier qui dispose d'un parking en sous sol.
Les résidents de l'immeuble ont pu acheter de splaces de parking ou garages fermés dans la limite des stocks disponibles (mon Dieu, on dirait une pub lol !).
Quand à nous, nous disposons de 9 places nettement distonctes des autres places du parking puisqu'elles sont regroupées au fond du parking, derrière deux murs qui laissent à peine la place de passer, et avec une grosse ligne jaune sur le sol et les murs avec l'inscription "réservé à la .....".
Les travaux de la copropriété n'étant pas terminés, la rampe d'accès en voiture au garage est sale, poussiéreuse et boueuse.
Nous n'utilisons donc que peu souvent ces places actuellement, en attendant que tout soit plus propre.
Disons que sur nos neuf places, nous n'en utilisons que 2-3 par jour.
Alors ce pas du tout charmant monsieur a trouvé qu'il pouvait utiliser nos places.
Parce que son garage est encore plein de ses affaires, et qu'il n'a pas envie de le vider puisqu'il y a des places vides.
Mais il n'a pas songé un instant à nous le demander.
Pire : il s'offusque de trouver notre pourtant gentil petit mot sous son essuie-glace lui demandant de bien vouloir libérer la place.
Et quand je dis qu'il s'offusque, c'est un faible mot.
Et le point fort de la discussion :
"- D'ailleurs, vous êtes la collectivté XXX ?
- oui monsieur
- alors vous êtes à mon service !
- pardon ?
- ben vous êtes payés avec mes impôts !
- et quand vous allez payer vos courses, vous payez indirectement le directeur du magasin, est-ce que vous pensez qu'il est à votre service ?
- ah ben c'est pas pareil, c'est pas le public !
- alors on est censés vous fournir gratuitement une place de parking ?
- ben vous êtes à mon service !"
J'ai cru bon de mettre fin à la discussion et de souhaiter avec un grand sourire une bonne journée à ce pas du tout brave monsieur, qui est parti en disant qu'il continuerait de garer sa voiture chez nous, qu'on n'avait qu'à lui envoyer la fourrière...
Incroyable !
Bref, je me remets tranquillement à mon ordinateur après cet épisode surréaliste, et je tombe sur l'invitation à une vente privée de trop jolies montres.
J'ai eu une montre en cadeau de Noël (que j'avais déjà trouvée par ce biais, un beau maitn de novembre...).
J'en ai déjà quelques unes. Donc vraiment pas besoin.
Oui mais il y en avait une vraiment, vraiment belle.
Oui, mais je n'ai pas d'anniversaire ou d'autres trucs dans les temps prochains.
Y a bien l'anniversaire de mon fils et de mon homme qui se profilent, mais ce n'est pas une excuse pour me faire un cadeau ça.
Alors j'ai mis la montre dans mon panier, juste pour voir.
Et je trouvais qu'elle était encore plus belle dans mon panier.
Et j'étais là, comme une cruche hilare, à ne pas savoir si j'aurai le culot de cliquer sur "acheter".
Ben j'ai acheté.
Roooooo, pas bien.
Oui mais ben voilà, j'ai juste envie de rire depuis que je l'ai achetée.
Je ris.
Je n'aurais pas dû, je l'ai fait quand même, et je suis trop heureuse.
Héhé.
C'est pas beau la vie ?
Le lien entre la montre et le monsieur ?
Je ne sais pas.
Est-ce que j'aurais cliqué sur acheter si le monsieur ne m'avait pas agacée ?
Je ne sais pas non plus.
Mais je crois que c'est une belle semaine :-D
mercredi 5 janvier 2011
Diplomatie
Attention, billet pas intéressant ;-))) mais j'ai besoin de l'écrire quand même
Je navigue, à vue.
Mais je crois qu'il me faudrait un plan de navigation.
