Je ne sais pas, moi.
Il y a vraiment des choses qui m'échappent.
Ma belle-soeur.
Elle accouche après-demain.
Pas nouveau qu'elle m'agace mais je me demande s'il y a parfois des limites à son absence de...... de.....
Je ne trouve pas mes mots, tiens.
Donc, ma belle-soeur, qu'on appellera BS pour simplifier les choses.
Début mai, elle venait vers moi pour se lamenter que ça faisait déjà 3 mois qu'elle avait arrêté la pilule, et toujours rien. "Alors que pour les deux premiers, c'était venu tout de suite !"
VERS MOI !!!!!
J'avais déjà éclusé pas mal de mes réserves de sang froid en ne réagissant pas à ses jérémiades (je n'avais pas été jusqu'à la plaindre non plus, entendons-nous bien...)
Début juin, elle faisait un test positif.
15 jours de grossesse, et toute la famille le savait déjà.
Soit, chacun sa façon de faire.
Fin juin, je perdais le petit morceau d'espoir que j'avais dans le ventre.
Ce qui coincide avec le début du harcèlement de ma BS pour savoir quand je fais un autre bébé, ça serait "tellement génial qu'on fasse des petits presque en même temps !"
Je note au passage qu'on les voit moins d'une fois par an.
Au bout d'un mois, j'en avais ras le bol, alors j'ai fini par lui dire que j'aurais bien aimé, mais que ça ne s'était pas déroulé comme je l'avais voulu.
Que j'avais commencé à essayer bien avant qu'elle n'arrête la pilule, que 7 mois plus tard j'avais bien cru que cette fois, ça avait marché plus vite (pour moi, 7 mois, c'est vite), mais que ça ne s'était pas passé comme prévu.
Je pensais que ça la calmerait.
Que nenni.
J'ai espacé mes réponses. Le plus possible. Pour ventiler et ne pas m'énerver.
Mais aujourd'hui, son "oh tu sais, vous ne devriez pas vous arrêter à un, c'est vraiment trop chouette de faire le petit troisième. Tu verrais ton frère préparer les trucs pour sa fille, il est trop mimi !", comment dire..........
Je ne réponds pas, je respire, tout ça tout ça.
Mais quand même.
QUAND MEME !!!
mardi 18 janvier 2011
Le tact
jeudi 12 juin 2008
Du bon ou du mauvais côté
J'ai une fâcheuse tendance à trop me répandre. Ici, j'entends bien. Alors parfois, j'essaye de faire le moins long possible (no comment...), mais du coup, il manque plein de choses.
Mon billet de mercredi a eu quelques commentaires qui me donnent envie d'aller plus loin. D'autant que j'avais déjà dit à Véro qu'il y avait quelques petites choses que je voulais lui expliquer. Parce qu'un jour, elle disait dans un commentaire qu'elle avait peur des maladresses qu'elle pouvait commettre, en tant que Maman, envers celles qui ont des difficultés à l'être.
Je ne peux bien sûr pas répondre au nom de toutes celles pour qui ça ne marche pas comme ça devrait. D'abord parce que je ne suis pas à plaindre. Bien sûr, de ce côté là, il y a un peu de délai. Mais rien d'insurmontable. L'attente est dure, certes, mais l'espoir est bien là.
Et puis chaque femme a ses propres réactions, et je commence à savoir que mes réactions ne sont pas souvent tout à fait celles de la majorité, alors je me contente de parler pour moi.
Véro, tu parles d'être de l'autre côté. Ce n'est pas vrai. On n'est pas d'un côté ou de l'autre parce qu'on a des enfants, parce qu'on est fertile, ou parce qu'on n'en veut pas. On se bat assez contre toutes les façons de dresser les gens les uns contre les autres, ça serait quand même fou de nous opposer là dessus.
S'il y a des différences, elles sont ailleurs.
Il y a ceux qui ont souffert, et dont les yeux s'ouvrent aux malheurs des autres, même quand ces autres veulent le cacher. On ne va pas pour autant en vouloir aux autres qui n'ont pas souffert.
