Cette fois, le tournant est amorcé. J'ai annoncé lundi à mon Président que je ne voulais plus diriger ma collectivité.
Je ne peux pas cesser comme ça, d'autant que les challenges de cette fin d'année sont nombreux, on absorbe une autre collectivité au 1er janvier, des études organisationnelles sont en cours, bref, je suis à ma place encore quelques temps, mais voilà, au moins, c'est dit.
Ce que je ferai après, je n'en sais rien.
Si je m'écoute aujourd'hui, j'arrête tout, je me recroqueville dans mon cocon, et je m'occupe de mes petits.
Peut-être pourtrant que je resterai encore, à un autre poste, au moins un temps, peut-être à temps partiel.
A suivre donc.
De toutes façons, ma famille a décidé pas mal de choses pour moi.
Je suis à la maison. L'épuisement a eu raison de moi, je ne peux plus conduire, ni raisonnablement sortir, je suis bien trop faible, mes yeux sont voilés de noir plus souvent qu'à leur tour.
J'ai donc gardé ma fille avec moi jusqu'à aujourd'hui, n'étant pas en état de la conduire à la crèche.
Et puis de toutes façons, elle a fait 2 jours à plus de 40°, c'était bien aussi qu'elle reste dans son environnement pour s'en remettre.
Aujourd'hui, son papa ayant des horaires plus corrects, il a pu l'y emmener, et pourra la récupérer cet après-midi.
Je donnerais beaucoup pour quelques heures de sommeil. Rien que 3 ou 4 heures me sembleraient un bon début.
Je suis seule, je pourrais dormir, mais je n'y arrive pas.
C'est fou de constater les ressources qu'on trouve en soi pour nos enfants. Je ne suis plus qu'une ombre, et pourtant, quand je suis avec eux deux, j'arrive à faire en sorte que leur vie continue de la même façon (avec un peu moins d'allant quand même...).
Tout ce qui compte pour moi, c'est m'occuper d'eux, en être encore capable.
Et je pourrais bouffer la moitié de la terre et ses conseils devant mes cernes et ma pâleur.
jeudi 4 octobre 2012
Tournant
mercredi 17 mars 2010
Voilà, c'est fini !
Oui, oui, je pense que l'hiver est fini cette fois.
La neige a fondu, le soleil réchauffe vraiment, et même s'il fallait encore gratter ce matin, c'était pour un pauvre petit -2°C.
Je vais enfin pouvoir mettre mon nouveau manteau (quoi, comment ça je suis futile ???).
Bref.
Le soir, la nuit, j'écris ici dans ma tête, j'évacue mes colères et frustrations sur ces lignes. Le matin, je m'auto-censure...
Je le regrette.
Je fais un travail sur moi, et je reviendrai parler de tout ça...
En attendant, quelques mots de février, avant que mars ne se termine !
Février aura vraiment été un sacré mois.
Tinamour commençait tranquillement à être malade (vraiment j'entends, pas juste le rhume qu'il traîne tout l'hiver parce qu'il est gardé en crèche).
Quand les nuits sont redevenues atrocement atroces, j'ai fini par aller chez le médecin.
Tout a commencé par une otite.
Puis une rhinotrachéite. Puis une bronchiolite. Puis un rotavirus plus que carabiné. Puis deux conjonctivites.
Et une maman sur les rotules. Avec deux conjonctivites elle aussi. Qui ont mis plus de deux semaines à guérir vu mon incapacité à combattre les microbes quand je suis à ce point fatiguée...
Le samedi juste avant son anniversaire, il devait être hospitalisé à cause de sa perte de poids. On a évité ça. J'aurais eu trop mal au coeur qu'il passe cet anniversaire à l'hôpital.
On a géré tout ça comme on a pu.
Par chance, c'était les vacances scolaires, et ma belle-soeur est venue nous dépanner les après-midis. Parce que je ne pouvais vraiment pas ne pas aller travailler, j'avais déjà fait repousser le vote du budget, je ne pouvais plus aller plus loin.
