Figurez-vous que j'ai réfléchi.
Si !
Me suis demandé pourquoi moi spontanément je trouvais que ce que je décrivais dans le précédent billet, ce n'était "rien" ou qu'en tout cas ça ne valait pas toutes ces histoires dramatiques, et pourquoi globalement mon avis n'était pas partagé.
Je précise d'abord qu'étant passée par bien pire niveau trahison, on ne peut pas dire que je dise ça sans savoir de quoi je parle.
Chacun réagit à l'aune de sa propre expérience.
Si dans le passé, un baiser a été le déclencheur de bien pire, alors oui, on peut se dire que "juste" un baiser, c'est pire que "juste" un baiser.
Si on est avec une personne qui prône la fidélité comme LA valeur sans laquelle rien n'est possible, alors oui, si cette personne va embrasser quelqu'un d'autre, on peut se dire que c'est plus qu'un sacré couac.
Ou qu'en tout cas ce baiser-là veut dire beaucoup plus.
Je continue néanmoins de croire que dans la majorité des cas, ça n'a pas l'importance qu'on peut lui donner.
Je sais qu'il se peut que demain, pour une raison ou une autre, mon homme embrasse une autre femme.
Pourtant il est la fidélité incarnée.
Je sais que ça me fera mal, mais je sais que ça ne remettra pas en cause notre amour, ni ce que l'on est l'un pour l'autre.
Je trouve que c'est être presque naïf que de croire qu'on peut vivre une vie d'amour avec une seule personne sans que ni l'un ni l'autre n'aille voir, au moins une fois, comment est l'herbe dans le jardin du voisin.
Mais que pour autant, chaque entaille dans le contrat ne veut pas forcément dire la même chose, ni même dire quelque chose.
On va me rétorquer que si mon homme va embrasser une autre, alors c'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas entre nous.
Ben non, pas nécessairement.
Il est des circonstances, des conditions, qui font qu'on peut se sentir très proche et très attiré par quelqu'un, et qui pour autant ne veulent pas dire qu'on ne veut plus de ce qu'on a déjà par ailleurs.
Mon homme va souvent au resto avec une amie à lui.
Je sais qu'ils s'entendent bien, qu'ils ont plein de choses à se raconter professionnellement, etc.
Et je me dis : si je trouve qu'embrasser quelqu'un est dramatique, alors je devrais aussi trouver que passer du bon temps au resto avec une autre que moi, ça l'est tout autant.
S'il l'embrasse une fois à l'issue de l'un de ces repas, oui, ça va m'énerver.
Et oui, je serai vigilante et essayerai de comprendre si ça veut dire quelque chose de plus lourd de conséquences ou non.
Et sûrement que je voudrai discuter avec lui pour savoir ce que ça signifie pour lui.
Quoiqu'il me dise, je serai nécessairement plus méfiante.
Tout ça, je suis d'accord.
Mais de là à se dire détruite ?
Non, alors là, c'est du côté de la personne trompée qu'il y a un souci à régler.
Un baiser peut vouloir dire beaucoup de choses. Alors se trouver détruite sans savoir ce qu'il y a derrière ce baiser, je me dis qu'il y a quelque chose qui ne va pas.
Dire qu'on ne veut même pas savoir, que ça ne devait pas être et que le fait que ça soit arrivé suffit à dire qu'il n'y aura plus de confiance, je trouve ça démesuré.
De toutes façons, ne nous voilons pas la face.
Si ce baiser veut dire bien plus, alors l'histoire ira où elle doit aller.
Et si ce n'est qu'un baiser, quelle idée saugrenue de tout détruire...?
J'ai passé quelques années de ma vie à haïr puissamment tous les "fauteurs". Ma mère trompait mon père, je la détestais pour ça, pour ce que ça induisait pour moi à l'école, pour mon père, etc.
J'ai donc voué au diable même les baisers furtifs.
Mais il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
Chaque situation est différente.
Il serait trop bête de jeter aux orties une belle histoire (et une famille !!!) sans savoir si ça en vaut la peine.
Et puis en dehors de toutes ces considérations, je crois aussi que ma réaction est liée à la personne à qui cette histoire est arrivée.
Je suis avare de confidences.
Il est même une époque où je ne disais jamais rien à personne.
Par la force des choses, cette amie a néanmoins été sur mon chemin à un très mauvais moment de mon existence.
Pas par choix, ni de son côté ni du mien.
Juste que comme elle habitait en dessous de chez moi, elle a assisté à quelque chose à quoi elle n'aurait pas dû assister, et alors ce jour-là, j'ai laissé sortir de moi quelques paroles qui m'ont fait du bien, je lui ai dit un peu de ce qui se passait dans ma vie.
Un peu seulement parce que j'avais quand même l'idée de son incapacité à appréhender plus que ce que je ne lui disais.
Ce jour-là (et les suivants), elle avait presque justifié le comportement de l'autre.
J'exagère.
Elle ne l'a pas blâmé en tout cas.
Elle m'a dit "ben oui, mais puisque tu l'as dans la peau...".
C'est la dernière fois que je me suis confiée à elle.
Depuis, on se voit quand même beaucoup, je l'aime beaucoup, j'aime sa façon d'élever ses enfants, mais je ne lui livre plus mes sentiments.
Et elle ne me pose pas de questions.
Comme si elle avait peur d'avoir à nouveau affaire à quelque chose de trop lourd pour elle.
Je ne lui en veux pas, je me suis simplement toujours dit qu'elle avait de la chance de n'avoir jamais rien eu de difficile à gérer.