Point de bonne résolution pour moi en ce début d'année, mais en revanche, j'ai demandé une bonne résolution à mon homme d'amour : ne plus me faire perdre chaque matin autant de temps précieux.
Explication : je me lève à 6h et il faudrait que je parte à 7h45 pour être à l'heure (8h) à la crèche, et ne pas empiéter encore davantage sur mon temps de travail qui n'est plus extensible à volonté depuis qu'il faut que j'aille chercher mon bonhomme à la crèche le soir à 18h10.
Rien d'insurmontable dit comme ça.
Sauf que je tiens à prendre mon petit déjeuner avec mon amoureux le matin.
Lubie inutile, peut-être, mais j'ai l'impression que le jour où je renoncerai à ça, ça sera le début d'un quelque chose qui n'est pas ce que j'attends de ma vie de couple.
Du coup, il faut que j'attende monsieur. Systématiquement.
Parce qu'il met toujours un temps fou à se lever, qu'il traîne, qu'il fait forcément LE truc pas urgent alors que moi je suis déjà prête et que j'attends.
L'an passé, quand il était parti, j'ai gagné une demi-heure le matin.
UNE DEMI HEURE PAR JOUR !!!!!!!!!!!!!
Je trouve ça énorme.
Ce n'est pas le fait de me lever plus tôt qui me dérange (enfin ça dépend des jours...), c'est le fait de me dire que c'est toujours mon boulot sur lequel on grignote. Et que c'est ensuite moi qui pédale comme je peux pour essayer de tout réussir à faire quand même.
Bref, je lui ai donc demandé de vraiment faire un effort de ce côté là.
Donc bonne résolution : il met désormais un réveil à sonner (en plus du mien...) qui sonne pendant que je suis dans la douche, et donc il faut qu'il se lève pour l'éteindre.
Deux matins que ça fonctionne, et je constate que ça fonctionne plutôt bien : il se lève plus tôt.
J'avoue ne pas me faire d'illusions sur la durée de la chose, mais c'est déjà ça de gagné.
Sauf que je n'arrive pas pour autant à partir plus tôt.
C'est là qu'il faut que j'arrive à réfléchir pour me donner un plan de conduite avant que je ne finisse par le tuer décider de ne plus l'inclure dans mon emploi du temps du petit matin.
Parce que je veux souligner son effort de se lever, mais garder néanmoins mon droit de ne pas être satisfaite quand même de ne pas partir à l'heure.
Sauf que mon monsieur, lui, il estime que c'est déjà un effort gigantesque de se lever, et que donc je devrais déjà être très contente et ne pas me plaindre de la suite.
En plus, hier matin, il a vraiment fait un effort génialissime : pendant que je donnais le petit déjeuner à Tinamour, il a compris tout seul que le tas de linge en haut des escaliers devait être descendu, il a rempli d'eau le réservoir de l'humidificateur de la chambre du petit bonhomme, j'étais sidérée.
Sauf qu'en plus de ça, il a également éteint l'unité "enfant" du veille bébé, et que donc l'unité parent qui était dans la cuisine avec nous s'est mise à faire des bip bip dans tous les sens. Et qu'il n'a pas jugé utile de venir l'éteindre.
Et s'il y a deux moments où je ne SUPPORTE pas qu'on fasse de bruits dérangeants, c'est pendant que j'endors mon fils, et pendant que je lui donne à manger.
Parce qu'il ne veut jamais rien manger, et que donc tout élément perturbateur signe immanquablement la fin de toute activité nourrissante en cours.
Alors quand il a fini par revenir dans la cuisine après sa prouesse du linge et de l'humidificateur, je ne savais pas si je devais l'insulter d'avoir mis fin au repas de son fils (avant qu'il ne soit réellement commencé...) ou l'encenser d'avoir réussi à faire deux choses qu'il n'avait jamais pensé à faire...
J'ai fait les deux.
Ca n'a pas été très concluant.
Alors je réfléchis à comment faire....
