Mes nuits et mes jours du moment sont tourmentés par mon projet de quitter mon travail actuel.
Dans ma tête, j'ai acté ce départ pour avant les vacances d'été de mon grand.
Dans les faits, rien n'est officiel.
Et je ne peux empêcher mon esprit de changer d'avis toutes les trois minutes.
Je voudrais arrêter d'y penser.
Parfois je me dis qu'il faudrait que j'officialise la chose pour arrêter de retourner ça dans tous les sens.
Mais je n'y arrive pas encore, parce que j'ai peur.
Peur de la réaction de mes collègues qui sont déjà dans une mauvaise période, peur de ne pas réussir à faire face à cette réaction, peur aussi des réactions de ma famille, des notre entourage, peur des réflexions à deux balles, peur de perdre mon indépendance financière, bref, je manque de courage.
J'ai toutefois quitté mon poste, sans quitter la collectivité. Je dois donc organiser le recrutement de mon remplaçant, un adjoint assurant l'interim dans l'intervalle.
J'ai alors envoyé au réseau de DG un mail leur annonçant mon repli professionnel pour leur demander des références de cabinet de recrutement.
En retour, plusieurs réponses, mais c'est l'une d'entre elles qui a été un vrai rayon de soleil. Une DG que je ne connais pas autrement que par échange de mails et qui me dit que j'ai pris la meilleure des décisions, qu'elle salue mon courage et aurait souhaité en avoir eu autant quand ses enfants étaient petits.
Il m'en faut peu (ou pas...), j'ai pleuré.
Et puis ce matin, un mail de celle que j'ai remplacée à ce poste il y a maintenant 11 ans, à qui j'ai annoncé à demi-mots que je ne serai vraisemblablement plus en poste après l'été et qui me répond :
"Je te comprends, il arrive un moment où l'on aspire à
autre chose que de bosser comme des fous et on aimerait consacrer un peu plus
de temps à sa famille. Je me suis posé les mêmes questions et je me serais bien
vue mère au foyer ... mais mes filles sont trop grandes déjà, d'ici quelques
années ce sont elles qui me quitteront et du coup ma vie au foyer serait un peu
vide..."
C'est bête, mais ça m'a grandie. Moi qui me sens rabougrie depuis quelques temps, tout à coup, j'ai l'impression que je viens de prendre 10 cm...
Ca me fait du bien.
Pour autant, je sais que je ne vais pas arrêter aujourd'hui de me tourmenter, mais je sens bien que j'ai fait quelques pas de plus dans ce qui est indubitablement la meilleure des directions.
lundi 28 janvier 2013
Coup de pouce
jeudi 17 mai 2012
Mon bonheur dans leurs sourires
Misère de misère, il suffit que je tourne un peu le dos à mon PC pour que blogger me change tout !
Mais bref.
J'écris d'une main, ma merveilleuse petite fille accaparant mon bras gauche.
Il me faudra vraisemblablement plusieurs jours pour venir à bout de ce billet, mademoiselle ma princesse n'aimant guère me partager avec une machine (et pourtant, je tente la diversion musicale fort sympathique !!).
Suite à mon dernier billet, mon moral ne s'arrangeant guère, j'ai décidé de faire lire ma prose à mon homme, pour lui donner l'opportunité de comprendre.
Il a lu en silence, sans que je ne puisse décrypter d'émotions dans ses yeux. Il faut dire qu'il était tard.
Depuis, je dois dire, pas de changement. Je crois que c'est comme s'il ne savait pas.
(je poursuis, il est 3h30, tout le monde dort, enfin presque...)
Je n'en ai pas reparlé non plus, j'ai l'impression que ça ne sert à rien.
Il ne va pas bien, c'est un fait, la vie avec des enfants en bas âge ne lui convient pas. Il les aime, il les a voulu, mais il ne supporte pas de vivre avec ces petits êtres bruyants qui ne nous permettent pas de vivre notre vie au rythme que nous souhaiterions.
J'ai parfois cette impression que toute son énergie est tournée à chercher à échapper à leur présence.
Alors je vis ça de deux façons : quand il n'est pas là, la plupart du temps, ça va, je me raisonne, je me dis que tout ira bien, que je me suis fait une montagne de pas grand chose.
Quand il est là, c'est tout de suite moins facile.
Si mon Tinamour est calme, tout va bien.
Mais le soir, il est fatigué mon petit bout d'homme, alors forcément, un enfant de 3 ans fatigué, c'est un enfant un peu moins calme.
Et il suffit alors de 30 secondes pour que son père soit exaspéré et le fasse savoir.
Et dans ces cas là, moi j'ai juste envie qu'il parte. Ou de prendre mes enfants et de partir.
Je l'aime, j'ai envie que ma vie soit avec lui, mais j'ai aussi envie de m'enfuir.
Ces derniers jours, je me suis dit que j'allais chercher un gîte dans le coin, et aller m'y réfugier avec les enfants quelques jours.
Je ne lui ai pas dit. J'ai envie qu'un soir, il rentre et qu'on ne soit pas là. Pour voir ce que ça lui ferait.
Je m'interroge simplement sur ce que je dirai à mon fils...
Une chose est sûre : je ne peux plus continuer à gâcher les rares moments de sommeil que je pourrais avoir à me torturer l'esprit à cause de ses états d'âme.
Parce que pour moi, ces moments de la petite enfance de mes amours sont primordiaux, et je ne veux pas les gâcher avec tout ça.
Je veux juste savourer mon bonheur d'avoir ces enfants.
J'en ai marre de gérer le reste.
Un exemple débile : il a acheté une voiture de sport.
Ca faisait bien 2 ans qu'il attendait de trouver celle qu'il voulait (et pssait des heures chaque semaine à la chercher...), et c'est fait, depuis 2 jours il l'a trouvée et commandée.
Parfait. Il fait sa crise de la quarantaine, très bien, si ça peut aider, moi, je vote pour.
Oui, sauf que bien sûr, c'est pas donné cette voiture.
Pour les dépenses du couple, nous avons un compte commun que nous alimentons en fonction de nos revenus respectifs. J'ai donc trop gentiment proposé que nous financions cette voiture selon les mêmes proportions. Ce qui revient à ce que je lui donne 10 000 € pour financer sa crise.
