J'ai comme l'impression que mon problème de sommeil ne va pas saméliorer tout de suite.
Les dernières études sur les effets du Distilbène (et des autres traitements équivalents) viennent de faire apparaître des conséquences sur la génération +2. Mouais.
Entre autres effets du DES, juste comme ça, au hasard : les problèmes de fertilité, les fausses couches précoces, les malformations génitales.
Au hasard bien sûr.
Ma mère a fait de "nombreuses" fausses couches avant d'avoir mon frère et moi. Elle était donc une patiente de choix pour l'administration de ce traitement.
Il y a trois ans, j'avais commencé un mail à mon Papa, ne voulant pas affronter ma mère sur ce sujet, sachant que de toutes façons sa réaction serait telle que je n'aurais pas de réponse.
Et puis j'ai fini par tomber enceinte, et c'était resté dans le dossier caché de ma messagerie. Rangé dans un tiroir invisible.
Et puis mon fils est né.
Au bout de quelques mois, il fallait bien se rendre à l'évidence, il avait une malformation à sa pauvre petite kikounette.
Alors j'ai exhumé ce mail, et je l'ai complété, avec plus de précisions, puisqu'entretemps, je m'étais renseignée sur les endroits où l'on était susceptible de pêcher les informations concernant les traitements prescrits.
Je n'ai jamais osé appuyer sur "envoyer". Peur de faire du mal, de remuer des souvenirs douloureux, de susciter des questions chez mon Papa auxquelles je ne suis peut-être pas prête à répondre, etc.
Et aujourd'hui, cette nouvelle conclusion d'étude qui me tord le coeur. Rien de neuf pour moi puisque mon fils est déjà cette 2ème génération atteinte, mais je me demande jusqu'où ça ira. A quel point tout cela est responsable de mes soucis à moi. Des soucis de mon fils, ma chair, mon amour.
J'ai besoin de savoir, mais je ne veux pas me mettre un nouveau poids sur les épaules. J'ai besoin de savoir, parce que je me dis que si un jour je finis par être à nouveau enceinte, alors il faudrait le savoir pour en tenir compte lors du suivi de grossesse. Je voudrais le savoir, mais sans toucher mes parents. Je voudrais qu'on ait le droit de savoir ce qui nous touche. Je voudrais tellement que mon fils n'ait pas de souci. Ni ses enfants.
J'ai déjà un tel contentieux avec les professions médicales... Voilà que j'ai mal au coeur.
mercredi 6 avril 2011
Le mail que je n'ai jamais osé envoyer
samedi 1 janvier 2011
1
1 an aujourd'hui que ma chère petite Mamie est partie. J'espère que l'an prochain, j'aurai moins de colère en repensant à ce qu'elle a enduré quelques années durant avant de s'en aller...
Je t'aime Mamie, et j'espère que tu es bien où tu es.
Et puisque c'est toi maintenant mon ange gardien, je redis cette prière que tu me faisais répéter avant chaque départ de la maison : "Bon ange gardien, donne moi la main pour qu'il ne m'arrive rien en chemin".
Et donne la main à mon petit garçon aussi. Mais je suis sûre que tu le fais déjà.
1, c'est aussi parce que c'est un nouveau J1 aujourd'hui. Cadeau de la nouvelle année qui commence.
Un J1 bien trop précoce, malgré le traitement.
Et puis 1 quand même puisqu'on est le 01.01.11... Alors bien que le 1er janvier soit maintenant associé dans ma tête au départ de Mamie, bien qu'aujourd'hui soit le jour où je n'ai pas trop la tête à l'espoir, je suis quand même heureuse. Pas en surface. Je suis ronchon en surface.
Mais dans le fond de mon coeur, j'ai les larmes de bonheur qui continuent de ruisseler tranquillement.
J'ai le coeur rempli d'amour, de reconnaissance, alors je fais juste un peu de place, et j'y rajoute une petite louche d'espoir, juste ce qu'il faut.
Et à moi de faire en sorte que 2011 guérisse bon nombre de mes petits bobos, que ça soit aussi une marche en avant sur ce que je veux faire de ma vie professionnelle, et que mon fils continue de grandir antre nos bras si heureux de pouvoir le chérir.