Une autre de nos amies m'avait dit un jour "j'espère qu'il ne lui arrivera jamais rien, parce qu'elle est du genre à se noyer dans un verre d'eau.".
Je n'irai pas jusque là, mais disons qu'il y a quinze jours, après une semaine de triturage de cerveau pour savoir comment l'aider, tout ça m'est revenu en mémoire.
Tout ça et tout le reste.
Et j'ai eu l'impression que c'était un peu une amitié à sens unique.
Alors peut-être que j'ai été excédée un peu vite.
Je ne l'ai pas laissée voir cette lassitude.
Je suis là, je l'écoute.
Mais je ne peux m'empêcher de me rappeler sa réaction ce fameux jour.
Quand je me dis qu'elle fait toutes ces histoires pour un baiser, alors que son mari lui a dit que c'était un moment d'égarement, qu'il le regrettait de toute son âme, que ça lui avait remis les idées en place pour un sacré bout de temps, alors que pour 100 000 fois pire, elle m'avait juste dit que "puisque je l'avais dans la peau", il n'y avait rien à faire....?
Je ne suis peut-être juste pas la personne à qui elle devrait confier tout ça.
Il s'avère pourtant que c'est moi qui suis là.
Je continuerai de l'être, mais j'ai quand même un petit goût amer.
vendredi 18 mars 2011
Bon
jeudi 13 janvier 2011
Non-sensation EDIT
A 11h45, j'ai appris que le meilleur ami de chéri et sa copine venaient nous rejoindre pour déjeuner.
A 12h45, nous trinquions, et l'ami dit "à nous 5".
J'ai compris de suite, mais ai eu comme un blanc, le temps de me demander à moi-même comment j'allais réagir.
Je n'ai pas réussi à être hyper enthousiaste. Je ne peux pas.
Mais j'ai passé le repas à me demander ce que je ressentais.
J'ai bu deux verres de vin. Comme je ne bois que très peu et très peu souvent, ça aide peut-être à mon absence de réaction.
N'empêche que je trouve que c'est un progrès.
Je ne dis pas que je ne suis pas jalouse.
Parce que l'ami ne voulait pas d'enfant. Qu'elle a donc arrêté la pilule sans le lui dire.
Et hop. Tout de suite.
Alors oui, mon coeur s'est serré, et j'ai évité de croiser le regard de mon amoureux.
Je pense qu'il a mal. Qu'il a mal pour moi, pour lui.
Mais je ne suis pas dévastée.
Je progresse.
***EDIT***
Je m'étais trompée.
Il m'aura juste fallu un peu plus de temps avant de ressentir la vague habituelle.
Disons néanmoins qu'elle s'est peut-être retirée plus vite que d'habitude.
Et que ce matin, je respirais le bonheur en dansant dans ma salle de bain avec mon petit garçon.
Alors si, vraiment, je progresse.
jeudi 3 décembre 2009
Comme un dernier cadeau terrestre...
Ce matin, comme si le soleil voulait envoyer un message à mon C. parti trop tôt, le paysage n'a jamais été aussi beau.
Il a neigé sur la Forêt Noire, la brume sur la vallée était rose, le ciel d'un rose plus soutenu, entre les deux, les montages aux cîmes fraîchement enneigées et le soleil qui disait un dernier bonjour.
Mon paysage a revêtu ses habits les plus flamboyants pour lui faire honneur.
C'est tellement dur...
Je me suis arrêtée sur un parking face à la vallée, j'ai regardé ces merveilles, et j'ai souhaité si fort qu'il existe un après pour que C. puisse continuer de s'émerveiller devant les beautés de sa nature.
Je n'avais jusque là jamais été confrontée au départ d'un ami.
J'ai perdu mes grands-pères, les amis de mes grands-parents, ou alors des membres de la famille de leur génération.
Mon amie a perdu sa maman, bien trop jeune.
Mais je n'avais jamais eu à dire au revoir à un ami.
Je n'ai jamais voulu si fort croire en un bel ailleurs.
Au revoir mon cher ami.
lundi 30 novembre 2009
Bon voyage...
Il est parti.
Mon comptable, mon collègue, MON AMI.
Son âme s'est libérée hier matin.
Ca n'a pas de sens.
Je savais que ça allait arriver, mais on a beau savoir, rien ne prépare à la mort d'un ami.
Bien sûr, il est libéré de ce corps qui l'a lâché.
Mais c'est allé tellement vite...
En septembre, il venait encore s'installer dans mon bureau pour me parler de tennis, de sa chère nature, des animaux qu'il avait pu voir le week-end, des courses qu'il avait courues, de sa fille qu'il avait déménagé une énième fois, de son fils dont les études en médecine ne coûtent pas rien, et qui est arrivé 3ème à un cross alors qu'il aurait dû être premier.
Ou alors il venait pester contre les factures qu'il avait dû payer alors qu'il estime que ce n'était pas nécessaire.
Il avait horreur de plein de choses mon C.
Il n'aimait pas le monde. Alors les dépenses de Noël, ce n'était pas son truc.
Les touristes ne viendraient pas nous embêter si on ne mettait pas de lumières, de maisonnettes de Noël qu'il me disait.
Combien de fois on s'est écharpés ? Mais combien de fois on est tombés d'accord...
Et en septembre, je ne saurais même pas dire quand je l'ai vu pour la dernière fois.
Les derniers mandatements qu'il a faits datent du 12 septembre.
Je pense que je ne l'ai plus vu ensuite.
