La mémoire ayant tendance à se souvenir plus facilement des belles choses, il peut arriver qu'on oublie ce qui nous a fait presque détester ceux qu'on avait pourtant tant aimés.
Il y a quelques années, j'ai fait la bêtise (qui n'en est pas toujours une pourtant, j'en suis convaincue), d'avoir une relation avec un homme de mon environnement professionnel.
Pas un collègue. Mais disons de la hiérarchie parallèle à la mienne.
La vie commune s'était avérée désatreuse, je l'avais découvert sous un jour que je ne lui connaissais pas, et qui ne m'enthousiasmait mais alors pas du tout.
Si on ajoute à cela quelques réflexions déplorables sur sa façon de voir les choses, j'en suis effectivement arrivée à ne plus pouvoir le voir en peinture.
Il était néanmoins délicat de rompre.
Notre relation n'était certes pas officielle, pour des raisons de différence d'âge importante, mais aussi parce que ça aurait été difficile à assumer politiquement pour lui, et professionnellement pour moi.
N'empêche que j'étais quand même amenée à le rencontrer encore et encore au boulot, et que j'avais un peu peur de la façon dont ça allait se dérouler.
Ca n'a pas été catastrophique, j'ai survécu, et les années ont passé.
Il ne m'a jamais caché sa déception d'avoir gâché cette histoire (facile, a posteriori), et n'a jamais caché non plus le fait que ses sentiments étaient toujours aussi forts et qu'il n'attendait qu'une chose, malgré les nombreux autres passages dans ses bras, c'était de me voir revenir à lui.
Comme il insistait un peu trop ces derniers temps, je me suis dit qu'il était temps que je lui dise clairement que non, ça n'arriverait pas.
Ce que j'ai fait hier.
Devant sa réaction tellement fairplay, j'ai été vraiment heureuse et soulagée, et je me disais que c'était vraiment un type bien.
Et puis aujourd'hui, je l'ai en ligne pour un truc du boulot.
J'étais dans la rue, bondée en cette période de marchés de Noël, et je n'entendais pas grand chose à ce qu'il me disait.
Je me suis isolée comme je pouvais, mais sans doute que malgré tout, l'ambiance bruyante me faisait inconsciemment parler un peu plus fort que d'ordinaire.
Je m'appliquais à lui expliquer le pourquoi du comment de mon interprétation de certains textes qui nous concernent.
Il n'était pas d'accord.
Comme les instances du contrôle de légalité étaient de mon côté, le brave homme a dû se sentir vexé que moi, le petit bout de jeune femme, j'aie pu avoir raison face à lui, l'homme politique expérimenté.
J'ai senti son ton se durcir. Jusqu'à ce qu'il me dise "bon, on en rediscutera quand tu seras calmée, là, ça ne mène à rien".
J'ai gentiment précisé que je parlais peut-être effectivement un peu fort vu l'endroit dans lequel je me trouvais, mais que ça ne changeait en rien le contenu de ce que je lui disais.
Il m'a lâché un "hé ben, si là, t'es calme, qu'est-ce que ça doit être quand tu ne l'es pas" d'un ton presque dédaigneux.
Et d'un seul coup, je me suis revue à la table de sa cuisine 7 ou 8 ans en arrière, abasourdie devant son mode de raisonnement et muette d'étonnement devant tant d'absence de considération.
Alors j'ai raccroché.
Et je me suis dit que décidément, j'avais quand même pris un certain nombre de bonnes décisions dans ma vie ;-)
Et d'avance, je me réjouis de la froideur de mon regard quand je croiserai le sien ce soir en réunion.
mardi 21 décembre 2010
Piqûre de rappel
jeudi 9 septembre 2010
Rêve.
Mes nuits sont mauvaises ces temps-ci.
Disons que j'ai du mal à les prolonger.
Je m'endors sans le moindre problème, mais à partir de 3-4h du matin, le moindre bruit me réveille et je ne me rendors pas.
C'était le cas cette nuit, je me suis donc levée à 4h30, après avoir été réveillée en plein rêve par un cri de mon loupiot.
Ca faisait longtemps que je n'avais pas rêvé d'elle.
Mais mardi soir, un peu avant 18h, voilà que je reçois un sms d'un numéro inconnu, et c'était elle.
"Comment vas tu ? Depuis tout ce temps, j'espère que tout se passe bien pour toi et ta petite famille (et Minou !) ? S."
Tout ce temps, en effet.
La dernière fois qu'on s'est vues, c'était en février 2008. La dernière fois que je l'ai entendue (lue en fait, c'était sur msn...), c'était 1 mois et demi plus tard, sans que je ne comprenne ce qui lui prenait.
