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jeudi 17 mai 2012

Mon bonheur dans leurs sourires

Misère de misère, il suffit que je tourne un peu le dos à mon PC pour que blogger me change tout !

Mais bref.

J'écris d'une main, ma merveilleuse petite fille accaparant mon bras gauche.
Il me faudra vraisemblablement plusieurs jours pour venir à bout de ce billet, mademoiselle ma princesse n'aimant guère me partager avec une machine (et pourtant, je tente la diversion musicale fort sympathique !!).

Suite à mon dernier billet, mon moral ne s'arrangeant guère, j'ai décidé de faire lire ma prose à mon homme, pour lui donner l'opportunité de comprendre.
Il a lu en silence, sans que je ne puisse décrypter d'émotions dans ses yeux. Il faut dire qu'il était tard.

Depuis, je dois dire, pas de changement. Je crois que c'est comme s'il ne savait pas.
(je poursuis, il est 3h30, tout le monde dort, enfin presque...)
Je n'en ai pas reparlé non plus, j'ai l'impression que ça ne sert à rien.
Il ne va pas bien, c'est un fait, la vie avec des enfants en bas âge ne lui convient pas. Il les aime, il les a voulu, mais il ne supporte pas de vivre avec ces petits êtres bruyants qui ne nous permettent pas de vivre notre vie au rythme que nous souhaiterions.
J'ai parfois cette impression que toute son énergie est tournée à chercher à échapper à leur présence.

Alors je vis ça de deux façons : quand il n'est pas là, la plupart du temps, ça va, je me raisonne, je me dis que tout ira bien, que je me suis fait une montagne de pas grand chose.
Quand il est là, c'est tout de suite moins facile.
Si mon Tinamour est calme, tout va bien.
Mais le soir, il est fatigué mon petit bout d'homme, alors forcément, un enfant de 3 ans fatigué, c'est un enfant un peu moins calme.
Et il suffit alors de 30 secondes pour que son père soit exaspéré et le fasse savoir.
Et dans ces cas là, moi j'ai juste envie qu'il parte. Ou de prendre mes enfants et de partir.

Je l'aime, j'ai envie que ma vie soit avec lui, mais j'ai aussi envie de m'enfuir.
Ces derniers jours, je me suis dit que j'allais chercher un gîte dans le coin, et aller m'y réfugier avec les enfants quelques jours.
Je ne lui ai pas dit. J'ai envie qu'un soir, il rentre et qu'on ne soit pas là. Pour voir ce que ça lui ferait.
Je m'interroge simplement sur ce que je dirai à mon fils...

Une chose est sûre : je ne peux plus continuer à gâcher les rares moments de sommeil que je pourrais avoir à me torturer l'esprit à cause de ses états d'âme.
Parce que pour moi, ces moments de la petite enfance de mes amours sont primordiaux, et je ne veux pas les gâcher avec tout ça.
Je veux juste savourer mon bonheur d'avoir ces enfants.
J'en ai marre de gérer le reste.

Un exemple débile : il a acheté une voiture de sport.
Ca faisait bien 2 ans qu'il attendait de trouver celle qu'il voulait (et pssait des heures chaque semaine à la chercher...), et c'est fait, depuis 2 jours il l'a trouvée et commandée.
Parfait. Il fait sa crise de la quarantaine, très bien, si ça peut aider, moi, je vote pour.
Oui, sauf que bien sûr, c'est pas donné cette voiture.
Pour les dépenses du couple, nous avons un compte commun que nous alimentons en fonction de nos revenus respectifs. J'ai donc trop gentiment proposé que nous financions cette voiture selon les mêmes proportions. Ce qui revient à ce que je lui donne 10 000 € pour financer sa crise.
Sachant aussi qu'il va falloir qu'une fois par semaine, il aille chercher son fils avec cette voiture, que mon petit coeur sera donc dans son siège auto mais à l'avant, et que rien que d'y penser (la route est dangereuse entre la ville où est la crèche et la maison...), je tremble.
Sachant donc aussi que tant qu'il aura cette voiture, il ne pourra pas s'occuper des deux. Y compris quand j'aurai repris le travail. Il faudra donc que JE m'organise en conséquence.

Bref, je trouve que c'est pas mal de concessions de ma part, que je faisais sans sourciller, juste pour qu'il puisse avoir son trip.

Et donc cette voiture, il faut qu'il aille la chercher à 5h de trajet d'ici.
Déjà, il n'a bien sûr pas envisagé de le faire avec moi (ou nous plutôt...), il a contacté 2 copains.
D'abord, il a proposé de faire ça pendant ses prochaines vacances. Oui mais c'est dans un mois, donc finalement, il a décidé de faire ça un mardi, le jour où il a le moins de patients à déplacer.
Et puis, il a suggéré que ça pourait être un jeudi, jour où Tinamour n'est pas gardé, et où il est d'habitude au moins la demi-journée avec ses deux enfants et moi à la maison.
Là, ça a commencé à m'agacer. Parce que oui, finalement, on s'en sort très bien (mieux souvent...) quand il n'est pas là, mais ça redevenait tout un symbole.
Et hier soir, j'ai compris que finalement, il voulait faire ça en deux jours. Un week-end.
Se faire un vrai big plaisir quoi.

Oui, parce que sa voiture, ce n'est pas déjà un super plaisir ???
Bref, quand j'ai compris ça, ça m'a un peu énervée, et il l'a vu. Alors il m'a dit "ouais, bon, ben j'ai compris, je vois bien que j'ai la pression".
Ca m'a encore plus énervée.
Je lui ai dit froidement que je trouvais que c'était une drôle de pression que d'acheter une telle voiture avec l'argent du couple, voiture qu'au passage je n'aime pas, alors il m'a coupée, en me disant que de toutes façons c'était SA voiture, que je n'avais pas à l'aimer.
Ouais, ben mon gars, je la paye aussi TA voiture et TA crise.
Alors pars toute une semaine si ça te chante, moi je m'occuperai de ta famille et de ta maison comme 100 % de mon temps, ça ne changera rien, à ceci près que je n'aurai plus un rond et un crédit en plus sur le dos.

Alors non, cette nuit, je ne dors pas.
Et oui, cette nuit, j'ai juste envie de partir...
Et demain, je serai encore plus fatiguée, et c'est férié, alors tout le monde sera à la maison.
J'ai déjà peur.

Et je ne veux plus gâcher ces moments merveilleux de l'enfance de mes petits.
Je voudrais juste profiter de mon bonheur d'être avec eux.
De ma chance qu'ils soient dans ma vie.
Je sais que c'est très exclusif, mais en même temps, ça passe tellement vite, je n'ai pas envie de me retourner bientôt et de me dire que je suis passée à côté pour des sombres histoires qui ne dépendent pas de moi.

Alors je réfléchis à comment faire pour le mieux. Je cherche LA solution.

En attendant, je vis chaque journée de ma princesse comme un cadeau, je serre fort mon fils quand je vais le chercher en fin de journée, et chaque soir, quand il dort, je continue d'aller le voir dormir, dès que ma puce m'en laisse l'occasion.
Cet amour est tout bonnement incroyable.

Parfois, je me dis que c'est un peu schyzophrène tout ça.


mardi 30 août 2011

Vrac de rentrée

Il y a eu tous ces jours où j'avais envie de venir m'épancher.
Où le temps a manqué, ou alors où je me suis dit que les réactions à chaud n'étaient pas les meilleures.
Oui mais voilà, à froid, elles manquent de saveur et perdent tout leur intérêt.

J'étais donc en vacances une bonne partie de ce mois.
C'était salvateur, à tous points de vue ou presque.
La rentrée, le retour au bureau, en revanche, ça l'est tout de suite moins.

J'allais dire que c'était le temps des remises en question, mais je crois que ce temps là est quasi permanent depuis quelques années, que je manque juste de temps, de courage, de cran, (de soutien ?), pour me lancer vraiment...

Mon ventre s'arrondit. Il s'arrondit d'autant plus maintenant que je ne suis plus si malade.
Je ne réalise encore pas toujours qu'on a réussi.
J'avoue aussi avoir beaucoup pesté d'avoir été tellement malade.
En sachant pourtant que j'avais une chance que certaines n'auraient jamais.
J'en suis arrivée à trouver injuste qu'il n'y ait pas une règle simple : plus c'est difficile pour une femme d'avoir un enfant, moins elle devrait être malade pendant sa grossesse.
Egoïste, peut-être, mais je me le suis répété souvent.
J'ai détesté une copine qui se plaignait bruyamment de devoir faire attention à sa prise de poids pendant sa grossesse alors qu'elle n'avait eu qu'à arrêter la pilule pour être porteuse de vie.
Bref, j'ai eu de méchantes pensées que je ne suis pas encore assez fortes pour regretter vraiment.
Ca me passera, j'imagine.

