mardi 10 novembre 2009

Je suis contaminée

J'ai ouvert une page sur internet, il y avait une pub pour un antivirus, et j'ai aussitôt pensé à la grippe !!!
*bonhomme qui a les yeux qui tournent dans tous les sens*

C'est officiel, mon cerveau est contaminé....

jeudi 5 novembre 2009

C'est pour ça que je l'aime

Hier matin

6.10 : je me lève, je me douche, je m'habille.
6.30 : je me glisse dans le lit, et je demande gentiment à mon homme qui dort encore plus qu'à moitié s'il compte se doucher, et comme il me dit oui, alors je lui dis qu'il est l'heure de se lever.
Je prépare les affaires de tinamour, je vide le sèche-linge.
6.40 : je redis gentiment à mon homme qu'il est l'heure de se lever.
Je range vite fait pour que tout soit prêt pour la femme de ménage (ah, quel bonheur de l'avoir dans notre vie....!).
6.45 : mon homme se lève péniblement, et commence enfin tranquillement à se préparer.
7.00 : après avoir mis une lessive et rangé le linge repassé, je suis dans la cuisine et je prépare notre petit déjeuner + celui de tinamour.
7.07 : Monsieur arrive enfin dans la cuisine.

Moi : tu te souviens de l'heure à laquelle j'avais dit qu'il fallait qu'on soit dans la cuisine pour le petit déj' pour ne pas être à la bourre ?
Lui : oui, 6h45.
Moi : Et il est ?
Lui : ouais, je sais, j'ai merdé.

On va va chercher tinamour qui s'est réveillé, on déjeune vite fait, je range la cuisine, on monte, je change tinamour, je lui mets de la crème sur les fesses qu'il a très rouges, et sur le visage puisqu'il a un début d'eczéma.
7.45 : homme est assis sur le canapé et je lui mets tinamour dans les bras pour qu'il lui donne le biberon du matin.
Moi : oh punaise la galère, il est 7.45, je devrais déjà être partie !!!!
Lui : ben oui, on est à la bourre, et toi, tu lui mets de la crème, tu papotes et blablabla !

Bon, c'est pas pour ça que je l'aime, parce qu'à ce moment-là, j'ai plutôt dû me retenir pour ne pas lui arracher mon fils des bras, lui dire de déguerpir et de ne jamais remettre les pieds dans cette maison....
Moi : pardon, mais la crème à mon petit bonhomme, c'est indispensable.
Et le blabla, ça ne m'empêche pas de le changer, et je ne vais pas zapper tou ces petits moments avec lui parce qu'on est à la bourre parce que toi tu ne t'es pas levé quand il faut !

Sur ce, j'ai été me brosser les dents, et j'ai préparé une autre lessive. Je pense que j'avais des éclairs qui me sortaient de la tête tellement j'étais enragée.
Je me disais que c'était la denrière fois que je le réveillais, que dorénavant, je ne m'occupais plus de lui le matin, qu'il n'avait qu'à se démerder, que je prendrai mon petit-déjeuner toute seule, tant pis pour le petit moment sympa du matin.
Et que si c'était comme ça, ben on se croiserait à peine le soir, et puis voilà, on deviendrait comme tous ces couples qu'on critique tellement quand on les voit vivre...

Et je suis remontée dans le salon, toujours fulminante, et là, il me regarde tout penaud et me dit tout embêté : "pardon, je suis vraiment désolé" d'une petite voix timide.

Et là, ben je fais une croix sur tout ce que j'étais en train de ruminer, et je fonds.

Parce que moi, quand je me fâche, je suis tellement fâchée que je suis capable de soutenir mordicus une ânerie juste pour ne pas reconnaître que j'ai tort.
Et lui, spontanément, tout de suite, il me demande pardon.
Ni une ni deux.
Il ne cherche pas à se trouver des raisons, il ne cherche pas à dire que j'y suis aussi pour quelque chose.
Il me dit qu'il a de la chance que je m'occupe de tout, et que c'est à lui de se bouger un peu pour que non seulement je n'aie pas à rattrapper le retard qu'il me fait prendre mais aussi pour que je ne fasse pas toujours tout toute seule.
Je sais que ce sont des mots.
Mais c'est déjà tellement de les dire et de me mettre du baume au coeur.
Alors je lui ai fait un bisou et je lui ai dit merci.

