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mercredi 21 décembre 2011

Plop, flop, et autres actualités.

Plop, c'est ce qu'a dû faire mon ventre quelque part entre samedi et dimanche. Plop comme le bruit d'un truc qui double de volume d'un coup.
Oui, sans doute j'exagère, m'enfin je suis persuadée d'avoir gonflé d'un coup ce dernier week-end, et ça fait bigrement drôle, parce que je me trouvais déjà sacrément arrondie !
Y a bien mon homme qui me regarde ébahi quand je lui montre ma poche à merveille toute tendue, quelques collègues qui m'ont dit "là, tu ne peux plus le cacher !" (euh bon, en même temps, ça fait quelques mois quand même...), donc je ne dois pas être folle, ça a bien fait plop.
Ma petite chipette qui grandit là dedans semble très bien se porter, elle profite visiblement très bien des choses qu'absorbe sa future maman et présente des mensurations plutôt copieuses, mais en même temps, c'est ma fille, et c'est la soeur de son frère, alors il pouvait difficilement en être autrement.
Et moi ? Moi, je vais bien. Ca me fait presque drôle de le dire tellement j'ai morflé, surtout les deux premiers trimestres de cette grossesse.
Alors oui, je suis une baleine, une mongolfière, une baudruche, tout ce que vous voudrez, et donc, je ne suis pas prête à faire un marathon, n'empêche que je me sens revivre.
Et si l'on ajoute à ça que je suis à la maison ce matin, alors je trouve que mon bonheur est pas mal complet.

Enfin tout ça, c'est sans compter le boulot. Le flop du titre.
Je suis censée être en congé mat bien sûr, mais pas si évident, même si je m'étais jurée de les laisser se dém.... cette fois, puisque monsieur le Président avait lui-même choisi mon remplaçant (contre mon avis), et qu'il avait fait venir ce cher monsieur 2 mois avant mon départ présumé (trop génial d'vaoir quelqu'un dans les pattes tout ce temps).
Moui, mais c'est sans compter que j'avais peut-être raison de ne pas choisir celui-là. Ah, ben non, en fait, j'avais TOTALEMENT raison...
Outre le fait qu'il soit sympathique, il est juste totalement incapable de faire ce pour quoi on le paye (cher...).
Il fait plein de trucs, c'est bien, mais ce qu'on lui demande, c'est ballot, il ne sait pas faire.
En même temps, je ne peux même pas lui en vouloir, il n'a jamais prétendu savoir le faire.
Du coup, je ne peux aps compter sur lui pour me dégager l'esprit de tout ce qui n'est aps fait en mon absence, et du coup, malgré tout ce que j'avais pu me jurer, je suis incapable de me déconnecter et de ne pas y aller.
J'y vais moins, mais si je me réveille la nuit et que j'ai le malheur de mettre le doigt dans l'engrenage de ce qui ne sera pas fait, alors oui, je finis par y aller pour faire taire un peu ma conscience, provisoirement.
Ca sera différent avec un bébé dans les bras, mais en attendant, c'est comme ça que je fonctionne.

Mais hier soir, donc, première BIG réunion à laquelle mon remplaçant devait prendre vraiment ma place. Jusque là, je tenais mon rôle, il assistait pour voir, s'imprégner, tout ça.
Cette fois, c'est lui qui devait être le DG, et moi qui devais juste être là pour les éventuelles questions, l'aider, etc.
Moui.
Ben il n'est pas venu.
Je n'arrive encore pas vraiment à y croire je dois dire.
Mes collègues m'ont dit qu'il avait dit en fin de matinée qu'il allait voir le médecin en début d'après-midi, qu'il avait un petit coup de pompe.
Et uis voilà.
Sa voiture n'est plus là, on n'a pas eu de nouvelles, mais il n'est juste pas venu à la réunion.
Et alors qui va se taper le compte-rendu pendant les vacances de Noël ???
Je suis (un peu) hors de moi.
S'il a vaiment eu un grave souci, alors je retire tout ce que j'ai dit, m'enfin quand même, il pourrait prévenir, c'est la moindre des choses, non ???
On n'arrive pas à le joindre non plus.
Bon, allez, je passe là dessus, pas la peine de m'énerver.

Et sinon ? Et bien les vacances de Noël la semaine prochaine, et donc l'ambiance de Noël ces jours-ci. Les lumières dans les yeux de mon fils..... A pleurer un peu plus chaque jour.
J'ai le coeur si rempli d'amour, et si plein de larmes des chagrins qu'il devra traverser...
Je ne devrais pas y penser, je sais bien, mais j'ai si mal au coeur quand il me parle d'Elora, une stagiaire qui est venue à la crèche quelques temps pour un remplacement, et qui n'est plus là, et qu'il veut voir, et qui lui manque, et que toutes les jolies femmes brunes de la terre qu'il croise, c'est "comme Elora".
Que sa maman, quand elle n'a pas d'élastique dans les cheveux, c'est comme Elora, que sa petite soeur, il veut l'appeler Elora, et que non, Elora, elle ne vient plus à la crèche, et il a le coeur brisé.
Ma raison me dit que c'est un chagrin qui lui apprendra quelque chose.
Mon coeur se brise juste en encore plus de morceaux que le sien.
Je voudrais lui offrir son Elora sur un plateau d'argent, je me retiens de demander ses coordonnées à la crèche pour la faire venir, je sais qu'il faut que j'accepete qu'il traverse des chagrins. Je voudrais juste que ça me fasse moins mal.

Je l'aime, c'est indicible.
Je fais de mon mieux, j'espère que ça sera suffisant.
C'est juste tellement énorme ce qu'on a dans le ceur pour ces petits êtres merveilleux.
Mais avec deux, je vais juste m'évanouir d'amour.....?

vendredi 6 mai 2011

Traces

Des traces du passé là où je n'aurais même pas eu l'idée de les chercher.
Ce matin, j'ai emmené Tinamour à la crèche. Il était tout fier avec son petit sac contenant un petit cadeau pour un de ses copains qui a eu son anniversaire récemment.
Et puis dans son casier, une enveloppe. D'un autre petit copain.