Il y a les gens profondément bons. Ceux là, qu'ils regardent plus loin que ce qu'on leur montre à voir ou non, et bien d'instinct, ils ne font pas mal aux autres.
Et il y a ceux qui ont souffert et qui sont bons. Il me semble que tu as eu ton lot d'horreurs, de déceptions, de tristesse. Et il me semble aussi, d'après tes mots, que ça ne t'empêche pas d'être une belle personne.
Alors n'aies pas peur de tes questions. Même quand elles touchent involontairement un point douloureux, ce que l'on ressent derrière tes questions fait qu'à aucun moment tu ne réveilles une douleur. Une question qui fait mal, si elle est posée avec douceur, gentillesse et un intérêt sincère, elle devient presque bénéfique.
Alors ne crois plus être une énorme gaffeuse. Je ne te connais pas assez pour l'affirmer si fort, mais Odile me semble être un bon baromètre pour dire que tu es celle que l'on croit découvrir à travers tes mots.
(là, il y a "Je ne suis pas de celles..." qui passe. Voudrais bien partager ma bande sonore, mais y a plein de choses qui merdouillent sur mon PC depuis l'orage d'hier. Faudra rattrapper ça dès demain.)
Pour le reste.
Mme Cornue. Voilà un parfait exemple de Maman que tout le monde imagine que les infertiles détestent. Parce qu'elle est tombée enceinte sans le vouloir, et qu'en l'apprenant, ça a été un petit moment de déroute. Parce que ce n'était vraiment pas prévu, et que ça chamboulait tout. Alors cette Mme Cornue, toute pleine de sa réelle bonté, me dit que personne ne devrait avoir à freiner son bonheur. Mais Mme Cornue, pourquoi crois-tu donc que j'ai lu ton histoire, pourquoi crois-tu que je continue à venir chaque jour chez toi ?
Crois-tu vraiment que ça soit le bonheur des autres qui fasse mal ?
C'est Armand qui m'a fourni la citation suivante :
"Ce n'est pas le malheur, c'est le bonheur, le bonheur insolent, il est vrai, qui conduit à l'aigreur et au sarcasme." (Emil Michel Cioran).
Et au final, elle résume tout.
Ton bonheur, Mme Cornue, même si aujourd'hui il est entâché d'une lourde déception, mais ce bonheur de vivre, ce bonheur de partager, ce bonheur de porter un enfant même si ce n'était pas prévu comme ça dans les plans, ce bonheur d'être tout simplement, c'est un joli bonheur. Pas un bonheur insolent.
Alors tu pourrais le hurler ton bonheur qu'il ne ferait que me réjouir encore plus fort pour toi. Ce n'est pas parce qu'une femme est fertile que je ne l'aime pas, ou qu'elle me fait ressentir un pincement. Sinon, j'aurais vite arreté de te lire. Et Véro aussi. Et toutes les autres mamans que je visite chaque jour.
Ce sont les bonheurs insolents qui m'écoeurent. Dis moi honnêtement. Aurais-tu réellement envoyé une photo d'échographie à une amie qui viendrait de faire une fausse couche ? Ou aurais-tu choisi une autre façon de lui annoncer ta grossesse ? Je connais déjà la réponse. Tellement elle est évidente. Et pour autant, ça n'aurait en rien entamé ton bonheur.
Mais tu n'es pas de celles qui ont le bonheur égoïste. C'est tout, et c'est comme ça.
J'avais aussi parlé de cette amie enceinte, qui répondait au mail de celle qui annonçait sa fausse couche (et accessoirement à tous les destinataires du mail originel) en lui disant "ça arrive, ce n'est pas grave, ça sera pour la prochaine fois". Tu aurais écrit ça toi ? Non. Et ça ne t'aurait pour autant pas empêché de vivre ton bonheur.
Bien sûr que tout le monde doit pouvoir hurler son bonheur jusqu'à s'en époumoner. Je suis la première à le revendiquer. Mais il y a une différence fondamentale entre un bonheur qu'on veut partager avec les autres, et un bonheur qu'on jette contre les autres.
Je ne sais pas trouver les bons mots, mais je suis sûre que tout le monde aura compris ce que je voulais dire cette fois.