Je lui avais envoyé un sms, un an plus tard, pour lui annoncer la naissance de mon fils, jamais de réponse.
Un mois plus tard, j'ai appris par une connaissance commune qu'elle venait de changer de téléphone, histoire que je ne puisse plus la joindre.
Soit.
Et donc ce sms mardi.
Et ce rêve cette nuit.
Je l'invitais à la maison, et on discutait, et elle m'apprenait qu'elle avait quelqu'un dans sa vie, et qu'elle allait s'installer avec lui à la rentrée prochaine.
C'est tout ce dont je me souvenais quand les cris de mon fiston m'ont réveillés. Mais ça m'a fait une décharge de bien-être dans les veines.
Ce que j'avais appelé de tous mes voeux des années durant se réalisait.
J'espère juste que ce n'est pas juste un rêve, mais qu'elle a trouvé sa voie.
Mes plaies ne sont pas toutes refermées. Et beaucoup de ce que je suis aujourd'hui vient de ce que j'ai vécu pendant cette relation destructrice.
Malgré tout, je me sens sereine d'imaginer que sa vie puisse enfin se stabiliser.
Je voudrais qu'elle soit heureuse, vraiment.
Le temps fait son oeuvre...
jeudi 11 décembre 2008
La paresse ?
Demijour me fait remarquer que ça fait un petit moment que je n'ai pas écrit... C'est vrai.
Si c'est de la paresse ?
Oui, dans la mesure où je n'ai pas pris le temps de tout venir écrire ce que je voudrais.
Mais en même temps, quand je n'ai vraiment plus que ça à faire, c'est aussi que je suis tellement nase qu'il vaut mieux que j'aille me reposer !
Bref.
C'est une mauvaise journée aujourd'hui, alors j'aurais mieux fait de laisser ce blog tranquille un jour de plus...
Disons que c'est surtout une réunion hier soir qui s'est mal passée...
Et puis aussi un mail (hier toujours). Mail qui me disait que celle qui avait partagé 13 ans de ma vie ne voulait plus rien savoir de moi.
Je ne suis pas étonnée dans le fond. Je sais aussi que c'est peut-être la colère qui parle et que ça peut changer.
Je sais aussi que ça fait des mois que de toutes façons je n'ai plus vraiment de nouvelles, mais lire ça, aussi abruptement...
La semaine dernier, c'était juste "je te déteste".
Et puis maintenant, un mail pour me dire qu'il faut que je lui dépose ses papiers (puisque jusque là, c'est moi qui m'occupais de ses impôts et autres déclarations professionnelles...) quand je rentrerai chez mes parents pour Noël et qu'elle ne veut plus rien savoir.
Soit.
Hier, quand j'ai lu ça, l'aspect raisonnable de moi même s'est dit que c'était déjà le cas, et que c'était bien plus simple comme ça.
Et cette nuit, l'aspect nocturne de moi a pris le dessus, et me dire que je ne verrai plus jamais sa petite bouille, que j'ai aimée tellement passionnément avant de trop souffrir pour pouvoir continuer.... On a beau dire, ça fait mal.
Tout un tas de souvenirs ont défilé devant mes yeux ce matin dans mon demi sommeil.
Je lui en veux.
Parce qu'après tout, même si on ne sait pas ce qu'aurait été notre avenir si son comportement avait été différent, après, tout, c'est quand même moi qui ait tout subi et enduré pendant des anénes. Moi qui ai déjà eu tellement tellement mal.
Et maintenant, c'est moi qui deviens la méchante...
Je m'en fiche dans le fond, mais c'est tellement dommage tout ça.
Personne n'aime les histoires qui se finissent mal.
Et puis quand on a tant investi dans une histoire d'amour, c'est dur de se dire qu'il n'en reste rien, à part des souvenirs.
Enfin bref... Je reviendrai donc un autre jour pour toutes les autres petites choses plus sympathiques que j'ai envie de raconter.
Mais sinon, juste pour info, tout va plutôt bien !
mardi 28 octobre 2008
Les choix qu'on fait...
**** Petite note ajoutée après la rédaction de ce message : il est TRES long et vraisemblablement pas très intéressant... Typiquement un de ces messages dont l'auteur a besoin pour mettre des mots sur tout un tas de choses. Mais qui n'apporte rien d'autre...
J'ai qu'à pas le publier hein, je sais, mais je fais ce que je veux, non ;-)))****
Un petit tour par ici, pour faire part de mes élucubrations nocturnes...
Il fut un temps, quand je ne dormais pas la nuit, je me levais, je me faisais une boisson chaude, je m'enroulais dans un plaid tout doux, je m'installais sur le canapé, et je vous lisais, ou je cherchais des milliards de choses sur internet, ou je regardais une série pour me faire plaisir.