On ne savait pas bien, juste que sa femme l'avait trouvé bizarre et emmené à l'hôpital.
Et maintenant il est mort, d'un cancer généralisé.
Non pas que la bête l'ait emporté particulièrement vite. Mais simplement qu'il menait une vie tellement saine que son corps a résisté bien longtemps avant de montrer les premiers signes extérieurs de ce qui était déjà bien ancré en lui.
Alors quand ça s'est vu, c'était trop tard.
Bien trop tard.
Depuis que je sais qu'il est malade, je ne vois plus la beauté du matin de la même façon.
C'est tellement beau, et il passait tellement de temps dans la forêt, dans les vignes, dans la montagne.
Lui qui ne vivait que pour cette beauté naturelle, qu'a t'il pensé pendant ces deux mois où il était bloqué à l'hôpital puis à la maison ?
Lui qui courait sans arrêt, comment a t'il vécu de se retrouver en fauteuil roulant en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire ?
Alors le matin, quand je suis époustouflée par la beauté de mes montagnes et de la vallée, j'ai le coeur qui se serre.
Bien sûr, c'est aussi un puissant message pour nous dire de profiter...
Mais je ne peux m'empêcher de penser à ce qu'il a pensé, ces derniers temps.
Je souhaite plus que jamais que l'âme de ceux qui nous quittent puisse nous voir encore par la suite, parce que je veux tellement qu'il sache comme je l'aimais, et comme ça me manquera tout ce temps passé à débattre avec lui.
Le pire de l'histoire, c'est que depuis son départ précipité, je ne l'ai plus vu, ni entendu.
J'ai essayé de l'appeler des dizaines de fois, mais je tombais directement sur son répondeur.
J'ai laissé des messages bien sûr, mais je ne sais pas si son épouse les lui a transmis.
Je ne lui en veux pas, je ne sais pas comment je pourrais gérer une telle épreuve.
Mais elle a fait le black-out total autour de C.
Les derniers temps, il y avait même une pancarte sur la porte disant "pas de coups de fil ni de visite".
Pourtant ceux qui y ont été avant, inopinément, ont tous été d'accord pour dire que leur visite lui avait un immense plaisir.
Et qu'il se demandait pourquoi si peu de monde prenait de ses nouvelles.
J'ai trop mal au coeur d'imaginer qu'il ait pu partir en se disant que nous n'avons pas tenté de lui parler.
J'ai trop mal au coeur de me dire qu'il ait pu croire que je n'ai plus pensé à lui depuis qu'il est parti.
L'atroce ironie du sort, c'est que j'ai dans mon sac les deux feuillets d'une lettre que je voulais lui déposer aujourd'hui, pour lui raconter notre petite vie, pour le faire un peu rire, et lui dire à quel point nous pensions à lui.
Et c'est en arrivant ce matin avec ma lettre dans mon sac que j'ai appris qu'il était parti.
Je voudrais tellement lui avoir donné ces quelques mots quelques jours plus tôt...
J'espère tellement que sa femme lui a donné nos messages vocaux, et notre carte.....
C., je pense tellement fort à toi, j'espère que tu as trouvé de nouvelles montagnes où courir, de nouvelles forêts pleines d'animaux à compter, de cerfs à écouter brâmer...
Je ne peux imaginer ta peine d'avoir dû quitter si tôt ta famille.
Je ne peux imaginer la peine de ta famille.
Plein de courage à vous tous.
De tout mon coeur.
mardi 26 août 2008
Ciao a tutti !
Voui Véro, je n'osais pas le dire, mais c'est justement chez Georges C. que je vais dormir ce soir à Côme. Un ami proche que veux-tu !
Bon, mais sans rire, si je le croise, je ne suis pas bien sûre d'être capable de lui dire grand chose, suis une grande timide. Mais promis, si j'arrive à articuler quelques mots, ça sera "t'as le bonjour de Véro !".
Alors compte-rendu de l'évolution de mon bedon.
Nous avions rendez-vous hier chez la gynéco, je suis donc arrivée avec une partie des résultats de tout ce que je devais faire.
La conclusion concernant l'hyperthyroïdie : à voir avec l'endocrinologue. Elle dit que l'endocrino saura mieux si une surveillance constante suffit ou s'il vaut mieux traiter.
Waouw, enfin un médecin qui avoue savoir moins bien qu'un autre !
Chapeau Madame, je vous aimais bien, je vous aime encore plus :-)
Pour le reste, à part mon poids donc qui pourrait maintenant un peu augmenter mais rien de dramatique, ben tout va plutôt bien, même si bébé n'a pas été très coopérant !
Une demi-heure d'écho pour essayer de voir sa bouille, mais pas moyen ! La gynéco a quand même réussi à mesurer la nuque qui semble normale, mais sinon, on a beaucoup vu son dos, le sommet de son crâne, et ses jambes et ses pieds.
Mais de toutes façons, tout le monde sait déjà que c'est le plus beau bébé du monde, n'est-ce pas ? Non, non, pas de débat, pas la peine, le sujet est clos !
Mais mon Dieu ce qu'elle a trifouillé dans mon ventre et appuyé sur mon petit bedon pour essayer de lui faire faire une cabriole !
Ben on a eu le temps de le voir se tourner, puis hop, se retourner !
Trop rigolo !
En revanche, s'il y a une chose qu'on a bien vue et qu'on ne pouvait pas rater, c'est justement ce que je ne voulais pas voir... M'enfin tant pis, on n'aura pas la surprise du sexe, et d'ailleurs une fois le petit moment de "déception" d'avoir si bien vu passé, j'étais toute contente de me dire "je vais avoir un petit garçon !!!"
