Finalement, ben ça va.
Je me sens presque bête d'écrire ça, mais vraiment, ça va.
Une bonne discussion mercredi soir. Non, un monologue en fait. Ou presque.
En douceur. Mais avec suffisamment de lassitude dans la voix pour qu'il comprenne (au moins sur le coup), que ce n'était pas juste une crise de calcaire passagère.
Il a reconnu son mal être, son sentiment d'être toujours en train de courir après tout un tas de choses. Reconnu aussi qu'en réalité, il ne faisait rien pour arranger les choses.
Mais aussi qu'il se prenait la tête pour des choses sans importance.
Je lui ai dit toujours aussi calmement qu'en l'état actuel des choses, il était incapable de supporter la présence d'un deuxième enfant dans la maison.
Mais que si je renonçais à un autre enfant pour lui, je lui en voudrais tellement que je ne donnais pas cher de notre peau.
A quoi il a répondu que lui non plus ne voulait pas renoncer à un autre enfant, qu'il le voulait plus que tout au monde.
Mouais...
Alors je crois que sur cet aspect là au moins on ne va rien changer aux plans initiaux.
Quitte à louer un appart pas trop loin pour qu'il puisse me laisser respirer tranquillement sans lui dans les pattes s'il n'arrive pas à régler son problème de stress.
Depuis, à chaque réaction exagérée de sa part, je vois bien que sans que je ne dise ni fasse quoi que ce soit, il s'en rend compte, et me jette un coup d'oeil éloquent.
C'est un début.
Qui n'est peut-être rien d'autre qu'un début, mais je prends.
Quant à moi, lui avoir dit tout ça m'a fait beaucoup de bien.
Un peu comme si j'avais remis les compteurs.....pas à zéro, non, mais disons, à 20 ou 30 sur une échelle de 100.
Alors j'ai passé un chouette jeudi après midi avec mon fils et lui.
Parce que j'étais zen dans ma tête.
Et presque sereine.
Ca fait du bien.
L’envie. La jalousie.
Il y a 5 mois