Sachant aussi qu'il va falloir qu'une fois par semaine, il aille chercher son fils avec cette voiture, que mon petit coeur sera donc dans son siège auto mais à l'avant, et que rien que d'y penser (la route est dangereuse entre la ville où est la crèche et la maison...), je tremble.
Sachant donc aussi que tant qu'il aura cette voiture, il ne pourra pas s'occuper des deux. Y compris quand j'aurai repris le travail. Il faudra donc que JE m'organise en conséquence.
Bref, je trouve que c'est pas mal de concessions de ma part, que je faisais sans sourciller, juste pour qu'il puisse avoir son trip.
Et donc cette voiture, il faut qu'il aille la chercher à 5h de trajet d'ici.
Déjà, il n'a bien sûr pas envisagé de le faire avec moi (ou nous plutôt...), il a contacté 2 copains.
D'abord, il a proposé de faire ça pendant ses prochaines vacances. Oui mais c'est dans un mois, donc finalement, il a décidé de faire ça un mardi, le jour où il a le moins de patients à déplacer.
Et puis, il a suggéré que ça pourait être un jeudi, jour où Tinamour n'est pas gardé, et où il est d'habitude au moins la demi-journée avec ses deux enfants et moi à la maison.
Là, ça a commencé à m'agacer. Parce que oui, finalement, on s'en sort très bien (mieux souvent...) quand il n'est pas là, mais ça redevenait tout un symbole.
Et hier soir, j'ai compris que finalement, il voulait faire ça en deux jours. Un week-end.
Se faire un vrai big plaisir quoi.
Oui, parce que sa voiture, ce n'est pas déjà un super plaisir ???
Bref, quand j'ai compris ça, ça m'a un peu énervée, et il l'a vu. Alors il m'a dit "ouais, bon, ben j'ai compris, je vois bien que j'ai la pression".
Ca m'a encore plus énervée.
Je lui ai dit froidement que je trouvais que c'était une drôle de pression que d'acheter une telle voiture avec l'argent du couple, voiture qu'au passage je n'aime pas, alors il m'a coupée, en me disant que de toutes façons c'était SA voiture, que je n'avais pas à l'aimer.
Ouais, ben mon gars, je la paye aussi TA voiture et TA crise.
Alors pars toute une semaine si ça te chante, moi je m'occuperai de ta famille et de ta maison comme 100 % de mon temps, ça ne changera rien, à ceci près que je n'aurai plus un rond et un crédit en plus sur le dos.
Alors non, cette nuit, je ne dors pas.
Et oui, cette nuit, j'ai juste envie de partir...
Et demain, je serai encore plus fatiguée, et c'est férié, alors tout le monde sera à la maison.
J'ai déjà peur.
Et je ne veux plus gâcher ces moments merveilleux de l'enfance de mes petits.
Je voudrais juste profiter de mon bonheur d'être avec eux.
De ma chance qu'ils soient dans ma vie.
Je sais que c'est très exclusif, mais en même temps, ça passe tellement vite, je n'ai pas envie de me retourner bientôt et de me dire que je suis passée à côté pour des sombres histoires qui ne dépendent pas de moi.
Alors je réfléchis à comment faire pour le mieux. Je cherche LA solution.
En attendant, je vis chaque journée de ma princesse comme un cadeau, je serre fort mon fils quand je vais le chercher en fin de journée, et chaque soir, quand il dort, je continue d'aller le voir dormir, dès que ma puce m'en laisse l'occasion.
Cet amour est tout bonnement incroyable.
Parfois, je me dis que c'est un peu schyzophrène tout ça.
samedi 31 décembre 2011
L'enfer, c'est..... la famille ?
Non, je sais, ce n'est heureusement pas le cas de tout le monde. Et j'espère que la famille que je suis en train de créer échappera, au moins un peu, à ma règle...
L'épreuve de Noël restera donc toujours une épreuve.
Je ne la zapperai pas tant que ça restera un tel bonheur pour mon petit garçon, je ne lui ferai pas ça. Mais disons que je suis heureuse de m'être rappelé tout le mois de décembre que ce que j'aime dans Noël, c'est décembre et ses lumières, ses parfums, son ambiance, les reflets dans les yeux de mon petit homme d'amour.
Parce que pour une fois, je n'ai aps été déçue de Noël.
Parce que cette année, je n'en attendais plus rien. Il aura donc fallu 35 ans pour que j'arrête de croire au miracle de Noël dans ma famille.
Ou disons que maintenant, je sais que le miracle est ailleurs.
C'est ultra paradoxal, et du coup, mes pensées sont un peu brouillonnes et difficiles à mettre en mots.
Essayons de faire simple.
A l'arrivée, tout est beau, tout est merveilleux, ma mère s'escrime même à faire croire qu'en sa présence, mon fils est juste un petit garçon extraordinaire, calme, gentil, etc.
J'ai même dû répéter plusieurs fois le jour où on est arrivés un truc comme "mais quand je le dis que mon fils est extraordinaire...".
Sauf que je vois bien que ce qu'elle veut dire, c'est que c'est elle qui sait y faire.
Et sauf que ça dure une demi-journée.
Soit le temps limite pendant lequel ma mère est capable de se contenir un minimum.
Après, tout dérape.
Après, ce ne sont plus qu'engueulades perpétuelles mon père, stress, et tout ce qui va avec.
Rien de bien fort (en tout cas pas cette fois), juste assez pour qu'on entende que ça se passe mal dans la cuisine, ou leur chambre, ou le salon, quand on n'y est pas, les phrases échangées entre eux, même devant nous, sont juste dites avec une haine palpable et froide qui pourrait donner des frissons si ce n'était pas habituel, mais disons, rien qui puisse nous faire dire "ok, on s'en va".
Alors on reste.
D'habitude, quand on y va, on arrive le samedi après-midi, et on repart le lendemain après-midi.
Le dimanche matin est déjà difficile.
Cette fois, on restait un jour de plus.
OUCH.
Déjà l'après-midi du 2ème jour, j'ai bien vu que c'en était trop pour ma mère, qu'elle ne supportait plus Tinamour.
Elle l'aime de tout son coeur, ça aussi, ça se voit. Mais elle ne le supporte pas. Elle ne supporte pas la vie avec un enfant de toutes façons. Enfin, comme si elle supportait grand chose...