Là, je suis un peu paresseuse, alors je reste au lit.
Et quand on reste au lit et qu'on ne dort pas, on gamberge.
Ce n'est pas pour rien que je me levais avant... Pas envie de gamberger, moi !
Mais bref. Je me suis sentie incapable de me lever, alors j'ai pensé.
A plein de choses. Il paraît que la grossesse est une période propice à faire ressurgir tout un tas de choses.
Moi je me suis interrogée sur le chemin que j'ai parcouru jusque là.
Entendons-nous bien dès le départ sur le fait que je suis heureuse d'être où je suis, et je n'échangerais ma place actuelle pour rien au monde. RIEN !
J'aime un homme extraordinaire, de tout mon coeur, je porte un mélange de lui et de moi (rien que de l'écrire, ça me transporte tellement que j'en ai les yeux tout humides...), on a un chez nous qui nous plaît plus que de raison, enfin pas besoin de lister plus que ça, je suis heureuse, on est heureux, et je compte bien faire en sorte qu'on le soit encore longtemps...
Quand je suis en ville, sans lui, je ne peux m'empêcher de chercher ce que je pourrais lui rapporter pour lui faire plaisir. Rien que ça, ça me fait dire que l'amour que je lui porte n'a pas pris une ride.
Mais bref.
Ca, c'est juste pour bien établir que mes reflexions n'ont pas pour origine une insatisfaction ou un regret quelconque.
Simplement, pour la première fois de ma vie, je me suis dit que si c'était à refaire, je ne ferais PAS tout pareil.
Pour la première fois, je me dis que toute cette souffrance n'était pas utile.
Je sais bien que tout ça m'a mené où je suis.
Et c'est pour ça que jusque là, je me disais que ça en valait la peine.
Oui. Mais je me dis maintenant que si j'avais pu arriver là en prenant un autre chemin, je l'aurais fait.
Enfin j'aurais bien sûr PU le faire. Mais j'étais aveugle. Et visiblement déterminée par tout un tas de choses qui m'apparaissent maintenant clairement.
Les treize années de mon histoire avec Ex ont été faites de hauts et de bas. Et entrecoupées d'autres histoires. Ou peut-être devrais-je dire que d'autres histoires s'y sont superposées. Des deux côtés.
Et l'autre jour, en tombant sur facebook sur le nom d'un de ceux qui ont partagé ma vie à un moment donné, ça m'a ramenée... 9 ans en arrière.
Et je me suis interrogée sur ce qui a fait que cette histoire n'ait pas duré.
Jusqu'ici, je me disais simplement que si j'ai toujours fini par retomber dans les bras d'Ex, c'est simplement parce que je l'aimais plus que tout, que je l'avais dans la peau, malgré tout le mal qu'elle pouvait me faire.
C'est aussi pour ça que je me disais que j'endurais tout ça sans tout envoyer bouler.
Et finalement, je me dis que la pression sociale peut parfois jouer dans un sens bien étonnant.
Je me revois, fin 1999, ne sachant clairement plus quoi faire.
Petit rappel des faits, pour mémoire : été 1999, en vacances sur notre lieu de villégiature habituel...
Je tombe sur F, avec qui j'avais eu une petite histoire quand j'avais 16 ans. Cette petite histoire m'avait évidemment chamboulée, mais peut-être qu'un jour de nostalgie, je raconterai mes vacances d'été 1993, elles sont mémorables pour une ado ;-)
Bref, il revient avec ses parents dans notre chère résidence. Nous avons grandi, je le trouve toujours aussi beau, je n'ose pas aller vers lui, j'attends qu'il vienne. Ce qu'il fait très vite.
Après, tout ce dont je me souvienne, c'est qu'il m'a emportée dans un tourbillon.
Ex devait venir passer quelques jours avec moi après le départ de mes parents (le truc exceptionnel obtenu grâce à de soigneux mensonges très élaborés !). Mais elle était en "stage" sur la côte, et je savais bien que ce "stage" se faisait avec certaines personnes, et donc qu'elle ne serait pas très sage...
Je l'ai appelée, et lui ai dit que je ne voulais pas qu'elle vienne. Je ne sais pas encore aujourd'hui où j'ai trouvé le courage de faire un truc pareil... Je devais être sur un nuage.
Mes parents ont cherché à m'en faire redescendre... Ils sont repartis me laissant seule, certes, mais en embarquant tous mes papiers, tout mon argent, mes cartes de crédit, bref, m'ont laissée seule, anonyme et sans ressource.
Le beau F devant rentrer dans sa capitale pour son boulot, j'ai donc dû trouver des solutions pour pouvoir rentrer en train, sans papier, sans argent.
