dimanche 23 novembre 2008

Les conseils, le bonheur, et le reste.

Je commence par les conseils, ça me permettra de finir sur une touche un peu moins... frustrée !
Je suis sûre que je me répète, et que je répète sûrement les mêmes mots qu'auront prononcés beaucoup de futures et jeunes mamans...

D'habitude, c'est moi qui ai droit aux conseils non réclamés.
Là, c'était chéri tout seul. Et comme ce brave homme n'a pas les convictions aussi inébranlables que les miennes, il se rajoute encore des hésitations à toutes celles qui occupent déjà beaucoup trop de son temps.
Parce que mon amour est un hésiteur. Quand il doit acheter un truc, il est capable d'hésiter tellement longtemps qu'au final, il repousse l'achat à un autre jour (euh, sauf si je suis avec llui, parce qu'alors, je finis par le faire décider d'une manière ou d'une autre !).
Mais bref.
L'autre soir, il était chez la dentiste. Vous savez, celle que je n'aime pas...
Celle qui cherchait un géniteur parce qu'un matin, elle a eu envie d'un deuxième enfant et que le géniteur du premier n'était plus dispo...
Celle qui est donc tombée enceinte d'un gars qu'elle connaissait depuis un mois, alors qu'à ce moment là, elle entretenait encore une relation avec un homme habitant à 900 km de là.
Mais qu'avec cette distance, difficile de tomber sur LE moment favorable du cycle pour concevoir.
D'autant que l'homme en question ignorait tout de l'absence de contraception de sa maîtresse..

M'enfin je m'égare.
Donc il était dîner chez cette charmante femme, et la soeur de mon amour y était aussi.
Presque je regretterais de l'avoir laissé y aller seul tellement elles l'ont asséné de conseils à la con, et tellement elles ont mis des doutes dans son esprit.
Je dis "presque" parce qu'évidemment, si on met en face de ça le plaisir de n'avoir pas partagé une soirée avec ces deux filles que je n'aime pas des masses, ben ça ne fait pas le poids !

Parce que B***, la dentiste, a fait emménagé son géniteur et ses enfants dans son appartement. Comme cet appartement n'avait que deux chambres, une pour elle et une pour sa fille, ben ils ont muré une partie du séjour pour en faire une chambre de plus.
Reste que ça fait 2 chambres, pour 5 gamins au final.
Très bien, chacun fait comme il veut.
Sauf que la fille de B*** se retrouve du jour au lendemain à passer du statut d'enfant roi à celui de numéro qui partage sa chambre avec des enfants qu'elle ne connaissait pas quelques mois plus tôt.
Cette même petite fille qui pendant ses 5 années de vie a vu défiler (et je pèse mes mots...) les amants de sa mère à un rythme bien soutenu.

Encore une fois chacun fait ce qu'il veut.

Quant à la soeur de mon amour, ce n'est guère mieux. Même défilé devant ses deux enfants qui voient aller et venir des hommes, souvent aussi leurs enfants, qui s'attachent et doivent dire au revoir à jamais bien trop souvent.
Chaque année, ils partent en vacances avec un autre...
Et puis quand tout s'écroule, ils doivent faire avec le désespoir de leur mère, et oublier leurs compagnons de jeu.

Chacun fait ce qu'il veut, je suis TOUJOURS d'accord !

Mais alors que des gens qui se comportent comme ça ne viennent pas donner de conseils à mon amour en prétendant lui inculquer ce qui est le mieux pour son futur gamin !!!

Faut dire que quand ça tombe sur moi, soit je suis dans un très bon jour, et j'acquiesce en pensant à autre chose, soit je suis dans un mauvais jour et je coupe court à la conversation en disant que je n'ai pas envie d'en débattre, que chacun fait ce qu'il veut, et que je me ferai mon opinion en temps voulu.
Sauf évidemment si c'est moi qui ai demandé un conseil, cela va de soi... Mais je trouve que finalement, les gens à qui j'ai envie de demander des conseils sont rares, et assez inexistants dans mon entourage "réel"...

Mais quand ça tombe sur mon amoureux, ben je trouve qu'il se laisse désespérement trop toucher par tout ça...
Alors quand il est rentré ce soir là, j'ai passé un bon moment à remettre les choses à leur place, jusqu'à ce qu'il en arrive à la même conclusion que moi : "c'est vrai que vu ce que ça a donné sur leurs gamins, elles sont un peu gonflées de venir expliquer ce qu'il faut faire avec ses enfants..."
Bravo mon amour...!