J'ai travaillé en morte-vivante, les yeux explosés et larmoyants.
Et puis on a déménagé. Enfin au boulot, pas la maison !
Les déménageurs étaient là le mercredi et le jeudi, et moi le lundi soir, je n'avais toujours pas fait de cartons....
Mouais, agité vous dis-je.
M'enfin on y est arrivé, c'est bien là le principal.
Le dernier week-end de février, on l'a passé chez mes beaux-parents. J'avais mal aux yeux, j'en avais marre de voir trouble. Pas envie de n'être pas chez moi. Mais c'était pour fêter l'anniversaire de mon amour de bébé, alors....
Mes parents eux étaient venus dans la semaine, ils avaient gardé le petit bonhomme chez nous, c'était sympa.
Il a été couvert de cadeaux, beaucoup trop.
J'avais pourtant dit que je voulais éviter. Mais "il n'a qu'un an, il ne se rend pas compte".
Mouais, on verra l'an prochain....
Du coup, le cadeau de Noël qu'on ne lui avait pas donné parce qu'il en avait trop eu, ben on ne lui a toujours pas donné....
On est rentré de chez mes beaux-parents sans le chargeur du veille-bébé.
On a donc remonté le lit de tinamour dans notre chambre en attendant que la Poste nous rapporte l'élément manquant.
Et ce n'était pas plus mal, parce que je n'aurais pas été capable de descendre les escaliers plusieurs fois par nuit.
Mon homme partait justement au ski.
Les nuits ont été terribles, mais le fait de l'avoir dans la chambre, ça a bien limité les dégâts sur moi.
Ca ne m'a pas empêché d'avoir un accident de voiture.
J'imagine que la fatigue a des effets sur la rapidité des réflexes....
Des dégâts matériels. Rien de physique. Ouf.
J'avais tinamour dans la voiture, je ne me le serais jamais pardonné s'il avait eu quelque chose...
Je suis restée d'applomb le temps de remplir le constat, de déposer Tinamour à la crèche, et d'aller me garer sur le parking.
Et tout est ressorti. Le stress, la fatigue, le ras-le-bol, la culpabilité.
J'ai mis la matinée à m'en remettre, et puis après, je suis passée sur le mode positif : j'avais eu beaucoup de chance, ma vie est un sacré joli cadeau, il y a de petites chaussures de bébé qui traîne dans mon entrée, et j'ai le bonheur qui déborde de mon coeur.
La soirée de cette journée a été particulièrement magnifique.
Comme pour fêter la fin de cette période un peu difficile.
Je me suis accordée le temps pour moi qu'il me fallait. En empiétant encore un peu davantage sur mon sommeil.
Mais c'était pour mon bien physique et psychique. Et c'était salutaire.
Le lendemain, j'étais en congé l'après-midi et mon fils est resté à la garderie. J'avais donc 6h devant moi en rentrant du boulot à midi.
6h seule.
Ca ne m'était plus arrivé depuis plus d'un an.
Un bonheur incroyable.
J'ai abusé de mon canapé, de chocolat et de café décaféiné. Ca aussi, c'était un pied incroyable.
Mars a donc très mal commencé mais a très très vite remonté la pente.
Et moi aussi par la même occasion.
Reste encore ces frustrations qui finiront par sortir. Elles se faufilent déjà par-ci par-là, pour prendre l'air.
Mon fils est beau, il est merveilleux, je pleure de bonheur quand je pense à sa bouille de sacré coquin, mon coeur s'emballe toujours quand je le regarde en cachette le matin après l'avoir déposé à la crèche.
Il est bruyant. C'est indéniable. Très vivant et très petit dormeur, mais les nuits s'arrangent malgré tout.
J'ai souvent envie de le bouffer tout cru !
mercredi 6 janvier 2010
Il pleure dans mon coeur, comme il pleut sur la ville.
Même pas vrai. Il neige !
Je devrais me réjouir, j'adore ça.
Mais je n'ai même plus la force de me réjouir.
