jeudi 29 mai 2008

Au chirurgien de mon coeur


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mercredi 28 mai 2008

Ah oui ? Et alors ?

Nous n'avons pas le moindre souci.
Physiquement il s'entend.

Je ne me plains pas. Non. Ca serait tout de même malvenu de se plaindre que tout va bien.
Encore quelques vérifications à faire vraisemblablement fin juin début juillet, et on saura que tout va bien.
N'empêche qu'en attendant, il semblerait bien qu'il y ait quand même quelque chose qui coince.
Moui... "Vous êtes stressée ?" Euh, ben comment dire... Par mon boulot, c'est certain, mais il me semble que je passe assez vite le cap dès que je quitte mon costume de scène. Par ma famille ? C'est encore plus certain, et ça, oui, c'est vrai que ça me poursuit un peu partout. "Vous savez, s'il y a des problèmes en suspens, ça peut aussi être à l'origine de problèmes là où physiquement il n'y aurait aucun obstacle".
AH OUI ? ET ALORS ???

Pas que je n'en sois pas consciente.
Et jusqu'ici, voilà en résumé ce que j'ai entendu (pardon pour les "essayeuses" qui me lisent et qui ont déjà lu et entendu ça tellement souvent...), et je précise que ça venait toujours de gynécos :
- n'y pensez plus, ça arrivera quand vous vous y attendez le moins,
- vous êtes trop stressée, détendez-vous et ça ira tout seul,
- vous êtes trop intelligente (si, si, je vous assure), c'est votre intelligence qui vous joue des tours,
- si vous étiez une paysanne au fin fond de la Roumanie, vous seriez déjà maman de 10 bambins (faut bien se nettoyer les oreilles avant d'aller à un rendez-vous parce que sinon, on n'est pas bien sûre d'avoir bien entendu ce qu'on a entendu);
- si vous savez ce que c'est qu'une phase lutéale, c'est que vous vous posez beaucoup trop de questions et c'est ça qui vous bloque,
-......................................................... y en a encore tellement à écrire, mais bon, vous voyez bien le genre.

Bref. Le chemin n'est pas long à faire pour conclure que si vraiment j'ai à faire face à un blocage psychologique, c'est que j'ai un gros (et c'est encore un euphémisme) problème avec ma mère.
D'autant que la seule amie à qui j'ai parlé de tout ça a fait le rapprochement bien avant les médecins, mais passons.
Toujours est-il que c'est là que commence la vraie haine qui sourde en moi.
Parce que je me dis que bordel, elle m'a déjà foutu en l'air mon enfance, mon adolescence, une certaine partie de ma vie d'adulte (oui, je sais, je ne suis pas vraiment adulte, mais bon, j'aurais l'âge de l'être...), et maintenant, c'est encore ça qu'elle me bousille ???
Et vous croyez que pour autant je vais mettre le hola et dire STOP, ce n'est plus possible ???
Mais si c'était si facile, si l'embrigadement psychologique ne durait pas depuis toujours, j'aurais déjà réussi à le faire !
Quand on réussit à démontrer à sa fille que le moindre mot négatif qu'elle prononcera à sa chère mère aura des conséquences sur sa grand-mère de 88 ans et sur son père (bon, mais lui, il peut encore se débrouiller seul, hein...) ? Parce que la dernière fois que j'ai haussé le ton pour essayer de lui donner ma vision des choses, c'est ma grand-mère qui s'est retrouvée hospitalisée. OK, il faut que je pense à mon bonheur. Mais on fait comment dans un cas pareil ???
On se dit juste que de toutes façons, si je n'étais pas là, elle aurait d'autres prétextes ? Oh que c'est facile à dire !!!

