Misère de misère, il suffit que je tourne un peu le dos à mon PC pour que blogger me change tout !
Mais bref.
J'écris d'une main, ma merveilleuse petite fille accaparant mon bras gauche.
Il me faudra vraisemblablement plusieurs jours pour venir à bout de ce billet, mademoiselle ma princesse n'aimant guère me partager avec une machine (et pourtant, je tente la diversion musicale fort sympathique !!).
Suite à mon dernier billet, mon moral ne s'arrangeant guère, j'ai décidé de faire lire ma prose à mon homme, pour lui donner l'opportunité de comprendre.
Il a lu en silence, sans que je ne puisse décrypter d'émotions dans ses yeux. Il faut dire qu'il était tard.
Depuis, je dois dire, pas de changement. Je crois que c'est comme s'il ne savait pas.
(je poursuis, il est 3h30, tout le monde dort, enfin presque...)
Je n'en ai pas reparlé non plus, j'ai l'impression que ça ne sert à rien.
Il ne va pas bien, c'est un fait, la vie avec des enfants en bas âge ne lui convient pas. Il les aime, il les a voulu, mais il ne supporte pas de vivre avec ces petits êtres bruyants qui ne nous permettent pas de vivre notre vie au rythme que nous souhaiterions.
J'ai parfois cette impression que toute son énergie est tournée à chercher à échapper à leur présence.
Alors je vis ça de deux façons : quand il n'est pas là, la plupart du temps, ça va, je me raisonne, je me dis que tout ira bien, que je me suis fait une montagne de pas grand chose.
Quand il est là, c'est tout de suite moins facile.
Si mon Tinamour est calme, tout va bien.
Mais le soir, il est fatigué mon petit bout d'homme, alors forcément, un enfant de 3 ans fatigué, c'est un enfant un peu moins calme.
Et il suffit alors de 30 secondes pour que son père soit exaspéré et le fasse savoir.
Et dans ces cas là, moi j'ai juste envie qu'il parte. Ou de prendre mes enfants et de partir.
Je l'aime, j'ai envie que ma vie soit avec lui, mais j'ai aussi envie de m'enfuir.
Ces derniers jours, je me suis dit que j'allais chercher un gîte dans le coin, et aller m'y réfugier avec les enfants quelques jours.
Je ne lui ai pas dit. J'ai envie qu'un soir, il rentre et qu'on ne soit pas là. Pour voir ce que ça lui ferait.
Je m'interroge simplement sur ce que je dirai à mon fils...
Une chose est sûre : je ne peux plus continuer à gâcher les rares moments de sommeil que je pourrais avoir à me torturer l'esprit à cause de ses états d'âme.
Parce que pour moi, ces moments de la petite enfance de mes amours sont primordiaux, et je ne veux pas les gâcher avec tout ça.
Je veux juste savourer mon bonheur d'avoir ces enfants.
J'en ai marre de gérer le reste.
Un exemple débile : il a acheté une voiture de sport.
Ca faisait bien 2 ans qu'il attendait de trouver celle qu'il voulait (et pssait des heures chaque semaine à la chercher...), et c'est fait, depuis 2 jours il l'a trouvée et commandée.
Parfait. Il fait sa crise de la quarantaine, très bien, si ça peut aider, moi, je vote pour.
Oui, sauf que bien sûr, c'est pas donné cette voiture.
Pour les dépenses du couple, nous avons un compte commun que nous alimentons en fonction de nos revenus respectifs. J'ai donc trop gentiment proposé que nous financions cette voiture selon les mêmes proportions. Ce qui revient à ce que je lui donne 10 000 € pour financer sa crise.
Sachant aussi qu'il va falloir qu'une fois par semaine, il aille chercher son fils avec cette voiture, que mon petit coeur sera donc dans son siège auto mais à l'avant, et que rien que d'y penser (la route est dangereuse entre la ville où est la crèche et la maison...), je tremble.