Une invitation à une fête d'anniversaire.
Je n'ai ouvert l'enveloppe que dans la voiture, et quelle chance.
Je me suis transformée en fontaine.
Et ça fait bientôt une heure, une heure que je n'arrive pas à sécher mes larmes.
Je suis au bureau, je me cache de mes collègues.
Leur dire quoi sinon : oui, je pleure, parce que mon fils est invité à un anniversaire ?

Même moi je ne me souvenais plus.
Et dans ma voiture, à l'arrêt, sur le parking, des milliers de souvenirs. Des milliers.
Je n'en reviens pas.
Oh oui la mémoire fait des choses incroyables. Certains tiroirs, dont on ignorait jusqu'à l'existence et qui s'ouvrent au moment le plus inattendu.

Et tout à coup, ce rappel douloureux de tous ces sentiments qui me vrillaient le coeur de petite fille (puis de plus grande...), quand je voyais les autres enfants aller chez les uns, les autres, faire la fête, offrir et recevoir des cadeaux, des bonbons, faire des jeux, se déguiser, se maquiller.
S'amuser.

Ce sentiment d'être là comme un cheveu sur la soupe le lendemain de ces grandes fêtes, quand tout le monde se rappelait comme la journée avait été fantastique.

Quand je sais qu'un tiroir est dangereux, je fais ce qu'il faut pour n'avoir pas besoin de l'ouvrir, ou alors, je prends toutes les précautions qui s'imposent avant de l'approcher.
Ce tiroir-là, j'avais oublié qu'il existait.
Combien y en a t-il encore comme ça ?

Je me sens tellement bête de pleurer, alors que je suis si heureuse pour mon fils, qui ira, lui, à cet anniversaire, dussé-je pour ça renoncer à une réunion où ma présence est censée être indispensable.
Mais je vois devant moi cette petite fille avec ses jolies couettes, et j'ai juste le coeur qui me fait un mal de chien.

mercredi 27 avril 2011

Fucking perfect

Ca fait un peu ado qui s'identifie à son idole, mais allez, j'ai bien le droit aussi de retourner un peu en arrière.
J'ai pleuré devant ce clip.
Oui, j'ai la larme facile, mais là, j'avais tellement l'impression que.... enfin vous voyez quoi...

mercredi 6 avril 2011

Le mail que je n'ai jamais osé envoyer

J'ai comme l'impression que mon problème de sommeil ne va pas saméliorer tout de suite.
Les dernières études sur les effets du Distilbène (et des autres traitements équivalents) viennent de faire apparaître des conséquences sur la génération +2. Mouais.
Entre autres effets du DES, juste comme ça, au hasard : les problèmes de fertilité, les fausses couches précoces, les malformations génitales.
Au hasard bien sûr.

Ma mère a fait de "nombreuses" fausses couches avant d'avoir mon frère et moi. Elle était donc une patiente de choix pour l'administration de ce traitement.
Il y a trois ans, j'avais commencé un mail à mon Papa, ne voulant pas affronter ma mère sur ce sujet, sachant que de toutes façons sa réaction serait telle que je n'aurais pas de réponse.
Et puis j'ai fini par tomber enceinte, et c'était resté dans le dossier caché de ma messagerie. Rangé dans un tiroir invisible.
Et puis mon fils est né.
Au bout de quelques mois, il fallait bien se rendre à l'évidence, il avait une malformation à sa pauvre petite kikounette.
Alors j'ai exhumé ce mail, et je l'ai complété, avec plus de précisions, puisqu'entretemps, je m'étais renseignée sur les endroits où l'on était susceptible de pêcher les informations concernant les traitements prescrits.
Je n'ai jamais osé appuyer sur "envoyer". Peur de faire du mal, de remuer des souvenirs douloureux, de susciter des questions chez mon Papa auxquelles je ne suis peut-être pas prête à répondre, etc.
Et aujourd'hui, cette nouvelle conclusion d'étude qui me tord le coeur. Rien de neuf pour moi puisque mon fils est déjà cette 2ème génération atteinte, mais je me demande jusqu'où ça ira. A quel point tout cela est responsable de mes soucis à moi. Des soucis de mon fils, ma chair, mon amour.
J'ai besoin de savoir, mais je ne veux pas me mettre un nouveau poids sur les épaules. J'ai besoin de savoir, parce que je me dis que si un jour je finis par être à nouveau enceinte, alors il faudrait le savoir pour en tenir compte lors du suivi de grossesse. Je voudrais le savoir, mais sans toucher mes parents. Je voudrais qu'on ait le droit de savoir ce qui nous touche. Je voudrais tellement que mon fils n'ait pas de souci. Ni ses enfants.

J'ai déjà un tel contentieux avec les professions médicales... Voilà que j'ai mal au coeur.

mardi 5 avril 2011

Fierté sans borne

A la crèche de mon petit garçon, il y a une adorable petite blondinette qui s'avère aussi avoir un caractère plus que bien trempé. Quand elle n'est pas contente ou pas d'accord, on ne peut pas l'ignorer. Elle hurle, pleure, se débat, tape, une véritable petite furie. Adorable, mais furie quand même. J'avais déjà assisté à une scène faite à sa maman récemment, et hier soir, quand je suis allée chercher mon Tinamour, c'était reparti. Petite puce voulait garder ses lunettes, sa maman lui avait gentiment demandé de les laisser à la crèche, et ça avait déclenché les hostilités. Elle doit en avoir ras le bol la maman, j'imagine bien. Pour autant, sa technique d'hier soir me laissait dubitative : elle menaçait sa fille de lui donner une fessée devant tout le monde. B on, je n'aime déjà pas les fessées, alors forcément, ça ne me plaisait déjà pas. Mais cette façon de dire que d'habitude, c'est en privé, mais que là, l'humiliation serait publique, je sais que je suis sensible sur le sujet, mais je toruve ça juste tellement stupide... Mais bref, passons sur ce débat qui ne peut pas en être un pour moi, la question étant réglée d'avance (Hum, oui, je suis obtue...!) J'ai terminé de mettre les chaussures à mon crapaud, et je lui ai glissé à l'oreille que sa copine avait un gros chagrin, qu'elle était très en colère, et qu'il fallait lui faire un bisou. Il a été plein d'enthousiasme se jeter sur la jolie petite fille, lui a fait un bisou magique et un câlin. Je ne suis pas assez naïve pour croire que c'est la solution miracle, mais en l'occurrence, ça l'a été hier soir. Non seulement la colère et les larmes se sont arrêtées, mais en plus, la fillette s'est comportée comme si rien n'avait jamais eu lieu : elle a posé ses lunettes et continué de s'habiller. Vous n'imaginez pas la taille de mon coeur à ce moment là (et encore maintenant, il faut bien le dire !). Je ne comprends encore pas pourquoi je ne me suis pas envolée tellement j'étais gonflée de bonheur, de joie et d'une fierté immense, illimitée, infinie. Et cette certitude que l'amour et la tendresse peuvent tellement changer les choses....