Et je ne trouve pas...!
samedi 1 janvier 2011
1
1 an aujourd'hui que ma chère petite Mamie est partie. J'espère que l'an prochain, j'aurai moins de colère en repensant à ce qu'elle a enduré quelques années durant avant de s'en aller...
Je t'aime Mamie, et j'espère que tu es bien où tu es.
Et puisque c'est toi maintenant mon ange gardien, je redis cette prière que tu me faisais répéter avant chaque départ de la maison : "Bon ange gardien, donne moi la main pour qu'il ne m'arrive rien en chemin".
Et donne la main à mon petit garçon aussi. Mais je suis sûre que tu le fais déjà.
1, c'est aussi parce que c'est un nouveau J1 aujourd'hui. Cadeau de la nouvelle année qui commence.
Un J1 bien trop précoce, malgré le traitement.
Et puis 1 quand même puisqu'on est le 01.01.11... Alors bien que le 1er janvier soit maintenant associé dans ma tête au départ de Mamie, bien qu'aujourd'hui soit le jour où je n'ai pas trop la tête à l'espoir, je suis quand même heureuse. Pas en surface. Je suis ronchon en surface.
Mais dans le fond de mon coeur, j'ai les larmes de bonheur qui continuent de ruisseler tranquillement.
J'ai le coeur rempli d'amour, de reconnaissance, alors je fais juste un peu de place, et j'y rajoute une petite louche d'espoir, juste ce qu'il faut.
Et à moi de faire en sorte que 2011 guérisse bon nombre de mes petits bobos, que ça soit aussi une marche en avant sur ce que je veux faire de ma vie professionnelle, et que mon fils continue de grandir antre nos bras si heureux de pouvoir le chérir.
Bonne année à vous tous. De tout mon coeur.
mercredi 15 décembre 2010
Carte postale
Quand j'étais petite, et que nous, citadins, partions au ski, nous devenions surexcités quand on arrivait dans ces villages qui annoncent l'arrivée imminente aux stations de ski. Ces villages pas tout à fait blancs, mais plus tout à fait verts non plus.
Avec des tas de neige au bord des routes, des toits enneigés sur leur versant exposé au nord.
Des prairies qui semblaient avoir déjà ployé sous le poids de la neige.
Et des lumières qui brillaient, au loin, dans les villages voisins, au creux des montagnes enneigées.
C'est là que je vis maintenant.
Dans un village qui ressemble tellement à ceux qui nous rendaient si fous de joie.
Et le matin, sur le trajet, en chantant des chansons de Noël avec mon bonhomme, en regardant ces lumières scintiller dans les montagnes blanches si près de ma route, je me demande si un jour cette impression de vivre dans une carte postale me passera.
jeudi 21 octobre 2010
Vrac en bazar
Tous les jours, je veux écrire plein de choses.
Tous les jours, je me couche en me disant que je n'ai encore pas eu le temps.
Je le prends vite fait aujourd'hui, pour au moins me sortir tout ça de la tête.
- mardi soir, j'ai tué une biche. Et l'aile avant gauche de ma voiture (+ les phares, la porte, etc...)...
Il faut que j'arrête de me demander si cette jolie bête avait des petits qui la cherchent depuis deux jours en pleurant dans le bois.
- hier après-midi, mon fils a provisoirement arrêté de respirer, il a provisoirement perdu connaissance, il est provisoirement devenu bleu.
Tout ça sans qu'on ne sache pourquoi.
Il faut que j'arrête de me demander à chaque instant s'il ne va pas recommencer quand personne n'est là pour le voir.
Voilà pour le négatif.
Le reste ?
- j'ai envie de couleurs. Moi.
Moi, la fille en noir qui vit dans une maison d'une sobriété taupe et beige poussée à son extrême.
Je vais faire une chambre à mon petit garçon avec des couleurs pétantes.
Pas sur les murs, non, faut pas pousser.
Mais je veux du rouge, du jaune, du vert, du bleu.