Bonne année à vous tous. De tout mon coeur.
mardi 29 septembre 2009
Overdose
Peux pas m'empêcher de partager mon petit moment de rire de ce matin : alors que je lisais la notice d'un suppositoire antitussif pour nourrisson, je tombe sur la rubrique "que faire en cas de surdosage ?".
Réponse : "en raison du mode d'administration, le surdosage est improbable".
Ben oui quoi. Moi ça m'a fait rire.
jeudi 12 juin 2008
L'orage
Hier après-midi, l'orage a grondé. Dans le ciel et dans ma tête.
Dans le ciel d'abord. Un énorme nuage noir est descendu de la montagne, et s'est crevé juste au dessus de notre petite ville. Rien sur les vignes juste au dessus, pas une goutte dans le village voisin, mais dans les rues sous les fenêtres de mon bureau, des coulées de boues descendant des vignes, et dévalant les rues pavées. Pourtant l'averse n'aura duré que quelques minutes.
Je ne parlerai pas du dégât des eaux au cabinet de mon amoureux, il est dû plus à la bêtise de ses voisins qu'à la météo...
L'autre orage, c'était dans ma tête.
Je n'étais pas à la fête hier. Je me sentais horriblement stressée. J'avais l'impression d'être secouée de tremblements intérieurs, je perdais patience pour rien, enfin bref, rien de bien agréable. J'ai joué à l'apprentie sorcière, ce n'était peut-être pas une bonne idée, mais depuis que cet idiot de doc m'a dit que les bêtabloquants diminuaient la fertilité, j'ai beau avoir eu des informations contraires depuis, je ne peux pas m'empêcher de penser que je devrais arrêter, ou au moins essayer.
Comme mon doc dit que c'est inutile, alors je me débrouille seule, avec plein de précautions quand même. Ca fait quelques mois que je diminue progressivement les dosages, et ça faisait deux semaines que c'était presque symbolique ce que je laissais dans la gélule.Et avant hier soir, en me couchant, je n'en ai pas pris. Visiblement, même à très faible dose, l'effet est quand même là. La question est de savoir combien de temps les effets du manque se font sentir ?
J'ai pris une toute petite dose ce matin pour essayer de passer une journée sans envie de meurtre ;-)
Mais bref, hier donc, pas une grande patience. Alors quand mon Président est venu, et que comme à son habitude depuis quelques temps, il ne savait rien faire d'autre que râler, discutailler pour des broutilles qui ne le concernent même pas, j'ai d'abord tenté de le ramener à la raison, et comme ça ne semblait pas le satisfaire, c'est mon orage intérieur qui s'est répandu à l'extérieur.
C'est que cet homme de pouvoir n'a pas l'habitude de se faire réprimander comme ça par une jeunette comme moi, avec sa voix de petite fille...
Mais rien ne pouvait m'arrêter. Je lui ai dit tout ce qui ne pouvait plus durer, que son amertume inexplicable ne pouvait plus se déverser en permanence sur moi, que ce n'était pas mon boulot que d'essuyer en permanence des critiques infondées, enfin je vous épargne les détails.
Ca s'est fini sans se finir puisqu'il fallait enchaîner sur un rendez-vous. Il m'a quand même souhaité une bonne soirée avec un sourire gêné... Suis pas bien sûre que le message soit passé. Ca doit être le genre à rentrer chez lui le soir et à se dire "quelle mouche l'a piquée aujourd'hui ?"...
On verra. Il n'est pas passé aujourd'hui.
Je suis rentrée à 20h, bien résolue à ne pas aller travailler avant 11h ce matin, heure de mon premier rendez-vous.
La soirée a été courte, parce qu'autant mon homme que moi, nous avions surtout hâte de dormir. Sauf que depuis quelques temps, mon homme se réveille quand le boulanger d'à côté fait des bruits, à partir de 4h le matin. Ca me réveillait au début de notre vie ici. Plus maintenant. Beaucoup plus rarement en tout cas. Mais lui, ben ça l'a réveillé une fois, pour la première fois, il y a quinze jours, et depuis, il y pense en se couchant, et donc dès qu'il entend un truc, ça l'agace, et il se sent obligé de me communiquer cet agacement.