Mais quand on est sur un nuage, tout ça, c'est anecdotique.
Une très belle histoire a commencé. Je passais mes week-ends à faire des allers-retours en train ou en avion, ou alors lui venait dans mon petit F1.
Chez lui, nous étions chez ses parents, l'étage inférieure de la maison étant aménagé pour lui, en une immense chambre, un dressing, une salle de bain, et un salon.
Le tout donnant directement sur le jardin.
Bref, je vivais un rêve, la vie telle que je la voyais.
Je me promenais dans la rue en lui tenant la main (ça a l'air stupide, mais quand on a l'habitude d'être avec une personne du même sexe, ce genre de détail devient important...), nous sortions, seuls ou avec ses amis, je me sentais normale, je prenais confiance en moi, je devenais une autre moi-même, je changeais, dans le bon sens.
C'est aussi en ce début d'année universitaire que j'ai rencontré celle qui est toujours ma meilleure et si chère amie.
Un beau moment.
MAIS...
Voilà que le beau F m'appelle un matin, je me revois encore dans la voiture, dans la ville de mes parents. Et il m'annonce qu'il est envoyé en mission au Sénégal pour plusieurs mois.
Une sacrée aubaine professionnelle qui prouvait la confiance de ses nouveaux employeurs. Je ne pouvais que l'encourager.
Mais quand j'ai raccroché, j'ai eu peur. Parce que je savais que tout allait devenir plus difficile.
Et la grand-mère d'Ex est morte, et elle m'a appelée, en larmes, et j'ai accepté de la voir.
Et tout est donc effectivement devenu plus difficile.
F n'était dispo que très tard le soir (la nuit...) au téléphone. Je me ruinais pour pouvoir lui parler quelques minutes, au milieu de ma nuit.
J'étais épuisée, physiquement et nerveusement. Quand il est revenu pendant quelques temps avant de repartir, je jonglais entre elle et lui, en inventant des mensonges plus gros que des maisons pour me justifer de ne pas passer tous les week-ends en leur compagnie.
Je sortais d'un week-end avec l'un résolu à passer ma vie avec lui, et je changeais d'avis en passant le week-end suivant avec l'autre.
Peu avant la fin de l'année, mon beau F devait revenir définitivement à Paris. Il fallait donc que je décide avec qui je passerais le fameux réveillon de l'an 2000...
Vu de l'extérieur, ça fait un peu "pauvre petite fille riche". Parce que devoir choisir entre deux amours, ça doit sembler bien superficiel comme problème.
Mais vécu de l'intérieur, je n'étais vraiment pas bien. A tomber dans des extrêmes inquiétantes.
Et ce qui m'est apparu clairement la nuit dernière, c'est que le choix a été fait sur de mauvaises bases. J'ai enfin compris que si j'ai choisi EX, ce n'était pas parce que l'amour que j'avais pour elle dépassait tout.
Mais à l'époque, choisir entre les deux revenait aussi à choisir un homme ou une femme. A faire un choix de vie.
La simplicité est vite trouvée entre les deux...
Mais à force de se dire ça, quand on penche vers l'homme, on finit aussi par se dire qu'on ne penche vers lui que parce que c'est ce qui sera le plus facile à vivre. Et que si on laissait cet aspect de côté, alors la balance pencherait de l'autre côté.
Et voilà comment j'ai appelé le beau F, juste à son atterrisage à Paris, pour lui dire que je ne le rejoindrais pas. Plus.
Il me disait qu'il voulait vivre sa vie avec moi. Et je l'ai jeté par téléphone, alors qu'il pensait qu'il allait me serrer dans ses bras à sa descente de l'avion...
Quelle horreur.
Et je suis donc retournée avec Ex, parce que j'avais l'impression que si je faisais autre chose, ça serait succomber à la pression sociale.
Et j'ai souffert, beaucoup plus encore que je ne pouvais l'imaginer à ce moment là, alors que je pensais déjà endurer plus que je ne devrais...
Les autres qui ont jalonné mon parcours, je ne ressentais pas pour eux ce que je ressentais pour mon beau F.
Les choix ne se sont donc pas posés de la même façon.
Mais l'histoire s'est quand même répétée... Notamment lors d'une histoire avec un bel étranger avec qui j'ai vécu pendant plusieurs mois (à l'étranger...) avant qu'il ne parte aux Etats-Unis pour ses études. Je l'ai accompagné là bas pour le premier mois, et en revenant, avec 6 000 km qui nous séparaient, tout est devenu plus flou.
Mais je concède que les sentiments que j'avais pour lui étaient moins.... Enfin ils ne faisaient pas le poids.
Tout ça pour dire que je me suis dit que je n'avais fait ce choix, fin 99, que parce que je croyais que si j'en faisais un autre, je ne faisais que céder à autre chose qu'à mon coeur.