mardi 1 février 2011

Moment de bonheur pur

Il y a des moments comme ça, où j'ai l'impression que je vais m'arrêter de vivre à force de retenir ma respiration, de peur de trouble le merveilleux de ce qui est en train de se produire.
Hier soir, mon petit garçon était debout sur sa table à langer, et a entrepris de s'amuser avec mes cheveux, d'abord pour me faire un shampooing (sans shampooing, ouf !), et ensuite, juste pour s'amuser.
Ses petites mains qui m'effleuraient le crâne, si doucement et tendrement, sa petite voix si douce qui chantonnait et me disait "cachés z'yeux" puis "coucou z'yeux"....
A pleurer.
C'était long. Merveilleusement long.
Je garde ce moment dans mon coeur, et je le chéris déjà si fort.

Tout comme je chéris sa petite voix qui me murmure "t'aime" en essayant de me faire le signe qui va avec.
J'ai beau savoir qu'il ne sait vraisemblablement pas ce que ça veut dire, je reste fière et si heureuse que mon petit bonhomme soit capable de dire ces quelques mots.
Moi qui ne les ai jamais entendus de ma famille.

Et puis, juste pour rire, ce matin, je sors de la voiture pour aller sortir mon tinamour à son tour, et pendant que je le détachais de son siège, il me dit "belle !".
J'étais déjà toute contente que mon fils me trouve belle, quand il a montré du doigt la POUbelle juste derrière moi en répétant "belle !"...... ;-)

Je l'aime.

mardi 25 janvier 2011

Son bonheur

Il faudrait pouvoir mesurer le volume de mon coeur quand j'entends quelqu'un dire de mon fils qu'il a du bonheur dans les yeux.
Parfois, je me demande comment je peux survivre à un sentiment aussi puissant.

lundi 25 octobre 2010

Je n'aurais pas mieux dit

"Vous dites : c'est fatigant de fréquenter les enfants.
Vous avez raison.
Vous ajoutez : parce qu'il faut se mettre à leur niveau, se baisser, s'incliner, se courber, se faire petit.
Là, vous avez tort. Ce n'est pas cela qui fatigue le plus.
C'est plutôt le fait d'être obligé de s'élever à la hauteur de leurs sentiments. De s'étirer, de s'allonger, de se hisser sur la pointe des pieds. Pour ne pas les blesser."
Janusz Korczak

Avec un immense bisou d'amour à mon petit être merveilleux.
Je ne laisserai jamais qui que ce soit dire des choses méchantes sur toi.
Pas tant que tu ne les mériteras pas en tout cas.
Au diable les incompétents, les faibles, les insensibles et les ignares.

Je t'aime.

jeudi 21 octobre 2010

Vrac en bazar

Tous les jours, je veux écrire plein de choses.
Tous les jours, je me couche en me disant que je n'ai encore pas eu le temps.

Je le prends vite fait aujourd'hui, pour au moins me sortir tout ça de la tête.

- mardi soir, j'ai tué une biche. Et l'aile avant gauche de ma voiture (+ les phares, la porte, etc...)...
Il faut que j'arrête de me demander si cette jolie bête avait des petits qui la cherchent depuis deux jours en pleurant dans le bois.

- hier après-midi, mon fils a provisoirement arrêté de respirer, il a provisoirement perdu connaissance, il est provisoirement devenu bleu.
Tout ça sans qu'on ne sache pourquoi.
Il faut que j'arrête de me demander à chaque instant s'il ne va pas recommencer quand personne n'est là pour le voir.

Voilà pour le négatif.

Le reste ?

- j'ai envie de couleurs. Moi.
Moi, la fille en noir qui vit dans une maison d'une sobriété taupe et beige poussée à son extrême.
Je vais faire une chambre à mon petit garçon avec des couleurs pétantes.
Pas sur les murs, non, faut pas pousser.
Mais je veux du rouge, du jaune, du vert, du bleu.
De la couleur.
Et même pour moi. J'ai acheté un manteau.... bon, le fond est noir, là non plus, faut pas pousser.
Mais il est plein de fantaisie quand même.
Du bleu, du brillant, des dessins.
Et à mon bureau aussi je veux de la couleur.
Mais là, ça va être plus difficile....

- mon homme m'a épatée. Lui qui n'est jamais capable de prendre une décision (je ne parle pas là de son boulot, mais de notre vie à nous) sans tergiverser pendant des jours, des mois, sans me demander de décider.
Et ben hier, aux urgences pédiatriques, il a décidé tout seul, sans avoir besoin de plus réfléchir ni de me consulter.
Il a décidé tout seul que non, il ne voulait pas que son fils soit hospitalisé, et que oui, il signerait une décharge pour pouvoir le ramener à la maison.
"il a déjà assez de soucis à dormir comme ça, il est hors de question qu'on lui impose ça, alors que ça ne changera strictement rien qu'il soit chez vous ou dans son lit cette nuit, si ce n'est qu'il ne sera pas sur place demain matin pour les examens qui restent à lui faire."
Et il a dit tout ça sans broncher et plein d'assurance et de fermeté au titulaire que l'interne avait fait venir quand il avait dit une première fois qu'il refusait l'hospitalisation.

Waouw. Je t'aime toi.
Même si ça m'a fait un peu peur de le ramener en ne sachant pas.