Toujours est-il que les vacances, comme il y a trois ans, ont aidé à faire disparaître une partie de mes soucis.
J'ai toujours de fortes réactions aux odeurs, particulièrement aux bonnes odeurs, mais le quotidien est redevenu supportable.

Et je suis heureuse.
Un peu anxieuse de savoir comment je m'en sortirai avec deux enfants, un peu anxieuse de savoir quelle sera la réaction de mon petit homme d'amour quand son frère ou sa soeur sera là, anxieuse bien sûr de savoir si le nouveau petit bébé sera en bonne santé.
Mais heureuse.

Le seul truc qui coince encore, c'est donc mon incapacité à remettre les choses en question au bureau.

Je n'ai pas envie de passer ma vie à courir.
Je n'aime pas l'idée de me dire que la semaine se passe à se dépêcher le matin de préparer mon petit monde, à se dépêcher pour être à l'heure à la crèche et au bureau, à travailler, à partir à l'heure pour se dépêcher d'aller chercher Tinamour à la crèche, rentrer, et avoir une soirée chronométrée parce qu'il ne faut pas se coucher trop tard (grands et petit) pour ne pas accumuluer trop de fatigue.
Je sais bien que c'est le lot de la plupart des mamans, et que je pourrais aussi m'y faire.
Mais je n'ai pas envie.
J'ai peur que ça ruine mon moral, mon couple, ma famille et mon bonheur.

Pourquoi je ne change rien ? Parce que j'ai tellement peur de regretter, ensuite.
Parce que j'ai peur de perdre ma sacro sainte indépendance financière, peur de ce que je pourrai faire quand j'aurai à nouveau plus de temps libre parce que les enfants ont grandi, peur de savoir ce qu'il adviendrait de moi si par malheur mon couple s'effondrait, bref, je prends mon travail comme une garantie que je me suffirai toujours à moi-même.

Oui, mais pourtant, je sais que ce n'est pas la solution.
Ma réflexion de la denrière nuit, c'est que je vais essayer au moins d'avoir le courage de diminuer mon temps de travail.
Pas maintenant, mais quand je reprendrai le travail suite à mon congé maternité.
Je sais très bien que c'est un peu comme un enterrement première classe de mon avenir dans cette collectivité, parce que quoi qu'on dise, je ne pourrai pas rester un "patron" aussi efficace en étant absente 1 jour et demi sur 5.
Que d'autres prendront nécessairement le relai, que je manquerai d'informations, peu importe la qualité du système de communication que l'on mettra en place pour pallier à mon absence.
Je perdrai le fil, nécessairement, indubitablement.

Ca risque d'être difficile, parce que ça tombe très mal, en pleine réforme des collectivités qui implique de nombreux bouleversements pour nous.
Au moment de me retrouver à la tête d'une structure presque doublée, je vais prendre du recul, et laisser les rênes plus lâches à d'autres.
Mauvais calcul, mais je n'ai pas choisi.

Tout ça me permettra malgré tout de continuer à autofinancer ma vie, tout en ayant davantage de temps.
Et égoïstement, c'est aussi pour moi que je veux du temps.
Parce que je crois que c'est LA condition pour que tout le reste tourne dans notre vie de famille.
Et que c'est bien là le plus important.
Ca me laissera aussi du temps pour voir si je peux continuer de cette façon, si c'est tenable au bureau, et sinon, j'aviserai... Peut-être qu'être moins fatiguée me donnera plus de courage ?

J'ai besoin que mon fils soit heureux. Et si tout va bien, en janvier, je pourrai écrire que j'ai besoin que mes enfants soient heureux.
Je ne peux pas leur garantir un droit au bonheur, mais je veux me dire que j'ai fait ce que je pouvais, à mon niveau.
Il m'offre tellement ce petit bout d'homme....

Je me demande s'il existe une façon d'expliquer l'amour qu'on peut ressentir pour son enfant.


mardi 1 février 2011

Moment de bonheur pur

Il y a des moments comme ça, où j'ai l'impression que je vais m'arrêter de vivre à force de retenir ma respiration, de peur de trouble le merveilleux de ce qui est en train de se produire.
Hier soir, mon petit garçon était debout sur sa table à langer, et a entrepris de s'amuser avec mes cheveux, d'abord pour me faire un shampooing (sans shampooing, ouf !), et ensuite, juste pour s'amuser.
Ses petites mains qui m'effleuraient le crâne, si doucement et tendrement, sa petite voix si douce qui chantonnait et me disait "cachés z'yeux" puis "coucou z'yeux"....
A pleurer.
C'était long. Merveilleusement long.
Je garde ce moment dans mon coeur, et je le chéris déjà si fort.

Tout comme je chéris sa petite voix qui me murmure "t'aime" en essayant de me faire le signe qui va avec.
J'ai beau savoir qu'il ne sait vraisemblablement pas ce que ça veut dire, je reste fière et si heureuse que mon petit bonhomme soit capable de dire ces quelques mots.
Moi qui ne les ai jamais entendus de ma famille.

Et puis, juste pour rire, ce matin, je sors de la voiture pour aller sortir mon tinamour à son tour, et pendant que je le détachais de son siège, il me dit "belle !".
J'étais déjà toute contente que mon fils me trouve belle, quand il a montré du doigt la POUbelle juste derrière moi en répétant "belle !"...... ;-)

Je l'aime.

mardi 25 janvier 2011

Son bonheur

Il faudrait pouvoir mesurer le volume de mon coeur quand j'entends quelqu'un dire de mon fils qu'il a du bonheur dans les yeux.
Parfois, je me demande comment je peux survivre à un sentiment aussi puissant.

lundi 10 janvier 2011

Comment se désénerver :-)

Je ris de moi. Non, mais vraiment, j'ai un sourire jusqu'au dessus des oreilles tellement je trouve que c'est chouette la vie.
Malgré tout ec qui m'agace.

Ce matin, un peu après 9h, un pas du tout charmant homme vient dans nos bureaux demander ce qu'on en a "après sa voiture".
Remise en contexte :
Nous avons de nouveaux bureaux dans un esmble immobilier qui dispose d'un parking en sous sol.
Les résidents de l'immeuble ont pu acheter de splaces de parking ou garages fermés dans la limite des stocks disponibles (mon Dieu, on dirait une pub lol !).
Quand à nous, nous disposons de 9 places nettement distonctes des autres places du parking puisqu'elles sont regroupées au fond du parking, derrière deux murs qui laissent à peine la place de passer, et avec une grosse ligne jaune sur le sol et les murs avec l'inscription "réservé à la .....".

Les travaux de la copropriété n'étant pas terminés, la rampe d'accès en voiture au garage est sale, poussiéreuse et boueuse.
Nous n'utilisons donc que peu souvent ces places actuellement, en attendant que tout soit plus propre.
Disons que sur nos neuf places, nous n'en utilisons que 2-3 par jour.

Alors ce pas du tout charmant monsieur a trouvé qu'il pouvait utiliser nos places.
Parce que son garage est encore plein de ses affaires, et qu'il n'a pas envie de le vider puisqu'il y a des places vides.
Mais il n'a pas songé un instant à nous le demander.
Pire : il s'offusque de trouver notre pourtant gentil petit mot sous son essuie-glace lui demandant de bien vouloir libérer la place.
Et quand je dis qu'il s'offusque, c'est un faible mot.
Et le point fort de la discussion :
"- D'ailleurs, vous êtes la collectivté XXX ?
- oui monsieur
- alors vous êtes à mon service !
- pardon ?
- ben vous êtes payés avec mes impôts !
- et quand vous allez payer vos courses, vous payez indirectement le directeur du magasin, est-ce que vous pensez qu'il est à votre service ?
- ah ben c'est pas pareil, c'est pas le public !
- alors on est censés vous fournir gratuitement une place de parking ?
- ben vous êtes à mon service !"

J'ai cru bon de mettre fin à la discussion et de souhaiter avec un grand sourire une bonne journée à ce pas du tout brave monsieur, qui est parti en disant qu'il continuerait de garer sa voiture chez nous, qu'on n'avait qu'à lui envoyer la fourrière...

Incroyable !

Bref, je me remets tranquillement à mon ordinateur après cet épisode surréaliste, et je tombe sur l'invitation à une vente privée de trop jolies montres.
J'ai eu une montre en cadeau de Noël (que j'avais déjà trouvée par ce biais, un beau maitn de novembre...).
J'en ai déjà quelques unes. Donc vraiment pas besoin.