Enfin tout ça est parti de la discussion sur l'endroit où dormirait bébé à son retour de la maternité.
Comme ce bout de chou là n'aura pas encore de chambre, il dormira dans la chambre de papa maman.
Ca sera bien pratique pour maman, surtout au début.
Si au bout de quelques jours ou semaines, le sommeil de papa s'en ressent trop fortement, alors toute la petite famille descendra d'un étage, provisoirement, pour que bébé puisse dormir dans la pièce juste à côté de ses parents, parce qu'il est évidemment hors de question que je me farcisse les escaliers la nuit.
Si en revanche papa supporte bien les bruits de son bébé la nuit, alors parfait, bébé restera là tant qu'il ne fera pas ses nuits, et surtout, tant que sa chambre ne sera pas faite.

Et alors quand chéri a dit ça à sa soeur, il s'est entendu dire qu'on était fous à lier, qu'on ne savait pas ce que ça voulait dire pour notre vie sexuelle, pour notre sommeil, etc...
Alors de deux choses l'une :
- soit elle a testé la chose pour en arriver à une telle conclusion, et donc qu'elle nous laisse tester à notre tour puisqu'on a prévu une solution de repli si ça ne nous convient pas...
- soit elle n'a jamais testé et elle ne fait que répéter ce que finalement on entend partout, et alors son conseil est encore moins le bienvenu...

Bref, je pourrais encore donner plein d'exemples de choses qui se sont dites pendant cette soirée, mais vous avez bien compris...
J'aurais d'ailleurs pu prendre l'exemple des couches lavables... Vous n'imaginez pas ce qu'on s'entend dire quand on prononce ce mot là... Et toujours par des gens qui ne savent même pas à quoi ressemble une couche lavable de notre époque...

Bon, allez, j'arrête !


Passons donc au bonheur.
J'ai passé une chouette semaine. Du repos, du boulot à mi -temps, et pour finir, un week-end avec les premières neiges, avec des loupiotes enfin sorties de leurs cartons installées un peu partout pour une ambiance féérique, un grand soleil du dimanche matin, et un sentiment incroyable ce matin au petit déjeuner... Je suis heureuse. Et j'ai une de ces chances...

Aaaaaah, parler de bonheur prend moins de place que parler des râleurs, hein... Mais dans mon coeur, c'est juste tout l'inverse !

Le reste ? Ben y a pas de reste finalement. Je m'en vais profiter de mon dimanche matin, en attendant que mon amour revienne du boulot (moui, on n'a pas idée, hein... Mais quand il faut...).
Et cet après-midi, je sens que ça va être un joli programme.
J'irais bien au ciné. Et me promener s'il fait toujours aussi beau.
Et puis le meilleur moment : quand on revient, qu'on se dit qu'on a un chez soi d'enfer, qu'on se fait une bonne boisson chaude, et qu'on s'installe sur le canapé, presque sans un mot, sentant que l'autre se dit exactement la même chose que soi : qu'on est vraiment bien...

samedi 15 novembre 2008

Nouvelles fraîches

Oui, bon, je sais que les québécois(es) qui liront ceci vont se bidonner, mais voilà. Les nouvelles sont fraîches parce qu'hier, en partant chez le gynéco, j'ai dû "gratter".
Loin de moi l'idée de me plaindre, il faisait le temps que je préfère : froid, sec, et un soleil radieux et déjà bien orgueilleux pour un petit matin !
Jusqu'ici, on avait gratté une fois, et coïncidence, c'était aussi un matin où nous partions pour aller voir la gynéco.
M'enfin là c'est parti pour être plutôt tous les jours si j'ai bien regardé dehors !
Mais comme je suis raisonnable, ben je vais pas souvent devoir gratter, le soleil se chargera de faire fondre la glace du pare-brise de ma voiture qui attendra sagement que je veuille bien m'en servir :-)))
Je suis arrêtée jusqu'au 25, on verra le 24 comment on continue. Le col n'a pas bougé, et je vais faire ce que je peux pour qu'il reste comme ça encore bien longtemps !

Alors les consignes de la gynéco : pas besoin de rester au lit, mais pas question non plus de s'agiter à la maison autant que si j'étais au bureau. Donc mon petit programme pour la semaine prochaine : je vais faire le siège de mon canapé !
J'ai tout ce qu'il faut sur cet ordi pour accéder à mon poste de travail du bureau, donc je vais faire le plus urgent, à mon rythme, avec mon café dans une main, mon chat à côté de moi, et le feu qui crépite.
Mardi ou mercredi, j'ai rendez-vous avec ma sage-femme, je passerai donc au bureau qui est juste à côté pour faire un petit point d'étape avec mes collègues et récupérer quelques trucs si besoin.

