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mardi 11 décembre 2012

Maux

Quand le mal devient physique, alors c'est que véritablement, on est allé au bout de ce qu'on peut supporter.
Mon estomac se tord depuis ce main, je ne PEUX plus supporter les agissements de mon Président et d'une de mes collègues.
Ca devient épidermique, ils vont trop loin, non seulement je refuse de cautionner, mais je crois aussi que je ne suis bientôt plus capable de les avoir en face de moi sans avoir envie de leur cracher à la figure.
Et autant dire que pour que j'en arrive là....

Les choses plus qu'à la limite de la légalité, c'est loin d'être la première fois.
Mais quand ça devient ouvertement frauduleux, qu'on me demande de me taire et de fermer les yeux, et qu'on recommence, qu'en prime, on fouille mon bureau, etq ue quand je vais rappeler que certaines choses sont interdites, on me rigole quasiment au visage, là, ça va plus loin que tout ce que je suis censée endurer au bureau.

Alors j'hésite : envisager un congé parental à temps plein au plus tôt et faire savoir avant ce qui se trame ici, mais avec peu d'espoir que ça change les choses, ou aller plus loin, voir ce qui peut être fait pour sanctionner ces comportements, mais alors accepter que ça prenne pas mal de temps et d'énergie...

J'enrage.


Ah, et puis aussi, décidément, je ne supporte pas les hypocrites.
Au final, ceux qui condament par derrière mais font des ronds de jambes par devant, je crois qu'ils m'énervent tout autant.

mardi 4 décembre 2012

Chef

Reflexion tout à fait personnelle du jour : un bon chef, c'est celui qui sait où trouver les infos dont il a besoin, et qui sait tirer le meilleur de chacun de ses collaborateurs.
Pas un je-sais-tout, pas un c'est-moi-qui-ai-raison-parce-que-c'est-moi-le-chef.

Dieu que les choses iront mieux quand tout le monde aura intégré ça.


jeudi 7 juin 2012

Mieux

Preuve que mon sommeil n'a pas grand chose à voir avec l'état de mon couple : ça fait 10 nuits que ma fille me fait vivre un enfer, mais ça va mieux quand même.
Oh, je suis certes épuisée et découragée le matin, me demandant comment je vais réussir à aller au bout de la journée, et surtout, avec la peur de les mettre en danger si jamais je sombre, mais je tiens le choc, encore, et le fait que ça aille mieux avec mon homme, au moins provisoirement, y est sans doute pour beaucoup.
Le lendemain de mon dernier message ici, au milieu de la nuit, que je passais dans le salon, devant la télé, pour moins cogiter, il m'a rejointe et m'a dit qu'il s'inquiétait, qu'il ne comprenait pas ce qu'il se passait (...)
D'abord, je n'ai pas su quoi répondre tellement tout se bousculait, puis, j'ai juste dit que j'allais partir.
Pas le quitter, juste partir, avec les enfants, pour préserver un peu tout le monde, et moi entre autre.

Il faut croire que jusque là, il n'avait vraiment pas pris la mesure de ce que je ressentais, malgré tous les signes, les mots, etc.
Il n'a pas été se recoucher, signe que vraiment pour une fois, il se passait quelque chose dans sa tête.

Je ne peux pas dire que depuis tout aille bien, tout ne peut pas aller si vite.
Mais les choses s'améliorent, disons qu'il y met enfin un peu plus de meilleure volonté.
Dieu que ça fait du bien !

Il a même réussi à se lever un matin, pour aller s'occuper de son fils sans moi !!!!!!
Je n'y croyais pas vraiment, je me demandais si mon manque de sommeil me donnait des hallucinations.
Je ne fais pas de plans sur la comète, je prends les choses comme elles viennent.
L'amour que je lui porte mérite que j'essaye, mais pas à n'importe quel prix, je sais bien.

Parallèlement à tout ça, j'ai de gros soucis au boulot, qui me font penser que ma place là bas n'est plus assurée très longtemps.
J'en saurai un peu plus demain...

Mais mon coeur continue de se focaliser sur ce que je vois dans les yeux de mes petits, il est chouette ce coeur là, il me sauve la vie, à bien des égards !

Merci pour vos mots qui font du bien, et qui aident à y voir plus clair quand tout s'embrouille...

mardi 20 décembre 2011

...

Que le porte parole du parti politique le plus important du pays (d'après les dernières élections en tout cas) réussisse à dire en direct à la télé qu'il soutient la grève des personnels de sécurité des aéroports qui bloquent les départs en famille pour Noël de milliers de personne, qu'il réussisse à dire qu'il leur donne raison de le faire à ce moment-là, alors là, j'ai juste l'impression que la démagogie dépasse les bornes, définitivement.

Cette campagne aura fait bien du mal, et ce n'est pas fini....

jeudi 26 mai 2011

Ne pas chercher à comprendre

Je suis un peu frustrée.

Déjà, parce que j'ai passé quelques années à essayer de prouver que non, toutes les relations de pouvoir ne sont pas nécessairement pourries, et que parfois, j'ai bien du mal encore à en trouver qui soient encore vraiment saines et dénuées d'arrières pensées.