Voilà pour les nouvelles !
Sur ce, je vais me faire un premier petit déjeuner, et commencer ma valise. Je sais, il est plus que temps !
Bonne semaine à tous et à très bientôt !
Bises :-)))
jeudi 12 juin 2008
Du bon ou du mauvais côté
J'ai une fâcheuse tendance à trop me répandre. Ici, j'entends bien. Alors parfois, j'essaye de faire le moins long possible (no comment...), mais du coup, il manque plein de choses.
Mon billet de mercredi a eu quelques commentaires qui me donnent envie d'aller plus loin. D'autant que j'avais déjà dit à Véro qu'il y avait quelques petites choses que je voulais lui expliquer. Parce qu'un jour, elle disait dans un commentaire qu'elle avait peur des maladresses qu'elle pouvait commettre, en tant que Maman, envers celles qui ont des difficultés à l'être.
Je ne peux bien sûr pas répondre au nom de toutes celles pour qui ça ne marche pas comme ça devrait. D'abord parce que je ne suis pas à plaindre. Bien sûr, de ce côté là, il y a un peu de délai. Mais rien d'insurmontable. L'attente est dure, certes, mais l'espoir est bien là.
Et puis chaque femme a ses propres réactions, et je commence à savoir que mes réactions ne sont pas souvent tout à fait celles de la majorité, alors je me contente de parler pour moi.
Véro, tu parles d'être de l'autre côté. Ce n'est pas vrai. On n'est pas d'un côté ou de l'autre parce qu'on a des enfants, parce qu'on est fertile, ou parce qu'on n'en veut pas. On se bat assez contre toutes les façons de dresser les gens les uns contre les autres, ça serait quand même fou de nous opposer là dessus.
S'il y a des différences, elles sont ailleurs.
Il y a ceux qui ont souffert, et dont les yeux s'ouvrent aux malheurs des autres, même quand ces autres veulent le cacher. On ne va pas pour autant en vouloir aux autres qui n'ont pas souffert.
Il y a les gens profondément bons. Ceux là, qu'ils regardent plus loin que ce qu'on leur montre à voir ou non, et bien d'instinct, ils ne font pas mal aux autres.
Et il y a ceux qui ont souffert et qui sont bons. Il me semble que tu as eu ton lot d'horreurs, de déceptions, de tristesse. Et il me semble aussi, d'après tes mots, que ça ne t'empêche pas d'être une belle personne.
Alors n'aies pas peur de tes questions. Même quand elles touchent involontairement un point douloureux, ce que l'on ressent derrière tes questions fait qu'à aucun moment tu ne réveilles une douleur. Une question qui fait mal, si elle est posée avec douceur, gentillesse et un intérêt sincère, elle devient presque bénéfique.
Alors ne crois plus être une énorme gaffeuse. Je ne te connais pas assez pour l'affirmer si fort, mais Odile me semble être un bon baromètre pour dire que tu es celle que l'on croit découvrir à travers tes mots.
(là, il y a "Je ne suis pas de celles..." qui passe. Voudrais bien partager ma bande sonore, mais y a plein de choses qui merdouillent sur mon PC depuis l'orage d'hier. Faudra rattrapper ça dès demain.)
Pour le reste.
Mme Cornue. Voilà un parfait exemple de Maman que tout le monde imagine que les infertiles détestent. Parce qu'elle est tombée enceinte sans le vouloir, et qu'en l'apprenant, ça a été un petit moment de déroute. Parce que ce n'était vraiment pas prévu, et que ça chamboulait tout. Alors cette Mme Cornue, toute pleine de sa réelle bonté, me dit que personne ne devrait avoir à freiner son bonheur. Mais Mme Cornue, pourquoi crois-tu donc que j'ai lu ton histoire, pourquoi crois-tu que je continue à venir chaque jour chez toi ?
Crois-tu vraiment que ça soit le bonheur des autres qui fasse mal ?
C'est Armand qui m'a fourni la citation suivante :
"Ce n'est pas le malheur, c'est le bonheur, le bonheur insolent, il est vrai, qui conduit à l'aigreur et au sarcasme." (Emil Michel Cioran).
Et au final, elle résume tout.
Ton bonheur, Mme Cornue, même si aujourd'hui il est entâché d'une lourde déception, mais ce bonheur de vivre, ce bonheur de partager, ce bonheur de porter un enfant même si ce n'était pas prévu comme ça dans les plans, ce bonheur d'être tout simplement, c'est un joli bonheur. Pas un bonheur insolent.
Alors tu pourrais le hurler ton bonheur qu'il ne ferait que me réjouir encore plus fort pour toi. Ce n'est pas parce qu'une femme est fertile que je ne l'aime pas, ou qu'elle me fait ressentir un pincement. Sinon, j'aurais vite arreté de te lire. Et Véro aussi. Et toutes les autres mamans que je visite chaque jour.
Ce sont les bonheurs insolents qui m'écoeurent. Dis moi honnêtement. Aurais-tu réellement envoyé une photo d'échographie à une amie qui viendrait de faire une fausse couche ? Ou aurais-tu choisi une autre façon de lui annoncer ta grossesse ? Je connais déjà la réponse. Tellement elle est évidente. Et pour autant, ça n'aurait en rien entamé ton bonheur.
Mais tu n'es pas de celles qui ont le bonheur égoïste. C'est tout, et c'est comme ça.