Et j'ai fait tout le trajet vers le boulot avec un coeur débordant d'amour.
Il n'en fout pas une, on est d'accord.
Mais il est d'une gentillesse à démonter mes plus farouches résistances.
Si seulement je pouvais le garder pour toujours...

mardi 3 novembre 2009

Le monde à l'envers

Ca serait bien trop long à expliquer, parce que le comment du pourquoi est un peu compliqué, mais quoiqu'il en soit, ce matin, une de mes secrétaires était en train de m'expliquer vertement qu'il fallait que je fasse un truc d'urgence (en plus des autres trucs urgents et graves qui nous tombent dessus depuis 3 jours...) !
Et quand j'ai eu le malheur de lui répondre que je le ferai une fois que j'aurai terminé les autres trucs encore plus urgents (genre, il faut que les éléments pour la paye de tout le personnel partent ce soir dernier délai, sinon, pas de paye en novembre pour qui que ce soit...), ben elle n'était pas contente !
J'étais tellement abasourdie que c'est à peine si je lui ai répondu !

Je me demande vraiment si je ne vais pas "oublier" -provisoirement bien entendu - la prime de fin d'année de quelqu'un, juste pour voir si ça lui redonne le sens des priorités dans les urgences à traiter...!
Non mais alors ça alors !

lundi 2 novembre 2009

Youpi !!!!

17h36, toujours pas d'appel de la crèche !!!
Je m'étais tellement préparée à être de nouveau appelée, du coup, la surprise est plus que bonne !

Maintenant, je suis drôlement curieuse de savoir : tinamour a-t-il réussi à rester à moins de 38.5 toute la journée ? Ou est-ce mon petit discours à la directrice qui aurait un peu porté ses fruits ?

Ah, il faut quand même que j'ajoute qu'entretemps, j'ai appris que mon cher homme a discuté avec la maman d'un de ses patients, qui n'est autre que la pédiatre de la fameuse crèche.
Et qui lui a confirmé qu'elle n'a JAMAIS demandé l'instauration de règles aussi strictes, bien au contraire, elle essaye de faire retomber la pression.
En vain visiblement !

Bon, mais qu'importe tout ça, je vais chercher mon amour le coeur léger ce soir, pas de file d'attente chez le doc pour nous aujourd'hui, yey !!!

Moi aussi


Mouais, moi aussi va falloir que j'y aille de mon petit couplet sur la grippe A/H1N1.

Jusqu'ici, la règle à la crèche, en cas de maladie des bébés, c'était que si la température montait au delà de 38.5, on leur donnait un antipyrétique, on prévenait les parents qu'il faudrait consulter le médecin, et voilà.
Le lendemain, bébé pouvait donc retourner à la crèche si le médecin estimait que ça ne présentait pas de danger pour les autres bébés, et son traitement lui était administré le temps qu'il fallait pour que bébé guérisse.

Sauf que voilà, la vilaine grippe qui fait peur à tout le monde fait réfléchir les gens à l'envers.
Et au final, c'est bien ça qui va tous nous rendre malades. Et peut-être pas de la grippe A...