De la couleur.
Et même pour moi. J'ai acheté un manteau.... bon, le fond est noir, là non plus, faut pas pousser.
Mais il est plein de fantaisie quand même.
Du bleu, du brillant, des dessins.
Et à mon bureau aussi je veux de la couleur.
Mais là, ça va être plus difficile....
- mon homme m'a épatée. Lui qui n'est jamais capable de prendre une décision (je ne parle pas là de son boulot, mais de notre vie à nous) sans tergiverser pendant des jours, des mois, sans me demander de décider.
Et ben hier, aux urgences pédiatriques, il a décidé tout seul, sans avoir besoin de plus réfléchir ni de me consulter.
Il a décidé tout seul que non, il ne voulait pas que son fils soit hospitalisé, et que oui, il signerait une décharge pour pouvoir le ramener à la maison.
"il a déjà assez de soucis à dormir comme ça, il est hors de question qu'on lui impose ça, alors que ça ne changera strictement rien qu'il soit chez vous ou dans son lit cette nuit, si ce n'est qu'il ne sera pas sur place demain matin pour les examens qui restent à lui faire."
Et il a dit tout ça sans broncher et plein d'assurance et de fermeté au titulaire que l'interne avait fait venir quand il avait dit une première fois qu'il refusait l'hospitalisation.
Waouw. Je t'aime toi.
Même si ça m'a fait un peu peur de le ramener en ne sachant pas.
- mon fils est une merveille de la nature.
Il est débordant d'énergie, il sourit et rigole à la vie, ne tient pas en place, fait le fou tout le temps.
Et pourtant, hier, le temps des examens, il a été exemplaire.
Il a contemplé sagement les médecins lui poser des électrodes, des bracelets bizarres aux chevilles et aux poignets, il a encaissé sans broncher les deux longues minutes de charcutage de son bras à la recherche d'une veine, il a levé les bras et pris les positions demandées pour les radios.
C'est un phénomène ce petit garçon. Une force de la nature.
Je l'aime, mais même moi je n'arrive pas à comprendre à quel point je pourrais exploser tellement je l'aime.
Et puis voilà qu'en plus maintenant, je l'admire.
Mon coeur de maman a un peu peur, mais il est gonflé de fierté.
mardi 28 septembre 2010
Sans titre
Peut-être qu'un titre me viendra en écrivant.
Ma demande de répit n'a pas été exaucée.
Mais ce n'est pas de ça dont j'avais envie de parler.
Hier soir, j'étais seule à la maison. Enfin, mon fils était là, mais il dormait.
J'en ai profité pour aller ranger au grenier tout ce que je stocke sur les escaliers qui y mènent.
Notamment les habits et chaussures trop petits de Tinamour. Le tout, stocké, rangé, trié, consciencieusement.
Et j'ai été dans LA pièce.
Cette pièce qui m'avait toujours semblé si anodine.
La pièce dans laquelle je stocke tout les trucs de puériculture que je n'utilise plus. La balancelle, le tout petit berceau à coller à mon lit, les transats, les habits de grossesse, les tire-laits, les jeux de tout petit bébé, etc...
J'ai regardé, surtout le tout petit berceau, et j'ai eu ce sentiment tellement évident qu'il ne servirait plus. Plus chez moi en tout cas. Qu'il était là pour rien.
Je n'avais jamais envisagé les choses sous cet angle.
Jamais imaginé aussi clairement qu'il n'y en aurait peut-être jamais d'autre.
Disons que je sais bien que le temps me démentira peut-être, j'en ai conscience. Mais sur le moment, tout me semblait si incroyablement clair et sûr.
Je ne saurai dire comment je me suis sentie.
Dans le silence de ma grande maison, avec mon amour de fils qui dormait paisiblement, je n'avais aucune raison de n'être pas heureuse.
Je ne me suis pas sentie mal. Juste l'impression que mon imagination s'était trompée jusque là.