Et puis le petit moment où j'aurais mieux fait de la fermer, c'est quand mon père, je ne sais plus à quelle occasion, a élevé la voix envers fiston, alors que je trouvais que c'était totalement inaproprié.
J'ai juste dit calmement et en souriant "il faudrait peut-être lui dire pourquoi". Et c'est parti en live.
J'étais face à un tribunal qui m'expliquait que j'étais en train de créer une vie d'enfer à mon fils, qu'il serait incapable de vivre en société, de comprendre des règles, d'avoir des amis, d'aller à l'école, qu'il serait en échec scolaire avant d'avoir eu le temps de savoir s'il était intelligent parce que l'école le mettrait à la porte.
J'ai essayé de ne pas m'emballer.
Pas simple, mais je crois avoir réussi à ma contenir suffisamment.
Je ne voulais pas m'embarquer dans le procès de leur façon de faire.
Je ne voulais pas que ça tourne au réglement de compte.
Je voulais juste dire que pour moi, dire non, si on explique, ben je trouve ça juste plus cohérent.
Je ne voulais pas reparler coups, violence, bleus, désespoir.
Alors j'avais du mal face à eux qui me disaient que moi, petite, j'avais compris que quand on disait non, c'était non. J'avais du mal à leur dire que moi, je ne voulais pas que mon fils comprenne que non, c'est non, juste parce qu'il a peur du coup qui viendra sinon.
Mais comment leur dire ça sans prononcer les mots qui fâchent ?
J'ai juste parlé de peur. Juste dit que je ne voulais pas qu'il intègre les choses par peur. Pour eux, c'est illusoire.
Disons qu'à un moment, mon père a fini par faiblir un peu, et reconnaître qu'un enfant à qui on dit non, et qui continue malgré tout, ben qu'à part répéter, encore et encore, il n'y a pas 100 000 autres manières de faire sans violence.
Ma mère n'a pas désarmé en revanche. C'est elle qui a essayé de m'embarquer dans le passé. Je ne l'ai pas laissé faire.
C'était trop facile.
J'ai continué à répéter aussi calmement que possible que c'était ma façon de faire, qu'ils avaient totalement le droit de ne pas l'approuver, de trouver que c'était une mauvaise façon de faire, de n'être pas d'accord, mais que c'était à moi, la maman, de décider comment ce petit bout serait élevé.
Au final, cette discussion s'est terminée parce que le principal concerné, qui jouait dans une autre pièce a eu envie de faire pipi et caca.
Quand je vous dis qu'il est merveilleux ce petit homme là.
J'avais juste envie de pouvoir le serrer fort dans mes bras, et de pouvoir laisser couler mes larmes.
Mais ce n'était pas le moment.
Alors j'ai juste été m'occuper de lui, et suis revenue toujours souriante, pour débarrasser, et passer à autre chose.
Ma mère pleurait en débarrassant, j'ai même réussi à la consoler, à lui dire qu'il ne fallait pas pleurer, qu'on avait le droit de ne pas être d'accord, mais qu'il ne fallait pas pleurer pour autant, qu'elle avait quand même un chouette petit fils et que c'était bien ça l'important.
Elle a recommencé un peu avec son inquiétude pour lui, sa future incapacité à s'adapter au monde, alors je lui ai redit qu'il s'intégrait déjà très bien à la crèche, que je lui montrerai son cahier de vie en fin d 'année, que ça la rassurera totalement de voir comment tout se passe à la crèche, etc.
J'aurais juste voulu ne pas avoir à garder ça juste pour moi.
Mais disons que j'ai été un peu blessée du silence assourdissant de mon homme à mes côtés pendant toute cette loooongue discussion.
Alors je n'ai pas voulu revenir là dessus.
Ca tournait en rond dans ma tête pendant les 2h de trajet, mais on a parlé de tout autre chose.
Ca ressortira quand le recul aura apaisé mes pensées.
Et pourquoi je disais que tout ça était finalement paradoxal ?
Parce que j'ai réussi à ne pas me laisser embarquer dans mon passé. Parce que j'ai réussi à ne pas m'enflammer. Parce que j'ai réussi à ne pas me faire plus de mal.
Et surtout, surtout, parce que je suis sortie de là en me disant que malgré tout ce qu'ils avaient pu me dire, non, je ne remets absolument pas en question ce que je pense.
Je ne pense pas être parfaite, n'imaginez pas ça.
Je sais parfaitement que mon histoire fait que certaines choses ne seront jamais comme elles peuvent l'être ailleurs.
Mais je sors de là intimement convaincue que ma façon de faire n'est pas mauvaise.
Disons que je suis heureuse de n'avoir pas été ébranlée.
Oui, je sais, c'est une force majeure que de savoir se remettre en question.
Et bien moi, là, je trouve que c'est une force majeure que de n'avoir pas laissé de brèche ouverte.
J'aime ce petit être plus qu'aucun mot ne saura jamais le dire. Et je crois que ça me guide, même quand mes fantômes essayent de me désorienter.
mardi 18 janvier 2011
Le tact
Je ne sais pas, moi.
Il y a vraiment des choses qui m'échappent.
Ma belle-soeur.
Elle accouche après-demain.
Pas nouveau qu'elle m'agace mais je me demande s'il y a parfois des limites à son absence de...... de.....
Je ne trouve pas mes mots, tiens.
Donc, ma belle-soeur, qu'on appellera BS pour simplifier les choses.
Début mai, elle venait vers moi pour se lamenter que ça faisait déjà 3 mois qu'elle avait arrêté la pilule, et toujours rien. "Alors que pour les deux premiers, c'était venu tout de suite !"
VERS MOI !!!!!
J'avais déjà éclusé pas mal de mes réserves de sang froid en ne réagissant pas à ses jérémiades (je n'avais pas été jusqu'à la plaindre non plus, entendons-nous bien...)
Début juin, elle faisait un test positif.
15 jours de grossesse, et toute la famille le savait déjà.
Soit, chacun sa façon de faire.
Fin juin, je perdais le petit morceau d'espoir que j'avais dans le ventre.
Ce qui coincide avec le début du harcèlement de ma BS pour savoir quand je fais un autre bébé, ça serait "tellement génial qu'on fasse des petits presque en même temps !"