Et aujourd'hui, alors que je suis enfin capable de reconnaître que l'amour n'a pas été la seule raison de ces choix, je me demande à quoi ma vie ressemblerait si j'avais eu le courage d'aller vers celui vers qui mon coeur me transportait à ce moment-là.
Je me demande comment je serais aujourd'hui, si je n'avais pas traversé ces années supplémentaires de souffrance.
Et puis j'en arrive à souhaiter n'avoir pas tant souffert.
Parce que je me rends compte aujourd'hui des séquelles que ça laisse, autant physiquement que psychologiquement, et que ça me blesse de savoir que le mal que nous font les autres peut continuer à nous blesser, indirectement, encore bien longtemps plus tard.
Et je me demande combien de jeunes se posent aujourd'hui tout un tas de questions qui leur semblent insolubles... Il n'y a pas que l'orientation sexuelle. Mais les ravages des parents. L'effet éternel de certaines paroles adressées à un enfant sans y réfléchir.
Et nos réactions, à nous, adultes, qui ne sommes plus capables de nous mettre leur place, qui les regardons parfois l'air de dire "pfff, tu te prends bien la tête pour pas grand chose" alors qu'ils se sentent ébranlés jusqu'au fin fond de leur coeur et de leurs entrailles...
J'ai mal pour eux.
Parce que sans doute je n'ai pas fini d'avoir mal pour la petite fille que j'étais, l'ado qu'elle a essayé d'être, et son début de vie adulte.
Parce que je n'ai pas fait la paix avec mon passé. Parce que je ne sais pas comment faire.
Et si je ne sais pas comment faire, saurai-je dépasser tout ça pour élever un enfant sans lui faire porter le poids de mes propres expériences ?
Et comment faire pour que mes enfants puissent faire des choix avec lesquels ils puissent vivre en paix ? Comment leur donner la possibilité de faire des choix qui leur ressemblent ?
Enfin je n'ai sûrement pas fini de me poser des questions.... Mais si seulement j'étais capable de faire en sorte qu'ils ne se heurtent pas au mur contre lequel j'ai dû me battre si fort...
S'il sent l'amour de ses parents, est-ce qu'un enfant part plus fort face aux choix qu'il lui faudra faire ?
mercredi 7 mai 2008
Je retire...
... ce que j'ai dit sur l'indépendance des femmes en instance de séparation.
Parce qu'en me relisant, je me suis tout à coup souvenu que j'ai hébergé pendant 4 mois à temps plein puis pendant 2 mois à temps partiel une certaine personne (puis son nouveau boyfriend, en prime) qui venait de se séparer de son mari.
Comment ai-je pu oublier...?
jeudi 10 avril 2008
Waouw...
J'avais commencé hier soir un billet sur ce que je voudrais vraiment faire de ma vie... Je n'ai pas eu le temps de le finir, et puis ben je le finirai à un autre moment, parce que là, je n'en crois pas mes yeux...
Mon ex... Qui sait que j'essaye en vain d'avoir un enfant. Ben cette même personne qui prétend me soutenir, cette personne vient de me faire toute une tirade sur msn :
S** - Tu as été chez le kinésiologue ?" (je suis censé y prendre un rendez-vous depuis 3 semaines parce que d'après S***, il suffira que j'y aille une fois pour que tous mes soucis disparaissent, TOUS !)
Moi : ben non, c'est un peu le rush au boulot, et je passe déjà assez de temps comme ça dans les salles d'attente en ce moment. Je passerai un coup de fil après mon rendez-vous du 28, selon ce qui se dit là-bas.
S*** - Tu ne veux pas de bébé
Moi -...... ?????!!!!
S*** - J'avais oublié que le boulot passait avant les enfants
Moi - Pardon ??????????????????????????????????????
S*** - Ne me dis plus que tu veux des enfants, tu n'écoutes rien, tu ne fais rien pour en avoir, alors démerde-toi.
Moi - C'est une mauvaise blague, tu ne peux pas avoir écrit ça sérieusement ?
S*** - tu n'es même pas foutue de te mettre en condition pour que ça marche. Il faut bien que je te dise les choses telles qu'elles sont : quand on veut absolument, je dis bien absolument un enfant, on ne perd pas une seconde quand il y a un truc à tenter. Or toi, tu ne le fais pas, c'est tout. Donc tu ne veux pas d'enfant.
Bon, j'ai coupé net la conversation avant de devenir impolie, quoique là, je me demande si je n'aurais pas mieux fait d'être TRES impolie !!!