Sachant donc aussi que tant qu'il aura cette voiture, il ne pourra pas s'occuper des deux. Y compris quand j'aurai repris le travail. Il faudra donc que JE m'organise en conséquence.
Bref, je trouve que c'est pas mal de concessions de ma part, que je faisais sans sourciller, juste pour qu'il puisse avoir son trip.
Et donc cette voiture, il faut qu'il aille la chercher à 5h de trajet d'ici.
Déjà, il n'a bien sûr pas envisagé de le faire avec moi (ou nous plutôt...), il a contacté 2 copains.
D'abord, il a proposé de faire ça pendant ses prochaines vacances. Oui mais c'est dans un mois, donc finalement, il a décidé de faire ça un mardi, le jour où il a le moins de patients à déplacer.
Et puis, il a suggéré que ça pourait être un jeudi, jour où Tinamour n'est pas gardé, et où il est d'habitude au moins la demi-journée avec ses deux enfants et moi à la maison.
Là, ça a commencé à m'agacer. Parce que oui, finalement, on s'en sort très bien (mieux souvent...) quand il n'est pas là, mais ça redevenait tout un symbole.
Et hier soir, j'ai compris que finalement, il voulait faire ça en deux jours. Un week-end.
Se faire un vrai big plaisir quoi.
Oui, parce que sa voiture, ce n'est pas déjà un super plaisir ???
Bref, quand j'ai compris ça, ça m'a un peu énervée, et il l'a vu. Alors il m'a dit "ouais, bon, ben j'ai compris, je vois bien que j'ai la pression".
Ca m'a encore plus énervée.
Je lui ai dit froidement que je trouvais que c'était une drôle de pression que d'acheter une telle voiture avec l'argent du couple, voiture qu'au passage je n'aime pas, alors il m'a coupée, en me disant que de toutes façons c'était SA voiture, que je n'avais pas à l'aimer.
Ouais, ben mon gars, je la paye aussi TA voiture et TA crise.
Alors pars toute une semaine si ça te chante, moi je m'occuperai de ta famille et de ta maison comme 100 % de mon temps, ça ne changera rien, à ceci près que je n'aurai plus un rond et un crédit en plus sur le dos.
Alors non, cette nuit, je ne dors pas.
Et oui, cette nuit, j'ai juste envie de partir...
Et demain, je serai encore plus fatiguée, et c'est férié, alors tout le monde sera à la maison.
J'ai déjà peur.
Et je ne veux plus gâcher ces moments merveilleux de l'enfance de mes petits.
Je voudrais juste profiter de mon bonheur d'être avec eux.
De ma chance qu'ils soient dans ma vie.
Je sais que c'est très exclusif, mais en même temps, ça passe tellement vite, je n'ai pas envie de me retourner bientôt et de me dire que je suis passée à côté pour des sombres histoires qui ne dépendent pas de moi.
Alors je réfléchis à comment faire pour le mieux. Je cherche LA solution.
En attendant, je vis chaque journée de ma princesse comme un cadeau, je serre fort mon fils quand je vais le chercher en fin de journée, et chaque soir, quand il dort, je continue d'aller le voir dormir, dès que ma puce m'en laisse l'occasion.
Cet amour est tout bonnement incroyable.
Parfois, je me dis que c'est un peu schyzophrène tout ça.
jeudi 17 mai 2012
Mon bonheur dans leurs sourires
mardi 24 août 2010
Hypocrisie organisée
Je vous préviens, c'est tout à fait politiquement incorrect ce que je vais écrire là, mais ça fait des semaines que je suis sous pression, que je retiens tout ça, il faut bien que ça sorte.
En préambule, je me permets de préciser que je HAIS le racisme, que ça m'horripile, et que j'ai toujours dit que malgré mon patriotisme exacerbé, si un jour l'extrême droite vient au pouvoir, je m'exile de l'autre côté du Rhin. Ou de l'autre côté de l'océan.
Préambule nécessaire.
Et pas la peine de m'écrire que notre Président actuel fait le jeu de l'extrême droite, je ne suis pas de cet avis, et je vais justement expliquer pourquoi.