A part ça, mon bébé filleul vient me voir dimanche.
Normalement, mon amie devait venir passer le week-end chez nous mais pour ne pas reporter sur les week-ends la fatigue que je n'aurai pas la semaine, on a raccourci ça en une visite du dimanche, et en prime, on ira tous manger chez une autre amie, donc j'aurai juste à faire des sourires à tout ce beau petit monde. Pas de lits à préparer, de repas, ni rien.
Ca a du bon parfois de se faire chouchouter !

Je vais donc avoir tout le temps de déballer mon colis de couches lavables :-))))))
Non mais y a pas de petits plaisirs héhé !

Et si je suis bien sage, alors je pourrai profiter dans quelques jours des premiers marchés de Noël qui vont fleurir un peu partout dans ma belle contrée.
Ca motive. Et tant pis si je ne peux que sentir les bonnes odeurs de vin chaud !

Voilà, pas bien passionnant tout ça, mais c'est le prélude à tellement de choses que ça mérite bien un peu de répit dans ma vie trépidante...

dimanche 9 novembre 2008

Bonheur sur avis médical

Ouais, ok, j'exagère, je fais un raccourci un peu trop simpliste, mais quand même.
En gros, depuis 3 semaines, je contractionne (ça existe ça ?). Alors j'ai d'abord demandé l'avis d'une sage-femme qui a constaté qu'elles n'avaient aucun effet sur le col et m'a donné un traitement homéopathique.
Aucune amélioration. Mais pas d'inquiétude puisque je savais que ça n'avait pas d'effet.
Sauf que vendredi, je me suis inquiétée, parce que le repos de la nuit n'avait été d'aucune aide, que j'avais eu des contractions la nuit, que ce matin là elles étaient aussi nombreuses qu'habituellement en fin de journée.
Alors j'ai annulé mes rendez-vous de l'après-midi, et je suis allée chez ma gynéco.
Qui veut m'arrêter.
Bon, je lui ai bien expliqué que c'était impossible, mais je suis ressortie avec mon arrêt à compter de demain.
Alors bien sûr, ça ne m'empêchera pas d'aller travailler demain matin, mais je vais prendre des trucs pour travailler en direct de mon canapé demain après-midi.
Mardi, c'est férié.
Ca me semble un bon début. Et on verra comment je me porte après ça. Quitte à n'aller là bas que par demi-journées et puis voilà.
Et j'ai à nouveau rendez-vous vendredi matin pour voir comment tout ça évolue.

Alors pourquoi je parle de bonheur ? Parce que ma journée d'hier a été une journée de bonheur.
Un calme tellement incroyable dans mon coeur...!
Mon amour est parti pour 3 jours. Il est parti hier à l'aube, je suis restée au lit, ce qui ne m'arrive jamais. J'ai savouré cette solitude, ce calme, c'était incroyable ce que je me sentais bien.
Je me suis contentée de faire ce que j'aime. Des gâteaux, un peu de shopping, quelques courses, le tout d'un pas tellement incroyablement tranquille...
Quand je repense à ma journée d'hier, j'ai l'impression qu'un nuage s'était glissé sous mes pieds et qu'il me conduisait où je voulais.
Je ne me souviens pas du moindre bruit dans le supermarché, ni dans les magasins.
Ah si, sauf un bruit : dans un magasin, il y avait sur grand écran une redif du concert de Mika.
J'en aurais pleuré. Mon petit bonhomme n'était qu'un petit asticot de quelques jours dans mon ventre quand j'ai assisté à ce concert... Je suis restée debout devant l'écran sans pouvoir bouger, tellement reconnaissante de ce nouveau clin d'oeil de la vie.

C'est tellement bon d'être seule, de ne parler à personne, de n'ouvrir la bouche que pour chanter ou susurrer des mots doux à mon chat.
Ca m'a manqué.
Et si je n'avais pas été chez ma gynéco, je crois que je ne me serais pas accordé ce calme.

Bon, bien sûr, ce matin, au réveil, mon cerveau n'a pas pu s'empêcher de m'embêter un peu avec tout ce qu'il faut absolument faire demain au boulot.
Bien. Je ferai ma part (enfin plus que ma part puisque je ne devrais pas y être...), mais aux élus aussi de prendre leur responsabilité.
Je ferai l'urgent. Le reste souffrira. Tant pis.