En temps normal, ça passe. Sauf que là, me faire réveiller à 4h15, pour une fois que je dormais bien, ça m'a vraiment énervée, et ça a laissé libre cours à toutes ces choses auxquelles il vaudrait mieux ne pas penser la nuit, parce que tout semble toujours plus terrible que ça ne l'est vraiment.
Je me suis donc levée pleine de rage contre la terre entière, et j'ai regardé une émission animalière, puis des séries. Je ne suis quand même pas allée travailler avant 11h.
J'ai été dans mon jardin, j'ai pris mon temps, j'ai lu, j'ai regardé le temps passer, et Dieu que ça m'a fait du bien.
Au final, l'humeur est à nouveau au beau temps. Pas pour le boulot. Non. Mais pour le reste. Suis fatiguée, mais je suis drôlement bien chez moi, j'aime vraiment celui qui partage ma vie, et voilà.
Le reste... Ben faut clairement que je tienne le coup encore un moment.
Et puis, après, les choses changeront, d'une façon ou d'une autre. Mais on retombera sur nos pieds.
Il y a juste des moments où on a l'impression que les collines sont des montagnes.
lundi 17 mars 2008
Au rapport !
Mouais, je suis pas encore venue raconter mon super vendredi après-midi...
J'étais donc chez le gynéco à 15h20, suis passée à 16h15 à peu près, donc pas trop attendu par rapport à d'habitude, cool.
Mais c'est après que ça se complique : donc il m'examine, me fait un frottis, et puis sinon, il me dit que ben si ça marche pas dans les 2 ou 3 mois, faudra que je fasse une hystérosalpingographie.
Bon, OK, mais en attendant ??? Ben rien. Plus de clomid ? Non.
"Mais ça m'a fait avoir des phases lutéales plus longues !"
Ben oui, mais non quand même. Et il regarde ma fiche, et il me dit "puis faut arrêter les betabloquants".
Alors au passage, et pour info, j'ai été voir en décembre un doc exprès pour ça (puisque le mien ne veut pas que je les arrête) et que je suis en train de prendre un traitement homéopathique (depuis décembre toujours) pour préparer l'arrêt des bétabloquants.
"Ben qu'il me dit le gynéco, quelle idée, vous n'avez qu'à arrêter du jour au lendemain, ça ne pose pas de problèmes, et c'est bête d'attendre parce que ça réduit sacrément votre fertilité."
Quoi ?!?!?!?!?!?!?!?
Et il attend 9 mois pour me dire ça ? Ca a toujours été écrit sur ma fiche que je prenais ça !!! Bref, je lui dis que d'après l'autre médecin, on ne peut pas arrêter comme ça, que je me sens mal le matin quand j'oublie mon comprimé du soir, mais il maintient, y a qu'à arrêter.
Je sors dans un état second, à me dire que je viens de gâcher neuf mois d'essais parce que le gynéco n'a pas jugé important de me dire ça... Mais par acquis de conscience, je vais à la pharmacie, et le pharmacien me dit qu'il ne faut JAMAIS arrêter les bétabloquants comme ça, que je pourrais en mourir !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Mais alors je fais quoi moi ? J'ai un doc qui me conseille un truc qui peut me faire mourir, et l'autre qui refuse d'arrêter le médoc qui m'empêche d'avoir un bébé !!! Bref, il me donne des noms de gynéco qu'il connaît, je retourne dans la voiture, j'appelle les cabinets, et soit les gynécos sont en vacances, soit en week-end, soit pas de réponse du tout. Autant vous dire qu'à ce stade là, j'en voulais à la terre entière, et je ne savais rien dire d'autre que "c'est pas juste !".
Je suis retournée au bureau, j'ai fait des recherches sur internet, rien trouvé sur les betabloquants et la fertilité. Et comme je ne pouvais pas rester comme ça sinon je sentais que j'allais vraiment péter un plomb, suis allée chez mon généraliste.
Attendu 2h15 en salle d'attente (et là, moi non plus je souriais pas trop...) et au final, quand il est en face de moi, il me dit "mais n'importe quoi, c'est complètement faux !"
OK, mais je crois qui moi ?