Oui mais il y en avait une vraiment, vraiment belle.
Oui, mais je n'ai pas d'anniversaire ou d'autres trucs dans les temps prochains.
Y a bien l'anniversaire de mon fils et de mon homme qui se profilent, mais ce n'est pas une excuse pour me faire un cadeau ça.
Alors j'ai mis la montre dans mon panier, juste pour voir.

Et je trouvais qu'elle était encore plus belle dans mon panier.
Et j'étais là, comme une cruche hilare, à ne pas savoir si j'aurai le culot de cliquer sur "acheter".

Ben j'ai acheté.
Roooooo, pas bien.
Oui mais ben voilà, j'ai juste envie de rire depuis que je l'ai achetée.
Je ris.
Je n'aurais pas dû, je l'ai fait quand même, et je suis trop heureuse.

Héhé.
C'est pas beau la vie ?

Le lien entre la montre et le monsieur ?
Je ne sais pas.
Est-ce que j'aurais cliqué sur acheter si le monsieur ne m'avait pas agacée ?
Je ne sais pas non plus.

Mais je crois que c'est une belle semaine :-D

mercredi 15 décembre 2010

Carte postale

Quand j'étais petite, et que nous, citadins, partions au ski, nous devenions surexcités quand on arrivait dans ces villages qui annoncent l'arrivée imminente aux stations de ski. Ces villages pas tout à fait blancs, mais plus tout à fait verts non plus.

Avec des tas de neige au bord des routes, des toits enneigés sur leur versant exposé au nord.

Des prairies qui semblaient avoir déjà ployé sous le poids de la neige.

Et des lumières qui brillaient, au loin, dans les villages voisins, au creux des montagnes enneigées.



C'est là que je vis maintenant.






Dans un village qui ressemble tellement à ceux qui nous rendaient si fous de joie.

Et le matin, sur le trajet, en chantant des chansons de Noël avec mon bonhomme, en regardant ces lumières scintiller dans les montagnes blanches si près de ma route, je me demande si un jour cette impression de vivre dans une carte postale me passera.

jeudi 9 décembre 2010

Joli mercredi.

Ca répondra un peu à la question de Mona ;-)

Lundi ne s'est pas amélioré.
Mais mardi était déjà un autre jour.
Et mercredi était carrément chouette.
Alors jeudi démarre sur des chapeaux de roues, le coeur léger, presque euphorique.
Les montagnes russes, comme toujours.

Je continue de les aimer mes montagnes.
On ne se rend compte qu'on prend de l'altitude que quand on sait où est le sol.

Aujourd'hui, j'ai l'impression que tout avance.
Que les éléments sont avec moi.
Punaise, j'exulte !
Je reprends espoir.

Jusqu'à un dîner de ce soir qui ne me faisait pas envie du tout et qui est annulé, comme par enchantement !

Ca y est, je me réjouis de nouveau pour Noël. Et même quand je me répète que je suis naïve, que tous les ans je me réjouis et que finalement, ben.... Enfin bref, j'ai beau me dire ça, je reste sur mon nuage, et je me dis que ça va être drôlement chouette.
Noël dans les yeux de mon enfant.
Il était trop petit l'an passé. Mais maintenant, il aime les chansons de Noël, les sapins de Noël, les histoires de Noël.
Ses yeux respirent le bonheur, et je suis si fière de voir ça.

Il y a quelques temps de ça, il a pris la tête de son Papa entre ses mains, et il lui a dit "t'aime".
Je ne m'en remets toujours pas.
J'imagine que c'est un merveilleux moment pour n'importe quel parent, mais pour moi, ça a la saveur de la plus belle victoire que je pouvais remporter.
Rien n'est gagné, je sais bien.
Mais mon fils de 21 mois qui dit ça, je me dis que non, certaines choses ne sont décidément pas nécessairement héréditaires.
J'ai soudainement eu cette impression que j'étais capable de renverser la vapeur. D'escalader mon Himalaya personnel.
Mon fils, mon bonheur.

Chaque soir, j'attends qu'il s'endorme, et alors je retourne dans sa chambre, et je le regarde, pendant de longues minutes, avant de fermer sa porte pour la nuit.
Chaque soir, mes yeux sont humides.
J'ai toujours cette impression qu'un pont se crée entre lui et moi et que l'amour prend presque une apparence visible pour le traverser.
Et je me dis qu'il sent nécessairement toute cette émotion.
Et c'est tout ce que je demande.
Qu'il sente l'amour, la présence, pour toujours.
Qu'il sache.
Que ça soit ancré en lui, que ça fasse partie de lui.
Mais que ça ne soit jamais un poids. Juste des ailes pour le rendre plus léger.

Il y a bientôt deux ans, j'allais à la messe du matin de Noël, enceinte jusqu'aux yeux, et là, en chantant, j'ai ressenti le plus incroyable sentiment de bonheur que j'avais jamais ressenti jusque là.
J'aurais pu m'agenouiller et laisser couler mes larmes et crier tellement j'avais besoin que ça sorte.
Je me suis contentée de pleurer, sur place, en me demandant si je pouvais survivre à tant de bonheur.
Ce moment restera à jamais ancré en moi.
Cette année, j'irai à la messe du matin de Noël le ventre vide, mais mon coeur sera néanmoins plein comme jamais.
Plein d'un merci que je ressens tellement profondément au fond de moi que je ne sais plus toujours comment l'exprimer.

lundi 6 décembre 2010

Pas beau lundi.

Enfin il n'est que 10.24, il a encore tout le temps de se rattrapper ce lundi.
Laissons-lui une chance...

Mais jusque là :

- au réveil, j'ai constaté que c'était J1. Trop tôt, beaucoup trop tôt pour un J1. Ca ne tourne toujours pas rond là dedans.

- en sortant de la cour, il semblerait que j'aie effleuré le banc en reculant. A chéri qui me le faisait remarquer, j'ai répondu pleine d'assurance que non, je n'avais pas touché le banc.
Ce qui m'a valu un sms : "je confirme après vérification que tu es bien rentrée dans le banc".
Je suis ultra sensible aujourd'hui, je suis bien d'accord.
N'empêche qu'en arrivant à la crèche, je prenais mon téléphone en main pour envoyer un gentil message plein d'amour à mon chéri et pour lui dire de faire attention, que les routes ne sont absolument pas dégagées et que c'est une vraie patinoire sous la neige. Alors quand j'ai lu son message, comment dire......
Je me suis dit que je m'en fichais qu'il aille dans le décor avec ma voiture.
Je sais qu'il est sûrement tout triste aussi ce matin. Qu'il n'y a pas que moi qui sois déçue. Mais quand même, un peu de gentillesse ne fait de mal à personne.
Je me suis contentée de lui répondre qu'après vérification, sa chère voiture n'avait pas la moindre trace de ma supposée rencontre avec le banc.

Et puis me dire qu'il est ressorti sous la neige, pas habillé, juste pour regarder si j'avais ou non touché le banc, comment dire.... Ca m'énerve !
D'ailleurs, je me demande bien comment il a pu vérifier ça, mais enfin soit, passons.

- je ressors de la crèche après avoir déposé un Tinamour qui porte vraiment bien son surnom tellement il est incroyablement adorable et à croquer.
Un con (pardon, mais y a pas d'autre mot) est garé derrière moi.
Contre ma voiture.
Ah.
Et je repars comment moi ?
J'attends 3-4 mn, et je commence à klaxonner.
Rien.
10 mn plus tard, je ressors sous la tempête de neige, et je commence à chercher l'idiot qui s'est garé là.
Et à plusieurs centaines de mètres, sur un chantier, je trouve le gars en question.
Qui rigole quand je demande s'il y a quelqu'un qui a une mégane blanche.
C'est peu dire que j'aurais pu l'étriper sur place si je n'avais pas été aussi trempée et pressée de me remettre à l'abri et au chaud.

- j'arrive enfin au bureau avec beaucoup de retard, pour une de mes semaines les plus chargées de l'année.
Je constate que les bureaux du dessous sont en plein travaux, qu'on en a plein les oreilles, et que non, je n'arrive pas à me concentrer au milieu des bruits de perceuses, et autres joyeusetés du genre.

- je constate également que le service à qui nous avons délégué la facturation des ordures ménagères a envoyé les factures qui sont arrivées ce samedi.
Pleines d'erreur.
Et que le téléphone ne cesse donc de sonner avec des gens mécontents.
Je les comprends. Mais je comprends aussi mes secrétaires qui ont juste envie de rentrer chez elles.
Et moi chez moi.