Je note au passage qu'on les voit moins d'une fois par an.
Au bout d'un mois, j'en avais ras le bol, alors j'ai fini par lui dire que j'aurais bien aimé, mais que ça ne s'était pas déroulé comme je l'avais voulu.
Que j'avais commencé à essayer bien avant qu'elle n'arrête la pilule, que 7 mois plus tard j'avais bien cru que cette fois, ça avait marché plus vite (pour moi, 7 mois, c'est vite), mais que ça ne s'était pas passé comme prévu.
Je pensais que ça la calmerait.
Que nenni.
J'ai espacé mes réponses. Le plus possible. Pour ventiler et ne pas m'énerver.
Mais aujourd'hui, son "oh tu sais, vous ne devriez pas vous arrêter à un, c'est vraiment trop chouette de faire le petit troisième. Tu verrais ton frère préparer les trucs pour sa fille, il est trop mimi !", comment dire..........
Je ne réponds pas, je respire, tout ça tout ça.
Mais quand même.
QUAND MEME !!!
dimanche 1 mars 2009
Il est né !
"Notre petit bonhomme est né lundi 23 à 8h34, il va très bien, il est magnifique et plein de beaux cheveux bruns.
Sa maman va plutôt bien aussi."
Je profite de ce message pour souhaiter la bienvenue à ce petit bébé, qui, j'en suis sûre, sera source de joie, d'émerveillement, d'émotions et de grands chamboulements pour sa maman et son papa !
Et quand votre petit bonhomme vous empêchera de dormir la nuit, ne perdez pas la patience, mais savourez plutôt chaque instant que vous passez avec lui... on supporte ainsi beaucoup mieux la fatigue, et puis les petits bébés changent si vite !
Gros gros bisous et tous mes voeux de bonheur à cette nouvelle famille !
mercredi 6 août 2008
Youpiiii !
Ouais, Youpi, c'est parce que c'est mon anniversaire !
Et même si ça n'a plus tout à fait la même magie que quand on est enfant, ben c'est quand même chouette !
Cette nuit, réveillée comme chaque nuit par une fringale nauséeuse vers 2h, ben j'ai fait un sourire en me disant, "ça y est, c'est mon anniversaire !". Du coup, j'ai fêté ça en vidant la boîte de smacks dans le noir de la cuisine. Un vrai petit instant de bonheur tout personnel :-)))
Sans compter qu'un peu plus tard, je ne dormais toujours pas, et mon homme s'est réveillé, et dans un demi sommeil, m'a articulé péniblement "bon anniversaire ma chérie" !
Quel amour, hein... Pfff, il m'émotionne toujours celui-là....
En me réveillant, comme une petite fille le matin de noël, je me suis précipitée pour ouvrir les cartes d'anniversaire de mes parents et de ma grand-mère. Ma petite tradition du matin du 6 août... Suis toujours toute émue en voyant l'écriture de ma grand-mère, en souhaitant mille fois que ça ne soit pas sa dernière carte d'anniversaire....
Et puis tous ces messages et coups de fil sympas, on a beau dire, ça fait sacrément chaud au coeur !
J'aime bien mieux mes anniversaires depuis que je suis grande finalement !
D'ailleurs, depuis que je suis grande, je suis beaucoup plus gâtée par mes parents.
Je n'ai bien sûr jamais "fêté" mon anniversaire, sauf par un déjeuner dominical avec mes parents, mes grands-parents et mon frère, en même temps d'ailleurs que l'anniversaire de mon frère qui tombe pile une semaine avant.
D'ailleurs je ne le fête toujours pas. Je trouve incongru d'inviter des gens pour mon anniversaire, mais je suis toujours heureuse d'avoir un p'tit message quand même !
Mais bref, disons que depuis que je suis grande, je reçois de "vrais" cadeaux de mes parents. Des trucs qui me plaisent. Pas des trucs que je ne voulais pas. Des trucs susceptibles de vraiment me faire plaisir.
Et donc dimanche, nous étions chez mes parents pour souhaiter mon anniversaire.J'ai été gâtée. J'avais déjà eu mission de m'acheter des cadeaux quand j'étais à Venise, je m'étais donc acheté plusieurs bijoux jusqu'à concurrence de la somme allouée, mais voilà que j'en ai eu encore plus du double... Même moi je n'en reviens pas.
Ma Mamie était toute heureuse de me remettre un chèque en main propre, et comme je la connais, je m'étais déjà acheté un bracelet que je lui ai montré comme étant son cadeau, elle était encore plus heureuse.
On fait ça depuis quelques années : elle me donne des sous, mais comme elle aime bien savoir à quoi ça a servi, alors je m'offre par avance son cadeau pour pouvoir lui montrer. Du coup, c'est un anniversaire où la surprise est pour celle qui offre, c'est rigolo de la voir ouvrir mon cadeau en se demandant ce que c'est !
Bon, mais à part l'anniversaire, nous y allions quand même pour annoncer la fameuse nouvelle...
Le mercredi, mon frère avait reçu sa carte d'anniversaire qui lui annonçait la chose. Il m'avait d'avance souhaité bonne chance !
Et ben faut croire que mes prières ont été exaucées...
Je m'étais donné du mal pour fabriquer des cartes, une pour mamie, une pour mes parents.
J'étais vraiment heureuse du résultat, et je savais que ma mère serait contente d'avoir une carte faite maison, et que donc ça l'adoucirait un peu...
Je leur ai donné la carte avant que mamie ne monte.
Après l'avoir posée plusieurs fois sur la table, elle a enfin compris que si je la lui remettais dans les mains, c'était pour qu'elle l'ouvre ! J'avoue que j'étais dans mes petits souliers...
Elle a ouvert, lu qu'il s'agissait d'une devinette, et puis ensuite ouvert la première petite enveloppe à l'intérieur de la carte dans laquelle il y avait écrit "un p'tit 3ème pour Mamie et Papy", a poussé un cri "ah non !" en pensant qu'il s'agissait de mon frère, puis a réalisé qu'il s'agissait plutôt de moi, alors elle a dit "ah !"
Et voilà.
Bon, mais Papa était heureux, il nous l'a dit, un peu plus tard, quand nous étions juste lui, chéri et moi.