Et puis là, dans le courrier, un compte rendu d'une commission sur l'aménagement numérique, dont j'apprends qu'elle est présidée par..... mon Président.

Les bras m'en tombent.

Celui là même qui fustige les réseaux sociaux, le monde virtuel, l'évolution inquiétante de la société depuis l'avènement d'internet, et j'en passe.

Alors ça ne change rien, un Président reste un Président, et ce n'est pas parce que c'est lui qui préside que le résultat sera mauvais, m'enfin quand même, qu'est-ce qu'il fait là...??

Parce qu'il se rend compte que non, ça ne sera pas si facile de laisser tomber en 2014, et que s'il veut toujours être dans la course, un petit truc bien moderne comme ça, ça fera bien sur le CV ?

Mouais, j'ai du mal là.

mardi 8 décembre 2009

J'ai pas envie !

Je suis à mon bureau, j'ai commencé 12 000 trucs plus qu'en retard pour essayer de me motiver, mais rien à faire, pas envie, je n'avance pas.
Et ça m'énerve !
Disons qu'à peine commencé un truc, je me dis que l'autre est plus urgent, sauf qu'à force de perdre mon temps à papillonner entre les urgences, ben j'en ai juste ras le bol.
Et puis hier, on parlait avec Président de la "fête" de Noël (qui s'avère être une torture annuelle pour mes collègues...) et il me demandait où ça aurait lieu.
Comme je lui avais répondu que je n'en avais pas la moindre idée, que je n'avais pas pris le temps d'y penser, il m'a demandé ce que je faisais !!!
J'ai donc répondu que le matin, je me tournais les pouces d'avant en arrière, et l'après-midi, dans l'autre sens, pour varier les plaisirs.
Je ne sais pas s'il a compris l'ampleur de mon agacement, toujours est-il qu'il a laissé tomber le sujet...
Mais bref, avoir perdu l'envie à ce point, moi qui étais une montagne d'enthousiasme.......

J'ai entendu parler d'un livre de Véronique Vasseur sur son vécu d'une élection de l'intérieur.
Si j'ai bien compris, elle y fait part de son désarroi, de son dégoût de tout ce qu'elle a vécu à cette occasion.
Il faut absolument que j'achète ce livre.

Il y a quelques années, quand les gens me disaient "oh, les politiques, tous des pourris !", je montais sur mes grands chevaux, et me lançait dans la démonstration que non, ce n'est pas le cas.
J'avoue que j'ai du mal maintenant à ne pas verser dans les mêmes amalgames.
Disons que je pensais alors qu'on avait tendance à ne s'attacher qu'aux cas des pourris, bien plus visibles bien que minoritaires.
Je pense maintenant que les vrais loyaux sont une infime minorité.
Le pouvoir n'épargne donc personne, même à un tout petit niveau communal.

Je suis déçue.
Je suis entrée en service public comme on entrerait dans les ordres.
Une vraie vocation. Pure, profonde. Un besoin.

Au fur et à mesure, je me disais bien qu'il y avait beaucoup de gris foncé dans ce monde-là.
Mais je pensais vraiment pouvoir abonder dans un sens meilleur.
Je commence à me dire que non.
Je ne pensais pas m'user à ce point.
Je ne pensais pas renoncer un jour.
Là, je sens bien que je renonce.
J'ai fait tellement, donné tellement de mon temps, de ma santé.
Et puis ça semble anodin comme ça, mais depuis 10 ans que je travaille, je dois supporter sans arrêt les quolibets sur les fonctionnaires qui n'en foutent pas une.
Je ne réponds rien, ça ne sert à rien, et ceux qui me connaissent savent le temps que j'ai donné à ce boulot malgré le salaire qui va avec.
Mais au final, c'est quand même pénible ce rabachage permanent.

Enfin bref, tout ça fait que oui, je suis là, devant mon bureau trop plein de trop plein de choses, et je n'ai envie que d'une chose, rentrer chez moi, tricoter un bonnet pour mon bébé d'amour, ranger les cartons pas défaits depuis plus de deux ans, et profiter un peu.

Véro faisait ce matin sa commande au Père Noël.
A moi de faire la mienne.
Je voudrais ne plus travailler, le temps qu'il me faudra pour savoir où je veux aller, comment, et à quel rythme.
Je voudrais ne plus travailler, mais que mon Tinamour aille quand même à la crèche quelques jours par semaine, pour que je puisse vraiment avoir du temps pour moi, pour la maison et pour toutes ces petites choses que je voudrais faire pour mon bébé d'amour.
Je voudrais ne plus travailler, mais n'avoir pour autant aucun souci d'argent.

Je sais que j'ai énormément de chance, et je ne voudrais pas paraître ingrate.
C'est juste que ce que je fais 10h par jour 5 jours par semaine ne me convient plus du tout.
Mais je ne suis pas à plaindre, j'en conviens.

M'enfin le Père Noël, on lui demande ce qu'on veut, non ?