Qu'elle s'était égarée en chemin, et qu'il fallait envisager les choses autrement.
Et que vider cette pièce serait difficile.
Je crois que maintenant, chaque moment où je monterai un petit vêtement là-haut aura une toute autre signification. Plus définitive.
Ce midi, je discutais de lits d'enfant avec mon homme, pour Tinamour qui deviendra grand.
Quand il m'a dit "oui, mais ça dépend aussi de qui il y aura en plus à ce moment là", je n'ai pas su quoi répondre. Mon coeur s'est serré, et j'ai eu l'impression d'être sur une autre longueur d'onde.
Mais rien ne dit que nous ne serons pas tout aussi heureux sur cette onde-là.
Parfois, j'aimerais quand même savoir de quoi est fait notre avenir. Au moins un indice...
lundi 23 août 2010
18 et rien de spécial
Oui, bon, je ne vais pas vous le faire tous les mois, mais en ouvrant mon blog, ce que je n'avais aps fait depuis....un mois, ben j'ai vu justement que la dernière fois, c'était le jour des 17 mois de ma crapule.
Il en a 18 aujourd'hui.
Un an et demi.
Waouw.
Je ne m'en remets toujours pas de voir à quel point ça défile. Je ne m'en remets toujours pas non plus de constater chaque jour à quel point je l'aime.
A part ça ?
A part ça, nous étions en vacances.
3 semaines loin du bureau. Ca ne m'était jamais arrivé. Et ça va m'arriver tous les ans maintenant. Cool !
Les deux premières semaines, c'était le top : nous étions dans le sud, dans l'appartement de ma petite mamie (pour la dernière fois peut-être étant donné les histoires à pleurer qu'engendre la succession.....), et donc le maitn, piscine, puis sieste de Tinamour de 3h (ben oui, ça épuise la piscine !), puis piscine, puis soirée, et dodo.
Rien de bien folichon, certes, mais rien que de pouvoir profiter de ces trois heures de siestes quotidiennes, ça m'a semblé être le paradis.
Le retour, c'était plus difficile.
Parce qu'être à la maison 24h/24 avec un petit bonhomme de 18 mois pas très calme, ça vous use un papa en un rien de temps.
Et un papa usé, ça finit par taper sur les nerfs de la maman la plus optimiste de la terre.
M'enfin bref, nous voilà au boulot depuis une semaine, tinamour de retour dans sa super crèche, dans un autre groupe et une autre pièce, mais ça lui plaît tout autant, bref, on repart pour un tour.
Avec le même Président qui m'a gonflé dès mon premier jour......
C'était juste pour que je me souvienne comme c'était bien de ne pas le voir tout ce temps ;-)
A une autre fois pour peut-être un peu plus intéressant ;-)
mardi 18 mai 2010
Hasard ?
Je n'ai rien contre les aiguilles (euh, ok, j'avoue, sauf quand elles ont l'intention de viser l'intérieur de ma bouche...). Et je me dis que c'est une chance pour le labo chez qui je vais faire mes prises de sang depuis que mon fiston est né.
Avant ça, comme je n'avais pas d'horaires, j'allais ailleurs.
32 ans sans souci.
Oh, j'ai déjà vu des étoiles après une grosse prise de sang à jeun vue ma faible tension, mais rien de bien grave.
Et puis j'ai donc commencé à aller dans un labo de la ville où je travaille, parce que comme ça je dépose mon Tinamour avant, et hop, j'y vais.
Et bien depuis ce temps là, pas une seule fois, je n'ai eu une prise de sang qui se soit déroulée normalement !
Déroulement habituel dans ce labo et quelle que soit la personne qui me prenne en charge (y a un turn-over incroyable chez eux !) :
Je m'installe, on papote, on me pique.
Là, oh ben ça alors, rien ne coule. L'aiguille commence donc à se promener dans mon bras à la recherche d'une veine coopérante, jusqu'à ce que ça commence à me faire sérieusement mal et que je propose de piquer ailleurs.