Nous toutes qui n'arrivons pas à avoir d'enfants, ne sommes-nous pas stupides, il suffit donc de prendre un seul rendez-vous chez un kinésiologue pour que ça marche !!!
vendredi 4 avril 2008
Zut, rev'là le bourdon !
Ouais, c'est pas une bonne journée, jusqu'ici en tout cas...
Pourtant l'humeur de ces derniers jours était tellement bonne, optimiste, enthousiaste et tout et tout...
Mais là, ça ne va pas.
D'abord, hier, mon homme était donc chez se pét..., et donc hier, même si j'ai fait l'air de rien, ben j'étais pas ravie. On a quand même passé une soirée sympa (à partir de 20h30 puisqu'avant, on n'était pas à la maison), j'ai regardé une série, et lui jouait à la console.
On a même fini par aller au lit en même temps, et par faire un truc que je pensais pas faire un jour où je suis censée faire la gueule. Mais bon, je ne vais pas ME punir pour LE punir, non ?
Donc bref, ce matin, c'était notre anniversaire. Comme prévu, il n'y a pas pensé.
Moi, je suis définitivement trop gentille, alors je lui ai donné son cadeau. Bon, il était content, il ne s'y attendait pas, tout était sympa.
Puis, petit déj. Je n'ai pas pu m'empêcher de lui demander s'il avait discuté avec son ex-femme de leur problème commun qui m'empoisonne l'existence. Oui, ils en ont parlé, et madame devait rencontrer la notaire qui avait établi leurs papiers (ceux qui ont lésé monsieur...) mais elle a annnulé parce qu'elle va voir un concert de Jenifer (NO COMMENT !!!!!!!!!!!!).
Mais bref, le comble, c'est que mon homme n'a pas percuté que c'était un peu louche de les laisser régler ça, alors que c'est déjà à cause d'elles deux qu'on en est là !!!
Bon, j'ai fini par m'énerver et par dire à monsieur que quand elle accouche, s'il a l'intention d'aller la voir et de lui faire un cadeau, il a intérêt à ne pas me le dire et à bien le cacher, parce que si je découvre quoi que ce soit, je le tue.
Et j'ai précisé que je serai vigilante et donc pas facile à abuser.
Et j'ai ajouté que si un jour je finissais par être enceinte et par avoir un enfant, qu'elle n'espère pas venir le voir et lui faire des gouzigouzis. HORS DE QUESTION !!!!
Enfin bref, je me suis calmée en chantant à tue-tête dans la voiture, donc ça allait mieux, et puis j'arrive au bureau pour trouver le mail de l'épouse d'un ami d'enfance qui m'annonce que l'ami en question a une leucémie.....
Bon, alors je me suis forcément dit que mes problèmes n'étaient que de petits problèmes...
Ca m'a fait tellement mal au coeur....
J'ai répondu, mais que répondre dans ces cas-là... Mes prières et pensées vont vers lui... Et sa femme et ses trois adorables enfants.
Et puis la fin de la matinée arrive enfin, et là, je reçois un MI de mon homme qui me demande si je suis fâchée si finalement il ne déjeune pas avec moi mais avec des confrères... Aujourd'hui !!!
J'ai juste répondu "bon appétit", et j'ai enlevé le message qui nous souhaitait un bon anniversaire...
J'ai donc déjeuné avec un collègue, rien de bien grave en somme. Mais c'est l'accumulation qui m'agace.
Alors maintenant, me dire que ce soir, quand je quitterai le boulot, faut que j'aille faire des courses parce que monsieur a invité un confrère et toute sa famille à dîner samedi soir, alors que le programme de samedi est déjà TRES chargé...
Alors je sais, je n'ai qu'à le laisser se débrouiller, mais c'est moi qui vais me sentir mal si c'est bâclé, alors...
Mais ça sent la rebellion tout ça.
En plus, ces gens, je ne les ai jamais vus.
Alors déjà que j'ai horreur de recevoir des gens pour un repas, quand en plus je ne sais pas comment ils sont, je vous laisse imaginer.
Je suis le genre de femme qui n'aime pas avoir du monde à la maison. Un peu de temps en temps, à la bonne franquette, si ce sont de bons amis, ça va. Mais des dîners comme ça, j'ai horreur de ça !!!
En plus avec des relations de boulot qu'il faut soigner... Mais bordel, qu'il les invite au resto !!! Je ne suis pas comme les épouses de ses confrères qui n'ont que ça à foutre parce qu'elles ne travaillent pas et ont du personnel pour faire les tâches ménagères à la maison. Je travaille, et je n'ai pas (plus) de femme de ménage, ni de cuisinière, rien de tout ça !!!
Bon, ça se sent là que je suis en colère, non ?
Sans compter qu'au boulot, c'est la cohue, des milliards de choses à faire et pas le temps d'en faire la moitié, en plus ma motivation est toujours aussi faible, alors ça n'aide pas...