Et puis j'aime mon amour, vous le savez.
Mais ça me fait du bien d'être trois jours sans lui. Parce que mamour a quelques soucis au boulot. Je ne veux surtout pas qu'il arrête de me les raconter en rentrant, je sais que ça l'apaise, d'autant que je finis souvent par l'aider à relativiser, et alors ça nous fait du bien à tous les deux.
Mais ne pas absorber ces soucis là pendant quelques jours, ne pas me demander comment nous ferions si...., Dieu que ça fait du bien.

Je profite du temps qui passe, et je suis confiante.
Tant pis si ça ne dure pas, cette parenthèse est un pur bonheur. Et le bonheur, ça laisse des traces.

Sur ce, je m'en vais savourer les cabrioles de mon bonhomme, la danse des flammes dans la cheminée et les câlins de mon chat.
Quand je vous dis que ma vie est belle...

jeudi 30 octobre 2008



Une p'tite photo pour montrer que ça avance tout ça ;-)
Sinon, il m'arrive de penser à Kiwi, et à certains messages qu'elle avait écrit, avant d'être enceinte, puis ensuite avec sa grosse bedaine, et qui parlaient des femmes enceintes qui se caressent le ventre.
Comme toi, Kiwi, quand je voyais un gros ventre se faire caresser, mon coeur se serrait. Et tu te demandais si elles avaient vraiment besoin de se toucher le ventre en public. Puis tu avais toi même constaté que ce geste devenait machinal, une fois que ton ventre avait enfin fini par bien vouloir s'arrondir...
Alors quand je me surprends la main sur le ventre, je pense à toi...
C'est encore réservé aux moments où je suis seule, ou avec mon chéri. Enfin je crois ! Mais viendra bien sûr le moment où ma main se fichera bien de qui la voit faire...
Et à part ça, ma nuit de rage m'a certes bien fatiguée, mais la colère est passée.
J'ai à nouveau été réveillée vers 3h, et pour au moins 2 bonnes heures, mais j'étais zen, j'ai pensé à plein de choses constructives, mon petit bonhomme faisait des cabrioles qui me faisaient sourire d'amour, et conclusion, je me suis levée bien moins fatiguée.
Me revoilà bien plus sereine, OUF !

mercredi 29 octobre 2008

Juste pour dire...

Il est 5h25, ça fait plus de deux heures que je suis levée, parce que même par paresse, y avait plus moyen de rester au lit tellement je suis enragée.
C'est la nuit (encore un peu), alors j'ai le droit d'insulter qui je veux, et demain matin, je dirai juste que j'ai été un peu excessive mais que c'est la nuit qui embrouille tout.

Même pas besoin d'insulter. Ou disons alors simplement que mon Président est un vieux con et que je lui en veux terriblement de me faire tellement chier que je n'en suis plus capable de me rendormir quand je viens bêtement à y penser la nuit.

Je n'aurais pas vraiment besoin de mon salaire, je crois simplement que je n'irais pas travailler aujourd'hui. Ni tant que ma colère ne sera pas passée.
Ca va sans dire que je n'aurais pas le moindre mal à me faire arrêter. Et que si je ne le fais pas, c'est juste parce que je suis bêtement consciencieuse et que je ne tiens pas à mettre mes collègues dans une merde noire.
Mais là, j'en ai clairement ras-le-bol.

Déjà quand je suis là, on n'arrive plus à suivre à cause de ses lubies à deux balles. Comment ça va être dans quelques mois ?
Comment les salariés vont-ils être payés puisque personne ne me remplacera et que je suis la seule à faire rentrer des sous là où tout le monde ne fait que le dépenser ???

Personne n'est irremplaçable, ça, je l'entends à longueur de journée. Mais je ne veux pas être irremplaçable, je veux seulement que notre grand manitou à con comprenne que puisqu'il ne veut pas me remplacer, il va falloir arrêter de vouloir tous les jours augmenter la charge de travail des salariés qui n'en peuvent déjà plus !
Moi la première.

Bref, ça va de nouveau exploser, ça va de nouveau mal se passer, et j'en ai, mais alors... plus que ras-le-bol.
Il me fait chier !!! (héhé, je m'interdis autant que faire se peut de dire des gros mots, mais les écrire, Dieu que ça fait du bien, là !!!)

Et puis je n'ai pas besoin de préciser que quand je ne dors pas et que je me mets dans cet état, je m'en veux, parce que je sais bien que ce n'est pas exactement ce qu'il faut pour mon petit bonhomme...
Enfin le vilain cercle vicieux...

Et au bureau, tout à l'heure, je vais être morte de fatigue, et bien remontée...
Ca promet....

mardi 28 octobre 2008

Les choix qu'on fait...