Je ne sais pas quel est l'écho à l'extérieur de nos frontières de ce qui se passe actuellement chez nous avec les Roms, romanichels, gitans, gens du voyage, manouches, etc.
Alors pour mémoire, et en gros, après un incident en juillet au cours duquel un homme d'une communauté des gens du voyage a perdu la vie, il y a eu des échauffourrés, puis finalement, l'Etat s'en est mêlé et a décidé le démantèlement des camps illégaux de roms et leur expulsion.
C'est sans doute trop radical et surtout trop brusque comme décision, je suis tout à fait d'accord.
Mais je sais aussi que sur ce terrain sensible, il n'est pas de solution qui puisse convenir. Ou alors celui qui la détient est bien stupide de rester caché.
Ce qui me pousse à écrire aujourd'hui, ce n'est pas cette politique.
Ce sont les réactions à cette politique.
A vomir d'hypocrisie.
Tout le monde se lève pour défendre le droit des roms à aller et venir où bon leur semble.
Quand je dis tout le monde, je veux bien sûr dire tous ceux qui ne sont pas confrontés aux soucis réels que ça entraîne.
L'opposition hurle à l'acte de racisme organisé.
La semaine passée, un prêtre (!!!!!!!!) a souhaité "que Nicolas Sarkozy ait une crise cardiaque". Il a dit ensuite regretter ses propos, mais il l'a dit.
Le summum, c'est Yannick Noah.
Non mais alors là, pour moi, c'était le pompon.
Je l'ai toujours bien aimé, parce que bon, il vit dans son joli monde doré, mais il fait quand même des trucs pour les moins heureux que lui, alors c'est toujours mieux que ceux qui ne font rien.
Mais lui, dans son exil doré en Suisse, que connaît-il des situations engendrées par l'arrivée des camps roms ?
DE QUOI JE ME MELE ????????????
Viens donc payer TOUS tes impôts en France, notamment ceux qui servent à financer les aires d'accueil des gens du voyage, et après on en reparle !
Vous allez me dire "et toi, tu te mêles de quoi ?".
Et bien moi, depuis maintenant 10 ans que je travaille sur ce territoire, j'ai à faire face chaque année, plusieurs fois, au désastre économique et écologique des camps de roms.
Moi, depuis que je travaille ici, j'ai vu se mettre en place une aire d'accueil des gens du voyage, l'équivalent d'un camping bien confortable, qui a bien sûr coûté beaucoup d'argent aux contribuables ( dont moi) qui eux payent déjà leur taxe d'habitation, leur eau, leur électricité, etc.
Et j'ai pu constater que chaque année, cette aire est soit déserte, soit utilisée et vandalisée.
Les cuvettes de toilettes arrachées, les vitres brisées, les douches démolies, etc.
Ce n'est même pas de la négligence, c'est de la malveillance.
Je ne veux pas TOUS les mettre dans le même sac, n'empêche que depuis dix ans, ce ne sont jamais les mêmes groupes, et ça se passe toujours mal.
Donc chaque année, des dizaines, des centaines de caravanes débarquent, et les contribuables devraient assurer un accueil, de l'eau, des toilettes, etc à ceux qui ont choisi ce mode de vie.
En quel honneur d'abord ?
Mais ensuite, comme bien sûr les aires ne sont jamais assez grandes ni assez bien, ni je ne sais quoi, bien sûr les camps s'installent dans des champs.
Et c'est là que ça dérape.
Dans la nuit du 17 au 18 juillet dernier, c'est ainsi que d'abord, une quarantaine de caravanes ont commencé à rôder aux alentours.
Le 18 à 8h du matin, le maire du village concerné a demandé à l'un des propriétaires des champs "menacés" s'il pouvait venir avec son tracteur et une remorque pour leur bloquer l'accès. Le propriétaire a bien sûr refusé, de peur d'en subir les conséquences.