Ca me fait ch... d'avoir un samedi à courir dans tous les sens, comme si je n'étais pas assez stressée au boulot !!!
Et puis pour couronner le tout, je reçois un coup de fil (ce n'était que le 4ème de la journée...) de mon ex à moi qui a décidé de prendre mon chat pour une semaine pendant les vacances.
HEIN ??!!??? Pardon ??? Comment ??? Mon chat ???
Ben c'est pas le mien, c'est le nôtre. J'ai cru m'étrangler toute seule !!! Jusqu'à preuve du contraire, c'est moi qui ai payé ce chat, qui l'ai toujours eu chez moi (en 13 ans de relation, nous n'avons jamais habité ensemble), qui m'en suis toujours occupée, qui l'ai toujours emmené chez le véto, soigné, dorloté, câliné, chouchouté, enfin C'EST MON CHAT, QUOI !
Bon, j'ai bien sûr essayé de lui faire dire que c'était juste une mauvaise blague, mais non, c'est tout ce qu'il y a de plus sérieux !
Ben dans ses rêves !
Alors, Ok, y a qu'à pas laisser faire, je sais bien. Mais ça signifie un nouveau clash, et moi, j'ai assez donné, hein, foutez moi donc tous la paix !!!
Bon, je vais aller essayer de travailler sans tuer une secrétaire (j'ai des tendnaces meurtrières aujourd'hui, je le sens bien...).
Ah, encore une chose. Evidemment, il suffit que je sois dans cet état là pour qu'un de mes... comment appeler un homme avec qui on a eu une relation qui n'en a jamais vraiment été une puisqu'il n'était pas plus célibataire que moi à chaque fois que c'est arrivé ? Bref, c'est toujours dans ces moments là qu'il essaye de me contacter. Mais c'est là que je suis le plus vulnérable...!!!
Vous savez quoi, parfois je me dis que c'est pas si mal d'avoir des boutons depuis que j'ai arrêté la pilule, parce qu'aussi con que ça soit, ça me retient de faire quoique ce soit que je pourrais amèrement regretter par la suite...
jeudi 3 avril 2008
Etats d'âme...
J'aurais encore pu intituler ce billet "je ne m'aime pas quand je suis comme ça", mais à force, on pourrait croire que je ne m'aime pas, et ce n'est pas vraiment vrai. Pas que je sois particulièrement imbue de ma personne, mais de là à dire que je ne m'aime pas, ben non...
Bref.
L'objet (disons plutôt la cause...) de mes états d'âme du jour : mon homme.
Il a été marié. Ok, soit. Ca ne me réjouit pas particulièrement, mais bon, j'admets que l'homme que j'aime est le résultat de sa vie antérieure, et puis ma vie antérieure, bien que je n'aie jamais été mariée, a été bien plus remplie d'ex(s) que la sienne, alors je serais très mal placée pour dire quoique ce soit là-dessus.
Bon, donc il a été marié. Petite historique de sa vie antérieure :
Il a rencontré sa future femme, qu'on va appeler V, à peu près en 96, et elle s'est installée chez lui genre 2 semaines après leur rencontre. Ils ont eu des hauts et des bas, notamment une rupture assez conséquente avant de se remettre ensemble, et donc, comme me l'a dit V quelques jours avant son mariage, l'étape suivante normale était de se marier, alors c'est ce qu'ils ont fait (???).
Bref, j'ai rencontré V sur mon lieu de travail, puisque nous l'avons embauchée pour un remplacement de congé mat, en mai 2002. Ils se mariaient en juillet. Comme c'était la seule de mon âge sur mon lieu de travail, on a forcément commencé à déjeuner souvent ensemble, et c'est donc à cette occasion que je lui avais demandé, juste avant le mariage, comment elle se sentait, et ce que ça lui faisait de se dire que ça allait peut-être être pour la vie. Et elle m'a répondu que si j'attendais de croire que c'est pour la vie pour me marier, je ne me marierais sans doute jamais. Hum...
Mais bref.
Nous sommes devenues "copines", et son mari est venu s'installer pour son activité professionnelle juste la rue en dessous de celle de mon bureau à moi.
Et donc on a mangé avec eux deux (+ mes collègues) presque chaque jour.
Je suis devenue la confidente de V, qui m'apprenait donc que leur vie de couple était plutôt... comment dire... Ben disons qu'ils s'entendaient certes très bien, mais qu'elle avait l'impression qu'ils étaient des amis plus qu'un couple. Puis logiquement, elle m'a confié son attirance pour un autre, puis j'ai été la complice passive de sa relation extraconjugale...