Et hop, on me repique. Là, en général, ça passe.
Ca, c'est le schéma de base.
A ça, on peut ajouter selon les fois :
- le tube qui ne fonctionne pas, et donc pas d'aspiration du sang, mais pas d'autre tube sous la main, donc balade avec une aiguille dans le bras à la recherche d'un tube,
- 2ème piqûre pas plus efficace que la première, alors deuxième charcutage, puis troisième piqûre,
- infirmière qui me dit qu'elle préfère ne pas piquer dans cette salle parce que c'est son "mauvais côté" (%!?:£# ???) et qui me fait donc réinstaller ailleurs, après avoir attendu qu'une salle "du bon côté" se libère,
- etc....
Alors j'avoue, ça me fait plus rire qu'autre chose tout ça, et je finis même par les trouver mignons.
Si je n'aimais pas, je ferais quelques km en plus et le problème serait réglé. Sauf que maintenant, quand je dois faire une prise de sang, j'ai presque hâte d'y être par curiosité de ce qui va encore arriver !
La question néanmoins que je me pose, c'est de savoir comment ils font leurs recrutements.
Ils font une petite annonce disant "cherche infirmiers ne sachant pas bien piquer pour laboratoire d'analyses médicales n'aimant pas le travail vite et bien fait" ?
lundi 17 mai 2010
Et sinon à part ça ?
Et bien je suis au sommet des montagnes russes.
Je déborde de bonheur, de joie, d'amour.
Je crois que passer 4 jours avec mon bébé et presque autant avec son papa, ça m'a fait du bien.
Et puis les nuits qui ressemblent pour de bon à des nuits, ça aide aussi il faut bien le dire.
Et puis je suis dans la période où je relativise plus que bien le reste.
Je sais que c'est assez aléatoire au fil du temps, mais là, je savoure mon bonheur et me dit qu'il se suffit déjà pas mal à lui-même.
Z'avez déjà vu comme c'est mimi un tinamour qui se réveille ??????? Pffffffffffff, ça gonfle le coeur et hop, c'est reparti pour un tour !
Je t'aime mon fils !
lundi 3 mai 2010
Un week-end pour tout changer
Vendredi, bien sûr, l'herbe était bien verte, et les arbres avaient des bourgeons qu'on voyait quand on s'approchait, mais ils gardaient une silhouette assez hivernale.
Et ce matin, explosion de vert !!!!!!!!
La chaleur de la semaine denrière et la pluie de ce week-end... Wahou !!!!
J'ai eu l'impression d'avoir changé de saison en un clin d'oeil ! Ma route est maintenant bordée de vert, la fenêtre de ma cuisine donne sur un arbre tout feuillu, bref, cette fois, pour de vrai, c'est le printemps !
jeudi 1 avril 2010
Autopersuasion d'une efficacité redoutable
11.00 assise à mon bureau : "j'ai faim. Oui mais bon, j'ai pris un bon petit déjeuner, j'ai déjà mangé un oeuf en chocolat et un morceau de brioche à 10h, je peux donc attendre une heure qu'il soit l'heure de déjeuner."
11.26, toujours au même endroit : "je ne pense plus qu'à ça, ça n'a aucun sens, je vais descendre me chercher un yaourt, ça me permettra de tenir encore une grosse demi-heure."
11.27, devant le frigo : "Punaise, pourquoi est-ce que le placard à chocolat est juste en dessous du frigo ? "
11.30, assise à mon bureau avec deux énormes carrés de chocolat dans le ventre : "mouais, bon, je n'avais pas spécialement BESOIN de manger du chocolat, mais n'empêche que c'est bourré de magnésium, la preuve, je me sens déjà beaucoup mieux.
J'ai vraiment bien fait de ne pas manger de yaourt."
mercredi 31 mars 2010
Marée montante
Ca va mieux.