Je ne le juge pas, je note simplement le climat que ce genre de présence amène.
Le soir, plus de cent caravanes étaient donc installées sur ce champ, au bord des vignes.
Le jour-même, les vignes étaient transformées en toilettes publiques.
Le maire du village en question a été contacté par un journaliste de Libération.
Dans son interview, il n'a rien caché. Il a parlé de la pollution, des dégradations, des vols dans le voisinage, dans les fermes, etc.
Dans l'article de Libé, pas un mot sur tout ça ni même sur la rencontre du maire. Juste un article condescendant sur les pauvres roms qui n'avaient pas assez de place sur l'aire d'accueil et ont donc dû squatter un champ privé. (l'aire d'accueil est faite pour 40 caravanes, il y en a là 120. Mais bien sûr, l'aire d'accueil est restée vide...)
Deux jours plus tard, le même maire reçoit la visite d'une journaliste des DNA. Il explique tout, tel que ça se passe dans la réalité, une nouvelle fois.
Le lendemain, un article qui vante l'harmonie entre la population du village et du camp rom.
Depuis ce jour, le maire et sa femme ne vivent plus en paix. Ils ont beau dire que ça ne correspond en rien à ce qu'ils ont dit aux journalistes, les gens du coin viennent sonner chez eux pour leur demander ce qui a pris au maire de raconter un truc pareil.
Les lettres de protestation affluent en mairie.
Le maire a été au siège du journal, le directeur lui a dit qu'il soutenait sa journaliste. Le maire demande un droit de réponse, il est octroyé, mais tronqué à sa publication.
Quelques jours après, la police de l'eau nous informe de la pollution de deux des rivières du territoire.
Les poissons meurent, asphyxiés par la lessive, l'essence, et tout ce qui est rejeté dans les champs ou directement dans les rivières.
Le maire ne peut rien faire.
Il décide alors de contacter Alsace Nature, qui est une association quasi extrémiste de défense de l'environnement (un genre de Greenpeace -en pire...- au niveau alsacien).
Il raconte les déversemments d'ordures, de lessive, d'eau de nettoyage des voitures, d'excréments, etc dans les champs et rivières alentours.
L'association, qui a pourtant contribué à bloquer des projets d'envergure pour des questions de préservation d'une race de papillons, ou de grand hamster, répond pourtant d'un ton plus qu'évasif "oui, mais vous savez, blablablablablabla", et RIEN.
RIEN.
Rien que les voix des gens non concernés directement qui s'élèvent.
Et alors leurs machinations......
Avec la centaine de caravanes flambant neuves a débarqué également une centaine de voitures grand luxe.
Je voudrais ne pas savoir d'où ils tiennent ces véhicules hors de prix.
Mais il y avait également dans le lot un certain nombre de caravanes cabossées, inoccupées, dont on se demandait ce qu'ils comptaient en faire.
On a compris deux semaines plus tard, quand il y a eu un orage avec un peu de grêle.
Le lendemain, une file de gens du voyage à la mairie pour demander un certificat comme quoi il y avait bien eu la veille un orage avec de la grêle.
Ils ont transmis le tout avec une déclaration de sinistre à leur assurance, pour se faire dédommager de leurs vieilles caravanes.
Les assureurs ont contacté la mairie pour l'accuser de complicité de fraudes à l'assurance. Mais ils ont payé les indemnités demandées par les roms.
D'autres sont venus aussi faire établir un certificat comme quoi leur enfant était en vacances chez la grand mère (dans la caravane d'à côté). La secrétaire de mairie démunie leur a délivré. Le lendemain, ils ont réclamé des bons de vacances auxquels ils ont "droit" parce qu'ils "envoient" leur enfant en vacances dans la famille.
Et j'en passe.
Le campement avait prévu de partir le lundi, trois semaines après son arrivée.
Le dimanche, une grosse mercedes noire rutilante se gare devant chez M. le Maire.
En sort un membre d'une autre communauté des gens du voyage. Il sonne et demande au maire s'il est d'accord pour que sa communauté prenne la suite du campement précédent, sur le même terrain.
