je crois que si on demande aux femmes enceintes de rester à la maison avant d'accoucher, ce n'est pas pour qu'elles se reposent, c'est pour qu'elles ne tuent personne !!!
Bon, allez, j'exagère, et d'ailleurs je le dis avec un sourire jusqu'aux oreilles, mais je crois bien que si je vivais dans un monde de rêve, y en a déjà bien 3 ou 4 que j'aurais éliminés aujourd'hui...
Moi ce qui m'exaspère, c'est ceux qui me disent à longueur de journée que je ne devrais pas venir travailler, mais qui ensuite ont le culot de venir presque exiger de moi que je leur fasse illico presto certains trucs qui sont d'une urgence toute relative.....
Déjà en temps normal (euh, ça, ça veut dire quand je ne suis pas une grosse baleine...), j'ai du mal avec mes agents qui viennent me demander des choses en me faisant comprendre qu'ils veulent que je leur fasse de suite (bon sang, mais c'est qui le chef ici ???), mais quand en plus ce sont les mêmes qui me font des discours à la con sur la débilité de venir travailler au lieu de rester chez moi, j'ai vraiment du mal.
Pendant quelques temps, j'ai laissé couler, maintenant, je réponds vertement que plus on me demandera des choses que je n'ai pas envie de faire, moins je le ferai.
Ben dis donc, ça défoule mine de rien héhé !!!
Si vous saviez l'efficacité de "Ecoute, tu crois que tu me vois, là, mais pourtant, je ne suis pas là. Alors ton attestation pas urgente, tu l'auras quand je serai de nouveau là pour les choses pas urgentes. Ca te va ?"...
Bon, ils sortent fâchés, j'ai bien remarqué. Mais ben ça ajoute encore à mon contentement dis donc !
Héhéhé !!!
jeudi 5 février 2009
En fait....
mardi 28 octobre 2008
Les choix qu'on fait...
**** Petite note ajoutée après la rédaction de ce message : il est TRES long et vraisemblablement pas très intéressant... Typiquement un de ces messages dont l'auteur a besoin pour mettre des mots sur tout un tas de choses. Mais qui n'apporte rien d'autre...
J'ai qu'à pas le publier hein, je sais, mais je fais ce que je veux, non ;-)))****
Un petit tour par ici, pour faire part de mes élucubrations nocturnes...
Il fut un temps, quand je ne dormais pas la nuit, je me levais, je me faisais une boisson chaude, je m'enroulais dans un plaid tout doux, je m'installais sur le canapé, et je vous lisais, ou je cherchais des milliards de choses sur internet, ou je regardais une série pour me faire plaisir.
Là, je suis un peu paresseuse, alors je reste au lit.
Et quand on reste au lit et qu'on ne dort pas, on gamberge.
Ce n'est pas pour rien que je me levais avant... Pas envie de gamberger, moi !
Mais bref. Je me suis sentie incapable de me lever, alors j'ai pensé.
A plein de choses. Il paraît que la grossesse est une période propice à faire ressurgir tout un tas de choses.
Moi je me suis interrogée sur le chemin que j'ai parcouru jusque là.
Entendons-nous bien dès le départ sur le fait que je suis heureuse d'être où je suis, et je n'échangerais ma place actuelle pour rien au monde. RIEN !
J'aime un homme extraordinaire, de tout mon coeur, je porte un mélange de lui et de moi (rien que de l'écrire, ça me transporte tellement que j'en ai les yeux tout humides...), on a un chez nous qui nous plaît plus que de raison, enfin pas besoin de lister plus que ça, je suis heureuse, on est heureux, et je compte bien faire en sorte qu'on le soit encore longtemps...
Quand je suis en ville, sans lui, je ne peux m'empêcher de chercher ce que je pourrais lui rapporter pour lui faire plaisir. Rien que ça, ça me fait dire que l'amour que je lui porte n'a pas pris une ride.
Mais bref.
Ca, c'est juste pour bien établir que mes reflexions n'ont pas pour origine une insatisfaction ou un regret quelconque.
Simplement, pour la première fois de ma vie, je me suis dit que si c'était à refaire, je ne ferais PAS tout pareil.
Pour la première fois, je me dis que toute cette souffrance n'était pas utile.
Je sais bien que tout ça m'a mené où je suis.
Et c'est pour ça que jusque là, je me disais que ça en valait la peine.
Oui. Mais je me dis maintenant que si j'avais pu arriver là en prenant un autre chemin, je l'aurais fait.
Enfin j'aurais bien sûr PU le faire. Mais j'étais aveugle. Et visiblement déterminée par tout un tas de choses qui m'apparaissent maintenant clairement.
Les treize années de mon histoire avec Ex ont été faites de hauts et de bas. Et entrecoupées d'autres histoires. Ou peut-être devrais-je dire que d'autres histoires s'y sont superposées. Des deux côtés.