Maman a quand même précisé que bon, les bébés, c'était pas son truc, et que de toutes façons, tant qu'ils n'étaient pas là, il n'existaient pas. Mais pas de cris, de porte qui claque, de méchanceté, non, rien de tout ça !!!!
Ben dis donc, j'étais heureuse !!!
Ma grand-mère, ben disons qu'elle n'a tellement pas réagi qu'on a cru qu'elle n'avait pas bien compris. Parce qu'elle a bien dit que la carte était très belle, mais c'est tout !
Je n'ai pas insisté, elle avait assisté à la crise de nerfs de ma mère lors de l'annonce de mon frère, alors je me suis dit qu'elle n'osait peut-être juste rien dire.
D'ailleurs le soir, elle a demandé à Papa pour quand était prévu le bébé, donc elle a bien tout compris ma p'tite mamie !
Me voilà donc libérée. L'absence de réaction me fait plaisir, et je la comprends parce que ma mère a eu beaucoup de déboires avec ses grossesses avant d'avoir mon frère. Je n'avais pas accepté ni compris son horrible réaction par rapport à mon frère, mais celle-là, ben je la prends comme un cadeau.
Encore un cadeau d'anniversaire !
Du coup, je me prends à espérer que tout se passe bien, qu'il n'y ait pas de remarques pénibles, et que tout roule parfaitement.
C'est pas cool ça ?????
Voilà donc pour cet aspect des choses.
Autres cadeaux : Milou et Mme Cornue m'ont gentiment décerné un prix !!!
Merci mille fois, ça fait tout drôle, et tellement plaisir !
Ca ne va pas être simple pour décerner les miens, parce qu'au fil de mes lectures, je me suis bien rendu compte que beaucoup de ceux que je voudrais primer le sont déjà...
Mais j'ai le droit à deux listes, non ?
Voici donc les règlements:
-Les gagnantes doivent mettre le logo sur leur blog;
-Mettre le lien de la personne qui vous a décerné le prix;
-Désigner 7 autres blogs;
-Mettre les liens de ces blogs sur le vôtre et
-Laisser un commentaire sur les blogs récompensés!
Première rasade :
Les pépins de Kiwi , parce que c'est par là que tout a commencé pour moi. C'est par elle que je suis entrée sur la blogosphère, parce que je cherchais des réponses à tout un tas de pourquois, et surtout à pourquoi mon ventre ne grossissait pas. C'est par là aussi que j'ai atterri sur pas mal d'autres blogs, et de fil en aiguille, j'ai fini par constituer une blogoliste qui me plaît bien...
Alors merci Kiwi, pour l'espoir, le courage, tout ça !
Et profite bien de ta chouette famille !
On continue dans les bedaines :
Milou : pas simple non plus le chemin jusqu'à ta petite merveille. Mais elle est là, elle est chou, et j'ai adoré suivre ton dialogue avec ta fille qui grandissait dans ton ventre. Tu écris souvent des textes tellement merveilleux... Le dernier en date : être une maman...
Sans parler des listes de "conseils de ta mère que tu ne suivras pas avant longtemps - si tu les suis", des coups de gueule, de tes listes de petits bonheurs, etc...
Une autre maman de 4 amours : Mme Cornue. Et une preuve supplémentaire que quand on a du mal à avoir un bébé, on ne déteste pas forcément celles pour qui ça pose moins de problèmes !
Ton dernier mini Cornu est venu comme une petite surprise inattendue, mais c'était un vrai plaisir de suivre ta grossesse, et c'est encore un plaisir de suivre votre vie de grande famille !
Ca fait envie !
Laury : le premier commentaire sur mon blog venait de toi, ça m'a fait quelque chose ! Une quatrième et dernière IAC en cours, je souhaite tellement que ça marche... Je me suis bien souvent reconnue dans tes coups de gueule, tes sentiments d'injustice, et malgré tout, toute cette bonté qu'on sent derrière tout ça...
Bonne chance ma belle !
Cindy et sa grossesse qui lui va si bien... Et elle l'a attendue si longtemps ! Un vrai bonheur de voir son gros ventre et son super sourire sur son blog !
Jade, qui a commencé les IAC. Pourvu que la prochaine soit la bonne... Que le brouillard se dissipe. Il est là depuis trop longtemps...
Et pour finir cette première liste, Mamacats. Même si elle délaisse son blog depuis quelques mois parce que son gros ventre et tout ce qu'elle a à faire par ailleurs ne lui laisse plus trop le temps de bloguer !
Voilà pour ma première liste !
Et comme il faut que je travaille un peu, alors je continuerai ça plus tard !
Bises à tous, et à plus !
mercredi 28 mai 2008
Ah oui ? Et alors ?
Nous n'avons pas le moindre souci.
Physiquement il s'entend.
Je ne me plains pas. Non. Ca serait tout de même malvenu de se plaindre que tout va bien.
Encore quelques vérifications à faire vraisemblablement fin juin début juillet, et on saura que tout va bien.
N'empêche qu'en attendant, il semblerait bien qu'il y ait quand même quelque chose qui coince.
Moui... "Vous êtes stressée ?" Euh, ben comment dire... Par mon boulot, c'est certain, mais il me semble que je passe assez vite le cap dès que je quitte mon costume de scène. Par ma famille ? C'est encore plus certain, et ça, oui, c'est vrai que ça me poursuit un peu partout. "Vous savez, s'il y a des problèmes en suspens, ça peut aussi être à l'origine de problèmes là où physiquement il n'y aurait aucun obstacle".
AH OUI ? ET ALORS ???
Pas que je n'en sois pas consciente.
Et jusqu'ici, voilà en résumé ce que j'ai entendu (pardon pour les "essayeuses" qui me lisent et qui ont déjà lu et entendu ça tellement souvent...), et je précise que ça venait toujours de gynécos :
- n'y pensez plus, ça arrivera quand vous vous y attendez le moins,
- vous êtes trop stressée, détendez-vous et ça ira tout seul,
- vous êtes trop intelligente (si, si, je vous assure), c'est votre intelligence qui vous joue des tours,
- si vous étiez une paysanne au fin fond de la Roumanie, vous seriez déjà maman de 10 bambins (faut bien se nettoyer les oreilles avant d'aller à un rendez-vous parce que sinon, on n'est pas bien sûre d'avoir bien entendu ce qu'on a entendu);
- si vous savez ce que c'est qu'une phase lutéale, c'est que vous vous posez beaucoup trop de questions et c'est ça qui vous bloque,
-......................................................... y en a encore tellement à écrire, mais bon, vous voyez bien le genre.