J'avais aussi parlé de cette amie enceinte, qui répondait au mail de celle qui annonçait sa fausse couche (et accessoirement à tous les destinataires du mail originel) en lui disant "ça arrive, ce n'est pas grave, ça sera pour la prochaine fois". Tu aurais écrit ça toi ? Non. Et ça ne t'aurait pour autant pas empêché de vivre ton bonheur.
Bien sûr que tout le monde doit pouvoir hurler son bonheur jusqu'à s'en époumoner. Je suis la première à le revendiquer. Mais il y a une différence fondamentale entre un bonheur qu'on veut partager avec les autres, et un bonheur qu'on jette contre les autres.
Je ne sais pas trouver les bons mots, mais je suis sûre que tout le monde aura compris ce que je voulais dire cette fois.
Et puis sinon, tant pis pour vous, faudra que j'y revienne, encore ;-)
C'est "Lili" maintenant qui passe. Grosse pensée à celui qui se reconnaîtra ;-)
Bon dodo à mes compatriotes, bonne soirée à ceux qui sont un peu plus loin.
Je pense à vous.
Je suis bêtement émotive parfois. Mais comme je n'ai jamais pu changer ça, je fais avec. Et ce soir, ça me fait dire que vous me faites du bien. Et que ce sont des choses bien fortes que l'on vit en passant par ce monde là.
(Oh làlàlàlà, je me demande déjà ce qu'Armand va répondre à ça ;-) !)
mercredi 11 juin 2008
Hum... (suite)
Ca n'a pas manqué. Je ne suis donc pas la seule à penser comme je pense.
J'ai reçu un mail de chacune des deux amies dont je parlais précédemment.
L'une pour me dire qu'elle a eu ses règles ce matin, et que c'est donc le troisième échec d'insémination.
L'autre, juste comme ça. Par hasard.
Aucune des deux ne mentionnent le mail d'annonce de la troisième. Mais comme on ne s'écrit pas très souvent, je vois bien qu'il n'y a pas là la moindre trace de hasard...
Hum...
Suis pas jalouse, il ne faut pas se méprendre. Je ne suis pas amère non plus.
Enfin dans l'idéal, je ne suis rien de tout ça.
Et puis j'aime ma boîte mail et j'aurais du mal à imaginer vivre sans elle. Mais elle me pond de ces nouvelles parfois qui ... comment dire.... me font ressentir que tout le monde n'est pas logé à la même enseigne...
Oui, toujours la même chose, je sais, tant pis.
Une amie annonce ce matin sa deuxième grossesse (le premier n'a pas encore 2 ans), photos de l'écho à l'appui, à une liste de destinataires d'environ 100 personnes.
Sachant que lorsque je l'ai vue en mars, elle m'avait dit qu'elle pensait arrêter la pilule le mois suivant pour faire le 2ème, qu'elle est enceinte de deux mois, vous comprenez aisément que.... ben..... mouais...
Après tout, ça a marché au premier cycle pour le 1er, pourquoi ça ne serait pas pareil pour le deuxième...
Là où je suis fière de moi, c'est qu'il m'a fallu moins d'un quart d'heure pour réussir à lui envoyer un petit message de félicitations. Là où la dernière fois ça m'avat pris plusieurs jours.
Je progresse, oui oui.
Mais ça fait réfléchir aussi : l'amie en question est tout aussi "mince" que moi. Enfin je parle de moi l'an dernier, parce qu'entre temps, j'ai pris 5 kg, parce qu'un doc m'avait gentiment suggéré que si j'avais un peu plus "d'amplitude", ça ne ferait sûrement pas de mal... Sans compter que trois mois de traitement au clomid cet hiver ont été radicaux...
Je ne suis toujours pas grosse, entendons-nous bien. Je suis toujours mince. Je suis juste... moins mince. Je n'aime pas dire maigre, parce que pour moi, quelqu'un de maigre, c'est quelqu'un dont les bras sont décharnés, qui a les joues creuses, dont les genoux ont l'air gros par rapport au reste des jambes, bref, je ne suis pas comme ça.
J'ai des muscles, de la graisse, même de la cellulite, enfin bref.
Dans sa liste d'envoi, je note particulièrement deux de mes amies. L'une a fait une fausse couche il y a deux mois, l'autre essaye vainement de faire son deuxième enfant depuis 3 ans.
Qu'ont-elles ressenti en lisant ce message ? Surtout la première en tombant sur les photos de l'écho ???
Je sais qu'on ne peut pas toujours épargner les autres, et que parfois, se contenter de se réjouir pour soi sans prendre garde aux autres, ça doit faire un bien fou. Mais est-ce vraiment une telle ombre sur un bonheur tellement immense que de faire un petit mail séparé, au moins à celle qui a perdu son bébé ? Pour ne pas la mettre face à ces photos qui doivent cruellement ressembler aux dernières images qu'elle a eu de son bébé envolé ?
Et pour celle qui attend depuis si longtemps, avec tous les traitements que ça impose, les échecs d'insémination, et j'en passe, puisqu'elle sait tout ça, enfin, je ne sais pas s'il y a une "bonne" façon de lui annoncer une grossesse au premier cycle... Il me semble simplement qu'elle aurait pu avoir un peu plus d'égards.
Quant à moi, je n'ai rien à dire sur le fait d'être parmi les autres destinataires, elle ne sait même pas que nous voudrions un enfant...
Ce qui m'amène à tout autre chose.
C'est toujours drôle de voir l'idée que les gens se font de moi. Je me demande toujours comment les gens peuvent être aussi aveugles. Je suis sûrement très bonne comédienne (comme le disait mon arrière grand -mère alors que je ne savais pas encore marcher...) et encore meilleure menteuse (des années de pratique intensive avec ma mère, ça porte ses fruits).