Soyons positif : ce soir, je vais pouvoir boire un verre de vin chaud.
Et il y a vraiment plein de neige.
Et j'ai passé un chouette week-end, avec mon fils qui a été bien gâté pour la Saint-Nicolas.

Donc finalement, je suis peut-être très énervée, mais je vais bien.
Méthode Coué.

jeudi 23 septembre 2010

Demande de répit

Je sais que c'est égoïste et que la vie continue.
Je sais, au fond de moi, que tout va bien et que tout ira bien, quoiqu'il en soit.
Que j'ai déjà une chance inouïe. Plus que ça même.

Mais si juste pour quelques jours, je pouvais ne plus avoir de nouvelle annonce de grossesse, juste quelques jours, le temps de me souvenir que tout ira vraiment toujours bien.
4 en trois jours, ça fait un peu beaucoup pour moi.

C'est presque stupide tout ça, mais je crois que même à 75 ans, j'aurai encore et toujours un petit moment de ..... de silence intérieur lourd de souvenirs quand j'apprendrai les bonnes nouvelles des autres.

Et tu sais quoi M., ben dans ces moments-là, je pense aussi bien fort à toi.

vendredi 11 septembre 2009

Fichue grippe...

Moui, parce que depuis hier, mon tinamour a de la fièvre, le nez pris et il toussotte.
Comme il n'avait plus que 38°C ce matin, il pouvait aller à la crèche, puisque la règle d'éviction, c'est à partir de 38,5.

Sauf que là, avec cette psychose de la grippe A, ben un enfant qui présente l'un des symptômes de la grippe A (toux, éternuements, fièvre, et je ne sais plus quoi), ben les parents doivent le récupérer, consulter, et ne peuvent le ramener que munis d'un certificat de non contagion..........
Et fallait que ça nous tombe dessus. Pour tester le système.
Heureusement que j'ai pu m'éclipser gentiment pour aller le chercher... Je l'ai ensuite gardé avec moi au bureau pendant 2h (il a un transat là-bas, et quelques jouets...), et puis hop, chez le doc.
Verdict : rhinopharyngite et otite à l'oreille gauche.
La grippe ? "oh ben grippe ou pas, ce sont les mêmes symptômes, et ça se soigne pareil, alors ça ne change rien."
Et mon certificat de non contagion ? "ah.... Ben je ne peux pas vous le faire maintenant, mais s'il va mieux d'ici lundi matin et qu'à la crèche, ils veulent quand même un certificat, appelez moi, je vous le préparerai".
Bon, à la base, je le comprends, et c'est plutôt sympa de me le faire lundi sans me refaire attendre en salle d'attente.
Mais du coup, lundi, je fais quoi ? Je tente quand même la crèche à 8h ? Quitte à garder ensuite tinamour avec moi au bureau jusqu'à ce que je puisse récupérer un certificat en début d'après-midi ?
Ou je reste à la maison tranquillement en attendant de pouvoir récupérer le précieux sésame ?

J'opterais volontiers pour la deuxième solution. Mais bon, dans la mesure où je sais que j'en fais déjà fichtrement moins au boulot qu'avant, ça m'embête quand même un peu.
M'enfin bon, c'est une matinée hein, faudrait pas non plus en faire une histoire.
D'autant que ce n'est que la première fois....

Mais comme dit, tout ça, ça ne serait rien si à tout ça ne s'était pas ajoutée une vilaine migraine. Juste en sortant de chez le médecin. En arrivant sur le parking de la pharmacie.
J'ai vu la fameuse tâche sur mes yeux, mais il me fallait les médocs de tinamour, alors j'ai bravé ma perte de vision, en espérant ne rien défoncer avec mon chariot.
Sauf qu'une fois sortie de la pharmacie, rien à faire, pas moyen de conduire pour nous ramener vivants jusqu'à la maison.
Et j'ai beau savoir que ça ne dure pas une éternité, je ne peux m'empêcher d'avoir un petit coup de panique....
On est donc restés sur le parking pendant un peu plus d'une heure, en attendant que je récupère suffisamment de mon champ de vision....
Et là, je suis là, à vous écrire, en essayant de faire comme si tout allait à peu près bien, parce que si je me couche, j'ai peur de m'endormir sur mon atroce mal de tête et de ne pas être assez vigilante pour mon pauvre petit lapin.

Bon, mais sinon, quand même, à part ce petit épisode fâcheux, ça peut aller dans notre chez nous.
On déborde tous d'amour et de sourires, et ça, ça reste quand même le plus important :-)

lundi 16 février 2009

Un gros bedon qui danse

C'est un peu l'image que j'ai de moi, juste là.
Deuxième jour entier passé à la maison.
A l'exception de deux toutes petites minutes à l'épicerie d'en face pour avoir quelque chose à manger ce soir, en attendant de faire les courses demain matin.

J'ai tellement de bonheur dans mon coeur, il faut bien danser et chanter pour évacuer un peu ça...
Alors mes écouteurs dans les oreilles, je suis furtivement passée devant une vitre. Et je me suis vue... Non mais faudrait filmer ça, une espèce de gros bedon qui se trémousse avec une tête au dessus qui pleure de bonheur.... J'en suis venue à me demander si je saurai arrêter de pleurer quand mon gros paquet sera sorti de ce ventre et que je pourrai le serrer dans mes bras...

Ce matin, après de multiples essais bien trop arrosés de larmes pour aboutir à quelque chose de lisible, j'ai enfin réussi à écrire une longue lettre d'amour à mon amour. Longue lettre qui est déjà bien à l'abri dans la boîte que mon cher et tendre pourra ouvrir en revenant de la maternité.
Je faisais peine à voir, je riais ce que je pouvais tout en pleurant toutes les larmes de mon corps.... Et puis là, en plein milieu, v'là mon homme qui m'appelle pour me dire qu'il va rentrer pour le déjeuner !!!!
Hein, quoi ??? Dix minutes pour filer sous la douche et essayer de me recomposer un visage digne de quelqu'un qui vient de passer une matinée calme à se reposer....!
Bon, ok, il est arrivé, je sortais à peine de la salle de bain....
Et vous savez ce qu'il apportait avec lui ? Un cadeau de Saint-Valentin (ouais, ok, c'était samedi, mais en même temps, MON homme qui pense à acheter quelque chose ???? Waouw....), et pas n'importe lequel. Le Blu-ray du concert du 4 juillet, celui là même auquel nous avons assisté alors que dans mon ventre, une petite crevette d'à peine plus d'un mois commençait à faire savoir qu'elle était là...
Un peu comme si la boucle se bouclait.
Je l'aime cet homme là, y a pas à dire....

Un conte de fée. Je vis un conte de fée. Vais-je un jour me réveiller et me rendre compte que je n'ai fait que rêver tout ce bonheur ?
En tout cas chaque minute en aura valu la peine.

mardi 16 décembre 2008

Just for fun



lundi 15 décembre 2008

Blabla

Quelques petites choses, en vrac, désolée pour les sauts du coq à l'âne :

- j'ai un petit bonhomme dans le ventre qui visiblement se trouve à l'étroit (pourtant Dieu sait que mon ventre est ENORME !) et qui me fait des bosses certes très rigolotes, mais ô combien gênantes...
Là, par exemple, il a un coude, ou une main, ou un genou, ou je ne sais quoi qui dépasse de ma taille, à droite.
Ben ça fait mal !!!
Et puis sa manie de jouer du xylophone sur mes côtes à toutes heures du jour et de la nuit...
Heureusement que je l'aime celui-là, parce que sinon !!!!

- mes parents sont venus samedi, on a été se promener dans les marchés de Noël du coin, on a fait quelques achats, ils nous ont gâtés, et on a presque échappé à la tension habituelle (ouais, presque, mais c'est déjà tellement mieux que rien !!!)

- bon sang que j'aime les marrons chauds !!!!

- Mon Dieu que l'Alsace est belle.... (et mon chéri aussi, mais ça, je dois déjà l'avoir dit !)

- je commence à remarquer que ma patience n'est plus aussi illimitée qu'elle peut parfois l'être...
Y a de plus en plus de jours où j'ai des envies de meurtres...
Ce qui me rassure, c'est que c'est toujours en rapport avec mon boulot ;-)
On me demande de faire des coupes budgétaires sur des postes que j'estime indispensables et pourtant encore trop peu développés à mon goût (l'animation jeunesse par exemple), pour parallèlement inscrire des sommes pharaoniques pour des projets certes grandioses, et tout et tout, mais qui ne devraient pas avoir droit de cité à un moment où on demande de rogner sur les dépenses indispensables !!!!!!!!!!!!!!!
Ca me fait sortir les yeux des orbites, ça me rend mauvaise, ça m'énerve, ça m'écoeure, enfin vous avez compris...!