J'en ai marre de toujours me plaindre, je voudrais me foutre un coup de pied au derrière, mais pour ça aussi, je suis trop fatiguée.
Et ce putain de Président, à qui j'ai dit que j'étais malade et que ma mamie était partie, que j'allais donc être absente une grosse partie de la semaine, il a fait un commentaire gentil, mais dès le lendemain, par mail, il m'en rajoutais encore, refusait de repousser le vote du budget, bref, je n'ai PAS LE DROIT d'être malade.
Sauf que là, je ne vais pas avoir le temps de me reposer jusqu'à samedi puisqu'on sera chez mes parents pour l'enterrement, et puis le week-end, j'ai mon petit avec moi, donc pas de repos non plus.
J'espère me tromper, mais je ne vois donc pas comment je pourrais aller travailler lundi. Je n'en peux tout simplement plus.
Je suis à bout de forces.
Si au moins je pouvais dormir au lieu de tousser et de me moucher
Et si au moins la nuit, je ne repensais pas au boulot !!!
Bref, c'est ce Président à la con qui me rend malade.
Parce que sans ça, je me prendrais moins la tête, je dormirais mieux, j'aurais déjà pris le temps de me reposer, et je n'aurais pas chopé toutes ces merdouilles.
Je le déteste.
J'en veux aussi à tous les vice-Présidents qui viennent toujours me dire qu'il est insupportable, qu'ils n'en peuvent plus de lui, mais qui n'osent jamais rien dire.
Ras-le-bol de leur lacheté et de leur mollesse.
Je sais que je compromets sérieusement plein de choses si je fais ça, mais je pense clairement que je retournerai chez le doc lundi, et qu'elle me redonnera une semaine.
De toutes façons, je ne peux plus continuer comme ça.
Pardon de n'être pas de meilleure compagnie ces jours-ci...
dimanche 22 novembre 2009
Foot, larmes et autres bagatelles...
Je suis allée promener mes larmes (et mon fils !) tout à l'heure, et je suis tombée sur le terrain de foot du village, sur lequel l'équipe du village jouait contre une équipe d'un village des environs (je suppose)...
J'étais abasourdie par ce que je voyais et entendais !
C'est quand même un jeu à la base, et c'était bien entendu des équipes d'amateur, censées faire ça pour le plaisir...
Et bien je n'ai jamais entendu autant de gros mots hurlés en aussi peu de temps, et de gens s'engueuler pour rien, pour ce qui devrait normalement être le plaisir du dimanche après-midi.
M'enfin si ça leur plaît....
J'ai donc été trimballer mon fils (et mes joues séchées) un peu plus loin.
Pourquoi je suis partie en larmes ?
Je crois que je suis au delà de la fatigue, là où on n'arrive plus à se raisonner.
Là où on se rend compte qu'on a beaucoup de chance qu'il n'y ait pas eu d'accidents domestiques, parce qu'on remarque souvent a posteriori qu'on n'a pas été très prudente...
Là où on commence à comprendre comment des mamans seules, abandonnées et désemparées peuvent en arriver à donner des somnifères à leur bébé...
Mon tinamour ne dort pas. Pas la nuit, pas le jour.
Une dent a percé. Ca, c'est fait.
Les autres arrivent. Alors il n'a jamais beaucoup dormi, et bien là, c'est juste l'enfer.
Disons que cumuler ça et le boulot, ça devient trop dur...
Alors cet après-midi, quand j'ai enfin réussi à l'endormir, et qu'il s'est réveillé 4 mn après, c'était trop...
Enfin bref, ce soir est une autre nuit... on n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise !
Je voudrais tellement qu'il n'ait plus mal...
Bonne nuit à tous !
lundi 3 août 2009
La fatigue....
.... conduit parfois à des fous rires.
Je venais de raccrocher le téléphone, je m'étais remise à astiquer, quand je me suis rendu compte que j'avais oublié de dire un truc à mon interlocutrice.
Ni une, ni deux, je prends le veille bébé, et je le regarde, bien concentrée, essayant de me souvenir comment je dois faire pour rappeler mon correspondant....