- mon fils est une merveille de la nature.
Il est débordant d'énergie, il sourit et rigole à la vie, ne tient pas en place, fait le fou tout le temps.
Et pourtant, hier, le temps des examens, il a été exemplaire.
Il a contemplé sagement les médecins lui poser des électrodes, des bracelets bizarres aux chevilles et aux poignets, il a encaissé sans broncher les deux longues minutes de charcutage de son bras à la recherche d'une veine, il a levé les bras et pris les positions demandées pour les radios.
C'est un phénomène ce petit garçon. Une force de la nature.
Je l'aime, mais même moi je n'arrive pas à comprendre à quel point je pourrais exploser tellement je l'aime.
Et puis voilà qu'en plus maintenant, je l'admire.


Mon coeur de maman a un peu peur, mais il est gonflé de fierté.

mardi 21 septembre 2010

"Ne te fais pas remarquer"

C'est la petite phrase, toujours la même, toujours dans la même bouche : celle de ma mère.

J'ai pris beaucoup de recul, je suis capable de l'écouter me dire tout un tas de choses sans broncher, juste pour avoir la paix.
Je l'appelle le soir, sur le chemin du retour de la crèche, comme ça, je ne "perds" pas de temps.
Je rentabilise le trajet dirons-nous.

Mais parfois, c'est plus fort que moi. Les circonstances, mon humeur, tout ça.
Hier soir, c'était le cas.
Elle me demandait si Tinamour avait bien mangé à la crèche. Non, il n'a rien mangé, comme trop souvent à la crèche.
Elle a éclaté de rire.
Un autre jour, je serais simplement passé à autre chose. Mais juste là, non.
Parce que non, ce n'est pas drôle que mon fils ne mange pas.
Je suis restée calme mais lui ai néanmoins expliqué un peu la situation, pour qu'elle comprenne qu'elle n'est pas si hilarante que ça.

Mon fils et son reflux, ils n'aiment pas les choses à texture "entre deux".
Il peut manger des trucs "durs" : du pain, des biscuits, des chips, etc.
Il peut manger des trucs lisses : yaourts, compotes, purées, le tout mixé jusqu'à ce qu'il n'y ait plus le moindre petit morceau.
Mais tout ce qui est entre ça, ça ne passe pas.
Les morceaux de fruits, de légumes, le fromage, y a pas moyen.
Il essaye, mais ça ne passe pas.

Dans la section des petits, ce n'était pas grave, il continuait à manger comme les tout petits bébés.
Mais chez les grands, ça ne marche plus comme ça.
S'il mange, c'est bien, sinon, tant pis pour lui.

Pire que ça.
On m'a sorti la semaine dernière que dorénavant, c'est : "petit repas, petit goûter".
Oui, parce que jusque là, s'il ne mangeait rien ni à 10h ni à midi, il avait au moins un petit quelque chose en plus au goûter de 16h.
Maintenant, c'est fini. Mais en plus, 3 fois sur 4, au goûter de 16h, il y a aussi un truc qu'il ne mange pas.
Alors je le récupère le soir, il n'a rien mangé depuis son biberon du matin, si ce n'est un petit morceau de pain, et encore, pas si ce n'est pas prévu au menu du jour.
Il est toujours de bonne humeur, mais il a faim.
Très faim.
Et même s'il mange bien le soir, reste qu'il n'a pas assez mangé dans la journée pour que ça tienne la nuit.
Alors il se réveille, et crie "aaaammm !!!"
Ca me fend le coeur.

Mais tant que ce n'était que ça, j'acceptais.
Le hic, c'est que je remarque que son comportement vis à vis de la nourriture commence à changer.
Comme s'il commençait à associer le moment du repas à quelque chose de désagréable, de frustrant.

Et là, ça commence à me titiller sérieusement.
Parce que je sais les dégâts que ça peut occasionner. Je sais jusqu'où ça peut amener.
Et je ne veux pas de ça pour mon petit amour.
Je veux que le repas soit un chouette moment. Qu'il mange ou non. Mais que jamais il n'associe la nourriture à un enjeu.

Alors je ne sais pas trop quoi faire.

Je ne suis pas allée aussi loin dans les détails avec ma mère. Pas envie de débattre avec elle de sa façon de faire à elle. Puisque je suis aussi persuadée que c'est le pire qu'elle est persuadée que c'est le mieux.

Mais je lui ai quand même dit que je laissais passer encore cette semaine, mais que si rien ne changeait, je prendrai rendez-vous avec la directrice de la crèche pour trouver une solution, quitte à aller le chercher le temps du repas pour lui donner moi à manger.

Et c'est là qu'est sorti son "ne te fais pas remarquer".

Et c'est là que j'ai perdu mon calme.
"Ne te fais pas remarquer" ???? Mais ça veut dire quoi ça ?
A cause d'elle, je fais toujours tout ce que je peux pour ne déplaire à personne, je me plie en quatre pour entrer dans les places laissées par les autres, je me glisse dans leur vie et leur emploi du temps pour surtout ne pas déranger.

Je me soigne. Mais c'est dur de dépasser toute une éducation de ce genre.

Et j'ai laissé passer beaucoup de choses à la crèche, parce que je sais encore faire la part des choses entre l'important et l'accessoire.
Mais quand c'est la santé immédiate et future de mon fils qui est en jeu, je ne sais pas, moi, mais il me semble que j'ai le droit de penser que j'ai mon mot à dire.
Et que si je dois me faire remarquer pour ça, et bien je peux, non, je DOIS le faire !

Alors évidemment, ma chère maman m'a dit que ce n'était pas la peine de s'énerver comme ça avec les nounous de la crèche.

Mais comment te dire Maman ??? Je ne m'énerve pas avec les nounous de la crèche, je ne m'énerve qu'avec toi. Parce qu'il n'y a que toi pour m'exaspérer à ce point.

Parce que quand il s'agissait de me faire remarquer par mes bonnes notes, mes études, mes résultats sportifs, et tout ça, là, bizarrement, je ne l'ai pas entendue ta petite phrase fétiche.