Bref. Le chemin n'est pas long à faire pour conclure que si vraiment j'ai à faire face à un blocage psychologique, c'est que j'ai un gros (et c'est encore un euphémisme) problème avec ma mère.
D'autant que la seule amie à qui j'ai parlé de tout ça a fait le rapprochement bien avant les médecins, mais passons.
Toujours est-il que c'est là que commence la vraie haine qui sourde en moi.
Parce que je me dis que bordel, elle m'a déjà foutu en l'air mon enfance, mon adolescence, une certaine partie de ma vie d'adulte (oui, je sais, je ne suis pas vraiment adulte, mais bon, j'aurais l'âge de l'être...), et maintenant, c'est encore ça qu'elle me bousille ???
Et vous croyez que pour autant je vais mettre le hola et dire STOP, ce n'est plus possible ???
Mais si c'était si facile, si l'embrigadement psychologique ne durait pas depuis toujours, j'aurais déjà réussi à le faire !
Quand on réussit à démontrer à sa fille que le moindre mot négatif qu'elle prononcera à sa chère mère aura des conséquences sur sa grand-mère de 88 ans et sur son père (bon, mais lui, il peut encore se débrouiller seul, hein...) ? Parce que la dernière fois que j'ai haussé le ton pour essayer de lui donner ma vision des choses, c'est ma grand-mère qui s'est retrouvée hospitalisée. OK, il faut que je pense à mon bonheur. Mais on fait comment dans un cas pareil ???
On se dit juste que de toutes façons, si je n'étais pas là, elle aurait d'autres prétextes ? Oh que c'est facile à dire !!!
J'étais donc chez un psychiatre lundi, enfin une psychiatre. Je voulais seulement savoir ce qu'on peut faire pour soigner quelqu'un contre son gré.
Je savais déjà en y allant qu'elle ne me trouverait pas de solution miracle. Parce que tant que la personne en question est suffisamment dotée de jugeotte pour se montrer sous des dehors tout à fait sympathiques lorsqu'elle rencontre des médecins, on n'a pas de solution. Tant qu'on n'a pas de preuve IRREFUTABLE de sa dangerosité, on n'a aucun moyen.
Et c'est ce qu'elle m'a confirmé.
Une fois évacué cet aspect de la question, la brave dame m'a lancée sur MA relation avec ma mère (fallait pas sortir de polytechnique pour comprendre que c'était un souci...) puisque le rendez-vous était censé durer une demi-heure.
Pas la première fois que je vais chez un psy, évidemment. Jamais eu de résultat parce que je m'arrête en général au bout de 10 ou 15 séances.
Mais bref.
Cette jeune dame me demande de revenir, la semaine prochaine, et de réfléchir jusque là à ce qui a bien pu provoquer ou déclencher ce comportement de ma mère à mon égard. En gros, qu'ai-je fait pour mériter ça.
Mais je n'ai RIEN fait pour mériter ça !!! Ou alors peut-être qu'un jour, j'ai mal rangé ma chambre quand j'avais 2 ans ??? Ou je n'avais pas fait mon lit à 6 mois ? (ben même moi ça me fait rire, là, sur le coup !)
Ma mère, je lui ai demandé l'an passé si je pouvais voir une photo de moi quand j'étais bébé.
Sachant que mon père est un photographe amateur mitrailleur, qu'il y a des photos de mon frère bébé dans leur maison, ça ne semblait pas stupide comme question.
Et vous savez ce qu'elle m'a répondu ? "Oh ben je n'en ai plus, j'ai tout jeté, tu étais tellement moche que je ne voulais rien garder, comme ça, si les gens me demandait des photos, ben je n'en avais tout simplement pas." Hum. Pardon, j'avale ma salive, et je tente "euh, mais mon baptème ? Pas de photo non plus ?", "ah ben non, bon, et puis en plus, ton arrière grand-mère était morte juste avant, alors on avait autre chose à penser".
Vous devinez que sur le coup, j'ai dû faire un effort surhumain pour encaisser la nouvelle. Encore maintenant, rien que de l'écrire, ça me choque.
D'autant qu'elle a raconté ça en riant, sur un ton sympa (elle sait faire, si si), un peu comme pour dire que si je m'étais vue, j'aurais compris que c'était un service qu'elle m'a rendu en jetant tout ça.
Alors on en revient à ce que j'ai fait pour mériter ça. Ben voilà, ça doit être ça : j'étais un bébé moche.
Et donc comme j'ai été un bébé moche, je risque de donner naissance à des bébés moches. Donc oui, finalement, quelle bonté de m'épargner cet affront...
Je m'arrête, provisoirement, j'ai trop de boulot pour m'épancher davantage.
Si j'avais le temps, j'enchaînerais sur le fax du Président reçu ce matin, qui m'a donné des envies de meurtre (ou qui les a rendues encore plus fortes...).
Mais je n'ai pas le temps. alors on verra plus tard.
dimanche 4 mai 2008
Je ne sais plus
J'ai mal, j'ai peur, je ressens une urgence terrible que je ne sais pas identifier, je cours après quelque chose, mais je ne sais pas ce que je veux, ma vie me semble parfois être la vie d'une autre que je regarde depuis d'autres altitudes.
J'ai une boule dans la gorge, et je ne sais pas qui elle est. Une angoisse qui monte et que je ne peux pas apaiser.
Je navigue entre une confiance en moi hors norme, et une sensation de ne rien valoir.
Je me perds dans des chemins tortueux que j'ai tracés mi-même. Je souffre de ne pas avoir le temps de savoir où est ma vie. Je pleure de devoir assumer le rythme que je me suis imposée et de ne pas avoir la liberté de m'en échapper.
On est libre de tout. Oui. Mais pas de soi.
Je ne suis pas libre de moi. Je suis dans un carcan que je me construis toute seule mais que je ne sais pas détruire.
La règle du parallélisme des formes... Elle devrait pourtant aussi s'appliquer à moi.
Mais j'ai tellement peur de tout faire voler en éclat.