J'étais donc chez un psychiatre lundi, enfin une psychiatre. Je voulais seulement savoir ce qu'on peut faire pour soigner quelqu'un contre son gré.
Je savais déjà en y allant qu'elle ne me trouverait pas de solution miracle. Parce que tant que la personne en question est suffisamment dotée de jugeotte pour se montrer sous des dehors tout à fait sympathiques lorsqu'elle rencontre des médecins, on n'a pas de solution. Tant qu'on n'a pas de preuve IRREFUTABLE de sa dangerosité, on n'a aucun moyen.
Et c'est ce qu'elle m'a confirmé.
Une fois évacué cet aspect de la question, la brave dame m'a lancée sur MA relation avec ma mère (fallait pas sortir de polytechnique pour comprendre que c'était un souci...) puisque le rendez-vous était censé durer une demi-heure.
Pas la première fois que je vais chez un psy, évidemment. Jamais eu de résultat parce que je m'arrête en général au bout de 10 ou 15 séances.
Mais bref.
Cette jeune dame me demande de revenir, la semaine prochaine, et de réfléchir jusque là à ce qui a bien pu provoquer ou déclencher ce comportement de ma mère à mon égard. En gros, qu'ai-je fait pour mériter ça.
Mais je n'ai RIEN fait pour mériter ça !!! Ou alors peut-être qu'un jour, j'ai mal rangé ma chambre quand j'avais 2 ans ??? Ou je n'avais pas fait mon lit à 6 mois ? (ben même moi ça me fait rire, là, sur le coup !)
Ma mère, je lui ai demandé l'an passé si je pouvais voir une photo de moi quand j'étais bébé.
Sachant que mon père est un photographe amateur mitrailleur, qu'il y a des photos de mon frère bébé dans leur maison, ça ne semblait pas stupide comme question.
Et vous savez ce qu'elle m'a répondu ? "Oh ben je n'en ai plus, j'ai tout jeté, tu étais tellement moche que je ne voulais rien garder, comme ça, si les gens me demandait des photos, ben je n'en avais tout simplement pas." Hum. Pardon, j'avale ma salive, et je tente "euh, mais mon baptème ? Pas de photo non plus ?", "ah ben non, bon, et puis en plus, ton arrière grand-mère était morte juste avant, alors on avait autre chose à penser".
Vous devinez que sur le coup, j'ai dû faire un effort surhumain pour encaisser la nouvelle. Encore maintenant, rien que de l'écrire, ça me choque.
D'autant qu'elle a raconté ça en riant, sur un ton sympa (elle sait faire, si si), un peu comme pour dire que si je m'étais vue, j'aurais compris que c'était un service qu'elle m'a rendu en jetant tout ça.

Alors on en revient à ce que j'ai fait pour mériter ça. Ben voilà, ça doit être ça : j'étais un bébé moche.
Et donc comme j'ai été un bébé moche, je risque de donner naissance à des bébés moches. Donc oui, finalement, quelle bonté de m'épargner cet affront...

Je m'arrête, provisoirement, j'ai trop de boulot pour m'épancher davantage.
Si j'avais le temps, j'enchaînerais sur le fax du Président reçu ce matin, qui m'a donné des envies de meurtre (ou qui les a rendues encore plus fortes...).
Mais je n'ai pas le temps. alors on verra plus tard.

lundi 26 mai 2008

La cathédrale de Strasbourg dans le Parc de la Francophonie de Québec


J'aurais bien aimé être à Québec ce week-end, juste pour voir le spectacle offert par ma belle région à l'occasion de l'anniversaire de cette si jolie ville.
Un de mes ex-amoureux y était, pour faire des ronds de jambe, j'ai hâte qu'il me raconte !

Décidément, l'Alsace et le Québec, c'est une belle histoire !

dimanche 25 mai 2008

Qu'il est beau quand il dort !