Etonnant qu'il vienne demander....
Le maire refuse, disant qu'ils ont déjà dû reporter de gros travaux d'assainissement à cause du campement précédent, et qu'en tout état de cause, ça lui a déjà causé bien trop de soucis.
Le rom ouvre son porte feuille, lui montre une liasse de billet, et lui dit "mais si vous nous autorisez maintenant, je vous laisse tout de suite 2 000 € en liquide, pour vous remercier, personnellement.".
Devant la persistance de son refus, l'homme - dont le maire a reconnu l'extrême politesse et le grand calme - est parti en disant poliment qu'il trouvera de toutes façons un propriétaire pour accepter ce que lui a refusé, et qu'il n'était venu demander que pour la forme.
Simplissime.
En attendant, la vigne et les champs sont souillés, les rivières sont polluées, le sous-sol aussi.
Une centaine de mètres cubes d'eau ont été prélevés sur les bornes incendies (comment ils les ouvrent ???), les ordures ont été jetées dans la nature, les champs labourés.
Et début août, alors que ce camp était encore là, un autre groupe a débarqué, à quelques kilomètres, toujours sur le territoire de ma collectivité.
Et comme les champs n'étaient pas assez plats, ils ont démontés les grilles du terrain de foot et ont établi leur campement dessus.
Je ne refais pas tout le même blabla, tout a été pareil, à ceci près qu'en prime, les installations sanitaires des vestiaires ont été plus qu'endommagées. Une autre centaine de mètres cubes d'eau consommée, la pollution, les excréments, et tout et tout et tout.
Plusieurs centaines de milliers d'€uros vont devoir être engagées pour remettre tout en état. Sur les deniers publics. L'argent du contribuable. Encore lui.
Je rajoute que l'ensemble des supermachés du coin ont été volés.
Au vu et au su de tout le monde.
J'ai assisté moi-même à l'un de ces vols. Une maman, sa copine et quatre de leurs enfants.
Les mamans font la queue à la caisse avec des fruits et légumes, deux enfants restent de ce côté de la caisse, deux autres sortent, et se passent par en dessous des caisses des DVD, des CD et autres choses plus coûteuses que les fruits et légumes.
Horripilée de voir que personne ne venait les en empêcher (c'était tout sauf discret !), j'interroge la caissière qui me répond qu'elles ont eu ordre de ne pas réagir, depuis qu'un supermarché avait fait l'objet de dégradations coûteuses après avoir signalés les vols dont ils avaient fait l'objet.
A vomir je vous dis.
Alors c'est vrai que je n'ai rien dit non plus, je me suis dit que sinon, ma voiture allait en prendre un coup, qu'ils allaient peut-être me suivre jusqu'à la maison et venir saccager mon jardin, ou pire, mon intérieur.
Alors comme tout le monde, j'ai payé mes courses, et je suis partie.
Mais bordel, ne comptez pas sur moi pour aller hurler avec tous les hypocrites qui veulent maintenant défendre leurs amis roms !
jeudi 10 avril 2008
Waouw...
J'avais commencé hier soir un billet sur ce que je voudrais vraiment faire de ma vie... Je n'ai pas eu le temps de le finir, et puis ben je le finirai à un autre moment, parce que là, je n'en crois pas mes yeux...
Mon ex... Qui sait que j'essaye en vain d'avoir un enfant. Ben cette même personne qui prétend me soutenir, cette personne vient de me faire toute une tirade sur msn :
S** - Tu as été chez le kinésiologue ?" (je suis censé y prendre un rendez-vous depuis 3 semaines parce que d'après S***, il suffira que j'y aille une fois pour que tous mes soucis disparaissent, TOUS !)
Moi : ben non, c'est un peu le rush au boulot, et je passe déjà assez de temps comme ça dans les salles d'attente en ce moment. Je passerai un coup de fil après mon rendez-vous du 28, selon ce qui se dit là-bas.