Et puis sinon, tant pis pour vous, faudra que j'y revienne, encore ;-)
C'est "Lili" maintenant qui passe. Grosse pensée à celui qui se reconnaîtra ;-)
Bon dodo à mes compatriotes, bonne soirée à ceux qui sont un peu plus loin.
Je pense à vous.
Je suis bêtement émotive parfois. Mais comme je n'ai jamais pu changer ça, je fais avec. Et ce soir, ça me fait dire que vous me faites du bien. Et que ce sont des choses bien fortes que l'on vit en passant par ce monde là.
(Oh làlàlàlà, je me demande déjà ce qu'Armand va répondre à ça ;-) !)
mercredi 11 juin 2008
Hum... (suite)
Ca n'a pas manqué. Je ne suis donc pas la seule à penser comme je pense.
J'ai reçu un mail de chacune des deux amies dont je parlais précédemment.
L'une pour me dire qu'elle a eu ses règles ce matin, et que c'est donc le troisième échec d'insémination.
L'autre, juste comme ça. Par hasard.
Aucune des deux ne mentionnent le mail d'annonce de la troisième. Mais comme on ne s'écrit pas très souvent, je vois bien qu'il n'y a pas là la moindre trace de hasard...
Hum...
Suis pas jalouse, il ne faut pas se méprendre. Je ne suis pas amère non plus.
Enfin dans l'idéal, je ne suis rien de tout ça.
Et puis j'aime ma boîte mail et j'aurais du mal à imaginer vivre sans elle. Mais elle me pond de ces nouvelles parfois qui ... comment dire.... me font ressentir que tout le monde n'est pas logé à la même enseigne...
Oui, toujours la même chose, je sais, tant pis.
Une amie annonce ce matin sa deuxième grossesse (le premier n'a pas encore 2 ans), photos de l'écho à l'appui, à une liste de destinataires d'environ 100 personnes.
Sachant que lorsque je l'ai vue en mars, elle m'avait dit qu'elle pensait arrêter la pilule le mois suivant pour faire le 2ème, qu'elle est enceinte de deux mois, vous comprenez aisément que.... ben..... mouais...
Après tout, ça a marché au premier cycle pour le 1er, pourquoi ça ne serait pas pareil pour le deuxième...
Là où je suis fière de moi, c'est qu'il m'a fallu moins d'un quart d'heure pour réussir à lui envoyer un petit message de félicitations. Là où la dernière fois ça m'avat pris plusieurs jours.
Je progresse, oui oui.
Mais ça fait réfléchir aussi : l'amie en question est tout aussi "mince" que moi. Enfin je parle de moi l'an dernier, parce qu'entre temps, j'ai pris 5 kg, parce qu'un doc m'avait gentiment suggéré que si j'avais un peu plus "d'amplitude", ça ne ferait sûrement pas de mal... Sans compter que trois mois de traitement au clomid cet hiver ont été radicaux...
Je ne suis toujours pas grosse, entendons-nous bien. Je suis toujours mince. Je suis juste... moins mince. Je n'aime pas dire maigre, parce que pour moi, quelqu'un de maigre, c'est quelqu'un dont les bras sont décharnés, qui a les joues creuses, dont les genoux ont l'air gros par rapport au reste des jambes, bref, je ne suis pas comme ça.
J'ai des muscles, de la graisse, même de la cellulite, enfin bref.
Dans sa liste d'envoi, je note particulièrement deux de mes amies. L'une a fait une fausse couche il y a deux mois, l'autre essaye vainement de faire son deuxième enfant depuis 3 ans.
Qu'ont-elles ressenti en lisant ce message ? Surtout la première en tombant sur les photos de l'écho ???
Je sais qu'on ne peut pas toujours épargner les autres, et que parfois, se contenter de se réjouir pour soi sans prendre garde aux autres, ça doit faire un bien fou. Mais est-ce vraiment une telle ombre sur un bonheur tellement immense que de faire un petit mail séparé, au moins à celle qui a perdu son bébé ? Pour ne pas la mettre face à ces photos qui doivent cruellement ressembler aux dernières images qu'elle a eu de son bébé envolé ?