Oui, oui, il est le plus beau du monde aussi quand il ne dort pas, mais là, c'est tout émouvant. Depuis quelques jours, il ne dort plus très bien à cause d'un mal de dos tenace. Là, il dort. Déjà ça, c'est bien, même si je sais qu'il ne dort que parce qu'il s'est levé pour reprendre un médoc à 5h du matin.
Mais bref. Je dors avec un ours en peluche. Non, on ne se moque pas. J'ai 31 ans, et je dors toujours avec un nounours. Oui, c'est comme ça. J'ai besoin d'un truc à serrer dans mes bras. Si on m'enlève ma peluche, je prends un petit oreiller, ça marche aussi.
Mais revenons en à mes moutons.
Mon amoureux dort, et il sert ma peluche tout contre lui... Si c'est pas chou, ça, mon homme de 37 ans qui dort en serrant une peluche... (soupirs...)

jeudi 22 mai 2008

Saule pleureur...

J'ai la larme facile ces temps-ci, je sais bien. Mais là, mes yeux sont mouillés de joie (et d'envie, allez, je peux bien le dire...) !
Après le Tilou de Kiwi il y a deux mois, c'est Maélie et le 4ème merveilleux Cornu qui viennent de faire leurs premières respirations.
Vous y croyez vous que ça m'émeut bien plus que les naissances qu'il peut y avoir autour de moi ?
J'ai trouvé ça étrange la première fois, pour Tilou. Et puis après, non, ça m'a semblé logique. Les chemins de Milou, Kiwi et Madame Cornue ne sont certes pas les mêmes, mais je me rends bien compte que les mots rapprochent bien plus que je ne l'aurais imaginé en arrivant ici.

Et Milou et Kiwi me donnent tellement d'espoir...

Alors bienvenue à toutes ces nouvelles merveilles, ma première prière du jour a été pour vous.

lundi 19 mai 2008

Mister Sandman...

Mon amour et moi sommes devant la télé, chacun avec son portable sur les genoux, et entre deux épisodes de FBI, les pubs. Parmi d'autres, la pub pour Auchan. Avec sa chanson : Mister Sandman.
Et mon amour, qui n'est pas vraiment un habitué des gestes tendres spontanés, se tourne vers moi, me caresse la joue, les cheveux et me fait un sourire éblouissant d'amour.
Je souris, mais dans mes yeux, c'est surtout de la surprise, alors je lui demande ce qui lui arrive, et il me dit "ben la chanson : mister sandman, bring me a dream. Mais moi, je l'ai déjà mon rêve, plus besoin du marchand de sable".

Mon coeur est tout fondu.
Y a pas à dire, il me fait aller tellement mieux...

Avant que je n'oublie

Je viens de (re-)lire le billet de Véro qui ne tague jamais personne mais moi, celui-là, il me plaisait bien, (celui d'avant aussi, ben oui...) alors je m'y mets !

1. Ce que je faisais il y a dix ans : j'approchais doucement de la fin de la plus fabuleuse année de ma jeune vie, en tant qu'étudiante Erasmus en Allemagne. C'était... Bon, la mémoire a tendance à ne garder que le beau, c'est vrai. Et il y avait bien quelques aspects de ma vie qui déraillaient déjà (la famille, toujours, mon ex, déjà...) mais sinon, c'était juste... exceptionnel. Arriver quelque part où personne ne vous connait, où personne n'a d'a priori, et se laisser vivre... Quelques cours (mais pas trop, hein...) parce que c'est quand même pour ça qu'on est censé être là, beaucoup de rencontres, des soirées en veux-tu en voilà, bref, l'Auberge Espagnole, à côté de ça, ça m'a semblé bien fade. C'est pour dire... J'ai eu du mal à revenir à une vie normale après ça. Mais une chose est sûre, je n'étais plus la même...