Mais je me dis aussi que les gens se laissent aisément berner.
J'ai été pendant treize ans avec quelqu'un que personne n'avait jamais vu. Ca n'a jamais choqué personne. Ou si peu. Entre temps, c'est vrai qu'il m'arrivait de réfugier ma peine dans d'autres bras. Mes "amis" en ont toujours déduit que j'avais des moeurs légères (d'ailleurs l'une d'entre eux m'a carrément dit un jour sans vouloir me blesser le moins du monde que j'étais un peu salope)....
Dans notre groupe d'amis, j'étais "la jolie". Alors j'étais forcément celle qui avait la vie la plus facile. Parce que c'est bien connu, quand on est beau, on n'est pas malheureux. Ca ne va pas ensemble.
Et quand on est beau, on ne se plaint pas d'avoir des peines de coeur, parce qu'on n'a qu'à claquer dans les doigts, et on trouve des épaules pour se consoler.
Il faut dire que j'ai apporté de l'eau à leur moulin avec mon éternel sourire. C'est vrai que dès le matin, je chantonne. C'est vrai que quand nous allions en cours à vélo, je chantais, qu'il fasse 30° ou -15.
C'est vrai que pour couronner le tout, j'avais toujours de bons résultats sans beaucoup travailler.
J'ai de la chance de ce côté là, je le reconnais, et j'en suis reconnaissante. BEAUCOUP.
C'est vrai aussi que quand on me demande comment je vais, je réponds toujours que je vais très bien. Et j'en ai l'air. Quoiqu'il se passe.
Et si vraiment je ne vais pas bien et que ça se voit, alors c'est que c'est tellement terrible que je ne sors pas de chez moi, donc personne ne le voit, personne ne le sait.
Je n'en veux donc à personne de ne voir de moi que ce que je veux bien leur montrer.
Il me semble néanmoins que quand on se dit l'ami de quelqu'un, on ne s'arrête pas à ce que l'autre veut faire croire...
Et comme il y a une personne, une seule, qui soit allée au-delà de tout ça, alors même que je ne la connaissais que depuis quelques semaines, alors je sais que c'est possible. Mais maintenant que je la connais depuis si longtemps, je sais aussi ce par quoi elle est passée.
Et je me dis que finalement, il faut avoir vécu des choses moches, pour lire dans les yeux des autres ce qu'ils essayent de cacher.
On ne peut donc pas en vouloir aux gens qui n'ont jamais affronté de vrais problèmes de ne pas penser à ceux qu'auraient pu affronter les autres. D'ailleurs je ne leur en veux pas. Y a juste toujours un petit sentiment d'injustice qui vient plâner un petit moment au dessus de ma tête.
Mais voilà, le temps de l'écrire, et hop, il est reparti ;-))
Et j'en arrive à mes collègues. L'autre jour, on parlait d'une des collègues qui passe plus de temps en congé mat qu'à son bureau. Et une des mes secrétaires m'a dit "Attends, le jour où tu seras dans sa situation, on en reparlera". L'autre secrétaire a embrayé "Oh mais elle ne veut pas d'enfants, elle !". Et elle le pensait le plus sincèrement du monde. D'ailleurs sans que j'aie l'occasion de dire quoique ce soit (ce qui m'arrange beaucoup, je le concède), l'autre a continué cette discussion qui était devenue la leur, exclusivement, en disant qu'effectivement, je n'étais pas le genre à vouloir des enfants. Parce que je travaille beaucoup, que je suis très indépendante, que je suis ce genre de femme qui ne cuisine pas, qui ne s'embarrasse pas beaucoup du ménage, enfin tout ça. Je suis gentiment retournée dans mon bureau en les laissant argumenter sur cet éternel débat qui fait que les femmes qui ont une activité professionnelle comme la mienne, ben forcément, ce ne sont pas des femmes maternelles.
Ne se sont-elles jamais demandé si ce n'était pas parce que quand on devient maman, la plupart finissent par changer de métier ? Parce qu'on n'a pas vraiment le choix ? Pas que ça soit inconciliable, loin de là, mais parce que mon monde professionnel est un monde d'homme et qu'ils ne réfléchissent pas comme nous ?
mercredi 7 mai 2008
Sur le c...!
Bon, allez, j'avoue, dans le fond, ça me fait plaisir.
Même si, à la base, je trouve ça limite de nous dire ça.
On nous a dit ce midi qu'à force de nous fréquenter, nos couples d'amis/copains allaient finir par se séparer.
Parce que nous voir tellement amoureux, ça les fait réfléchir sur le type de relation qu'ils entretiennent avec leur conjoint(e).
Pas que je me réjouisse de contribuer de quelque manière que ce soit à une séparation. D'autant que je me dis que dans la majeure partie des cas actuels, l'approche de la quarantaine explique beaucoup de choses.
Mais c'est pas souvent que j'ai été dans une relation enviable. Alors je vais m'arrêter à ce petit bonheur là, pour aujourd'hui, et ne pas chercher plus loin.
Aux voleurs
Déferlante de séparations.
Pas la moindre angoisse de contagion. Belle nouveauté, non ?
MAIS JE NE SUIS PAS UNE PENSION POUR FAMILLES EN EXPLOSION !!!!
Je suis trop gentille. C'est un fait. Mais pourquoi faut-il que tout le monde en profite ?