**** Petite note ajoutée après la rédaction de ce message : il est TRES long et vraisemblablement pas très intéressant... Typiquement un de ces messages dont l'auteur a besoin pour mettre des mots sur tout un tas de choses. Mais qui n'apporte rien d'autre...
J'ai qu'à pas le publier hein, je sais, mais je fais ce que je veux, non ;-)))****

Un petit tour par ici, pour faire part de mes élucubrations nocturnes...


Il fut un temps, quand je ne dormais pas la nuit, je me levais, je me faisais une boisson chaude, je m'enroulais dans un plaid tout doux, je m'installais sur le canapé, et je vous lisais, ou je cherchais des milliards de choses sur internet, ou je regardais une série pour me faire plaisir.
Là, je suis un peu paresseuse, alors je reste au lit.
Et quand on reste au lit et qu'on ne dort pas, on gamberge.
Ce n'est pas pour rien que je me levais avant... Pas envie de gamberger, moi !

Mais bref. Je me suis sentie incapable de me lever, alors j'ai pensé.
A plein de choses. Il paraît que la grossesse est une période propice à faire ressurgir tout un tas de choses.
Moi je me suis interrogée sur le chemin que j'ai parcouru jusque là.


Entendons-nous bien dès le départ sur le fait que je suis heureuse d'être où je suis, et je n'échangerais ma place actuelle pour rien au monde. RIEN !

J'aime un homme extraordinaire, de tout mon coeur, je porte un mélange de lui et de moi (rien que de l'écrire, ça me transporte tellement que j'en ai les yeux tout humides...), on a un chez nous qui nous plaît plus que de raison, enfin pas besoin de lister plus que ça, je suis heureuse, on est heureux, et je compte bien faire en sorte qu'on le soit encore longtemps...

Quand je suis en ville, sans lui, je ne peux m'empêcher de chercher ce que je pourrais lui rapporter pour lui faire plaisir. Rien que ça, ça me fait dire que l'amour que je lui porte n'a pas pris une ride.

Mais bref.
Ca, c'est juste pour bien établir que mes reflexions n'ont pas pour origine une insatisfaction ou un regret quelconque.


Simplement, pour la première fois de ma vie, je me suis dit que si c'était à refaire, je ne ferais PAS tout pareil.
Pour la première fois, je me dis que toute cette souffrance n'était pas utile.
Je sais bien que tout ça m'a mené où je suis.
Et c'est pour ça que jusque là, je me disais que ça en valait la peine.

Oui. Mais je me dis maintenant que si j'avais pu arriver là en prenant un autre chemin, je l'aurais fait.

Enfin j'aurais bien sûr PU le faire. Mais j'étais aveugle. Et visiblement déterminée par tout un tas de choses qui m'apparaissent maintenant clairement.

Les treize années de mon histoire avec Ex ont été faites de hauts et de bas. Et entrecoupées d'autres histoires. Ou peut-être devrais-je dire que d'autres histoires s'y sont superposées. Des deux côtés.

Et l'autre jour, en tombant sur facebook sur le nom d'un de ceux qui ont partagé ma vie à un moment donné, ça m'a ramenée... 9 ans en arrière.

Et je me suis interrogée sur ce qui a fait que cette histoire n'ait pas duré.

Jusqu'ici, je me disais simplement que si j'ai toujours fini par retomber dans les bras d'Ex, c'est simplement parce que je l'aimais plus que tout, que je l'avais dans la peau, malgré tout le mal qu'elle pouvait me faire.
C'est aussi pour ça que je me disais que j'endurais tout ça sans tout envoyer bouler.

Et finalement, je me dis que la pression sociale peut parfois jouer dans un sens bien étonnant.

Je me revois, fin 1999, ne sachant clairement plus quoi faire.

Petit rappel des faits, pour mémoire : été 1999, en vacances sur notre lieu de villégiature habituel...
Je tombe sur F, avec qui j'avais eu une petite histoire quand j'avais 16 ans. Cette petite histoire m'avait évidemment chamboulée, mais peut-être qu'un jour de nostalgie, je raconterai mes vacances d'été 1993, elles sont mémorables pour une ado ;-)

Bref, il revient avec ses parents dans notre chère résidence. Nous avons grandi, je le trouve toujours aussi beau, je n'ose pas aller vers lui, j'attends qu'il vienne. Ce qu'il fait très vite.
Après, tout ce dont je me souvienne, c'est qu'il m'a emportée dans un tourbillon.

Ex devait venir passer quelques jours avec moi après le départ de mes parents (le truc exceptionnel obtenu grâce à de soigneux mensonges très élaborés !). Mais elle était en "stage" sur la côte, et je savais bien que ce "stage" se faisait avec certaines personnes, et donc qu'elle ne serait pas très sage...