- je me rends compte qu'à part ceux que je vois régulièrement, mes collègues et ma famille, je n'ai dit à personne que je suis enceinte...
Alors aujourd'hui, une copine qui est passée chez mes parents a appris la nouvelle, alors que je l'ai régulièrement au téléphone...
Ca lui fait drôle d'apprendre ça au bout de 7 mois...
Bon, mais moi j'y peux rien, c'est comme ça.
Déjà, je ne téléphone jamais aux gens (sauf ma mère, ma grand-mère et ma meilleure amie...), c'est eux qui m'appellent, alors en général, c'est qu'ils ont un truc à me raconter.
Et une fois qu'ils ont raconté tout ça, ben j'en ai généralement ras le bol d'être au téléphone, donc ça ne me vient même pas à l'idée d'en rajouter une couche !

Mais alors si vous saviez tout ce que ma mère lui a raconté !!!!
J'ai halluciné ! Elle connaît même des pans de ma vie que moi je ne connais pas du tout !!!
Enfin qu'elle raconte ma vie, déjà, dans l'absolu, bon... Mais qu'en plus elle invente des trucs ????
J'ai donc appris que nous avions déjà choisi notre poussette, parce que chéri étant grand, on ne pouvait pas prendre n'importe quel modèle.
Moi aux dernières nouvelles, j'ai surtout décidé de ne pas acheter de poussette tant que je n'en ai pas besoin....
Elle a dit qu'on avait acheté plein de choses, alors qu'elle est superstitieuse et ne veut rien savoir avant que bébé ne soit là.
Oui, ça, c'est vrai, on a remarqué. En revanche, moi je n'ai acheté qu'un transat...
Et puis encore je ne sais quoi d'autre qu'elle a sorti de son imagination, juste pour le plaisir de raconter...
Bon, ça fait des années que j'ai remarqué que ma mère a une tendance certaine à mentir pour tout et rien, mais quand même...
Samedi, on était à la maison, et avant de repartir, elle appelle ma grand-mère.
Et là, devant mon père, mon amour et moi, elle raconte à ma grand-mère qu'ils sont en route, que papa conduit, qu'il fait nuit noire sur les petites routes, mais que ce n'est pas gelé, que j'avais été contente, et blablabla.
Ok, c'est un mensonge sans la moindre conséquence.
Mais quel intérêt ???

Enfin bref... ma mère, quoi.....

- je suis très amoureuse de mon amoureux. Et j'ai toujours une impression étrange quand on est tous les deux, sur le canapé, blottis l'un contre l'autre.
Soit qu'on regarde la télé, soit qu'il joue ou qu'il trifouille sur son ordi, et que moi je me repose contre lui.
J'ai cette impression que je n'arrive pas bien à expliquer avec des mots...
Comme si nous étions deux réfugiés.
Deux enfants seuls au monde, arrivés par miracle dans cette grande maison.
Quand j'imagine tous les autres couples de la terre, qu'ils aient ou non des enfants, je vois deux adultes, responsables et ancrés dans leur vie.
Quand je nous regarde, je vois toujours des enfants qui se sont trouvés.
Un peu comme si nous étions hors du monde, hors du temps, hors de cette vie-là.
Comme si nous étions deux naufragés qui ont trouvé une île déserte tellement accueillante qu'ils n'ont plus besoin de se préoccuper de trouver un moyen de repartir sur la mer remplie de crocodiles.
Et quand j'essaye de nous représenter avec un enfant, cette image ne change pas. Je nous vois avec un bonheur encore plus merveilleux. Deux enfants émerveillés d'avoir la chance d'élever un petit bébé d'amour...
Grandirons-nous un jour ?
Chacun à notre façon, nous avons été élevés par une mère comment dire....... écrasante...
Nous avons eu deux façons totalement différentes de gérer ça, et nous avons emprunté des voies très opposées pour en arriver là où nous en sommes.
Mais sans doute que certaines traces dans nos coeurs sont les mêmes.
Sa maman n'avait pas la violence de la mienne. Mais une manière bien à elle d'orienter son fils là où elle voulait qu'il aille.
Depuis qu'il a fait connaissance avec ma mère, chéri se rend bien sur compte que sa maman n'est pas la personne terrible qu'il imaginait.
Peu importe la comparaison. L'important est la façon dont il a vécu ça étant petit.

Bref, je m'égare.
Je l'aime. C'en est presqu'incroyable... Moi qui m'étais tellement répété qu'il ne fallait plus jamais être amoureuse.
Moi qui croyais que se laisser aller à ses sentiments si forts menaient nécessairement à sa propre perte, je découvre la sérénité d'un amour pourtant tellement incroyablement fort.
Je me bouleverse toute seule en le regardant et en ressentant des choses si puissantes et qui font pourtant tellement de bien.
Je découvre qu'aimer peut se faire sans souffrance.
Je découvre le bonheur.
Tous les jours un peu plus, malgré tout ce qui nous entoure.

Parfois la petite voix dans ma tête me dit de me méfier, que je tomberai de très haut quand tout ça prendra fin.
Mais j'ai tellement envie de lui dire de la fermer à celle-ci !!!

dimanche 23 novembre 2008

Les conseils, le bonheur, et le reste.

Je commence par les conseils, ça me permettra de finir sur une touche un peu moins... frustrée !
Je suis sûre que je me répète, et que je répète sûrement les mêmes mots qu'auront prononcés beaucoup de futures et jeunes mamans...

D'habitude, c'est moi qui ai droit aux conseils non réclamés.
Là, c'était chéri tout seul. Et comme ce brave homme n'a pas les convictions aussi inébranlables que les miennes, il se rajoute encore des hésitations à toutes celles qui occupent déjà beaucoup trop de son temps.
Parce que mon amour est un hésiteur. Quand il doit acheter un truc, il est capable d'hésiter tellement longtemps qu'au final, il repousse l'achat à un autre jour (euh, sauf si je suis avec llui, parce qu'alors, je finis par le faire décider d'une manière ou d'une autre !).
Mais bref.
L'autre soir, il était chez la dentiste. Vous savez, celle que je n'aime pas...
Celle qui cherchait un géniteur parce qu'un matin, elle a eu envie d'un deuxième enfant et que le géniteur du premier n'était plus dispo...
Celle qui est donc tombée enceinte d'un gars qu'elle connaissait depuis un mois, alors qu'à ce moment là, elle entretenait encore une relation avec un homme habitant à 900 km de là.
Mais qu'avec cette distance, difficile de tomber sur LE moment favorable du cycle pour concevoir.
D'autant que l'homme en question ignorait tout de l'absence de contraception de sa maîtresse..

M'enfin je m'égare.
Donc il était dîner chez cette charmante femme, et la soeur de mon amour y était aussi.
Presque je regretterais de l'avoir laissé y aller seul tellement elles l'ont asséné de conseils à la con, et tellement elles ont mis des doutes dans son esprit.
Je dis "presque" parce qu'évidemment, si on met en face de ça le plaisir de n'avoir pas partagé une soirée avec ces deux filles que je n'aime pas des masses, ben ça ne fait pas le poids !

Parce que B***, la dentiste, a fait emménagé son géniteur et ses enfants dans son appartement. Comme cet appartement n'avait que deux chambres, une pour elle et une pour sa fille, ben ils ont muré une partie du séjour pour en faire une chambre de plus.
Reste que ça fait 2 chambres, pour 5 gamins au final.
Très bien, chacun fait comme il veut.
Sauf que la fille de B*** se retrouve du jour au lendemain à passer du statut d'enfant roi à celui de numéro qui partage sa chambre avec des enfants qu'elle ne connaissait pas quelques mois plus tôt.
Cette même petite fille qui pendant ses 5 années de vie a vu défiler (et je pèse mes mots...) les amants de sa mère à un rythme bien soutenu.

Encore une fois chacun fait ce qu'il veut.

Quant à la soeur de mon amour, ce n'est guère mieux. Même défilé devant ses deux enfants qui voient aller et venir des hommes, souvent aussi leurs enfants, qui s'attachent et doivent dire au revoir à jamais bien trop souvent.
Chaque année, ils partent en vacances avec un autre...
Et puis quand tout s'écroule, ils doivent faire avec le désespoir de leur mère, et oublier leurs compagnons de jeu.

Chacun fait ce qu'il veut, je suis TOUJOURS d'accord !