Et l'autre jour, en tombant sur facebook sur le nom d'un de ceux qui ont partagé ma vie à un moment donné, ça m'a ramenée... 9 ans en arrière.
Et je me suis interrogée sur ce qui a fait que cette histoire n'ait pas duré.
Jusqu'ici, je me disais simplement que si j'ai toujours fini par retomber dans les bras d'Ex, c'est simplement parce que je l'aimais plus que tout, que je l'avais dans la peau, malgré tout le mal qu'elle pouvait me faire.
C'est aussi pour ça que je me disais que j'endurais tout ça sans tout envoyer bouler.
Et finalement, je me dis que la pression sociale peut parfois jouer dans un sens bien étonnant.
Je me revois, fin 1999, ne sachant clairement plus quoi faire.
Petit rappel des faits, pour mémoire : été 1999, en vacances sur notre lieu de villégiature habituel...
Je tombe sur F, avec qui j'avais eu une petite histoire quand j'avais 16 ans. Cette petite histoire m'avait évidemment chamboulée, mais peut-être qu'un jour de nostalgie, je raconterai mes vacances d'été 1993, elles sont mémorables pour une ado ;-)
Bref, il revient avec ses parents dans notre chère résidence. Nous avons grandi, je le trouve toujours aussi beau, je n'ose pas aller vers lui, j'attends qu'il vienne. Ce qu'il fait très vite.
Après, tout ce dont je me souvienne, c'est qu'il m'a emportée dans un tourbillon.
Ex devait venir passer quelques jours avec moi après le départ de mes parents (le truc exceptionnel obtenu grâce à de soigneux mensonges très élaborés !). Mais elle était en "stage" sur la côte, et je savais bien que ce "stage" se faisait avec certaines personnes, et donc qu'elle ne serait pas très sage...
Je l'ai appelée, et lui ai dit que je ne voulais pas qu'elle vienne. Je ne sais pas encore aujourd'hui où j'ai trouvé le courage de faire un truc pareil... Je devais être sur un nuage.
Mes parents ont cherché à m'en faire redescendre... Ils sont repartis me laissant seule, certes, mais en embarquant tous mes papiers, tout mon argent, mes cartes de crédit, bref, m'ont laissée seule, anonyme et sans ressource.
Le beau F devant rentrer dans sa capitale pour son boulot, j'ai donc dû trouver des solutions pour pouvoir rentrer en train, sans papier, sans argent.
Mais quand on est sur un nuage, tout ça, c'est anecdotique.
Une très belle histoire a commencé. Je passais mes week-ends à faire des allers-retours en train ou en avion, ou alors lui venait dans mon petit F1.
Chez lui, nous étions chez ses parents, l'étage inférieure de la maison étant aménagé pour lui, en une immense chambre, un dressing, une salle de bain, et un salon.
Le tout donnant directement sur le jardin.
Bref, je vivais un rêve, la vie telle que je la voyais.
Je me promenais dans la rue en lui tenant la main (ça a l'air stupide, mais quand on a l'habitude d'être avec une personne du même sexe, ce genre de détail devient important...), nous sortions, seuls ou avec ses amis, je me sentais normale, je prenais confiance en moi, je devenais une autre moi-même, je changeais, dans le bon sens.
C'est aussi en ce début d'année universitaire que j'ai rencontré celle qui est toujours ma meilleure et si chère amie.
Un beau moment.
MAIS...
Voilà que le beau F m'appelle un matin, je me revois encore dans la voiture, dans la ville de mes parents. Et il m'annonce qu'il est envoyé en mission au Sénégal pour plusieurs mois.
Une sacrée aubaine professionnelle qui prouvait la confiance de ses nouveaux employeurs. Je ne pouvais que l'encourager.
Mais quand j'ai raccroché, j'ai eu peur. Parce que je savais que tout allait devenir plus difficile.
Et la grand-mère d'Ex est morte, et elle m'a appelée, en larmes, et j'ai accepté de la voir.
Et tout est donc effectivement devenu plus difficile.
F n'était dispo que très tard le soir (la nuit...) au téléphone. Je me ruinais pour pouvoir lui parler quelques minutes, au milieu de ma nuit.
J'étais épuisée, physiquement et nerveusement. Quand il est revenu pendant quelques temps avant de repartir, je jonglais entre elle et lui, en inventant des mensonges plus gros que des maisons pour me justifer de ne pas passer tous les week-ends en leur compagnie.
Je sortais d'un week-end avec l'un résolu à passer ma vie avec lui, et je changeais d'avis en passant le week-end suivant avec l'autre.
Peu avant la fin de l'année, mon beau F devait revenir définitivement à Paris. Il fallait donc que je décide avec qui je passerais le fameux réveillon de l'an 2000...