Je n'exulte pas, mais ça va mieux. J'ai de nouveau un sourire dans le coeur.
Notre discussion de l'autre jour porte quand même ses fruits. Je ne me fais pas d'illusions sur la durée de la chose, mais c'est toujours ça de pris.
J'arrive à la crèche à l'heure le matin, sans avoir dû courir comme une folle, et déjà rien que ça, c'est trop cool.
Lundi soir, il a aussi annulé son truc de musique, sans que je ne lui demande quoique ce soit.
On a eu un petit bout de soirée ensemble, pas grand chose (fichu changement d'heure qui décale tout le monde !), mais j'en avais besoin. Et comme je n'étais pas stressée, on en a bien profité, j'ai mieux dormi, bref, tout bénef'.
Et puis j'étais chez le gynéco. Rien d'extraordinaire à en dire, mais rien que d'être sur la route dans ma nouvelle voiture, au soleil, avec la musique bien fort, ça m'a requinquée aussi.
Je repars avec des ordonnances pour des examens, ça recommence. Mais je me sens néanmoins beaucoup plus sereine de nouveau vis-à-vis de tout ça.
Bon, maintenant je redoute un peu le week-end, parce qu'on va de vendredi à dimanche chez mes beaux-parents.
Mais j'espère pouvoir en profiter pour aller voir une copine, faire une séance de hammam, aller dans la piscine avec mon bébé d'amour, faire une sieste avec son papa, etc.
Je passe sur les soucis au boulot, ceux que j'ai envie d'étriper, parce que finalement, le boulot....
Voilà voilà !
mercredi 3 février 2010
Histoire d'heure
Hier, pendant notre dîner, chéri lève les yeux vers l'horloge, et dit :
"Tiens, il n'est que neuf heures moins le quart ! D'habitude à cette heure-ci, il est déjà neuf heures et quart !"
Voilà.
C'est tout.
lundi 12 octobre 2009
A croire qu'on s'ennuie....!
vendredi 2 octobre 2009
Le mystère des pattes poilues
Non, je ne parle pas de mes mollets (m'enfin ça pourrait, mais comme vous ne pouvez pas voir sous mon pantalon, ben vous ne le saurez pas !).
L'autre jour, dans la salle de bain, j'ai eu la mauvaise surprise de me trouver nez à nez avec une araignée comme je croyais qu'il n'en existait qu'en Afrique.
Et que je sache, l'Afrique et l'Alsace, c'est pas franchement le même climat...
M'enfin bref. Pas que j'aime pas les araignées, m'enfin celle-ci, quand même, elle était pas belle à voir.
Avant que mon homme ne fasse irruption et qu'il ne fasse un arrêt cardiaque, j'ai donc arrêté mon sèche cheveux et entrepris d'attrapper la grosse bête. Pas de l'écraser, parce qu'elle est tellement grosse que ça aurait fait une grosse tâche sur le mur et que je ne me sentais pas capable d'entendre le crac et de voir le jus dégueu qui serait sorti de ce truc noir et velu.
Donc je prends un sac plastique, et j'entreprends de la choper quand évidemment mon homme entre dans la salle de bain.
Et ce qui est drôle, c'est qu'il a horreur des araignées, une peur bleue, mais quand je lui ai dit de ne pas entrer, à cause justement d'un spécimen de taille plutôt inquiétante, il n'a pas pu s'empêcher de regarder et de repartir en hurlant.
Bon, mais bref, je m'égare.
Je l'ai donc chopée dans un petit sac, je l'ai enfermée, ai enroulé 3 m de ruban adhésif autour pour être sûre qu'elle n'en réchappe pas, et l'ai jetée dans la poubelle de dehors.
Voilà.
Mais ce matin, en me séchant les cheveux (ben oui, je les sèche la tête en bas, alors j'inspecte en même temps le sol...), j'aperçois 3 ou 4 pattes toutes velues et bien épaisses, du même genre que celles qu'avait la bestiole de la semaine passée.