Je l'ai appelée, et lui ai dit que je ne voulais pas qu'elle vienne. Je ne sais pas encore aujourd'hui où j'ai trouvé le courage de faire un truc pareil... Je devais être sur un nuage.

Mes parents ont cherché à m'en faire redescendre... Ils sont repartis me laissant seule, certes, mais en embarquant tous mes papiers, tout mon argent, mes cartes de crédit, bref, m'ont laissée seule, anonyme et sans ressource.

Le beau F devant rentrer dans sa capitale pour son boulot, j'ai donc dû trouver des solutions pour pouvoir rentrer en train, sans papier, sans argent.
Mais quand on est sur un nuage, tout ça, c'est anecdotique.

Une très belle histoire a commencé. Je passais mes week-ends à faire des allers-retours en train ou en avion, ou alors lui venait dans mon petit F1.
Chez lui, nous étions chez ses parents, l'étage inférieure de la maison étant aménagé pour lui, en une immense chambre, un dressing, une salle de bain, et un salon.
Le tout donnant directement sur le jardin.
Bref, je vivais un rêve, la vie telle que je la voyais.
Je me promenais dans la rue en lui tenant la main (ça a l'air stupide, mais quand on a l'habitude d'être avec une personne du même sexe, ce genre de détail devient important...), nous sortions, seuls ou avec ses amis, je me sentais normale, je prenais confiance en moi, je devenais une autre moi-même, je changeais, dans le bon sens.

C'est aussi en ce début d'année universitaire que j'ai rencontré celle qui est toujours ma meilleure et si chère amie.
Un beau moment.

MAIS...

Voilà que le beau F m'appelle un matin, je me revois encore dans la voiture, dans la ville de mes parents. Et il m'annonce qu'il est envoyé en mission au Sénégal pour plusieurs mois.
Une sacrée aubaine professionnelle qui prouvait la confiance de ses nouveaux employeurs. Je ne pouvais que l'encourager.

Mais quand j'ai raccroché, j'ai eu peur. Parce que je savais que tout allait devenir plus difficile.

Et la grand-mère d'Ex est morte, et elle m'a appelée, en larmes, et j'ai accepté de la voir.
Et tout est donc effectivement devenu plus difficile.

F n'était dispo que très tard le soir (la nuit...) au téléphone. Je me ruinais pour pouvoir lui parler quelques minutes, au milieu de ma nuit.
J'étais épuisée, physiquement et nerveusement. Quand il est revenu pendant quelques temps avant de repartir, je jonglais entre elle et lui, en inventant des mensonges plus gros que des maisons pour me justifer de ne pas passer tous les week-ends en leur compagnie.
Je sortais d'un week-end avec l'un résolu à passer ma vie avec lui, et je changeais d'avis en passant le week-end suivant avec l'autre.


Peu avant la fin de l'année, mon beau F devait revenir définitivement à Paris. Il fallait donc que je décide avec qui je passerais le fameux réveillon de l'an 2000...

Vu de l'extérieur, ça fait un peu "pauvre petite fille riche". Parce que devoir choisir entre deux amours, ça doit sembler bien superficiel comme problème.
Mais vécu de l'intérieur, je n'étais vraiment pas bien. A tomber dans des extrêmes inquiétantes.

Et ce qui m'est apparu clairement la nuit dernière, c'est que le choix a été fait sur de mauvaises bases. J'ai enfin compris que si j'ai choisi EX, ce n'était pas parce que l'amour que j'avais pour elle dépassait tout.

Mais à l'époque, choisir entre les deux revenait aussi à choisir un homme ou une femme. A faire un choix de vie.

La simplicité est vite trouvée entre les deux...
Mais à force de se dire ça, quand on penche vers l'homme, on finit aussi par se dire qu'on ne penche vers lui que parce que c'est ce qui sera le plus facile à vivre. Et que si on laissait cet aspect de côté, alors la balance pencherait de l'autre côté.


Et voilà comment j'ai appelé le beau F, juste à son atterrisage à Paris, pour lui dire que je ne le rejoindrais pas. Plus.
Il me disait qu'il voulait vivre sa vie avec moi. Et je l'ai jeté par téléphone, alors qu'il pensait qu'il allait me serrer dans ses bras à sa descente de l'avion...
Quelle horreur.


Et je suis donc retournée avec Ex, parce que j'avais l'impression que si je faisais autre chose, ça serait succomber à la pression sociale.
Et j'ai souffert, beaucoup plus encore que je ne pouvais l'imaginer à ce moment là, alors que je pensais déjà endurer plus que je ne devrais...