"Le roseau plie mais ne rompt pas".
Mais s'il VEUT rompre ???
Personne ne devrait pouvoir faire autant de dégâts sur une autre vie. C'est à vomir.
Beau dimanche
Il fait un temps magnifique. Homme est déjà parti en moto avec un ami, moi j'ai déjà passé une heure à lire des blogs pour pouvoir voter pour le fameux Gala de la Fêlée et de son Ivrogne, et je me suis déjà même acquittée de mon premier coup de fil à mes parents.
Jeudi, on part à Venise. J'ai acheté un tas de guides pour être sûre de bien savoir en arrivant ce que je VEUX voir et ce que je peux très bien ne pas avoir vu. J'aurai trois jours de "quartier libre", puisque mon homme sera à un congrès. Ensuite, il nous restera 3 jours et demi ensemble. Je vais donc pouvoir faire deux programmes : ce que je peux faire sans lui, et ce que je veux faire avec lui.
Vu d'ici, ça ressemble à une semaine de rêve. Pour moi en tout cas.
Parce que quand on part une semaine tous les deux, sans congrès, alors ça veut dire qu'il faut faire des concessions. Et même si on les fait de très bon coeur, ça veut dire qu'on repart en n'ayant pas vu certaines choses qu'on aurait voulu voir, ou pas fait des choses qu'on aurait vooulu faire.
Mais là, pas de concessions :-)))
Je vais pouvoir faire du shopping sans qu'il s'ennuie, je vais pouvoir visiter des choses qui ne l'intéressent pas sans que ça lui pèse, je vais pouvoir regarder la mer pendant des heures sans qu'il me demande toutes les 30 secondes si je l'ai assez regardée.
Ah, et puis si ça me chante, et si le temps n'est pas génial, je pourrai aussi rester à l'hôtel et lire sans avoir un homme qui erre dans les quatre coins de la pièce comme une âme en peine.
Et le must, c'est qu'une fois que j'en aurai marre d'être seule avec moi-même au milieu des couples de touristes, ben le congrès sera terminé, et alors je pourrai profiter de sa présence permanente à mes côtés.
Un rêve, je vous le dis !
Pourvu que rien ne vienne contrecarrer mes jolis plans.
J'ai hésité à annuler l'option internationale sur mon téléphone, mais je n'ai pas osé... J'espère juste ne pas avoir à donner un coup de fil quotidien quand je serai là-bas.
Pas envie de ça.
Parce que là, on atteint des dimensions surréalistes chez mes "ancêtres". Ca cause d'enquête pour maltraitance, d'internement d'office, de mise des biens sous tutelle, et autres mots aux sonorités bien réjouissantes.
Alors si je peux échapper à tout ça ne serait-ce qu'une semaine...
Je vais abandonner mon amour de chat pendant une semaine. Il n'aura jamais été sans moi aussi longtemps. Mais je suis sûre que mon collègue prendra soin de lui. Il a intérêt ;-)))
Je vais emmener mon portable, mais je ne suis pas bien sûre d'avoir une connexion wi-fi dans ma chambre. A priori, ils parlent juste d'un point internet dans le hall. Faut qu'ils se modernisent, hein. Pourquoi les petits hôtels bon marché proposent de plus en plus souvent un accès depuis les chambres si les beaux hôtels, eux, se contentent d'un "point internet" ?
Bon, en même temps, je peux me passer d'internet pendant 7 jours.
Parce que c'est vrai que ça va me manquer de ne pas papoter sur le forum, de ne pas aller prendre des nouvelles quotidiennes sur les blogs que j'aime.
Mais ça veut dire aussi que je ne pourrai pas être dérangée trop souvent par le boulot.
Pas mal finalement.
Ca passera vite, j'en suis sûre. Mais ça me fera du bien, ça aussi j'en suis sûre !
En attendant, et si j'arrive à m'éclipser du boulot tant qu'il fait encore jour, j'ai de la lecture à faire, pour les votes. Vous savez, le fameux Gala de la Fêlée et de son Ivrogne...
mardi 22 avril 2008
Les larmes de Laure...et les miennes
Toute notre PQR titrait ce matin sur les larmes de notre championne... Et trouvez moi cruche si ça vous chante, mais moi, ces larmes me font de la peine.
Oui, oui, ces larmes sont un caprice d'enfant gâté par les victoires. Je sais bien. Et puis c'est son métier, je sais aussi...
Mais imaginez vous cinq secondes ce qu'on ressent quand on plaque son entraîneur à la face du monde entier pour suivre son amoureux, que cet entraîneur dit à qui veut l'entendre qu'il trouvera quelqu'un pour battre cette vilaine, et que quelques mois plus tard, la brave amoureuse (qui a changé de roi de coeur entretemps, certes...) se fait battre par la nouvelle protégée dudit entraîneur...
Je crois que je crèverais de rage... C'était LA course à ne pas perdre, et c'est la première qu'elle perd en quatre ans... Je n'arrive même pas à imaginer ce qu'elle ressent...
Aussi ridicule que ça soit, ça me ramène dans mon passé de petite championne de natation scolaire.
Un jour, il y avait dans la même série que moi une fille qui avait embrassé mon petit copain du moment. Je n'ai jamais nagé aussi mal. Faut dire que je surveillais tellement sa ligne d'eau que j'en oubliais de respirer correctement. Et quand j'ai vu qu'elle était devant, j'ai abandonné.
J'avais beau savoir que ça me disqualifiait et que ça m'écartait de la sélection, j'ai abandonné.
J'ai prétexté un souci, je ne sais même plus quoi, et je suis sortie de l'eau en pleine course. Parce que je ne voulais pas qu'elle puisse dire qu'elle m'avait pris ma course en plus d'avoir embrassé mon petit copain.
Je devais avoir 10 ou 11 ans... Et c'était dans notre petit monde.
Et déjà là je ne voulais pas subir cet affront. Alors qu'aurais-je ressenti si j'avais dû essuyer une telle défaite à la face du monde ???
Moi je l'admire d'avoir été sur le podium, malgré tout.
Et je souhaite qu'elle puisse réagir au meilleur moment. Quand la médaille est la plus belle...
Voilà pour les larmes de Laure...
Les miennes maintenant. Bon, ben suis pas au top là.