2. Cinq choses que je dois faire aujourd'hui (sans ordre précis) :
Hum, il est 21.30, alors, euh, ben, on va dire 5 choses que je dois faire demain :
- aller travailler (et du coup, il ne reste plus de temps pour grand chose, d'autant que j'ai une réunion demain soir...),
- voir pour réserver des places pour les internationaux de strasbourg pour jeudi,
- trouver une mercerie en ligne pour acheter du ruban, des boutons et du tissu pour faire une petite pochette pour ma grand-mère, parce qu'elle est hospitalisée, et que je sais que si je lui fabrique un truc, ça lui fera drôlement plaisir,
- chercher (et trouver !) les courriers que j'ai reçus avec les montants à déduire de mes impôts,
- passer une chouette soirée avec mon amoureux.

3. Les grignotines que j'aime : euh.... ben... je ne sais pas. Quand j'ai faim (ou l'impression d'avoir faim...), je pourrais grignoter n'importe quoi. Sucré, salé, peu importe. Le must : un bol de muesli bien croustillant au lait.

4. Les choses que je ferais si je devenais millionnaire : j'achèterais une gigantesque propriété (hum, avec un million, vu l'immobilier, ça va être très dur... Disons donc que je suis devenue milliardaire...) pour y mettre mes enfants (oui, ben c'est un rêve, alors je peux bien avoir des enfants dans mon rêve !), et j'y accueillerais des enfants qui n'ont plus de famille. Comme famille d'accueil.
Et puis si j'étais juste millionnaire, alors j'arrêterais de travailler, j'ouvrirais une petite boutique de déco et mobilier qui ne serait ouverte qu'une partie de la semaine, et le reste du temps, je fabriquerais des petites choses que je pourrais vendre (ou pas) via internet, ou dans ma boutique. Ou alors, puisque dans ce rêve là, j'ai des enfants, ben je leur fabriquerais plein de petites choses pour eux. Oui. Voilà, c'est ça : si j'étais millionnaire, je pourrais m'occuper de mes enfants. Et garder ma maison quand même.

5. Trois mauvaises habitudes :
- je mange le bout des stylos (en même temps, du coup, personne ne me les pique au bureau)
- dans le même style, je mets mes doigts dans la bouche. Je ne ronge pas mes ongles, mais je tripote mes dents avec mes ongles.
- je trifouille mes cheveux. Qu'ils soient courts ou longs. Mais j'arrive mieux à m'en empêcher quand ils sont courts, comme maintenant.

6. Cinq endroits où j'ai habité :
- Thionville
- Nancy
- Strasbourg
- Tuebingen
- Obernai

7. Cinq emplois que j'ai eus :
Je n'en ai eu qu'un, l'actuel : DGS d'un EPCI

8. Cinq personnes sur qui je veux en savoir plus :
Tous ceux qui en auront envie ;-))

samedi 17 mai 2008

Parce que...

Parce qu'il y a des jours où on dirait que rien ne va, parce que je m'en veux de me plaindre alors que si j'étais raisonnablement objective, je me rendrais bien compte que je n'ai pas de raison de me plaindre, parce que j'ai le bourdon et que ça ne veut pas s'en aller, parce que mes larmes se mettent à couler sans prévenir et sans que je puisse les retenir, parce que l'amour de mon homme me rend triste aujourd'hui parce que je sais qu'il est chaque mois un peu plus déçu que la fois d'avant, parce que cette semaine loin de tout a été tellement merveilleuse, parce que le retour à ma vie m'ouvre les yeux sur l'absurdité de tellement de choses, parce que j'ai cette impression de ne plus avoir la force d'endurer tout ça, parce que je n'ai plus envie de supporter tout ça, mais que je sais que je ne ferai rien pour changer les choses, parce que je ne veux plus de clash, parce que parfois je fais comme Calimero, et je trouve que ce n'est pas juste, parce que parfois, je ne suis qu'une toute petite chose fragile et que je voudrais bien qu'on me fiche la paix, parce que je n'ai plus envie de voir des gens ni de parler, parce que je sens bien que si je me laisse aller, je vais devenir une ermite, parce que j'ai peur, parce que j'ai mal, parce que j'en ai marre...
Bref, je n'ai vraiment pas le moral.

vendredi 16 mai 2008

Voilà, c'est fini...