Mais alors que des gens qui se comportent comme ça ne viennent pas donner de conseils à mon amour en prétendant lui inculquer ce qui est le mieux pour son futur gamin !!!

Faut dire que quand ça tombe sur moi, soit je suis dans un très bon jour, et j'acquiesce en pensant à autre chose, soit je suis dans un mauvais jour et je coupe court à la conversation en disant que je n'ai pas envie d'en débattre, que chacun fait ce qu'il veut, et que je me ferai mon opinion en temps voulu.
Sauf évidemment si c'est moi qui ai demandé un conseil, cela va de soi... Mais je trouve que finalement, les gens à qui j'ai envie de demander des conseils sont rares, et assez inexistants dans mon entourage "réel"...

Mais quand ça tombe sur mon amoureux, ben je trouve qu'il se laisse désespérement trop toucher par tout ça...
Alors quand il est rentré ce soir là, j'ai passé un bon moment à remettre les choses à leur place, jusqu'à ce qu'il en arrive à la même conclusion que moi : "c'est vrai que vu ce que ça a donné sur leurs gamins, elles sont un peu gonflées de venir expliquer ce qu'il faut faire avec ses enfants..."
Bravo mon amour...!

Enfin tout ça est parti de la discussion sur l'endroit où dormirait bébé à son retour de la maternité.
Comme ce bout de chou là n'aura pas encore de chambre, il dormira dans la chambre de papa maman.
Ca sera bien pratique pour maman, surtout au début.
Si au bout de quelques jours ou semaines, le sommeil de papa s'en ressent trop fortement, alors toute la petite famille descendra d'un étage, provisoirement, pour que bébé puisse dormir dans la pièce juste à côté de ses parents, parce qu'il est évidemment hors de question que je me farcisse les escaliers la nuit.
Si en revanche papa supporte bien les bruits de son bébé la nuit, alors parfait, bébé restera là tant qu'il ne fera pas ses nuits, et surtout, tant que sa chambre ne sera pas faite.

Et alors quand chéri a dit ça à sa soeur, il s'est entendu dire qu'on était fous à lier, qu'on ne savait pas ce que ça voulait dire pour notre vie sexuelle, pour notre sommeil, etc...
Alors de deux choses l'une :
- soit elle a testé la chose pour en arriver à une telle conclusion, et donc qu'elle nous laisse tester à notre tour puisqu'on a prévu une solution de repli si ça ne nous convient pas...
- soit elle n'a jamais testé et elle ne fait que répéter ce que finalement on entend partout, et alors son conseil est encore moins le bienvenu...

Bref, je pourrais encore donner plein d'exemples de choses qui se sont dites pendant cette soirée, mais vous avez bien compris...
J'aurais d'ailleurs pu prendre l'exemple des couches lavables... Vous n'imaginez pas ce qu'on s'entend dire quand on prononce ce mot là... Et toujours par des gens qui ne savent même pas à quoi ressemble une couche lavable de notre époque...

Bon, allez, j'arrête !


Passons donc au bonheur.
J'ai passé une chouette semaine. Du repos, du boulot à mi -temps, et pour finir, un week-end avec les premières neiges, avec des loupiotes enfin sorties de leurs cartons installées un peu partout pour une ambiance féérique, un grand soleil du dimanche matin, et un sentiment incroyable ce matin au petit déjeuner... Je suis heureuse. Et j'ai une de ces chances...

Aaaaaah, parler de bonheur prend moins de place que parler des râleurs, hein... Mais dans mon coeur, c'est juste tout l'inverse !

Le reste ? Ben y a pas de reste finalement. Je m'en vais profiter de mon dimanche matin, en attendant que mon amour revienne du boulot (moui, on n'a pas idée, hein... Mais quand il faut...).
Et cet après-midi, je sens que ça va être un joli programme.
J'irais bien au ciné. Et me promener s'il fait toujours aussi beau.
Et puis le meilleur moment : quand on revient, qu'on se dit qu'on a un chez soi d'enfer, qu'on se fait une bonne boisson chaude, et qu'on s'installe sur le canapé, presque sans un mot, sentant que l'autre se dit exactement la même chose que soi : qu'on est vraiment bien...

dimanche 9 novembre 2008

Bonheur sur avis médical

Ouais, ok, j'exagère, je fais un raccourci un peu trop simpliste, mais quand même.
En gros, depuis 3 semaines, je contractionne (ça existe ça ?). Alors j'ai d'abord demandé l'avis d'une sage-femme qui a constaté qu'elles n'avaient aucun effet sur le col et m'a donné un traitement homéopathique.
Aucune amélioration. Mais pas d'inquiétude puisque je savais que ça n'avait pas d'effet.
Sauf que vendredi, je me suis inquiétée, parce que le repos de la nuit n'avait été d'aucune aide, que j'avais eu des contractions la nuit, que ce matin là elles étaient aussi nombreuses qu'habituellement en fin de journée.
Alors j'ai annulé mes rendez-vous de l'après-midi, et je suis allée chez ma gynéco.
Qui veut m'arrêter.
Bon, je lui ai bien expliqué que c'était impossible, mais je suis ressortie avec mon arrêt à compter de demain.
Alors bien sûr, ça ne m'empêchera pas d'aller travailler demain matin, mais je vais prendre des trucs pour travailler en direct de mon canapé demain après-midi.
Mardi, c'est férié.
Ca me semble un bon début. Et on verra comment je me porte après ça. Quitte à n'aller là bas que par demi-journées et puis voilà.
Et j'ai à nouveau rendez-vous vendredi matin pour voir comment tout ça évolue.

Alors pourquoi je parle de bonheur ? Parce que ma journée d'hier a été une journée de bonheur.
Un calme tellement incroyable dans mon coeur...!
Mon amour est parti pour 3 jours. Il est parti hier à l'aube, je suis restée au lit, ce qui ne m'arrive jamais. J'ai savouré cette solitude, ce calme, c'était incroyable ce que je me sentais bien.
Je me suis contentée de faire ce que j'aime. Des gâteaux, un peu de shopping, quelques courses, le tout d'un pas tellement incroyablement tranquille...
Quand je repense à ma journée d'hier, j'ai l'impression qu'un nuage s'était glissé sous mes pieds et qu'il me conduisait où je voulais.
Je ne me souviens pas du moindre bruit dans le supermarché, ni dans les magasins.
Ah si, sauf un bruit : dans un magasin, il y avait sur grand écran une redif du concert de Mika.
J'en aurais pleuré. Mon petit bonhomme n'était qu'un petit asticot de quelques jours dans mon ventre quand j'ai assisté à ce concert... Je suis restée debout devant l'écran sans pouvoir bouger, tellement reconnaissante de ce nouveau clin d'oeil de la vie.

C'est tellement bon d'être seule, de ne parler à personne, de n'ouvrir la bouche que pour chanter ou susurrer des mots doux à mon chat.
Ca m'a manqué.
Et si je n'avais pas été chez ma gynéco, je crois que je ne me serais pas accordé ce calme.

Bon, bien sûr, ce matin, au réveil, mon cerveau n'a pas pu s'empêcher de m'embêter un peu avec tout ce qu'il faut absolument faire demain au boulot.
Bien. Je ferai ma part (enfin plus que ma part puisque je ne devrais pas y être...), mais aux élus aussi de prendre leur responsabilité.
Je ferai l'urgent. Le reste souffrira. Tant pis.

Et puis j'aime mon amour, vous le savez.
Mais ça me fait du bien d'être trois jours sans lui. Parce que mamour a quelques soucis au boulot. Je ne veux surtout pas qu'il arrête de me les raconter en rentrant, je sais que ça l'apaise, d'autant que je finis souvent par l'aider à relativiser, et alors ça nous fait du bien à tous les deux.
Mais ne pas absorber ces soucis là pendant quelques jours, ne pas me demander comment nous ferions si...., Dieu que ça fait du bien.

Je profite du temps qui passe, et je suis confiante.
Tant pis si ça ne dure pas, cette parenthèse est un pur bonheur. Et le bonheur, ça laisse des traces.

Sur ce, je m'en vais savourer les cabrioles de mon bonhomme, la danse des flammes dans la cheminée et les câlins de mon chat.
Quand je vous dis que ma vie est belle...

mardi 9 septembre 2008

Océan de bonheur

Ca doit être les hormones. Y a pas moyen que ça soit naturel de se sentir aussi heureuse !