Parce que maintenant, dès que bébé a 38.5, il faut aller le chercher, ils ne le gardent pas.
Et il ne peut retourner à la crèche qu'avec un certificat de non contagion. Sauf que même un rhume, c'est contagieux.
Bon, alors après avoir bien râlé, c'est maintenant un certificat comme quoi ce n'est pas la grippe A qu'il faut apporter.
Bien, parfait.
N'empêche que dans cette crèche, il fait bien 24-25 degrés en permanence, alors de toutes façons, en fin d'après-midi, au milieu des jeux, de l'excitation et de cette chaleur, TOUS LES BEBES ont de la fièvre.
Rien de grave, rien que du normal.
Sauf que maintenant, les parents sont appelés.
Et ça a été mon cas jeudi ET vendredi.
Sauf que jeudi, j'avais été chez le médecin, qui m'avait dit que c'était un rhume, m'a fait mon certificat pour la crèche, prescrit un peu de sirop pour la toux et voilà.
Mais évidemment, avec un rhume, il a de nouveau eu de la température vendredi.
Et alors elles m'ont rappelée, pour que je récupère mon fils.
Ca commençait déjà à me chauffer les oreilles.
Quand en plus elles m'ont dit qu'il fallait donc de nouveau un certificat du médecin, j'ai eu besoin de toute ma maîtrise pour ne pas les étriper.
D'autant que c'était le denrier bébé présent, tous les autres avaient déjà été renvoyés dans leurs pénates...
Je suis donc retournée chez le médecin, j'ai attendu 1h15 dans une salle d'attente remplie de gens VRAIMENT malades, notamment un gamin avec sa varicelle (....), avec mon bébé qui était intenable car épuisé puisqu'il était l'heure du bain, du repas et du dodo...
Tout ça, juste pour avoir à nouveau un certificat pour qu'il puisse retourner à la crèche.

Ca m'a énervée tout le week-end (surtout la nuit...), parce que je ne peux pas prendre de congé juste là, c'est trop la bourre. S'il était malade, je ne dis pas, je ne réfléchirais même pas. Mais il a juste un petit rhume !!!
Et là, je me dis que tous les après-midis, à ce rythme, je vais devoir le récupérer et filer chez le doc avec lui.
Et là, il va choper de vraies grosses bonnes maladies, et les refiler à tout le monde.
Et alors la crèche s'arrêtera de tourner, mon boulot aussi, et tout sera au ralenti, non pas à cause de la grippe, mais à cause de la fichue façon de gérer ça !!!

Alors ce matin, j'en ai parlé avec les nounous, puis avec l'infirmière et enfin avec la directrice.
Et tout le monde ouvre le parapluie. Bien grand. Tout le monde se cache derrière des autorités supérieures qui leur imposent des règles.
Tout le monde dit "oui oui, je comprends", mais personne ne change rien d'un iota.
Sauf que ces autorités supérieures dont on me parle, je suis en relation avec elles pour le boulot, et je SAIS que ce n'est pas vrai ce qu'on me dit !!!

Elles veulent quoi au juste ? Se faire des vacances sur leur lieu de travail ???
Alors la directrice m'a conseillé de rester à la maison quelques jours avec mon fils, le temps que son rhume soit passé.
Moui, ai-je répondu, mais comme il est à la crèche, il aura le rhume sûrement à peu près tout l'hiver.
Elle me répond, oui, c'est probable en effet.
Et alors quoi, je reste tout l'hiver à la maison ?

Non mais franchement...

lundi 26 octobre 2009

Une semaine (bis)

C'est le temps qu'il aura fallu à mes montagnes pour passer de leur habit d'été à leurs couleurs d'automne.

Incroyable comme ça a été vite.

Incroyable comme c'est beau. On ne s'y fait pas !!!



Premier jour aussi où je ramènerai mon tinamour de la crèche dans le noir, du fait du changement d'heure.

Ca, ça me plaît déjà beaucoup moins...

Urgences.............

Re-moi...
Suite à mon billet de tout à l'heure, et malgré toute ma bonne volonté, la douleur est devenue intolérable, alors je suis allée aux urgences.
Parce que c'est comme ça que ça s'appelle, même dans l'hôpital de ma petite ville...
Dans ce même hôpital, la maternité a fermé quelques mois avant que je n'accouche, n'étant plus aux normes et n'ayant pas de financement pour les travaux nécessaires.
Ben ils feraient bien de fermer les urgences aussi, parce que c'est gaspiller des sous à payer des gens qui ne servent à rien.
Ok, je suis frustrée, et c'est pour ça que je dis ça.
Mais il y a franchement de quoi...