Disons que quand elle me l'a demandé, je lui ai dit qu'elle pouvait m'utiliser comme alibi, mais que je ne voulais pas avoir à mentir, et que si donc son mari en venait à me questionner, je n'étais pas sûre de vouloir mentir, parce qu'après tout, je l'aimais bien, lui aussi, et je n'avais pas envie d'être impliquée dans cette histoire.
Bien, ça a duré un an, puis le mari a constaté quelque chose, a questionné V, et lui a dit de choisir : soit elle arrêtait, soit ils se quittaient.
Ils se sont donc quittés. C'était un week-end. La semaine suivante, le mari me demandait sur msn si je voulais aller dîner avec lui, un soir, pour parler un peu de tout ça, pour essayer de comprendre, enfin tout ça quoi.
Et moi, je suis naïve, alors ok, on fixe ça au lundi suivant.
Et voilà.
Demain, ça fera 3 ans.
Je n'avais sûrement pas les idées claires puisque ce monsieur ne m'attirait pas du tout. Et d'ailleurs, le lendemain, je me suis demandé ce qui avait bien pu me prendre pour faire un truc pareil (d'autant que j'étais TRES loin d'être célibataire).
Mais j'ai néanmoins laissé les choses en l'état, d'autant qu'évidemment, il a fallu garder ça secret, et que V est venue habiter chez moi pendant des mois après ça pour s'économiser un loyer (et me dilapider toutes mes économies, mais ça, j'en ferai sans doute un autre billet un jour...), et que le mari ne voulait pas trop que V sache qu'il s'était jeté dans mes bras si vite...
Et puis comme c'était secret, autant dire que c'était une relation en pointillé. On se croisait dans la journée, parfois on allait au resto, ou on se cachait chez lui, mais ça ne pouvait pas être grand chose de plus puisque nous étions très (trop) entourés de gens qui ne devaient pas savoir. Pas tout de suite.
Bon, bref, toujours est-il que madame V a largement abusé de mon hospitalité et de ma gentillesse (comme dit, j'y reviendrai...), et donc a fini par s'envoler sous d'autres cieux (loin, très loin) avec son nouvel homme.
Depuis, mon homme et V sont divorcés, moi je suis tombée vraiment amoureuse de lui et voilà, chacun chez soi, et tout va bien.
Puis madame est revenue avec son nouvel homme tout près de chez nous, et j'ai découvert qu'elle avait 40% des parts de la société de monsieur. MON monsieur.
Et que les papiers pour tout ça avaient été faits par une de ses amies, et que monsieur avait signé puisqu'il faisait confiance à sa femme.
J'étais déjà très en froid avec elle, d'autant que quand elle a fini par apprendre que nous étions ensemble (bien qu'on ait triché sur la date de début de notre relation...), elle a fait de ces histoires....
Mais bref, ça n'a fait que renforcer ma colère.
Mon homme, lui, il continue d'aller chez elle, de lui parler souvent, très souvent.
Et elle lui doit plein d'argent. Et moi, du coup, ben faut que j'assume avec mon argent ce qu'homme ne peut pas assumer parce que son ex madame ne règle pas les problèmes qu'elle a créés.
Ca a de quoi énerver, hein.
Ben ça ne va pas en s'arrangeant.
Parce que madame est tombée enceinte en oubliant sa pilule. Fallait que ça lui arrive, à elle...
On croirait une mauvaise blague, hein.
Autant dire que c'est peu dire que je l'ai prise en grippe. VRAIMENT !
Alors vous devinerez ma réaction ce matin, quand nous étions à la pharmacie pour acheter la crème antimycose pour mon homme, qu'il n'y avait pas la bonne marque dans la 1ère pharmacie, et que donc j'ai proposé de suite d'aller à l'autre, et qu'il m'a dit que lui n'avait pas le temps. Comme je m'interrogeais (il ne travaille pas les jeudis en règle générale), j'ai donc appris qu'il allait déjeuner chez son ex. Dans le resto qu'elle tient avec nouveau chéri. Et comme elle ne lui offre jamais son repas (juste le café...), ben moi, qu'homme aille donner des sous à cette pét.... qui lui en doit tant et à cause de qui je dois faire attention à nos dépenses.......
CA ME MET EN RAGE !!!!!!!!!
Ben pour me venger, j'ai payé mon repas avec la carte de notre compte commun. Faible vengeance, hein... Ouais, je sais, c'est misérable...
Autant dire que c'est typiquement le genre de comportement qui me donne envie de répondre au téléphone quand certain(s) m'appelle(nt) et que je sais que ses(leurs) intentions ne sont pas purement désintéressées...
Autant dire qu'il n'aura pas son cadeau que j'ai prévu pour fêter notre anniversaire, demain...