Pas le temps de raconter mes vacances maintenant, pas le temps de grand chose à vrai dire !
Je suis au bureau, et j'ai plein de choses à faire, et je suis très fatiguée, alors je sais déjà qu'avec un peu de chance, ce soir, je vais rentrer, m'endormir sur le canapé, me faire réveiller en douceur par un prince charmant tout droit sorti de mes rêves (pincez-moi, il ne peut pas être vrai !!!) qui me fera remarquer que ça serait bien de manger avant de roupiller comme ça, on dînera en amoureux (ouais, je vais pas m'étendre sur ce qu'on va dîner, parce que ça, c'est toujours la GRANDE inconnue), et hop, j'aurai de nouveau le droit de dormir !

Bon, je serai sûrement moins heureuse demain matin en me levant, mais ça ne durera pas.
Pourtant, j'ai mal à la tête, j'ai toujours tellement faim, mais je suis si incroyablement heureuse !

Sur ce, je vous embrasse tous bien fort, et je vais savourer ça, des fois que ça dure pas !

mercredi 20 août 2008

Non mais j'vous jure...

Je suis installée tranquillement à mon bureau à travailler (oui, bon, là, je blogue, je ne travaille pas, mais je décris la scène qui s'est passée juste avant !), et je vois passer trois personnes.
L'un des gars est un agent technique de la mairie, les autres sont visiblement des jeunes qui ont trouvé là un super job d'été.
Bien, et donc que font-ils là ?
Et bien l'agent technique supervise les deux jeunes, qui portent un arrosoir chacun.
Pour arroser les géraniums.
Oui parce qu'en Alsace, il faut qu'il y ait des géraniums aux fenêtres, sinon, il paraît que c'est moins joli (......................).
Bon, ça part d'un bon sentiment. Mais je demande quand même si le système d'arrosage automatique est cassé. Ce qui pourrait arriver, et qui ferait faire des économies d'eau étant donné que lorsqu'il se met en marche, on croit toujours qu'il pleut tellement ça fait déborder les jardinières...
M'enfin non, il fonctionne très bien, mais "il faut bien occuper les jeunes qui sont recrutés pour l'été".
?!?!?
Ben qu'ils arrosent tout seuls alors, non ?
Vous croyez vraiment qu'ils ont besoin qu'un agent technique expérimenté les supervise pour mettre de l'eau dans les jardinières de géraniums ?
Mon Dieu que ces jobs d'été reviennent cher au final !!!
Y a pas à dire, on partage les mêmes locaux, mais pas la façon de penser...
A moins que ces braves jeunes n'aient été recrutés parce que des élus l'ont imposés aux administratifs... Plus rien ne m'étonne !

Désabusée, moi ?
Noooooooon, parce que je n'ai plus que deux jours de boulot avant les plus looooooongues vacances que j'aie jamais osé prendre depuis que je travaille en 2001 ?
Je l'ai déjà dit ?
M'en fiche, ça me rend tellement heureuse cette idée là !

Sinon, du côté du ventre, ou de la santé en général, je me suis abstenue de billets pour éviter de vomir sur les médecins, une fois de plus !
Non, ce n'est pas parce que j'ai des nausées que je dis ça, c'est juste qu'ils ne font rien pour essayer de remonter dans mon estime !
Je vous parlais la semaine dernière de l'hyperthyroïdie qu'on m'a trouvée.
Et du médoc soi-disant moins efficace mais qui aurait "moins" d'effets néfastes sur bébé.
Bon, alors comme ma confiance en la gente médicale était limitée, je me suis dit (et on m'a bien aidée à me dire ça... Si tu me lis, miss, merci !!!) que ça ne serait pas mal d'aller voir un endocrinologue.
Qui m'a dit que c'était inconscient de donner ce fameux médoc à une femme enceinte (c'est drôle, je n'ai jamais l'impression qu'on parle de moi quand on dit femme enceinte ! Mais passons...).
Qu'en tout état de cause, ça serait bien d'abord de savoir d'où vient ce dysfonctionnement avant de commencer un traitement quelconque, et que si traitement il devait y avoir, ça serait un traitement dosé au moins 4 fois moins lourdement...
Savez quoi ? Ben je me dis que j'aime mon caractère qui m'empêche de déprimer trop vite...
Et en sortant, suis allée dans une librairie, j'ai acheté deux bouquins, et je suis allée dans une crêperie, depuis le temps que j'en avais envie !
J'avais bien fait des crêpes à la maison, mais ça n'a pas la même saveur que quand on se fait servir ;)
J'aurais aimé pouvoir aller les manger chez Madame Penkec (ouais, ça ne s'invente pas un nom pareil pour une crêperie...) à Brest, mais à défaut, Strasbourg fait aussi l'affaire !
Donc après une galette complète (mais sans l'oeuf parce que SI, même si je ne m'y fais pas, je SUIS enceinte...) et une crèpe gourmande en dessert, le tout seule dans le caveau de la crêperie puisque les autres clients préféraient le soleil de la terrasse, à lire un des bouquins juste achetés, je suis repartie vers mon boulot avec moins d'envies de meurtre.

Bref, depuis, j'ai fait une écho de la thyroïde sur laquelle on m'a trouvé des nodules et un kyste.
Le kyste, c'est rien du tout.
Les nodules, y en a bien deux ou trois qui pourraient être ou devenir méchants, mais pas de scintigraphie possible pour une femme enceinte, alors on verra ça plus tard.
Le radiologue semblait peu convaincu que l'hyperthyroïdie vienne de là.
Encore une prise de sang demain pour compléter le bilan, et dès que j'aurai tous les résultats, je pourrai appeler l'endocrino pour savoir ce qu'il faut faire.
Entretemps, lundi, j'aurai vu ma gynéco.
Et comme elle n'aura que de bonnes nouvelles à m'annoncer, alors je partirai en vacances le coeur léger comme une bulle de savon !

Je nous ai réservé une chambre d'hôtel au bord du Lac de Côme à l'aller, pour scinder le trajet en deux.
Ca va être merveilleux.


C'est drôle, à chaque fois que je dis ça à quelqu'un, on me répond systématiquement "ah ouais, enfin s'il pleut, tu vas trouver ça moins merveilleux !"
Oooooh, les esprits chagrins !
Qu'est-ce que je m'en fiche moi de la pluie ! S'il fait beau, le lac sera beau, s'il pleut, le lac sera beau, autrement !
Et puis s'il fait beau, on se réjouira de manger une glace en se promenant, et s'il pleut, on se réjouira de boire une bonne boisson chaude dans un p'tit café italien.
Et puis je serai avec mon amour, on sera en vacances, on sera heureux, encore plus que d'habitude.

Voilà !


mercredi 2 juillet 2008

Libre !

Ingrid Bettancourt a été libérée, ainsi que d'autres otages.

Oui, je sais, l'info fait déjà le tour du monde, mais j'ai un tel sourire dans le coeur !
C'est indescriptible.
Depuis février 2002 qu'elle était détenue...

Oui, bien sûr, il y en a tellement d'autres qui sont détenus dans l'anonymat et dont on ne parle pas.
J'en suis bien consciente.
Mais tout de même, ça me redonne confiance, un peu, même si....

Quel bonheur pour elle, ses enfants, se maman, ses proches ! Waouw.


jeudi 12 juin 2008

Du bon ou du mauvais côté

J'ai une fâcheuse tendance à trop me répandre. Ici, j'entends bien. Alors parfois, j'essaye de faire le moins long possible (no comment...), mais du coup, il manque plein de choses.

Mon billet de mercredi a eu quelques commentaires qui me donnent envie d'aller plus loin. D'autant que j'avais déjà dit à Véro qu'il y avait quelques petites choses que je voulais lui expliquer. Parce qu'un jour, elle disait dans un commentaire qu'elle avait peur des maladresses qu'elle pouvait commettre, en tant que Maman, envers celles qui ont des difficultés à l'être.

Je ne peux bien sûr pas répondre au nom de toutes celles pour qui ça ne marche pas comme ça devrait. D'abord parce que je ne suis pas à plaindre. Bien sûr, de ce côté là, il y a un peu de délai. Mais rien d'insurmontable. L'attente est dure, certes, mais l'espoir est bien là.
Et puis chaque femme a ses propres réactions, et je commence à savoir que mes réactions ne sont pas souvent tout à fait celles de la majorité, alors je me contente de parler pour moi.

Véro, tu parles d'être de l'autre côté. Ce n'est pas vrai. On n'est pas d'un côté ou de l'autre parce qu'on a des enfants, parce qu'on est fertile, ou parce qu'on n'en veut pas. On se bat assez contre toutes les façons de dresser les gens les uns contre les autres, ça serait quand même fou de nous opposer là dessus.