Moui, voilà, nous sommes revenus.
C'était merveilleux. C'était mon rêve. Parfait. Et encore mieux que ça.

Mais là, j'ai un petit coup de mou. Parce que je suis allée au bureau et que j'aurais mieux fait de m'abstenir. Parce que je n'aime pas avoir à ce point envie de tout foutre en l'air. Parce que je ne veux plus retourner à ce stress et cette pression permanente.
Alors je vais essayer de faire passer ce petit coup de moins bien en fabriquant un coeur. Parce que l'épouse de mon ami leucémique a eu la belle idée de demander à tous ceux qui pensent à lui de fabriquer un coeur. Alors je fais lui en faire un énorme.

Et promis, je ne tarderai pas à venir raconter cette jolie parenthèse vénitienne.
A très vite !

jeudi 8 mai 2008

Ca se précise

Les affaires sont prêtes, les guides de voyage dans la petite valisette cabine, j'ai de la lecture pour 3 semaines (on ne sait jamais), chéri est sous la douche, et j'ai un grand sourire dans mon coeur.
Ok, je ne prends pas des masses de congés, mais le moins qu'on puisse dire, c'est que du coup, ça leur donne une de ces valeurs !

Bien, alors juste un petit mot pour dire aux organisateurs de gala de bien se remettre de la grippe et de leur SPM respectif, mais surtout, SURTOUT, Milou et Madame Cornue, je vais penser bien fort à vous puisque vous allez profiter de mon absence pour agrandir votre famille.
J'ai hâte de revenir (euh, bon, pas tant que ça, quand meme...), mais disons que quand je reviendrai, et si je n'ai pas pu le faire avant, alors je me jetterai sur mon ordi pour avoir de vos nouvelles.

Allez, je file. Je vole, je plane, je vis un petit bout de rêve :-)))

mercredi 7 mai 2008

Sur le c...!

Bon, allez, j'avoue, dans le fond, ça me fait plaisir.
Même si, à la base, je trouve ça limite de nous dire ça.

On nous a dit ce midi qu'à force de nous fréquenter, nos couples d'amis/copains allaient finir par se séparer.
Parce que nous voir tellement amoureux, ça les fait réfléchir sur le type de relation qu'ils entretiennent avec leur conjoint(e).

Pas que je me réjouisse de contribuer de quelque manière que ce soit à une séparation. D'autant que je me dis que dans la majeure partie des cas actuels, l'approche de la quarantaine explique beaucoup de choses.
Mais c'est pas souvent que j'ai été dans une relation enviable. Alors je vais m'arrêter à ce petit bonheur là, pour aujourd'hui, et ne pas chercher plus loin.

Je retire...

... ce que j'ai dit sur l'indépendance des femmes en instance de séparation.
Parce qu'en me relisant, je me suis tout à coup souvenu que j'ai hébergé pendant 4 mois à temps plein puis pendant 2 mois à temps partiel une certaine personne (puis son nouveau boyfriend, en prime) qui venait de se séparer de son mari.
Comment ai-je pu oublier...?

Aux voleurs

Déferlante de séparations.
Pas la moindre angoisse de contagion. Belle nouveauté, non ?

MAIS JE NE SUIS PAS UNE PENSION POUR FAMILLES EN EXPLOSION !!!!

Je suis trop gentille. C'est un fait. Mais pourquoi faut-il que tout le monde en profite ?

Et pourquoi faut-il que le seul à qui j'arrive -un peu- à me plaindre, soit mon homme ?
Peut-être parce qu'il s'agit exclusivement de ses copains à lui ?

De là à en conclure que les femmes en instance de séparation sont plus indépendantes... il n'y a qu'un pas que je franchis sans la moindre impression de verser dans le féminisme.