Et pourquoi faut-il que le seul à qui j'arrive -un peu- à me plaindre, soit mon homme ?
Peut-être parce qu'il s'agit exclusivement de ses copains à lui ?
De là à en conclure que les femmes en instance de séparation sont plus indépendantes... il n'y a qu'un pas que je franchis sans la moindre impression de verser dans le féminisme.
Comme de bien entendu, je n'ose rien dire, parce que j'ai peur qu'on me trouve méchante et insensible et asociale et égoïste (etc...). J'ose à peine dire à mon homme que ça va pour cette fois, mais que ça ne redevienne pas comme avec le dernier qui nous a squatté chaque week-end, et la moitié des soirs de semaines, pendant des mois.
Et aussitôt prononcés ces mots, je m'en veux. Alors je me fâche -intérieurement- contre moi, contre lui, contre ma mère, contre mon boulot, contre ceux qui profite de notre gentillesse, contre tout. Et tout le monde.
On part en vacances demain matin. Nos valises ne sont pas prêtes. Je comptais faire ça ce soir et demain, très tôt, avant de partir.
Et le copain en question, il avait demandé s'il pouvait venir chez nous ce week-end pour ne pas faire face à sa belle-famille qui débarquit pour soutenir sa femme à qui il venait d'annoncer qu'il ne l'aimait plus.
Mais j'ai appris hier soir que le week-end en question commençait ce soir.
Oui, demain, c'est férié. Mais ce soir et demain, j'ai envie de me sentir chez moi pour tout préparer sans avoir un copain dans les pattes. Et demain, pareil.
Je suis peut-être bête, mais dès qu'il y a du monde chez moi, je ne me sens plus vraiment chez moi, puisque je ne peux pas faire tout comme je fais d'habitude. Il faut tenir compte de la présence d'un autre.
Et ça, avant de partir pour une semaine, ben ça ne me convient pas.
Sans compter que j'ai beau essayer de me convaincre que je me trompe, mais je me dis que si trois jours après avoir annoncé ça à sa femme, ou disons sa pacsée, il a besoin de venir passer 5 jours chez nous, ben il va avoir du mal à rester chez lui le reste du temps.
Je n'avais plus qu'une pensée en tête hier soir : si c'était à refaire, je n'achèterais plus une aussi grande maison.
Parce que finalement, depuis qu'on a cette maison, c'est comme si tout le monde se disait qu'avec toute cette place, on n'a que ça à faire d'héberger sans arrêt les âmes en peine ou en instance de séparation.
Et puis j'extrapole peut-être un peu trop, mais quelque chose me dit que ce n'est pas en étant toujours squattés de la sorte qu'on va réussir à combler par nous-mêmes les pièces vides de cette grande maison.
Parce que ça nous prend du temps, parce que ça nous fatigue, parce que ça nous vole du temps et qu'on en manque déjà bien sérieusement, et qu'au final, même si on les aime ces gens-là, ils finissent par nous stresser.
Et le stress...
Enfin vous voyez...
samedi 12 avril 2008
On a beau dire....
...c'est quand même pas les femmes qui changent le plus d'avis dans la même demi-journée.
Ou alors on n'est vraiment pas représentatif du couple "normal". Si tant est qu'il existe une définition d'un couple normal...
Illustration du propos :
Nous devons aller ce soir dîner au resto avec l'ami d'enfance de mon homme et sa blonde (je lis trop de blogs québécois, ça commence sérieusement à déteindre sur mon vocabulaire...) (mais elle a des mèches blondes alors finalement...). Et bon, allez, avouons-le, ça ne m'enchante guère, mais allons, je ne suis pas comme ça, c'est même moi qui ai proposé d'y aller ce soir, c'est qu'il s'agit du dîner d'anniversaire de ces deux hommes natifs de mars, alors ça n'a que trop attendu !
Bon, mais nous sommes déjà sortis hier soir pour l'anniversaire d'une copine (un autre billet en naitra sans doute...) donc couchés tard (tôt ?), et donc monsieur chéri est fatigué (c'est qu'il n'est plus si jeune le bougre !).
Donc ce matin (midi...) au petit déjeuner, il me dit qu'il n'a pas envie de sortir, qu'il veut rester à la maison ce soir, qu'il veut bien faire un tour en ville cet après-midi, mais qu'après ça, il veut passer une soirée tranquille avec sa chérie d'amour (devinez qui c'est :-))).
Bon, j'ai essayé de cacher ma joie comme je pouvais, et je lui ai demandé comment il allait annoncer ça à son ami, parce que ce dernier n'a pas des masses d'amis (et c'est un euphémisme...), alors il va forcément être déçu (ça fait une semaine que sur msn, sa petite phrase, c'est "vivement samedi soir"...), qu'il va essayer de le convaincre, et tout.
Ben peut-être mais monsieur chéri n'a vraiment pas envie de sortir, et il va lui dire.
Wow ! Quel homme j'ai là moi !!!
Bon, mais j'ai comme l'impression que tout le monde se représente bien la suite de l'histoire...
Il contacte l'ami.... Et donc au bout de 10 mn, il me regarde avec son air de chien battu et me dit "tu crois qu'on peut se forcer un peu ?"
J'ai éclaté de rire. Bon, alors je lui demande ce qu'il veut manger pour que je puisse réserver une table.
Il ne sait pas.
Donc je me creuse la tête, et les deux meilleures idées qui me viennent à l'esprit, ce sont des restos de poissons.
Alors je fais ma proposition à monsieur chéri. Grimace : "naaaan, je veux pas de poisson".