Et pour celle qui attend depuis si longtemps, avec tous les traitements que ça impose, les échecs d'insémination, et j'en passe, puisqu'elle sait tout ça, enfin, je ne sais pas s'il y a une "bonne" façon de lui annoncer une grossesse au premier cycle... Il me semble simplement qu'elle aurait pu avoir un peu plus d'égards.
Quant à moi, je n'ai rien à dire sur le fait d'être parmi les autres destinataires, elle ne sait même pas que nous voudrions un enfant...
Ce qui m'amène à tout autre chose.
C'est toujours drôle de voir l'idée que les gens se font de moi. Je me demande toujours comment les gens peuvent être aussi aveugles. Je suis sûrement très bonne comédienne (comme le disait mon arrière grand -mère alors que je ne savais pas encore marcher...) et encore meilleure menteuse (des années de pratique intensive avec ma mère, ça porte ses fruits).
Mais je me dis aussi que les gens se laissent aisément berner.
J'ai été pendant treize ans avec quelqu'un que personne n'avait jamais vu. Ca n'a jamais choqué personne. Ou si peu. Entre temps, c'est vrai qu'il m'arrivait de réfugier ma peine dans d'autres bras. Mes "amis" en ont toujours déduit que j'avais des moeurs légères (d'ailleurs l'une d'entre eux m'a carrément dit un jour sans vouloir me blesser le moins du monde que j'étais un peu salope)....
Dans notre groupe d'amis, j'étais "la jolie". Alors j'étais forcément celle qui avait la vie la plus facile. Parce que c'est bien connu, quand on est beau, on n'est pas malheureux. Ca ne va pas ensemble.
Et quand on est beau, on ne se plaint pas d'avoir des peines de coeur, parce qu'on n'a qu'à claquer dans les doigts, et on trouve des épaules pour se consoler.
Il faut dire que j'ai apporté de l'eau à leur moulin avec mon éternel sourire. C'est vrai que dès le matin, je chantonne. C'est vrai que quand nous allions en cours à vélo, je chantais, qu'il fasse 30° ou -15.
C'est vrai que pour couronner le tout, j'avais toujours de bons résultats sans beaucoup travailler.
J'ai de la chance de ce côté là, je le reconnais, et j'en suis reconnaissante. BEAUCOUP.
C'est vrai aussi que quand on me demande comment je vais, je réponds toujours que je vais très bien. Et j'en ai l'air. Quoiqu'il se passe.
Et si vraiment je ne vais pas bien et que ça se voit, alors c'est que c'est tellement terrible que je ne sors pas de chez moi, donc personne ne le voit, personne ne le sait.
Je n'en veux donc à personne de ne voir de moi que ce que je veux bien leur montrer.
Il me semble néanmoins que quand on se dit l'ami de quelqu'un, on ne s'arrête pas à ce que l'autre veut faire croire...
Et comme il y a une personne, une seule, qui soit allée au-delà de tout ça, alors même que je ne la connaissais que depuis quelques semaines, alors je sais que c'est possible. Mais maintenant que je la connais depuis si longtemps, je sais aussi ce par quoi elle est passée.
Et je me dis que finalement, il faut avoir vécu des choses moches, pour lire dans les yeux des autres ce qu'ils essayent de cacher.
On ne peut donc pas en vouloir aux gens qui n'ont jamais affronté de vrais problèmes de ne pas penser à ceux qu'auraient pu affronter les autres. D'ailleurs je ne leur en veux pas. Y a juste toujours un petit sentiment d'injustice qui vient plâner un petit moment au dessus de ma tête.