J'arrive aux "Urgences".
La porte est fermée, je sonne, on me demande ce que j'ai, et on me répond qu'on vient m'ouvrir.
Après une dizaine de minutes d'attente (dehors bien sûr), la porte s'ouvre enfin sur deux infirmières qui m'escortent dans les couloirs pendant que je leur explique ce que j'ai.
Elles m'annoncent d'emblée qu'elles n'ont pas d'ORL, mais que le docteur va regarder si j'ai une otite, pour voir s'il faut me donner un antibio.
Mais je n'ai pas d'otite puisque je viens de leur expliquer que je me suis fait mal en me mouchant !!!!
Bon, bref, elles m'installent (je m'assois quoi...), me posent les questions traditionnelles (date de naissance, coordonnées, antécédents, etc), notent tout à la main sur un bout de papier (...) et une fois que c'est fait, elles repartent en disant "on va avertir un docteur".
Quoi ? Ca fait déjà 15 mn que je suis là à remplir des papiers, et elles n'ont pas encore prévenu de médecin ????
Nouvelle attente donc. Je sers ma tête dans les mains, j'ai du mal à ne pas pleurer, mais si je pleure, mon nez va couler, va falloir se moucher, ça va faire mal, alors je me raisonne...
Je n'ai pas regardé ma montre mais je dirais qu'une dizaine de minutes se sont écoulées jusqu'à ce que j'entende un pas traînant que je prenais pour celui d'une infirmière attendant le médecin, mais non, c'est un médecin.
Bonsoir, je réexplique mon histoire, il me regarde les oreilles (oh pu.... que ça fait mal !!!), se rassoit, et écrit tout un blabla sur le papier. Hohé !!!! Et moi, je peux savoir ?
Il semblerait que j'ai une lésion au tympan.
- Ok, et je fais quoi ?
- Ben on va vous donner du paracétamol, et si dans 24h, vous avez toujours mal, il faudra aller chez l'ORL.
- 24h ?????????????? Non mais vous croyez que je serais venue aux urgences à 3h du matin si j'avais une douleur supportable pendant 24 h ???????????
- Ah, vous avez si mal que ça ?
-................
- ben alors allez peut-être chez l'ORL demain matin alors.
Là dessus, je me lève, prête à partir, les yeux embués de larmes.
- attendez, voilà votre paracétamol !
- super, merci beaucoup Monsieur, et bonne fin de nuit !
- vous êtes venue seule en voiture ?
- ben oui
- alors faites bien attention, vous pourriez avoir des vertiges !
- très bien, je serai prudente, et puis je suis à 2 mn en voiture.

Voilà.
Enfin et encore, j'ai oublié le coup des abaisse-langue.
Le doc regarde dans tous les tiroirs et placards de la pièce, cherchant un abaisse langue.
Il n'en trouve pas, alors part chercher une infirmière.
De son pas vif que même ma grand-mère de 89 ans qui ne marche plus vraiment l'aurait doublé.
Et l'infirmière revient avec lui au bout d'un moment, refait tous les mêmes tiroirs et placards, avant de constater que non il n'y en a pas, et donc, elle réouvre le tout premier tiroir et en prend une boîte pleine.
Tout ce cirque pour être sûr de ne pas entamer une nouvelle boîte pour rien.......

Alors franchement, ils servent à quoi ?
Que soignent-ils ?
Je présume que si j'étais venue avec une blessure pissant le sang, ils n'auraient rien fait d'autre qu'appeler le samu pour m'amener ailleurs.
Alors pourquoi garder un tel service ouvert ?
Avec au moins trois personnes payées à attendre que quelqu'un vienne et dire ensuite à ce quelqu'un qu'ils ne peuvent rien pour lui ????