Bon, alors il a compris que je n'allais pas trop croire ce qu'il disait, alors il m'a fait une jolie lettre de recommandation pour le centre de PMA, pour que je vois quelqu'un qui ne s'occupe QUE de cas comme moi et qui saura donc quoi me dire avec tout ça ! Il a vu la responsable de ce centre dimanche, et il a été impressionné par ses compétences a t-il dit. Alors je lui ai dit que j'avais déjà été voir un grand ponte au CHU, et que ça m'avait pas aidée, mais il a dit qu'avec elle ça serait différent, qu'elle ne sert pas de phrases toutes faites, qu'elle n'applique pas de principes à la con, mais fait vraiment du cas par cas.
Bon, OK, mais c'est à plus d'une heure de chez moi. Mais il m'a dit qu'éventuellement, elle saurait qui je peux aller voir dans mon coin et qui soit capable d'assurer un bon suivi, et que si c'est le cas, je dois lui demander d'appeler le gynéco en question pour avoir un rendez-vous très rapide, et ne pas perdre plus de temps.
Bon, alors j'ai appelé le cabinet de cette dame ce matin, et j'ai un rendez-vous le 28 avril.
Mais elle ne m'a pas donné ce rendez-vous de suite... Elle m'a d'abord dit qu'ils ne prenaient pas de nouveaux patients, mais elle avait eu la puce à l'oreille quand je lui ai dit que j'étais envoyée par mon généraliste. Donc elle m'a demandé de lui expliquer, et alors elle a bien voulu me donner un rendez-vous. Et s'il peut être aussi rapproché (...), c'est parce que je bénéficie d'un désistement. Sinon, ça aurait été en septembre.............
Ouf.....
Bon, autant vous dire que vendredi soir, je n'étais pas de très bonne humeur.
MAIS mon week-end m'a fait du bien...
Rien que mon homme et moi, pour une fois... Pas de copains, pas de dîners chez un tel, juste nous !
Samedi, c'était courses, McDo, puis jardinage tout l'après-midi (quel délice) et enfin pizza faite maison, puis lovée dans le canapé avec mon amoureux.
Et dimanche, montage de meubles (ils sont trop beaux !!!), déjeuner à la maison, vote, un peu de jardinage, confection et dégustation de muffins au chocolat, puis deux films avec les restes de pizza pour dîner.
Et des câlins...
Bref, un très bon week-end. Je n'ai pas très bien dormi, je me suis levée entre 6h et 7h les deux jours, mais j'ai regardé des séries en attendant que mon homme se réveille.
C'était calme, c'était bien, c'était ce qu'il me fallait, et donc je vais bien !
mercredi 5 mars 2008
Inutile !
Ouais, je ne fais rien. Il est 10.02, ça fait deux heures ou presque que je suis au bureau, et j'ai royalement dû travailler l'équivalent d'une demi-heure...
Le reste du temps, j'ai surfé un peu, lu d'autres blogs, répondu à des mails persos, enfin bref, j'ai horreur d'être comme ça, parce que je m'en veux de ne pas avancer la monumentale de boulot en retard que je traîne, mais en même temps, je n'arrive pas à me motiver pour avancer...
Je ne sais pas si c'est dû à mon humeur morose liée aux essais bébés infructueux, ou si c'est parce que j'ai beaucoup beaucoup trop travaillé ces 5 dernières années et que j'en ai ras-le-bol...
Sans doute un mix des deux.
J'ai terriblement envie et besoin de vacances, mais je n'en prends pas, parce que je ne suis pas sûre d'avoir très envie d'être chez moi pendant une semaine.
Un peu peur de déprimer. Pas de m'ennuyer, y a du boulot en retard à la maison aussi.
Mais je ne suis pas faite pour rester à la maison...
Je vais prendre ma matinée demain pour faire quelques trucs administratifs. J'aurai donc le plaisir de ne pas avoir à me préparer tôt, c'est déjà beaucoup ! La glandouille du matin me fait toujours du bien :)
Sinon, ben comme je fais consciencieusement une courbe de température à chaque cycle, il semblerait que mon ovulation ait eu lieu hier...
Et comme j'ai eu une mycose (que j'ai encore d'ailleurs) et qu'avant ça, le potentiel papa n'était pas là pendant une semaine, ben voilà, un cycle pour rien.
C'est frustrant quand on prend un traitement. Parce qu'on l'a pris pour rien. Et qu'on a subi les effets secondaires pour rien...