Alors pour une fois, essaye de mettre les choses à leur place, de voir où est l'important, et surtout, Maman, surtout ne t'avise pas de rigoler la prochaine fois que tu apprendras (d'une autre bouche que la mienne, moi, je ne t'en parlerai plus) que Tinamour n'a rien mangé de la semaine à la crèche, parce que je ne suis pas sûre de ne pas me faire remarquer si tu fais ça.

Et puis tant qu'on y est, j'aimerais aussi que tu arrêtes de rire quand on te dit qu'il s'est levé à 4h, ou qu'il n'a pas dormi parce qu'il avait mal aux dents.

Que tu arrêtes de rire quand je te dis qu'il est malade.

Réserve donc tes rires pour les moments vraiment drôles. Tu sais, ces moments que tu fiches toujours par terre parce que tu ne peux t'empêcher de jouer la rabat-joie...

Tu sais ce qui serait vraiment bien ? Que tu arrêtes de te faire remarquer.

vendredi 29 janvier 2010

Vrac

- Le matin, en ce moment, une fois que j'ai déposé mon Tinamour à la crèche, je m'arrête à la première petite vitre et je le regarde sans qu'il ne me voit.
C'est indescriptible ce qui se passe dans mon coeur, ce mélange de fierté, de reconnaissance, de bonheur, d'espoir, tout ça qui se dispute la meilleure place, pendant que j'observe ce petit bout d'homme qui joue tranquillement, qui galope vers un petit copain, qui tape avec sa main dans une balle et file la chercher à 4 pattes pour mieux recommencer, ou qui regarde simplement attentivement ce qui se passe autour de lui.
C'est mon petit garçon, il a sa petite vie en dehors de moi, c'est bouleversant tellement c'est incroyable.
J'ai fait un petit homme et il apprend à vivre. Mon Dieu, je prie tellement fort qu'il ne lui arrive rien !!!

- Après quatre dents sorties en moins d'une semaine, je viens d'avoir les trois meilleures nuits de sa vie.
Pourvu que ça dure, parce que la fatigue me rend moins patiente.
Pas avec lui, mais avec tous les autres.
J'ai du mal à ne pas m'énerver quand une collègue peste contre la sécu qui ne rembourse pas intégralement un séjour hospitalier.
Je suis d'accord avec elle, je rêve tellement d'une mane qui viendrait du ciel et qui permettrait à chacun de se faire soigner par les meilleurs médecins, dans les meilleures conditions, sans que qui que ce soit ait à débourser le moindre centime.
Mais quand je lui demande si elle accepte que ses prélèvements de cotisations soient augmentés, elle dit "on paye déjà bien assez !!!"
J'ai du mal aussi à ne pas m'énerver contre mon homme d'amour dans de multiples petites situations.
Du mal notamment à ne pas lui faire remarquer que ce matin, en lui disant de rester au lit (le pauvre est sorti hier soir, il est fatigué...), j'ai gagné près d'une demi-heure sur mon temps de préparation et celui de Tinamour.
Du mal à ne pas me dire que du coup, on devrait peut-être zapper le p'tit déj ensemble plus souvent...
Je me dis tellement qu'être à deux devrait nous faire gagner du temps au lieu de toujours m'en faire perdre.

Bref, j'ai du mal. Mais je tiens bon, je ravale mes mauvais commentaires, et je me dis qu'avec un peu de chance, avec moins de fatigue, je pourrai lui en parler tranquillement au lieu de m'énerver maintenant, ce qui ne mènerait à pas grand chose.

- demain soir, nous sommes invités aux 40 ans d'un ami de mon homme. Ce sont des gens que j'apprécie beaucoup.
Mais ça signifie que je vais devoir laisser mon petit bonhomme chez ma belle soeur.
Je suis étonnée de ne pas être plus angoissée que ça à cette idée. Il faut dire que je me focalise surtout sur la fatigue que ça va engendrer chez moi cette sortie tardive...
Et puis je me dis qu'en étant en route pour récupérer mon petit crapaud, je vais avoir un tel bonheur dans le coeur que ça vaut bien cette petite absence.
J'espère néanmoins que ça va bien se passer, mais j'ai bon espoir !

- Je suis heureuse de pouvoir relire certains qui me manquaient beaucoup grâce à la création du blog des Non-Blogueurs.
Mais je reste en manque de Malika et de l'Ex-Alcolo.
Parfois je me dis que c'est bête de m'attacher comme ça.
Mais je n'y peux rien.
Vous me manquez...
Un peu comme quand on ne sait pas ce qu'est devenu un ami.

- j'ai arrêté de prendre la pilule. Je ne suis pas vraiment hyperfertile, alors je ne m'attends pas à des miracles, mais c'est un changement malgré tout.
Il va quand même falloir que je finisse par aller faire une prise de sang et une écho, non pas pour une éventuelle grossesse, mais parce que je pense que ma chance incroyable fait que je vais peut-être devoir me faire opérer de l'appendicite.
Pile au bon moment évidemment...
Pour l'instant, ça me fait tellement angoisser que je préfère repousser.
Pas malin, je sais bien.
Je me motive, je ne vais pas tarder à y aller.
Il faut donc que je prépare quelque part tout un tas de trucs pour parer à une éventuelle absence de quelques jours.
Bon, mais ce n'est pas la fin du monde non plus.
Et puis ce qui est fait n'est plus à faire !

Bon, allez, au boulot !

mercredi 2 décembre 2009

Ca fait drôle !

Ce matin, j'emmène mon fabuleux Tinamour à la crèche (bien sûr que si, je suis objective !), et dans les escaliers, je croise une autre Maman, qui regarde mon loulou et lui fait un grand sourire en disant "Hé, mais c'est Tinamour qui se cache sous ce gros bonnet !" !
Euh, bonjour madame !

Je ne l'avais jamais vue moi cette dame, et voilà qu'elle reconnaît mon p'tit gars même tout caché sous son bonnet et sa capuche !

Et c'est là que je percute qu'en déposant mon fils à 8h et en le récupérant à 18h, il rencontre des mamans et des enfants que moi je n'ai jamais vus puisqu'ils viennent plus tard et repartent plus tôt.
Je voyais bien qu'il y avait quelques petits noms sur le mur qui ne me disaient rien.
Mais je n'avais pas percuté jusque là.