Comme de bien entendu, je n'ose rien dire, parce que j'ai peur qu'on me trouve méchante et insensible et asociale et égoïste (etc...). J'ose à peine dire à mon homme que ça va pour cette fois, mais que ça ne redevienne pas comme avec le dernier qui nous a squatté chaque week-end, et la moitié des soirs de semaines, pendant des mois.
Et aussitôt prononcés ces mots, je m'en veux. Alors je me fâche -intérieurement- contre moi, contre lui, contre ma mère, contre mon boulot, contre ceux qui profite de notre gentillesse, contre tout. Et tout le monde.

On part en vacances demain matin. Nos valises ne sont pas prêtes. Je comptais faire ça ce soir et demain, très tôt, avant de partir.
Et le copain en question, il avait demandé s'il pouvait venir chez nous ce week-end pour ne pas faire face à sa belle-famille qui débarquit pour soutenir sa femme à qui il venait d'annoncer qu'il ne l'aimait plus.
Mais j'ai appris hier soir que le week-end en question commençait ce soir.
Oui, demain, c'est férié. Mais ce soir et demain, j'ai envie de me sentir chez moi pour tout préparer sans avoir un copain dans les pattes. Et demain, pareil.
Je suis peut-être bête, mais dès qu'il y a du monde chez moi, je ne me sens plus vraiment chez moi, puisque je ne peux pas faire tout comme je fais d'habitude. Il faut tenir compte de la présence d'un autre.
Et ça, avant de partir pour une semaine, ben ça ne me convient pas.
Sans compter que j'ai beau essayer de me convaincre que je me trompe, mais je me dis que si trois jours après avoir annoncé ça à sa femme, ou disons sa pacsée, il a besoin de venir passer 5 jours chez nous, ben il va avoir du mal à rester chez lui le reste du temps.

Je n'avais plus qu'une pensée en tête hier soir : si c'était à refaire, je n'achèterais plus une aussi grande maison.
Parce que finalement, depuis qu'on a cette maison, c'est comme si tout le monde se disait qu'avec toute cette place, on n'a que ça à faire d'héberger sans arrêt les âmes en peine ou en instance de séparation.
Et puis j'extrapole peut-être un peu trop, mais quelque chose me dit que ce n'est pas en étant toujours squattés de la sorte qu'on va réussir à combler par nous-mêmes les pièces vides de cette grande maison.
Parce que ça nous prend du temps, parce que ça nous fatigue, parce que ça nous vole du temps et qu'on en manque déjà bien sérieusement, et qu'au final, même si on les aime ces gens-là, ils finissent par nous stresser.
Et le stress...
Enfin vous voyez...

dimanche 4 mai 2008

Je ne sais plus

J'ai mal, j'ai peur, je ressens une urgence terrible que je ne sais pas identifier, je cours après quelque chose, mais je ne sais pas ce que je veux, ma vie me semble parfois être la vie d'une autre que je regarde depuis d'autres altitudes.
J'ai une boule dans la gorge, et je ne sais pas qui elle est. Une angoisse qui monte et que je ne peux pas apaiser.
Je navigue entre une confiance en moi hors norme, et une sensation de ne rien valoir.
Je me perds dans des chemins tortueux que j'ai tracés mi-même. Je souffre de ne pas avoir le temps de savoir où est ma vie. Je pleure de devoir assumer le rythme que je me suis imposée et de ne pas avoir la liberté de m'en échapper.
On est libre de tout. Oui. Mais pas de soi.
Je ne suis pas libre de moi. Je suis dans un carcan que je me construis toute seule mais que je ne sais pas détruire.
La règle du parallélisme des formes... Elle devrait pourtant aussi s'appliquer à moi.
Mais j'ai tellement peur de tout faire voler en éclat.
"Le roseau plie mais ne rompt pas".
Mais s'il VEUT rompre ???

Personne ne devrait pouvoir faire autant de dégâts sur une autre vie. C'est à vomir.