S*** - Tu ne veux pas de bébé
Moi -...... ?????!!!!
S*** - J'avais oublié que le boulot passait avant les enfants
Moi - Pardon ??????????????????????????????????????
S*** - Ne me dis plus que tu veux des enfants, tu n'écoutes rien, tu ne fais rien pour en avoir, alors démerde-toi.
Moi - C'est une mauvaise blague, tu ne peux pas avoir écrit ça sérieusement ?
S*** - tu n'es même pas foutue de te mettre en condition pour que ça marche. Il faut bien que je te dise les choses telles qu'elles sont : quand on veut absolument, je dis bien absolument un enfant, on ne perd pas une seconde quand il y a un truc à tenter. Or toi, tu ne le fais pas, c'est tout. Donc tu ne veux pas d'enfant.
Bon, j'ai coupé net la conversation avant de devenir impolie, quoique là, je me demande si je n'aurais pas mieux fait d'être TRES impolie !!!
Nous toutes qui n'arrivons pas à avoir d'enfants, ne sommes-nous pas stupides, il suffit donc de prendre un seul rendez-vous chez un kinésiologue pour que ça marche !!!
vendredi 4 avril 2008
Zut, rev'là le bourdon !
Ouais, c'est pas une bonne journée, jusqu'ici en tout cas...
Pourtant l'humeur de ces derniers jours était tellement bonne, optimiste, enthousiaste et tout et tout...
Mais là, ça ne va pas.
D'abord, hier, mon homme était donc chez se pét..., et donc hier, même si j'ai fait l'air de rien, ben j'étais pas ravie. On a quand même passé une soirée sympa (à partir de 20h30 puisqu'avant, on n'était pas à la maison), j'ai regardé une série, et lui jouait à la console.
On a même fini par aller au lit en même temps, et par faire un truc que je pensais pas faire un jour où je suis censée faire la gueule. Mais bon, je ne vais pas ME punir pour LE punir, non ?
Donc bref, ce matin, c'était notre anniversaire. Comme prévu, il n'y a pas pensé.
Moi, je suis définitivement trop gentille, alors je lui ai donné son cadeau. Bon, il était content, il ne s'y attendait pas, tout était sympa.
Puis, petit déj. Je n'ai pas pu m'empêcher de lui demander s'il avait discuté avec son ex-femme de leur problème commun qui m'empoisonne l'existence. Oui, ils en ont parlé, et madame devait rencontrer la notaire qui avait établi leurs papiers (ceux qui ont lésé monsieur...) mais elle a annnulé parce qu'elle va voir un concert de Jenifer (NO COMMENT !!!!!!!!!!!!).
Mais bref, le comble, c'est que mon homme n'a pas percuté que c'était un peu louche de les laisser régler ça, alors que c'est déjà à cause d'elles deux qu'on en est là !!!
Bon, j'ai fini par m'énerver et par dire à monsieur que quand elle accouche, s'il a l'intention d'aller la voir et de lui faire un cadeau, il a intérêt à ne pas me le dire et à bien le cacher, parce que si je découvre quoi que ce soit, je le tue.
Et j'ai précisé que je serai vigilante et donc pas facile à abuser.
Et j'ai ajouté que si un jour je finissais par être enceinte et par avoir un enfant, qu'elle n'espère pas venir le voir et lui faire des gouzigouzis. HORS DE QUESTION !!!!
Enfin bref, je me suis calmée en chantant à tue-tête dans la voiture, donc ça allait mieux, et puis j'arrive au bureau pour trouver le mail de l'épouse d'un ami d'enfance qui m'annonce que l'ami en question a une leucémie.....
Bon, alors je me suis forcément dit que mes problèmes n'étaient que de petits problèmes...
Ca m'a fait tellement mal au coeur....
J'ai répondu, mais que répondre dans ces cas-là... Mes prières et pensées vont vers lui... Et sa femme et ses trois adorables enfants.