Je suis sans aucun doute bien trop fatiguée parce que ces derniers jours au boulot ont été durs et longs. Et que ça a continué aujourd'hui.
Et puis y a toujours des idiots de collègues pour faire des bourdes inrattrapables. Alors avec tout ça, j'étais déjà un peu faiblarde ce matin...
Et quand le téléphone du bureau a sonné et que c'était ma mère, ben si j'avais su, j'aurais laissé sonner...
Tout avait bien commencé : elle m'appelait pour me dire qu'elle avait une idée, qu'il y a fin mai un truc organisé par le rotary de mon père, avec une marche, des trucs sur les orchidées, puis un repas dans un resto gastro, et elle proposait que mon homme et moi allions à ce truc avec eux. Invités par eux. Elle proposait même que nous allions dormir chez eux la veille pour ne pas avoir à se lever trop tôt le matin même.
Je précise que ma mère n'a jamais voulu que mon homme dorme là-bas jusqu'ici !
Bon, mais j'aurais dû me méfier, ça ne POUVAIT pas être aussi simple... Le resto gastro dans lequel ils veulent nous inviter, c'est un resto dans lequel ils servent surtout du foie gras. C'est leur spécialité. Ils le font sur place.
Je fais plein d'efforts, hein, je mange de la viande quand je vais chez quelqu'un et qu'on m'en sert (ouais, bon, je ne mange jamais TOUTE ma viande, mais j'en mange, pour avoir la paix).
Mais s'il y a une chose que je ne PEUX plus manger, ben c'est le foie gras. C'est psychologique, c'est tout, c'est comme ça, tout le monde le sait autour de moi, ma mère au premier chef.
Mais ma mère m'invite généreusement dans un resto dont c'est la spécialité.
Comme je veux toujours faire en sorte que tout se passe bien, je ne dis rien en me disant que je pourrai toujours choisir un truc qui me convient, et que tout ira bien.
Mais elle ajoute : "ça sera un menu identique pour tout le groupe, prévu à l'avance, alors ne viens pas faire ta chipoteuse, tu mangeras ce qu'il y aura dans ton assiette, point.". Ah ?
Bon, un jour normal, j'aurais peut-être eu la force de la fermer. Là, j'ai juste osé dire que si c'était du foie gras en entrée et en plat, ben je donnerai ma part à mon homme qui sera ravi.
Quelle idée j'ai eue...
Je n'ai même plus la force de raconter toute la tirade à laquelle j'ai eu droit après ça. En un résumé très bref : je suis impossibe, j'ai décidé de gâcher sa vie, je vais leur pourrir un week-end qui aurait pu la sortir un peu de sa triste réalité, elle est malheureuse et je fais tout pour l'enfoncer, enfin bref, je suis une horreur, qu'est-ce qu'elle a fait pour mériter ça, avec toutes les larmes qu'il faut pour accompagner ça et me faire bien ch... et tout ça pendant 17 mn (c'est bien les téléphones qui égrènent les longues minutes...), comme si je n'avais que ça à faire dans ma journée déjà trop remplie.
J'ai bien tenté de lui dire gentiment et calmement que si ça l'embêtait, ce n'était pas grave, qu'on viendrait une autre fois, mais ça ne sert à rien. Le seul moyen que j'ai de la satisfaire, c'est de bouffer trois tonnes de foie gras, pour qu'elle soit bien sûre qu'elle continue toujours de tout maîtriser. Même à distance. Même à mon âge.
J'ai fini par raccrocher. Pour ne pas m'en imposer davantage.
J'ai commencé ce message, j'étais encore au bureau.
Je suis maintenant à la maison, et je me sens presque bête de m'être mise à pleurer après ça.
Mais ça aura eu un avantage : j'ai décidé de prendre mon après-midi demain. Et je rentrerai donc chez moi, tant pis pour tout ce qui prendra encore plus de retard au boulot.
Du coup, je me réjouis déjà du petit programme que je me concocte pour demain.
Au final, je n'aime rien tant qu'être seule avec moi-même quand c'est une solitude choisie. Et quand je sais que mon amoureux ne tardera pas à me rejoindre.
Vivement demain !!!
jeudi 17 avril 2008
"Surtout, ne te laisse pas perturber par ces problèmes" qu'il disait.
C'est la conclusion du mail reçu par mon papa...
Après avoir expliqué pendant...quoi.... 50 lignes ... que c'était l'enfer à la maison, que ma mère s'enfonce dans ses névroses, que maintenant ça se manifeste même en dehors du cercle familial (ce qui est considérablement gênant, je l'admets...), que ma grand-mère en fait les frais de son lever à son coucher (la pauvre, y a d'autres façons de terminer sa vie...), bref, après m'avoir dépeint ce que je ne sais que trop puisque j'ai le bonheur de les entendre chaque jour au téléphone.
Juste avant de me dire de ne pas me laisser perturber, il ajoute que je ne dois évidemment rien dire, que pour l'instant, je suis la bouée de secours de maman, et qu'en disant quelque chose, je risquerais de détruire le peu de positif qui reste.
"Y'a plus qu'à attendre que ça se passe …. et se taire. Dans ce domaine, je fais des progrès !
Surtout, ne te laisse pas perturber par ces problèmes.
Grosses bises et bonne journée.
Papa"
Bon, là où je me dis que les choses ont changé, c'est que j'en ai ri. Jaune, certes, mais ri quand même !
Parce que d'abord, j'ai beau comprendre qu'il ait besoin de parler à quelqu'un de son enfer personnel, je me dis que ce n'est pas la meilleure façon de faire en sorte que je ne sois pas perturbée par tout ça.
Mais surtout, c'est comique de lire que je suis devenue la bouée de secours de maman.
Comique. Y a pas d'autre mot. Après tout ce par quoi je suis passée de son fait...
Je suis vraiment trop bonne. Et comme on dit : trop bonne, trop c......!
Bon, mais sinon, faut bien avouer, je suis encore et toujours de bonne humeur. Siii !
Comme quoi, je ferais mieux de ne pas trop me plaindre, parce qu'au final, si je suis si solide, c'est quand même grâce à eux !
(et je me réserve le droit de leur attribuer mes névroses et mes malheurs un jour où j'irai nettement moins bien, ok ?)