C'est bête, mais ça m'a fait drôle de me dire que je ne sais même pas avec qui il passe ses journées !
Enfin si, je connais bien ceux qui arrivent et repartent au même moment que moi puisqu'on se croise deux fois par jour, à force, on finit par papoter !
Mais les autres...?

Rien de bien grave, mais disons que ma litanie du matin pour lui dire quels copains il va voir aujourd'hui, ben elle n'est pas tout à fait complète pour le coup !

Heureusement qu'il reste à la maison le jeudi, sinon, je me dirais que c'est le pauvre petit qui reste le plus longtemps à la garderie...

lundi 23 novembre 2009

Quand il faut, il faut !

Voui voui, merci France, tu as mille fois raison, alors c'est décidé, je vais commencer par prendre une demi journée cette semaine, une demi-journée de congé, pour être à la maison, sans mon bébé qui sera en train de s'éclater à la crèche et sans mon homme qui lui sera au boulot.

Une demi-journée pour profiter de moi et du temps qui passe.

Si en plus j'arrive à m'endormir, ne serait-ce que pour un demi-heure, alors ça sera le paradis. Mais rien que d'être tranquillement à la maison, ça sera déjà reposant, physiquement et moralement.
Et tant pis pour le bordel au bureau qui ne fera qu'amplifier, de ce côté là, j'ai bien pris mes distances !

Et si ça ne suffit pas, je recommencerai, jusqu'à ce que je récupère mes neurones.
Rien que d'y penser, j'ai déjà un sourire dans le coeur ! Enfin, un deuxième sourire. Parce qu'il y en a un qui ne m'a plus quittée depuis que j'ai su que mon ventre hébergeait un crapaud.

Tant d'amour, c'est presque inhumain !


lundi 16 novembre 2009

Petit anniversaire

Non, non, mon fils n'a pas un an, même pas 9 mois.
C'est juste qu'aujourd'hui, il a passé exactement le même temps dehors qu'il a passé dedans.
C'est bête, mais ça me rend toute chose.
Jusqu'ici, la majeure partie de sa vie s'était passée dans mon ventre.
Un peu comme si aujourd'hui était une première émancipation...

Je suis si fière de lui, et je l'aime tellement !!!

mercredi 30 septembre 2009

Résultat des courses

Pour me faire plaisir, et à vous aussi (puisque je ne doute pas un seul instant que mon coeur réjoui réjouisse le vôtre aussi !), petit compte-rendu de la soirée d'hier.

Je suis rentrée à 21h30, lessivée, mais tellement curieuse de savoir comment tout ça s'était passé.
Bon, alors mon cher amour n'avait pas reçu mon message sur msn avec toutes les dernières recommandations, il était pressé de partir chercher tinamour et avait donc fermé l'ordi sans regarder.
Donc pour en finir tout de suite avec les choses pas top, bébé n'a pas eu son médoc, pas de couche de nuit, un pyjama d'été avec body à manches courtes.
Mais et alors ?
Ben y a pas mort d'homme, on est bien d'accord, et comme vous me l'avez bien dit, chacun son style !
Le médoc, on l'a donné ce matin du coup, je ne pense pas qu'un petit report d'une douzaine d'heure suffise à redéclencher une oesophagite, la couche était bien imbibée, mais pas de fuite, et bébé ne semble pas avoir eu trop froid, puisque finalement, il a beaucoup moins toussé que la nuit précédente, et je n'ai eu besoin de me lever qu'UNE SEULE FOIS !!!!!!!!!!!!!!
Oui, vous avez bien lu !

Je suis une maman heureuse, avec un papa super qui s'est débrouillé comme un chef et m'a redit 12 000 fois quel bonheur ça avait été d'aller le chercher à la crèche !

Bon, mais je vous avais bien dit hier, que ça allait passer ce ti coup de blues !

Devinez qui a un sourire jusqu'aux oreilles ???

mardi 22 septembre 2009

Je ne m'y habitue pas.

Ce midi, exceptionnellement, je suis rentrée à la maison.
En rentrant, je suis passée devant ce qui est la chambre de mon bébé depuis dimanche.
Ca fait 7 mois que j'ai accouché, 9 mois que cette pièce est en travaux, 15 mois que je sais que cette chambre sera sa chambre.
Et pourtant, tout à l'heure, en voyant cette pièce devenue chambre de bébé, je me suis mise à pleurer.
Tout comme ce matin, en entendant tinamour se mettre à babiller dans le babyphone à 6h.

J'ai pourtant vécu 24h sur 24 avec lui pendant plus de 6 mois, mais je ne réalise toujours pas vraiment que moi, j'ai un bébé.... Que je suis une maman.
Quand je l'emmène à la crèche le matin, lové contre moi dans l'écharpe, je me demande encore souvent si les gens se rendent compte que c'est le mien.
Je ne sais même pas expliquer pourquoi.

J'ai un bébé. Un merveilleux, un incroyable, un adorable bébé.... Moi !!!

Si par hasard je me posais encore la question....


Alors j'ai eu ma réponse ce matin : oui, j'habite à la campagne.
Pas que je ne le sache pas, mais j'ai toujours du mal à me rentrer ça dans le crâne, j'ai pas l'habitude moi !
Et donc ce matin, en allant au boulot, sur mon joli trajet, voilà-t-il pas que j'ai dû m'arrêter.
Parce qu'il y avait un troupeau de moutons qui avaientt décidé qu'ils étaient mieux sur la route que dans leur pré, et que vraisemblablement leur propriétaire avait mal fermé leur enclos.
Pas de chien ni d'éleveur à l'horizon.
Juste des moutons qui me regardaient bizarrement.
Alors je suis sortie de la voiture, et j'ai béni le ciel que personne ne passe à ce moment-là pour constater à quel point je suis mauvaise pour demander aux moutons de bien vouloir me laisser passer...
Déjà parce que je n'ai qu'une envie : les câliner, et d'autre part parce que bon, je ne sais pas quelle langue ça parle moi, un mouton...
Bref, j'ai tant bien que mal réussi à les cantonner sur une voie, je suis vite remontée en voiture, et je me suis faufilée.
Encore incrédule.