Et puis la fin de la matinée arrive enfin, et là, je reçois un MI de mon homme qui me demande si je suis fâchée si finalement il ne déjeune pas avec moi mais avec des confrères... Aujourd'hui !!!
J'ai juste répondu "bon appétit", et j'ai enlevé le message qui nous souhaitait un bon anniversaire...
J'ai donc déjeuné avec un collègue, rien de bien grave en somme. Mais c'est l'accumulation qui m'agace.
Alors maintenant, me dire que ce soir, quand je quitterai le boulot, faut que j'aille faire des courses parce que monsieur a invité un confrère et toute sa famille à dîner samedi soir, alors que le programme de samedi est déjà TRES chargé...
Alors je sais, je n'ai qu'à le laisser se débrouiller, mais c'est moi qui vais me sentir mal si c'est bâclé, alors...
Mais ça sent la rebellion tout ça.
En plus, ces gens, je ne les ai jamais vus.
Alors déjà que j'ai horreur de recevoir des gens pour un repas, quand en plus je ne sais pas comment ils sont, je vous laisse imaginer.
Je suis le genre de femme qui n'aime pas avoir du monde à la maison. Un peu de temps en temps, à la bonne franquette, si ce sont de bons amis, ça va. Mais des dîners comme ça, j'ai horreur de ça !!!
En plus avec des relations de boulot qu'il faut soigner... Mais bordel, qu'il les invite au resto !!! Je ne suis pas comme les épouses de ses confrères qui n'ont que ça à foutre parce qu'elles ne travaillent pas et ont du personnel pour faire les tâches ménagères à la maison. Je travaille, et je n'ai pas (plus) de femme de ménage, ni de cuisinière, rien de tout ça !!!
Bon, ça se sent là que je suis en colère, non ?
Sans compter qu'au boulot, c'est la cohue, des milliards de choses à faire et pas le temps d'en faire la moitié, en plus ma motivation est toujours aussi faible, alors ça n'aide pas...
Ca me fait ch... d'avoir un samedi à courir dans tous les sens, comme si je n'étais pas assez stressée au boulot !!!
Et puis pour couronner le tout, je reçois un coup de fil (ce n'était que le 4ème de la journée...) de mon ex à moi qui a décidé de prendre mon chat pour une semaine pendant les vacances.
HEIN ??!!??? Pardon ??? Comment ??? Mon chat ???
Ben c'est pas le mien, c'est le nôtre. J'ai cru m'étrangler toute seule !!! Jusqu'à preuve du contraire, c'est moi qui ai payé ce chat, qui l'ai toujours eu chez moi (en 13 ans de relation, nous n'avons jamais habité ensemble), qui m'en suis toujours occupée, qui l'ai toujours emmené chez le véto, soigné, dorloté, câliné, chouchouté, enfin C'EST MON CHAT, QUOI !
Bon, j'ai bien sûr essayé de lui faire dire que c'était juste une mauvaise blague, mais non, c'est tout ce qu'il y a de plus sérieux !
Ben dans ses rêves !
Alors, Ok, y a qu'à pas laisser faire, je sais bien. Mais ça signifie un nouveau clash, et moi, j'ai assez donné, hein, foutez moi donc tous la paix !!!
Bon, je vais aller essayer de travailler sans tuer une secrétaire (j'ai des tendnaces meurtrières aujourd'hui, je le sens bien...).
Ah, encore une chose. Evidemment, il suffit que je sois dans cet état là pour qu'un de mes... comment appeler un homme avec qui on a eu une relation qui n'en a jamais vraiment été une puisqu'il n'était pas plus célibataire que moi à chaque fois que c'est arrivé ? Bref, c'est toujours dans ces moments là qu'il essaye de me contacter. Mais c'est là que je suis le plus vulnérable...!!!
Vous savez quoi, parfois je me dis que c'est pas si mal d'avoir des boutons depuis que j'ai arrêté la pilule, parce qu'aussi con que ça soit, ça me retient de faire quoique ce soit que je pourrais amèrement regretter par la suite...