Les autres qui ont jalonné mon parcours, je ne ressentais pas pour eux ce que je ressentais pour mon beau F.
Les choix ne se sont donc pas posés de la même façon.
Mais l'histoire s'est quand même répétée... Notamment lors d'une histoire avec un bel étranger avec qui j'ai vécu pendant plusieurs mois (à l'étranger...) avant qu'il ne parte aux Etats-Unis pour ses études. Je l'ai accompagné là bas pour le premier mois, et en revenant, avec 6 000 km qui nous séparaient, tout est devenu plus flou.
Mais je concède que les sentiments que j'avais pour lui étaient moins.... Enfin ils ne faisaient pas le poids.

Tout ça pour dire que je me suis dit que je n'avais fait ce choix, fin 99, que parce que je croyais que si j'en faisais un autre, je ne faisais que céder à autre chose qu'à mon coeur.
Et aujourd'hui, alors que je suis enfin capable de reconnaître que l'amour n'a pas été la seule raison de ces choix, je me demande à quoi ma vie ressemblerait si j'avais eu le courage d'aller vers celui vers qui mon coeur me transportait à ce moment-là.

Je me demande comment je serais aujourd'hui, si je n'avais pas traversé ces années supplémentaires de souffrance.
Et puis j'en arrive à souhaiter n'avoir pas tant souffert.
Parce que je me rends compte aujourd'hui des séquelles que ça laisse, autant physiquement que psychologiquement, et que ça me blesse de savoir que le mal que nous font les autres peut continuer à nous blesser, indirectement, encore bien longtemps plus tard.

Et je me demande combien de jeunes se posent aujourd'hui tout un tas de questions qui leur semblent insolubles... Il n'y a pas que l'orientation sexuelle. Mais les ravages des parents. L'effet éternel de certaines paroles adressées à un enfant sans y réfléchir.
Et nos réactions, à nous, adultes, qui ne sommes plus capables de nous mettre leur place, qui les regardons parfois l'air de dire "pfff, tu te prends bien la tête pour pas grand chose" alors qu'ils se sentent ébranlés jusqu'au fin fond de leur coeur et de leurs entrailles...

J'ai mal pour eux.
Parce que sans doute je n'ai pas fini d'avoir mal pour la petite fille que j'étais, l'ado qu'elle a essayé d'être, et son début de vie adulte.
Parce que je n'ai pas fait la paix avec mon passé. Parce que je ne sais pas comment faire.
Et si je ne sais pas comment faire, saurai-je dépasser tout ça pour élever un enfant sans lui faire porter le poids de mes propres expériences ?
Et comment faire pour que mes enfants puissent faire des choix avec lesquels ils puissent vivre en paix ? Comment leur donner la possibilité de faire des choix qui leur ressemblent ?

Enfin je n'ai sûrement pas fini de me poser des questions.... Mais si seulement j'étais capable de faire en sorte qu'ils ne se heurtent pas au mur contre lequel j'ai dû me battre si fort...
S'il sent l'amour de ses parents, est-ce qu'un enfant part plus fort face aux choix qu'il lui faudra faire ?

jeudi 16 octobre 2008

A cause de Véro

Voilà la règle :

"Alors il faut tout d’abord choisir cinq chansons qui vous ressemblent et dire pourquoi vous les avez sélectionnées, en mettant une playlist à l’appui. A la fin, mettre “The song”, en sixième position, celle que vous aimez d’amour, plus que tout, dont vous êtes raide dingue. Bref je crois que vous voyez à quelle chanson je fais allusion, hein??? et pour conclure, vous tagguez cinq personnes et le tour est joué. Ok? Compris?"

Ben oui j'ai bien compris, mais 5 chansons ??? Ca ne va jamais suffire...

Et LA chanson, ben j'en ai plein. Ok, pas cohérent ce que je dis, mais j'ai plein de MA chanson !!!
Je vais essayer quand même...

Et si jamais il vous prenait de vouloir écouter les chansons dont je parle, je les mets dans la playlist dans la colonne de droite, vous aurez donc systématiquement droit à la première en me lisant. Ne vous sauvez pas pour autant ;-)))


1. Sara perche ti amo :
Parce que j'ai du mal à ne pas me lever et sauter partout dès que j'entends les premières notes de cette chanson. Et ça fait.... longtemps que ça dure.
J'ai dû commencer à me bouger le popotin sur cette chanson dès qu'elle a commencé à passer à la radio. Aucune idée de la date de sortie, mais je devais être une toute petite bambina !