S'il y a des différences, elles sont ailleurs.
Il y a ceux qui ont souffert, et dont les yeux s'ouvrent aux malheurs des autres, même quand ces autres veulent le cacher. On ne va pas pour autant en vouloir aux autres qui n'ont pas souffert.

Il y a les gens profondément bons. Ceux là, qu'ils regardent plus loin que ce qu'on leur montre à voir ou non, et bien d'instinct, ils ne font pas mal aux autres.

Et il y a ceux qui ont souffert et qui sont bons. Il me semble que tu as eu ton lot d'horreurs, de déceptions, de tristesse. Et il me semble aussi, d'après tes mots, que ça ne t'empêche pas d'être une belle personne.
Alors n'aies pas peur de tes questions. Même quand elles touchent involontairement un point douloureux, ce que l'on ressent derrière tes questions fait qu'à aucun moment tu ne réveilles une douleur. Une question qui fait mal, si elle est posée avec douceur, gentillesse et un intérêt sincère, elle devient presque bénéfique.
Alors ne crois plus être une énorme gaffeuse. Je ne te connais pas assez pour l'affirmer si fort, mais Odile me semble être un bon baromètre pour dire que tu es celle que l'on croit découvrir à travers tes mots.

(là, il y a "Je ne suis pas de celles..." qui passe. Voudrais bien partager ma bande sonore, mais y a plein de choses qui merdouillent sur mon PC depuis l'orage d'hier. Faudra rattrapper ça dès demain.)

Pour le reste.
Mme Cornue. Voilà un parfait exemple de Maman que tout le monde imagine que les infertiles détestent. Parce qu'elle est tombée enceinte sans le vouloir, et qu'en l'apprenant, ça a été un petit moment de déroute. Parce que ce n'était vraiment pas prévu, et que ça chamboulait tout. Alors cette Mme Cornue, toute pleine de sa réelle bonté, me dit que personne ne devrait avoir à freiner son bonheur. Mais Mme Cornue, pourquoi crois-tu donc que j'ai lu ton histoire, pourquoi crois-tu que je continue à venir chaque jour chez toi ?
Crois-tu vraiment que ça soit le bonheur des autres qui fasse mal ?

C'est Armand qui m'a fourni la citation suivante :
"Ce n'est pas le malheur, c'est le bonheur, le bonheur insolent, il est vrai, qui conduit à l'aigreur et au sarcasme." (Emil Michel Cioran).

Et au final, elle résume tout.
Ton bonheur, Mme Cornue, même si aujourd'hui il est entâché d'une lourde déception, mais ce bonheur de vivre, ce bonheur de partager, ce bonheur de porter un enfant même si ce n'était pas prévu comme ça dans les plans, ce bonheur d'être tout simplement, c'est un joli bonheur. Pas un bonheur insolent.

Alors tu pourrais le hurler ton bonheur qu'il ne ferait que me réjouir encore plus fort pour toi. Ce n'est pas parce qu'une femme est fertile que je ne l'aime pas, ou qu'elle me fait ressentir un pincement. Sinon, j'aurais vite arreté de te lire. Et Véro aussi. Et toutes les autres mamans que je visite chaque jour.

Ce sont les bonheurs insolents qui m'écoeurent. Dis moi honnêtement. Aurais-tu réellement envoyé une photo d'échographie à une amie qui viendrait de faire une fausse couche ? Ou aurais-tu choisi une autre façon de lui annoncer ta grossesse ? Je connais déjà la réponse. Tellement elle est évidente. Et pour autant, ça n'aurait en rien entamé ton bonheur.
Mais tu n'es pas de celles qui ont le bonheur égoïste. C'est tout, et c'est comme ça.

J'avais aussi parlé de cette amie enceinte, qui répondait au mail de celle qui annonçait sa fausse couche (et accessoirement à tous les destinataires du mail originel) en lui disant "ça arrive, ce n'est pas grave, ça sera pour la prochaine fois". Tu aurais écrit ça toi ? Non. Et ça ne t'aurait pour autant pas empêché de vivre ton bonheur.

Bien sûr que tout le monde doit pouvoir hurler son bonheur jusqu'à s'en époumoner. Je suis la première à le revendiquer. Mais il y a une différence fondamentale entre un bonheur qu'on veut partager avec les autres, et un bonheur qu'on jette contre les autres.

Je ne sais pas trouver les bons mots, mais je suis sûre que tout le monde aura compris ce que je voulais dire cette fois.

Et puis sinon, tant pis pour vous, faudra que j'y revienne, encore ;-)

C'est "Lili" maintenant qui passe. Grosse pensée à celui qui se reconnaîtra ;-)

Bon dodo à mes compatriotes, bonne soirée à ceux qui sont un peu plus loin.
Je pense à vous.
Je suis bêtement émotive parfois. Mais comme je n'ai jamais pu changer ça, je fais avec. Et ce soir, ça me fait dire que vous me faites du bien. Et que ce sont des choses bien fortes que l'on vit en passant par ce monde là.
(Oh làlàlàlà, je me demande déjà ce qu'Armand va répondre à ça ;-) !)

vendredi 6 juin 2008

Plaisir immédiat

Quand on a acheté la maison, s'il y a bien une chose qui me rendait folle de joie, c'était de me dire qu'il y avait un potager.

Je n'ai jamais été une grande jardinière, loin de là. On avait un verger et un potager chez mes parents, mais je me contentais d'en profiter, et éventuellement parfois j'aidais un peu ma grand-mère à arroser, ou à cueillir ce qu'elle s'était donné du mal à faire pousser.

Pourtant, quand on a visité notre future maison, allez comprendre, je me suis tout de suite sentie heureuse de savoir que j'aurai un coin pour faire pousser mes trucs.

Et quand on achète une maison, on est tellement heureux que forcément, on en parle, et j'ai laissé échapper ça et là qu'il y avait un potager. Et que je me réjouissais.

"Oui, on a un petit jardin. Très mignon, avec un mur d'un ancien rempart, en grès rose."



Jusque là, tout le monde s'enthousiasme (quoique certains esprits chagrins se sentent déjà obligés de dire : "oh, ben vous allez voir ce que c'est que l'entretien d'une maison, et d'un jardin... Vous allez regretter vos appartements. Faut tondre, y a toujours quelque chose à refaire, des bricoles plus ou moins grosses qui vous tombent dessus", enfin des gens dont la vie doit être bien triste, mais passons).

Et puis, au fond de ce jardin, dans le mur, une ouverture. Qui donne sur le fameux potager.



Alors on l'a récupéré dans un état..... Parce qu'entre le moment où les anciens propriétaires sont partis et le moment où on a emménagé, il s'est passé un été.
Donc tout avait poussé dans tous les sens.
On a laissé passer l'hiver, mais voilà, depuis le printemps, dès qu'il fait un peu sec, un peu bon, et que j'ai un peu de temps, je file au jardin. Et je me régale.
Bien sûr, tout ne devient pas magnifique en un printemps. Mais quel bonheur ce temps passé avec de la musique sur les oreilles et les mains dans la terre.
J'ai arraché les mauvaises herbes à tout va, j'ai acheté des coccinelles (non, je ne suis pas complètement folle) pour débarrasser les arbustes des pucerons, j'ai taillé, bêché, pioché, biné, planté des fleurs, semé des graines, enfin tout ça quoi.
Et chaque soir, en rentrant, je fais mon petit tour. J'arrose, j'arrache les vilaines herbes, je vérifie que mes petites pousses vont bien (parce que ça pousse, si !) et je m'extasie, je m'émerveille, je m'attendris, je me remplis de joie.

Parfait.
Mais alors pourquoi est-ce que SYSTEMATIQUEMENT, quand j'ose dire aux gens quels qu'ils soient que je passe du temps dans mon jardin et surtout dans mon potager, j'ai invariablement la même petite phrase : "oh, ben on verra combien de temps ça va durer !"

C'est fou ça ! Est-ce qu'on se prive d'un immense plaisir juste parce qu'il se peut que l'année prochaine, on ne prenne plus le même pied ?
Est-ce qu'on ne peut être heureux que si on est sûr que ça va durer ?
Je m'en fiche bien moi de savoir si ça m'amusera encore l'année prochaine de planter mes légumes, mes fleurs, mes arbres. Tout ce qui compte, c'est que quand je le fais, ça me plaît. Et si ça ne me plaît plus, ben je ne le ferai plus, voilà tout.

Je peux leur répondre moi que leur vie doit être bien triste à force d'être aussi réticents aux plaisirs immédiats ?

En attendant, moi, je m'émerveille. Chaque jour. Tant pis pour eux s'ils ne savent pas profiter des petits bonheurs simples.