Ca veut dire quoi au juste ??? Qu'il y a toute une armée de trucs comme ça quelque part près de la salle de bain ?????????????
Pis il est devenu quoi le corps qui va avec les pattes ???
Brrrr, faut vraiment que j'arrête d'y penser....
Pis si déjà on en parle, faut vraiment que je m'épile ce soir, on est censé aller chez des amis demain qui ont un spa et voudraient bien qu'on y fasse un tour avec eux...
M'enfin si je ne suis pas hors service d'ici là, vu les frissons, la fièvre, et tout ce que je me trimballe depuis ce matin...
Allez, bonne fin de semaine tout le monde (enfin bon week-end, quoi... je me suis comprise...) !
vendredi 15 mai 2009
Mon père ce héros, et le pack de lait
Petit coup de moins bien aujourd'hui, alors pour faire diversion, j'en profite pour évoquer un souvenir, pas si lointain.
Vers 6 semaines, mon merveilleux bébé a commencé à faire des sourires à me faire tomber par terre.
Oui, bon, d'accord, rien d'exceptionnel, je sais. Mais comme ça venait entre deux crises de tortillements, ben non seulement ça me faisait foondre, mais en plus, ça me faisait penser que quand il n'avait pas mal, ben il était plutôt content. Et ça, ben pour un coeur de Maman, forcément, c'est inestimable.
Sauf que bien sûr, ce chameau savait bien à qui il adressait ses sourires : à son Papa !!! Uniquement à son Papa ! Maman passait la nuit à le bercer pour le calmer, et il suffisait que Papa émerge après sa grasse mat pour qu'un sourire radieux illumine le visage de mon garçon !
Y a pas à dire, mon homme a beaucoup de chance d'être invivable quand il est fatigué, parce que sinon, j'aurais bien essayé de lui coller son fils dans les bras au milieu de la nuit pour voir si c'était aussi efficace.
Mais bref. Au moins, il souriait.
Et puis à Pâques, mes parents sont venus. Et v'là que mon fiston a fait un festival de sourires à sa grand-mère !!! Là, j'ai commencé à être jalouse. Et ça s'est lu sur mon visage... Si bien que mon homme, toujours plein d'humour, m'a dit "ben écoute, en même temps, tu fais des sourires à un pack de lait, toi ?"
Il a de la chance mon homme que même fatiguée, je garde le sens de l'humour ;-)))
Quant à moi, j'aurais plutôt tendance à me comparer à un distributeur automatique, qui parfois se met en route même quand on ne lui a rien demandé... Ce qui n'est pas sans créer des situations.... comiques !
Enfin la routine d'une vache laitière, quoi ;-))
***EDIT***
On est le 27 mai, je prends enfin le temps de poster ce message, sans vraiment le terminer du coup, mais peu importe !
Et puis juste pour info, le coup de mou est passé. Je pense que j'avais eu une petite intoxication alimentaire. Qui n'aurait peut-être pas laissé de traces en temps normal, mais la fatigue aidant...
M'enfin bref, c'est passé !
dimanche 1 mars 2009
Il est né !
"Notre petit bonhomme est né lundi 23 à 8h34, il va très bien, il est magnifique et plein de beaux cheveux bruns.
Sa maman va plutôt bien aussi."
Je profite de ce message pour souhaiter la bienvenue à ce petit bébé, qui, j'en suis sûre, sera source de joie, d'émerveillement, d'émotions et de grands chamboulements pour sa maman et son papa !
Et quand votre petit bonhomme vous empêchera de dormir la nuit, ne perdez pas la patience, mais savourez plutôt chaque instant que vous passez avec lui... on supporte ainsi beaucoup mieux la fatigue, et puis les petits bébés changent si vite !
Gros gros bisous et tous mes voeux de bonheur à cette nouvelle famille !