Et le plus drôle, c'est qu'ensuite, je faisais des appels de phares à tous ceux que je croisais pour qu'ils soient attentifs, et tous m'ont fait des appels de phare en retour, avec un grand signe de la main pour me dire salut !
Sont choux les gens par ici, ils ont tous cru qu'un ami leur disait bonjour, alors sans savoir de qui il s'agit, spontanément, ils répondent par un grand bonjour !

Elle est sympa ma campagne !

Euh, et sinon, je ne vous ai pas dit ? Mon fiston a une chambre depuis dimanche !!!
Et il y fait de relativement bons dodos !
POURVU QUE CA DURE !!!!!!!!!!!!!!!

vendredi 11 septembre 2009

Fichue grippe...

Moui, parce que depuis hier, mon tinamour a de la fièvre, le nez pris et il toussotte.
Comme il n'avait plus que 38°C ce matin, il pouvait aller à la crèche, puisque la règle d'éviction, c'est à partir de 38,5.

Sauf que là, avec cette psychose de la grippe A, ben un enfant qui présente l'un des symptômes de la grippe A (toux, éternuements, fièvre, et je ne sais plus quoi), ben les parents doivent le récupérer, consulter, et ne peuvent le ramener que munis d'un certificat de non contagion..........
Et fallait que ça nous tombe dessus. Pour tester le système.
Heureusement que j'ai pu m'éclipser gentiment pour aller le chercher... Je l'ai ensuite gardé avec moi au bureau pendant 2h (il a un transat là-bas, et quelques jouets...), et puis hop, chez le doc.
Verdict : rhinopharyngite et otite à l'oreille gauche.
La grippe ? "oh ben grippe ou pas, ce sont les mêmes symptômes, et ça se soigne pareil, alors ça ne change rien."
Et mon certificat de non contagion ? "ah.... Ben je ne peux pas vous le faire maintenant, mais s'il va mieux d'ici lundi matin et qu'à la crèche, ils veulent quand même un certificat, appelez moi, je vous le préparerai".
Bon, à la base, je le comprends, et c'est plutôt sympa de me le faire lundi sans me refaire attendre en salle d'attente.
Mais du coup, lundi, je fais quoi ? Je tente quand même la crèche à 8h ? Quitte à garder ensuite tinamour avec moi au bureau jusqu'à ce que je puisse récupérer un certificat en début d'après-midi ?
Ou je reste à la maison tranquillement en attendant de pouvoir récupérer le précieux sésame ?

J'opterais volontiers pour la deuxième solution. Mais bon, dans la mesure où je sais que j'en fais déjà fichtrement moins au boulot qu'avant, ça m'embête quand même un peu.
M'enfin bon, c'est une matinée hein, faudrait pas non plus en faire une histoire.
D'autant que ce n'est que la première fois....

Mais comme dit, tout ça, ça ne serait rien si à tout ça ne s'était pas ajoutée une vilaine migraine. Juste en sortant de chez le médecin. En arrivant sur le parking de la pharmacie.
J'ai vu la fameuse tâche sur mes yeux, mais il me fallait les médocs de tinamour, alors j'ai bravé ma perte de vision, en espérant ne rien défoncer avec mon chariot.
Sauf qu'une fois sortie de la pharmacie, rien à faire, pas moyen de conduire pour nous ramener vivants jusqu'à la maison.
Et j'ai beau savoir que ça ne dure pas une éternité, je ne peux m'empêcher d'avoir un petit coup de panique....
On est donc restés sur le parking pendant un peu plus d'une heure, en attendant que je récupère suffisamment de mon champ de vision....
Et là, je suis là, à vous écrire, en essayant de faire comme si tout allait à peu près bien, parce que si je me couche, j'ai peur de m'endormir sur mon atroce mal de tête et de ne pas être assez vigilante pour mon pauvre petit lapin.

Bon, mais sinon, quand même, à part ce petit épisode fâcheux, ça peut aller dans notre chez nous.
On déborde tous d'amour et de sourires, et ça, ça reste quand même le plus important :-)

mercredi 2 septembre 2009

Finalement...


Finalement, la douleur a été plus vive dans mon coeur quand j'ai appris que le moment était venu de laisser mon bonhomme que quand je l'ai effectivement laissé.
Vraisemblablement que j'avais digéré l'info, et que j'étais de nouveau capable de faire avec l'inéluctable.
Bien sûr, y a eu un petit moment difficile vendredi, parce qu'il pleurait toutes les larmes de son corps quand je suis partie.
Mais comme j'enchaînais sur un massage et un bon moment de détente dans un spa, ça tombait moins mal que si j'avais été seule à ruminer dans mon coin !
Et lundi, dernier jour de notre tête à tête quasi permanent de 6 mois, j'en ai profité comme jamais.
Un peu comme si j'apprenais la valeur d'une minute.

Et donc finalement, depuis hier, mon bonhomme passe des journées de 10h avec ses copains. Pendant que sa maman travaille.
Jusqu'ici, quand j'y pense, je trouve que c'est surtout l'attente du bonheur intense quand je pars le retrouver qui me marque plus que la tristesse de ne plus être près de lui.
Que du positif donc dans l'histoire.

Bon, c'est pas terrible de se dire que la semaine, je ne le vois qu'à peine finalement, mais on va se rattrapper. Et puis au lieu de le déposer en voiture, je vais me garer au bureau, et je le prends en écharpe, pour l'amener à pied, ce qui me permet de grapiller 5-10mn de câlins. Idem le soir.
Un bonheur de respirer l'odeur de ses cheveux, de sentir ses petites mains m'aggriper...
Mmmmmmmmh, que je l'aime ce petit bonhomme !!!

mercredi 19 août 2009

Je voudrais une maman

Je vais faire dans le mélo aujourd'hui, désolée....
Je suis triste.
Pour pas grand chose en fait.
Hier matin, j'ai appelé la crèche pour savoir comment allait se passer la période d'adaptation de mon fils. Et c'est donc demain qu'on commence.
Ok, c'est pas comme si je découvrais que mon bébé allait être gardé et que j'allais recommencer à travailler.
Mais là, me dire que ça y est, on démarre ça demain.... Ca m'a fendu le coeur. Alors j'étais là, le téléphone dans la main, les larmes qui coulaient en faisant la course sur mes joues, et j'avais besoin d'une épaule.
Alors j'ai envoyé un message sur msn à mon homme.... Décidément, c'est pas notre ami msn....
Quelques minutes après, il a téléchargé les fichiers que je lui avais envoyés suite à sa demande. Mais il n'a pas répondu à mon appel de détresse.
Rien. Même pas un mot pour se moquer de mon chagrin de maman.
RIEN.