Et puis, j'ai été une fan inconditionnelle de l'Effrontée, le film avec Charlotte Gainsbourg. Et c'est la chanson du générique de fin.
Je ne sais pas comment j'ai pu voir ce film étant donné que je n'allais pas au cinéma et qu'on ne regardait pas la télé (ou seulement par instants volés chez ma grand-mère !), toujours est-il que j'ai ADORE ce film, rien que pour la réplique "ici, c'est p'tit, c'est moche et ça pue!".
Et parce que je voulais être comme elle. Ben oui !
Et je l'aime toujours Charlotte... Dans ses films, sa musique...

Mais bref, voilà. Cette chanson, ben si je l'entends, ben il FAUT que je chante à tue-tête et que je saute partout !

2. Depeche Mode. Sauf que je ne peux décidément pas choisir entre Somebody et A question of lust. Alors je mets les deux, mais on n'a qu'à faire comme si c'en était une seule, hein...
Parce que je les trouve belles, déjà. Et parce que ça me rappelle un jour, à Strasbourg, dans mon petit appartement d'étudiante qui n'était pas vraiment un appartement mais bref, ce n'est pas le sujet...
J'étais dans les bras de mon amour de ce moment là. Cet amour qui m'a à la fois construite et détruite. Pendant 13 longues années. Et nous avons dansé.
Ca ne nous est pas arrivé souvent. Et quand on souffre, ces moments de calme et d'infinie tendresse amoureuse nous semblent tellement irréels qu'on les garde à tout jamais dans son coeur.
Et je croyais tellement, tellement, tellement que ça serait vivre avec elle ou mourir...


3. Envole moi.
Parce que je l'ai si souvent hurlée dans ma voiture cette chanson, à force de vouloir partir ailleurs...
En ressentant chacune des paroles.
Mais en ne sachant pas à qui je demandais de m'emmener...


4. She's got that light
Pas trouvé sur deezer, alors faut cliquer...
Euh, ben là, je ne sais pas trop comment expliquer, c'est juste que cette chanson me rend heureuse !
Alors elle est toujours dans mon baladeur, en cas de besoin urgent de bonheur :-)


5. I should have known better.
Mon Papa, quand j'étais petite, il se faisait des cassettes avec des titres favoris. Parce qu'il était tout le temps sur la route, alors comme ça, quand il n'écoutait pas les émissions nocturnes de musique sur RTL, il avait de quoi se faire des trajets agréables.
Quand j'ai grandi, j'ai pris l'habitude de lui piquer certaines cassettes. Surtout une. Elle s'appelait SLOWS 1.
Et il y avait cette chanson dessus. Avec plein d'autres que j'aime aussi. Mais voilà, il faut bien choisir. Et c'est celle que j'écoute le plus, encore maintenant. Encore une qui se prête bien aux hurlements dans la voiture !

6. Mouais... Une seule... Pffff.
Faudrait que je refasse ce tag à l'infini alors pour pouvoir me sentir satisfaite...
S'il ne devait y en avoir qu'une...
Alors ça serait Hide in your shell.
Parce qu'elle m'a toujours mise dans un de ces états !
Je ne sais pas si je suis arrivée un jour à ne pas avoir les larmes qui coulent et la voix qui se brise à 05'40.
Pas de tristesse, non non, juste parce que l'émotion est trop forte.
Je sais, ça semble complètement idiot, mais voilà, c'est comme ça ! La musique, les paroles, ben voilà, ça suffit à me chavirer complètement. Que je sois profondément heureuse ou atrocement triste. Le résultat est toujours le même !


Voilà.
Il y a bien sûr d'autres chansons que je voudrais bien glisser ici, mais y a des règles...
Mais allez, Véro, je suis sûre que tu m'autorises un tout chti truc en plus, mais c'est exceptionnel, c'est juste au regard des circonstances toutes particulières de moi :-)
Je chante souvent, avec tout plein d'émotion dans la voix, Mistral Gagnant.
Parce que je peux enfin la chanter à quelqu'un, même si ce quelqu'un est encore à l'intérieur de moi.
Et que rien que d'en parler, ben j'ai du mal à retenir mes larmes.
Même si c'est une chanson d'un papa à son enfant.
Mais moi, je suis déjà complètement barge de ses yeux. Et j'ai tellement hâte d'entendre son rire....

Bon, allez, je cherche 5 personnes qui n'ont peut-être pas encore reçu ce tag, et je m'en vais sécher mes larmes ;-)
Ca pourrait être Milou, Eugénie, France, Mme Cornue et Vegekat.
Et les autres qui lisent et qui n'avez pas encore été taggés, ben hop, z'êtes taggés d'office!

Merci Véro !