Beau dimanche

Il fait un temps magnifique. Homme est déjà parti en moto avec un ami, moi j'ai déjà passé une heure à lire des blogs pour pouvoir voter pour le fameux Gala de la Fêlée et de son Ivrogne, et je me suis déjà même acquittée de mon premier coup de fil à mes parents.

Jeudi, on part à Venise. J'ai acheté un tas de guides pour être sûre de bien savoir en arrivant ce que je VEUX voir et ce que je peux très bien ne pas avoir vu. J'aurai trois jours de "quartier libre", puisque mon homme sera à un congrès. Ensuite, il nous restera 3 jours et demi ensemble. Je vais donc pouvoir faire deux programmes : ce que je peux faire sans lui, et ce que je veux faire avec lui.
Vu d'ici, ça ressemble à une semaine de rêve. Pour moi en tout cas.
Parce que quand on part une semaine tous les deux, sans congrès, alors ça veut dire qu'il faut faire des concessions. Et même si on les fait de très bon coeur, ça veut dire qu'on repart en n'ayant pas vu certaines choses qu'on aurait voulu voir, ou pas fait des choses qu'on aurait vooulu faire.
Mais là, pas de concessions :-)))
Je vais pouvoir faire du shopping sans qu'il s'ennuie, je vais pouvoir visiter des choses qui ne l'intéressent pas sans que ça lui pèse, je vais pouvoir regarder la mer pendant des heures sans qu'il me demande toutes les 30 secondes si je l'ai assez regardée.
Ah, et puis si ça me chante, et si le temps n'est pas génial, je pourrai aussi rester à l'hôtel et lire sans avoir un homme qui erre dans les quatre coins de la pièce comme une âme en peine.

Et le must, c'est qu'une fois que j'en aurai marre d'être seule avec moi-même au milieu des couples de touristes, ben le congrès sera terminé, et alors je pourrai profiter de sa présence permanente à mes côtés.
Un rêve, je vous le dis !
Pourvu que rien ne vienne contrecarrer mes jolis plans.
J'ai hésité à annuler l'option internationale sur mon téléphone, mais je n'ai pas osé... J'espère juste ne pas avoir à donner un coup de fil quotidien quand je serai là-bas.
Pas envie de ça.

Parce que là, on atteint des dimensions surréalistes chez mes "ancêtres". Ca cause d'enquête pour maltraitance, d'internement d'office, de mise des biens sous tutelle, et autres mots aux sonorités bien réjouissantes.
Alors si je peux échapper à tout ça ne serait-ce qu'une semaine...

Je vais abandonner mon amour de chat pendant une semaine. Il n'aura jamais été sans moi aussi longtemps. Mais je suis sûre que mon collègue prendra soin de lui. Il a intérêt ;-)))

Je vais emmener mon portable, mais je ne suis pas bien sûre d'avoir une connexion wi-fi dans ma chambre. A priori, ils parlent juste d'un point internet dans le hall. Faut qu'ils se modernisent, hein. Pourquoi les petits hôtels bon marché proposent de plus en plus souvent un accès depuis les chambres si les beaux hôtels, eux, se contentent d'un "point internet" ?
Bon, en même temps, je peux me passer d'internet pendant 7 jours.
Parce que c'est vrai que ça va me manquer de ne pas papoter sur le forum, de ne pas aller prendre des nouvelles quotidiennes sur les blogs que j'aime.
Mais ça veut dire aussi que je ne pourrai pas être dérangée trop souvent par le boulot.
Pas mal finalement.

Ca passera vite, j'en suis sûre. Mais ça me fera du bien, ça aussi j'en suis sûre !

En attendant, et si j'arrive à m'éclipser du boulot tant qu'il fait encore jour, j'ai de la lecture à faire, pour les votes. Vous savez, le fameux Gala de la Fêlée et de son Ivrogne...