Mais voilà, le temps de l'écrire, et hop, il est reparti ;-))
Et j'en arrive à mes collègues. L'autre jour, on parlait d'une des collègues qui passe plus de temps en congé mat qu'à son bureau. Et une des mes secrétaires m'a dit "Attends, le jour où tu seras dans sa situation, on en reparlera". L'autre secrétaire a embrayé "Oh mais elle ne veut pas d'enfants, elle !". Et elle le pensait le plus sincèrement du monde. D'ailleurs sans que j'aie l'occasion de dire quoique ce soit (ce qui m'arrange beaucoup, je le concède), l'autre a continué cette discussion qui était devenue la leur, exclusivement, en disant qu'effectivement, je n'étais pas le genre à vouloir des enfants. Parce que je travaille beaucoup, que je suis très indépendante, que je suis ce genre de femme qui ne cuisine pas, qui ne s'embarrasse pas beaucoup du ménage, enfin tout ça. Je suis gentiment retournée dans mon bureau en les laissant argumenter sur cet éternel débat qui fait que les femmes qui ont une activité professionnelle comme la mienne, ben forcément, ce ne sont pas des femmes maternelles.
Ne se sont-elles jamais demandé si ce n'était pas parce que quand on devient maman, la plupart finissent par changer de métier ? Parce qu'on n'a pas vraiment le choix ? Pas que ça soit inconciliable, loin de là, mais parce que mon monde professionnel est un monde d'homme et qu'ils ne réfléchissent pas comme nous ?
vendredi 4 avril 2008
Encore un truc...
Nouvelle annonce de grossesse. Après 3 cycles.
Une conclusion s'impose à moi : en général, les femmes sont enceintes en moins de 6 mois, ou alors y a des chances que ça dure BEAUCOUP plus longtemps.
Y a des exceptions, bien sûr, ça va de soi.
Mais j'ai quand même remarqué depuis que je baigne dans ce "milieu" que les grossesses, ben soit elle viennent vite, soit elles se laissent loooooooongtemps attendre.
Autant dire que tout ça n'arrange pas l'humeur du jour !!!
jeudi 3 avril 2008
Etats d'âme...
J'aurais encore pu intituler ce billet "je ne m'aime pas quand je suis comme ça", mais à force, on pourrait croire que je ne m'aime pas, et ce n'est pas vraiment vrai. Pas que je sois particulièrement imbue de ma personne, mais de là à dire que je ne m'aime pas, ben non...
Bref.
L'objet (disons plutôt la cause...) de mes états d'âme du jour : mon homme.
Il a été marié. Ok, soit. Ca ne me réjouit pas particulièrement, mais bon, j'admets que l'homme que j'aime est le résultat de sa vie antérieure, et puis ma vie antérieure, bien que je n'aie jamais été mariée, a été bien plus remplie d'ex(s) que la sienne, alors je serais très mal placée pour dire quoique ce soit là-dessus.
Bon, donc il a été marié. Petite historique de sa vie antérieure :
Il a rencontré sa future femme, qu'on va appeler V, à peu près en 96, et elle s'est installée chez lui genre 2 semaines après leur rencontre. Ils ont eu des hauts et des bas, notamment une rupture assez conséquente avant de se remettre ensemble, et donc, comme me l'a dit V quelques jours avant son mariage, l'étape suivante normale était de se marier, alors c'est ce qu'ils ont fait (???).
Bref, j'ai rencontré V sur mon lieu de travail, puisque nous l'avons embauchée pour un remplacement de congé mat, en mai 2002. Ils se mariaient en juillet. Comme c'était la seule de mon âge sur mon lieu de travail, on a forcément commencé à déjeuner souvent ensemble, et c'est donc à cette occasion que je lui avais demandé, juste avant le mariage, comment elle se sentait, et ce que ça lui faisait de se dire que ça allait peut-être être pour la vie. Et elle m'a répondu que si j'attendais de croire que c'est pour la vie pour me marier, je ne me marierais sans doute jamais. Hum...
Mais bref.
Nous sommes devenues "copines", et son mari est venu s'installer pour son activité professionnelle juste la rue en dessous de celle de mon bureau à moi.
Et donc on a mangé avec eux deux (+ mes collègues) presque chaque jour.
Je suis devenue la confidente de V, qui m'apprenait donc que leur vie de couple était plutôt... comment dire... Ben disons qu'ils s'entendaient certes très bien, mais qu'elle avait l'impression qu'ils étaient des amis plus qu'un couple. Puis logiquement, elle m'a confié son attirance pour un autre, puis j'ai été la complice passive de sa relation extraconjugale...