Et pour une fois, je n'arrivais pas à me dire que j'allais faire avec. Enfin sans...
Alors j'ai eu un réflexe d'une bêtise inqualifiable. J'ai appelé ma mère.
Bon sang, mais quelle idiote !!!!
J'ai tout entendu.
D'abord pour me dire que si je n'avais pas envie, je n'avais qu'à pas reprendre le boulot. Moui, mais on ne peut pas se le permettre, ou alors il faut déménager, et ça, j'ai pas envie.
Ben elle : "tu parles, avec tous vos projets, c'est que vous avez assez de fric pour que tu n'aies pas besoin de travailler"...
Les projets en question : mettre un portail à la maison et s'acheter une nouvelle voiture.
Quand on sait que nos deux voitures ont 9 ans et plus de 200 000 km chacune, je n'ai vraiment pas l'impression qu'il s'agisse là d'une dépense somptuaire....
Mais bon, passons. Le pire était à venir : de toutes façons, il est temps pour mon fils de voir autre chose que sa mère qui ne le laisse pas seul deux minutes, de toutes façons, je m'invente des histoires, mon fils n'a rien du tout, s'il pleure, c'est parce qu'il a bien compris que ça marchait bien pour que je m'occupe de lui, et s'il vomit, c'est parce que je lui donne trop à manger.
D'ailleurs, il a très bonne mine, ça se voit bien qu'il est en pleine santé, alors il est temps que j'arrête de raconter n'importe quoi.

J'étais abasourdie. J'ai juste réussi à glisser que peut-être que s'il avait l'air en bonne santé, c'est peut-être justement parce que je le soigne.
Mais non, ça n'existe pas de se ruiner la santé comme ça pour s'occuper d'un gamin, je suis vraiment ridicule, elle n'a jamais entendu de choses pareilles, etc.

Et puis bien sûr "et tu comptes allaiter jusqu'à quand, jusqu'à sa majorité ?"

Jusqu'à ce que je puisse en tout cas...
Parce que je ne peux pas allaiter mon bébé en direct puisqu'il revomit tout ce qui est liquide, donc je tire mon lait pour pouvoir l'épaissir.
Parce que les médicaments qu'il prend et qui suppriment l'acidité de l'estomac l'exposent par là-même à tous les microbes qui passeront par là, alors les anticorps de mon lait sont une bénédiction pour lui, et que je n'ai pas envie de l'en priver.
Et aussi parce que c'est le lait le moins acide, et que du coup, ça aide à faire cicatriser son oesophagite.
Mais tous ces arguments, c'est du vent pour elle.
Mais elle croit quoi ? Que je passe mon temps à me traire juste pour le plaisir ? Que ça m'amuse de ne pas pouvoir partir plus de 5-6h de chez moi parce qu'après ça, il faut que je tire mon lait ?
Enfin bref.....

Je ne comprends pas. Je sais que je suis stupide d'avoir composé son numéro. Il faut croire que sur le moment, j'ai juste pensé qe ça allait me faire du bien.
Mais quand même... Pourquoi tant de méchanceté...???

Bref.

Après ça, l'après-midi, nous avons été dans des magasins de brico et déco pour trouver des trucs pour la chambre de mon tinamour.
Mais nous étions partis à 12h pour aller déjeuner chez un ami de mon homme.
Immanquablement, vers 18h, ma poitrine me faisait mal et fuyait.
Nous n'avions pas terminé nos emplettes, mais j'ai demandé à mon homme de rentrer.
Il était fâché. Parce qu'il comptait bien encore aller dans un magasin d'instruments de musique.
Ce n'était pas le jour.
C'était genre "ouais ben j'ai compris, j'irai tout seul parce que sinon, on n'ira jamais".
Comme si j'étais contente moi de devoir rentrer plutôt que de trouver des rideaux pour la chambre de mon loulou !

J'ai l'impression de tout le temps devoir me justifier.
Tant que c'est en dehors de la maison, c'est lourd, mais je gère.
Mais si ça commence à la maison.....

Et puis il n'y est vraiment pour rien sur ce coup-là le pauvre, mais la semaine prochaine, jeudi et vendredi, mon bébé sera donc respectivement 4h et 6h à la crèche.
Jusque là, ça sera progressif, et je pensais gérer émotionnellement.
Mais je m'étais dit que pour ne pas être trop triste le jeudi, et bien comme ça sera de 10h à 14h, ça aurait été l'occasion de nous faire un bon resto.
Ah mais non, il n'est pas là, il sera ailleurs, en formation.
Et le vendredi ?
Ah ben le vendredi aussi.

Alors allez savoir pourquoi, hier soir, j'avais vraiment l'impression que le monde se liguait contre moi.
Ce n'est rien dans le fond, j'en suis tout à fait consciente.
Je voudrais juste parfois avoir un peu de soutien.
Une épaule pour pleurer.

Et bien sûr, je n'ai rien dit à mon chéri, j'ai toujours peur de lui faire de la peine.
Et puis je savais bien que ce n'était pas le genre à savoir gérer les émotions des autres, alors si ça ne me plaisait pas, je n'avais qu'à pas m'engager avec lui.
Je ne regrette rien, je l'aime de tout mon coeur.

Mais ce matin, ma peine ne passe pas.

Je suppose que ça ira mieux demain.
Ou peut-être que ça n'ira pas mieux avant que je n'aie effectivement repris le boulot à temps plein. Parce que jusque là, je vais continuer d'avoir le blues.

Et puis il fait tellement chaud. On ne peut rien faire....

Bon, allez, j'arrête.