Vu de l'extérieur, ça fait un peu "pauvre petite fille riche". Parce que devoir choisir entre deux amours, ça doit sembler bien superficiel comme problème.
Mais vécu de l'intérieur, je n'étais vraiment pas bien. A tomber dans des extrêmes inquiétantes.
Et ce qui m'est apparu clairement la nuit dernière, c'est que le choix a été fait sur de mauvaises bases. J'ai enfin compris que si j'ai choisi EX, ce n'était pas parce que l'amour que j'avais pour elle dépassait tout.
Mais à l'époque, choisir entre les deux revenait aussi à choisir un homme ou une femme. A faire un choix de vie.
La simplicité est vite trouvée entre les deux...
Mais à force de se dire ça, quand on penche vers l'homme, on finit aussi par se dire qu'on ne penche vers lui que parce que c'est ce qui sera le plus facile à vivre. Et que si on laissait cet aspect de côté, alors la balance pencherait de l'autre côté.
Et voilà comment j'ai appelé le beau F, juste à son atterrisage à Paris, pour lui dire que je ne le rejoindrais pas. Plus.
Il me disait qu'il voulait vivre sa vie avec moi. Et je l'ai jeté par téléphone, alors qu'il pensait qu'il allait me serrer dans ses bras à sa descente de l'avion...
Quelle horreur.
Et je suis donc retournée avec Ex, parce que j'avais l'impression que si je faisais autre chose, ça serait succomber à la pression sociale.
Et j'ai souffert, beaucoup plus encore que je ne pouvais l'imaginer à ce moment là, alors que je pensais déjà endurer plus que je ne devrais...
Les autres qui ont jalonné mon parcours, je ne ressentais pas pour eux ce que je ressentais pour mon beau F.
Les choix ne se sont donc pas posés de la même façon.
Mais l'histoire s'est quand même répétée... Notamment lors d'une histoire avec un bel étranger avec qui j'ai vécu pendant plusieurs mois (à l'étranger...) avant qu'il ne parte aux Etats-Unis pour ses études. Je l'ai accompagné là bas pour le premier mois, et en revenant, avec 6 000 km qui nous séparaient, tout est devenu plus flou.
Mais je concède que les sentiments que j'avais pour lui étaient moins.... Enfin ils ne faisaient pas le poids.
Tout ça pour dire que je me suis dit que je n'avais fait ce choix, fin 99, que parce que je croyais que si j'en faisais un autre, je ne faisais que céder à autre chose qu'à mon coeur.
Et aujourd'hui, alors que je suis enfin capable de reconnaître que l'amour n'a pas été la seule raison de ces choix, je me demande à quoi ma vie ressemblerait si j'avais eu le courage d'aller vers celui vers qui mon coeur me transportait à ce moment-là.
Je me demande comment je serais aujourd'hui, si je n'avais pas traversé ces années supplémentaires de souffrance.
Et puis j'en arrive à souhaiter n'avoir pas tant souffert.
Parce que je me rends compte aujourd'hui des séquelles que ça laisse, autant physiquement que psychologiquement, et que ça me blesse de savoir que le mal que nous font les autres peut continuer à nous blesser, indirectement, encore bien longtemps plus tard.
Et je me demande combien de jeunes se posent aujourd'hui tout un tas de questions qui leur semblent insolubles... Il n'y a pas que l'orientation sexuelle. Mais les ravages des parents. L'effet éternel de certaines paroles adressées à un enfant sans y réfléchir.
Et nos réactions, à nous, adultes, qui ne sommes plus capables de nous mettre leur place, qui les regardons parfois l'air de dire "pfff, tu te prends bien la tête pour pas grand chose" alors qu'ils se sentent ébranlés jusqu'au fin fond de leur coeur et de leurs entrailles...
J'ai mal pour eux.
Parce que sans doute je n'ai pas fini d'avoir mal pour la petite fille que j'étais, l'ado qu'elle a essayé d'être, et son début de vie adulte.
Parce que je n'ai pas fait la paix avec mon passé. Parce que je ne sais pas comment faire.
Et si je ne sais pas comment faire, saurai-je dépasser tout ça pour élever un enfant sans lui faire porter le poids de mes propres expériences ?
Et comment faire pour que mes enfants puissent faire des choix avec lesquels ils puissent vivre en paix ? Comment leur donner la possibilité de faire des choix qui leur ressemblent ?
Enfin je n'ai sûrement pas fini de me poser des questions.... Mais si seulement j'étais capable de faire en sorte qu'ils ne se heurtent pas au mur contre lequel j'ai dû me battre si fort...
S'il sent l'amour de ses parents, est-ce qu'un enfant part plus fort face aux choix qu'il lui faudra faire ?