Disons que quand elle me l'a demandé, je lui ai dit qu'elle pouvait m'utiliser comme alibi, mais que je ne voulais pas avoir à mentir, et que si donc son mari en venait à me questionner, je n'étais pas sûre de vouloir mentir, parce qu'après tout, je l'aimais bien, lui aussi, et je n'avais pas envie d'être impliquée dans cette histoire.
Bien, ça a duré un an, puis le mari a constaté quelque chose, a questionné V, et lui a dit de choisir : soit elle arrêtait, soit ils se quittaient.
Ils se sont donc quittés. C'était un week-end. La semaine suivante, le mari me demandait sur msn si je voulais aller dîner avec lui, un soir, pour parler un peu de tout ça, pour essayer de comprendre, enfin tout ça quoi.
Et moi, je suis naïve, alors ok, on fixe ça au lundi suivant.
Et voilà.
Demain, ça fera 3 ans.
Je n'avais sûrement pas les idées claires puisque ce monsieur ne m'attirait pas du tout. Et d'ailleurs, le lendemain, je me suis demandé ce qui avait bien pu me prendre pour faire un truc pareil (d'autant que j'étais TRES loin d'être célibataire).
Mais j'ai néanmoins laissé les choses en l'état, d'autant qu'évidemment, il a fallu garder ça secret, et que V est venue habiter chez moi pendant des mois après ça pour s'économiser un loyer (et me dilapider toutes mes économies, mais ça, j'en ferai sans doute un autre billet un jour...), et que le mari ne voulait pas trop que V sache qu'il s'était jeté dans mes bras si vite...
Et puis comme c'était secret, autant dire que c'était une relation en pointillé. On se croisait dans la journée, parfois on allait au resto, ou on se cachait chez lui, mais ça ne pouvait pas être grand chose de plus puisque nous étions très (trop) entourés de gens qui ne devaient pas savoir. Pas tout de suite.
Bon, bref, toujours est-il que madame V a largement abusé de mon hospitalité et de ma gentillesse (comme dit, j'y reviendrai...), et donc a fini par s'envoler sous d'autres cieux (loin, très loin) avec son nouvel homme.
Depuis, mon homme et V sont divorcés, moi je suis tombée vraiment amoureuse de lui et voilà, chacun chez soi, et tout va bien.
Puis madame est revenue avec son nouvel homme tout près de chez nous, et j'ai découvert qu'elle avait 40% des parts de la société de monsieur. MON monsieur.
Et que les papiers pour tout ça avaient été faits par une de ses amies, et que monsieur avait signé puisqu'il faisait confiance à sa femme.
J'étais déjà très en froid avec elle, d'autant que quand elle a fini par apprendre que nous étions ensemble (bien qu'on ait triché sur la date de début de notre relation...), elle a fait de ces histoires....
Mais bref, ça n'a fait que renforcer ma colère.
Mon homme, lui, il continue d'aller chez elle, de lui parler souvent, très souvent.
Et elle lui doit plein d'argent. Et moi, du coup, ben faut que j'assume avec mon argent ce qu'homme ne peut pas assumer parce que son ex madame ne règle pas les problèmes qu'elle a créés.
Ca a de quoi énerver, hein.
Ben ça ne va pas en s'arrangeant.
Parce que madame est tombée enceinte en oubliant sa pilule. Fallait que ça lui arrive, à elle...
On croirait une mauvaise blague, hein.
Autant dire que c'est peu dire que je l'ai prise en grippe. VRAIMENT !
Alors vous devinerez ma réaction ce matin, quand nous étions à la pharmacie pour acheter la crème antimycose pour mon homme, qu'il n'y avait pas la bonne marque dans la 1ère pharmacie, et que donc j'ai proposé de suite d'aller à l'autre, et qu'il m'a dit que lui n'avait pas le temps. Comme je m'interrogeais (il ne travaille pas les jeudis en règle générale), j'ai donc appris qu'il allait déjeuner chez son ex. Dans le resto qu'elle tient avec nouveau chéri. Et comme elle ne lui offre jamais son repas (juste le café...), ben moi, qu'homme aille donner des sous à cette pét.... qui lui en doit tant et à cause de qui je dois faire attention à nos dépenses.......
CA ME MET EN RAGE !!!!!!!!!
Ben pour me venger, j'ai payé mon repas avec la carte de notre compte commun. Faible vengeance, hein... Ouais, je sais, c'est misérable...
Autant dire que c'est typiquement le genre de comportement qui me donne envie de répondre au téléphone quand certain(s) m'appelle(nt) et que je sais que ses(leurs) intentions ne sont pas purement désintéressées...
Autant dire qu'il n'aura pas son cadeau que j'ai prévu pour fêter notre anniversaire, demain...
lundi 31 mars 2008
Je n'y crois pas !!!
Bon, alors de retour du ciné, je consulte ma boîte mail et alors là je tombe sur un mail... mais un mail.... enfin vous allez comprendre :
L'amie dont je parlais tout à l'heure et qui a fait une fausse couche avait fait un mail groupé à celles à qui elle avait annoncé sa grossesse pour les informer de la mauvaise nouvelle.
Soit.
Mais voilà qu'une des destinataires a répondu en envoyant copie à tous les destinataires du premier message. Quel tact !
Mais ce n'est rien comparé au contenu de son message :
"Ca arrive, c'est la vie... Ca sera pour la prochaine fois !"
Texto ! Rien ajouté, rien enlevé !
Vous y croyez, vous, à un truc pareil ???
Ok, elle est fertile et n'a eu aucun mal à avoir son adorable fillette. Mais même !!! Je ne comprends pas qu'on puisse sortir un truc pareil !!!
J'ai trouvé ça tellement horrible que je n'ai pas pu m'empêcher de lire ça à mon homme. Ben même lui a été estomaqué... C'est dire...
Bon, il s'est bien remis, hein, il est en train de jurer devant Lara Croft ;-)
Allez, sur ce, je vais me glisser sous la couette !
vendredi 21 mars 2008
...
Par où commencer ?
Par le moins bien pour finir sur une touche positive ? Ok, alors allons-y !
Suis déçue.
Mais vraiment déçue. A me dire que si ça continue, je ne vais plus avoir la moindre envie de voir ou de parler à mes amies.
Parce que je fais toujours tout ce que je peux pour leur faire plaisir, leur éviter tout ce qui pourrait leur faire du mal, et que de leur côté, ben ... ben non.
Ma meilleure amie, j'en ai déjà parlé, a déjà gaffé l'une ou l'autre fois depuis qu'elle sait que nous essayons en vain de faire un bébé depuis quelques temps.
Mais là, j'ai l'impression qu'elle abuse un peu trop.
Je m'explique.
Elle est enceinte de 5 mois. Enfin non, elle est dans son 5ème mois. Et donc depuis le début, j'écoute chaque jour ses petits maux (enfin je les lis ou je les écoute, selon les jours !), sa fatigue, etc.
Bien. C'est normal. Que moi je n'aille pas bien, ça lui échappe, mais ça, allez, je veux bien admettre. Parce que si j'étale mes états d'âme sur ce blog, c'est aussi et surtout parce que dans la vraie vie, j'ai une fâcheuse tendance à toujours dire et montrer que je vais bien. Très bien même.
Mais bref.
Elle sait donc évidemment que lundi, je vais chez notre amie commune. Qu'elle ne voit que très rarement (genre la dernière fois, c'était quand moi j'ai invité ma meilleure amie (C) en novembre et que l'autre amie (A) est venue pour déjeuner avec sa petite famille).
Donc A et C ne se sont pas parlé depuis, et voilà qu'il a fallu que ma meilleure amie appelle aujourd'hui A pour lui dire qu'elle est enceinte. Comme ça, elle est sûre que lundi, ben quand j'irai chez A, on ne parlera que de ça.
Ca fait 5 mois qu'elle est enceinte, et il faut qu'elle lui annonce ça deux jours avant que je n'aille chez A ????
Et le summum : C a dit à A qu'elle ne m'avait pas encore annoncé sa grossesse.
Pardon ?!?!?
Pourquoi ??? Pour lui faire croire qu'elle lui a réservé la primeur ? Mais c'est quoi l'intérêt !!!
Et alors moi, il va falloir que j'aille chez A, que je parle bébé, que je réponde encore que non, on ne fait pas encore de bébé mon homme et moi, que je simule la surprise toute neuve de la grossesse de C, alors que j'endure ses jérémiades chaque jour depuis des mois ?
Ben non, c'est pas juste.
Et je n'avais déjà pas très envie d'aller passer le week-end chez C la semaine prochaine, mais alors là...
Je pense que je vais annuler tout. La visite de lundi chez A, et le week-end chez C.
Je ne veux pas faire d'histoires, alors je vais inventer des causes tout à fait plausibles, mais je n'ai pas la tête à me mettre dans des histoires pareilles.
Tant pis si C est déçue que nous n'allions pas chez eux.
Mais j'ai l'impression aussi que si ça continue comme ça, je vais finir par ne plus pouvoir me retenir et par leur dire des choses avec moins de douceur que je ne voudrais.
Alors tant pis. J'avais hâte d'aller voir les travaux terminés de la maison de A, mais tant pis. Ce qui devait être une après-midi sympa à parler de maisons, de travaux, de cuisine, etc va immanquablement se transformer en discussion sur C, sa grossesse, le désir de 3ème bébé de A, et tout ça, ben c'est pas exactement ce dont j'ai envie en ce moment.
Alors si pour une fois je fais les choses comme ça me chante...
Voilà pour ma déception. C'est surtout de l'agacement en fait.
Pour le reste, ben j'ai quand même passé une journée sympa.
Bien mangé, bien bu, fait des muffins au chocolat, regardé un film avec mon homme, un copain et sa fille (enfin, elle, elle jouait à la DS pendant le film...), fait des lessives, rangé un peu, et voilà, c'est l'heure d'aller se coucher.
Je n'ai pas préparé mes affaires pour aller chez les beaux-parents, mais tant pis, je ferai ça demain matin avant de partir ! Plus envie maintenant.
Bonne nuit.
Pourvu que je dorme !
mercredi 12 mars 2008
C'est une impression, ou... ?
Sur un forum, tout à l'heure, une de mes amies virtuelles (ben oui, quelques unes sont vraiment devenus des amies dans mon coeur !) remarquait que quand on va chez un gynéco, les femmes enceintes n'ont JAMAIS le sourire.
Bon, alors je ne veux pas en faire une généralité, mais j'avoue que je m'étais déjà fait la même réflexion.
Et en plus, s'il y a une future maman qui est là avec un petit bambin qui a le malheur de faire un peu de bruit, la plupart prennent un air agacé, genre "elle ne sait pas tenir ses enfants ???".
Et au final, ce sont souvent celles qui ont le ventre plat (dont moi), qui font des risettes au petit en question, et qui, en tout état de cause, tirent le moins la tronche...
Et donc j'en arrive à ce sentiment : je trouve que les femmes qui n'ont pas eu de mal à avoir un enfant dans leur ventre ne savourent pas vraiment la chance qu'elles ont.
Je ne dis pas ça méchamment, et je n'ose jamais trop le dire, mais au final, je continue de penser que toutes celles qui se plaignent de tous les petits maux de la grossesse ne se rendent pas bien compte de ce que doivent endurer celles qui ne peuvent pas concevoir aussi facilement qu'elles l'ont fait.
Et même si je veux bien croire que ça ne soit pas agréable tous ces désagréments, et bien les endurer parce qu'on est enceinte, c'est autre chose que d'endurer les effets secondaires de tous les médicaments qu'on ingurgite pour avoir un jour la chance de porter un bébé.
Et je sais aussi qu'être enceinte ne signifie pas la fin des problèmes, puisque je suis sûre que je serai moi-même une future maman très angoissée, mais est-ce que pour autant je ferai la tronche dans la salle d'attente ??? Sûrement pas...
Alors souriez mesdames !!! Ca ne devrait quand même pas vous coûter beaucoup d'effort, après tout, je suppose que la plupart d'entre vous êtes heureuse de porter ce bébé !!!