Deux secondes de blanc (juste pas assez pour que j'aie le temps de lui dire de se dém...), et il ajoute "pi tu sais quoi, on va aller faire un tour en ville, pi on va rentrer, et je vais appeller F**** pour lui dire qu'on ne sort pas".
..........................
Bon, cette fois, je ne me suis pas réjouie (les leçons, au bout d'un moment, ça rentre, même dans mon crâne bien dur à moi...), je lui ai demandé de s'asseoir, de me dire ce qu'il veut vraiment, en faisant abstraction de mon avis, de l'avis de l'ami (celui de sa blonde, on n'avait même pas imaginé qu'il ait une valeur quelconque, mais je dis sûrement ça parce que.... ben parce que c'est juste comme ça que c'est !).
Et donc : "bon, ben je vais prendre une douche, et après, je saurai ce que je veux".
Donc il se lève, je lui demande en même temps d'éteindre la musique parce que c'est pas trop ma tasse de thé son truc, et il me demande, "tu veux écouter quoi ?", je dis "rien", alors il tape rien, et voilà donc tout ce billet que j'écoute Edith Piaf, parce que quand on tape rien sur deezer, ben c'est Rien de rien qui vient, et tout Piaf à sa suite.
J'ai déjà dit que je l'aime ce gars-là ? Parce qu'il n'aurait pas pu trouver mieux juste là. C'est ce que j'aurais voulu si j'javais su ce que je voulais.
Ouais, bon, mais là, il a fini de se laver, il a eu le temps de passer devant moi en tenue d'Eve pour aller se chauffer au poêle (y a de l'action chez nous, on croirait pas, hein ?), mais il ne sait toujours pas...
Alors j'en reviens à ce que je disais, faut changer le proverbe, et ça donne "souvent homme varie, bien fol qui s'y fie".
Qu'on se le dise.
Bon, et sinon, ben je suis une brêle.
Parce que j'ai voulu partager le joli fond sonore, mais j'ai pas trouvé comment ça marche...
Faudra que je me penche là-dessus.
Sauf si une âme charitable passe par là et me fait un joli tutoriel...
vendredi 4 avril 2008
Zut, rev'là le bourdon !
Ouais, c'est pas une bonne journée, jusqu'ici en tout cas...
Pourtant l'humeur de ces derniers jours était tellement bonne, optimiste, enthousiaste et tout et tout...
Mais là, ça ne va pas.
D'abord, hier, mon homme était donc chez se pét..., et donc hier, même si j'ai fait l'air de rien, ben j'étais pas ravie. On a quand même passé une soirée sympa (à partir de 20h30 puisqu'avant, on n'était pas à la maison), j'ai regardé une série, et lui jouait à la console.
On a même fini par aller au lit en même temps, et par faire un truc que je pensais pas faire un jour où je suis censée faire la gueule. Mais bon, je ne vais pas ME punir pour LE punir, non ?
Donc bref, ce matin, c'était notre anniversaire. Comme prévu, il n'y a pas pensé.
Moi, je suis définitivement trop gentille, alors je lui ai donné son cadeau. Bon, il était content, il ne s'y attendait pas, tout était sympa.
Puis, petit déj. Je n'ai pas pu m'empêcher de lui demander s'il avait discuté avec son ex-femme de leur problème commun qui m'empoisonne l'existence. Oui, ils en ont parlé, et madame devait rencontrer la notaire qui avait établi leurs papiers (ceux qui ont lésé monsieur...) mais elle a annnulé parce qu'elle va voir un concert de Jenifer (NO COMMENT !!!!!!!!!!!!).
Mais bref, le comble, c'est que mon homme n'a pas percuté que c'était un peu louche de les laisser régler ça, alors que c'est déjà à cause d'elles deux qu'on en est là !!!
Bon, j'ai fini par m'énerver et par dire à monsieur que quand elle accouche, s'il a l'intention d'aller la voir et de lui faire un cadeau, il a intérêt à ne pas me le dire et à bien le cacher, parce que si je découvre quoi que ce soit, je le tue.
Et j'ai précisé que je serai vigilante et donc pas facile à abuser.
Et j'ai ajouté que si un jour je finissais par être enceinte et par avoir un enfant, qu'elle n'espère pas venir le voir et lui faire des gouzigouzis. HORS DE QUESTION !!!!
Enfin bref, je me suis calmée en chantant à tue-tête dans la voiture, donc ça allait mieux, et puis j'arrive au bureau pour trouver le mail de l'épouse d'un ami d'enfance qui m'annonce que l'ami en question a une leucémie.....
Bon, alors je me suis forcément dit que mes problèmes n'étaient que de petits problèmes...
Ca m'a fait tellement mal au coeur....
J'ai répondu, mais que répondre dans ces cas-là... Mes prières et pensées vont vers lui... Et sa femme et ses trois adorables enfants.
Et puis la fin de la matinée arrive enfin, et là, je reçois un MI de mon homme qui me demande si je suis fâchée si finalement il ne déjeune pas avec moi mais avec des confrères... Aujourd'hui !!!
J'ai juste répondu "bon appétit", et j'ai enlevé le message qui nous souhaitait un bon anniversaire...
J'ai donc déjeuné avec un collègue, rien de bien grave en somme. Mais c'est l'accumulation qui m'agace.
Alors maintenant, me dire que ce soir, quand je quitterai le boulot, faut que j'aille faire des courses parce que monsieur a invité un confrère et toute sa famille à dîner samedi soir, alors que le programme de samedi est déjà TRES chargé...
Alors je sais, je n'ai qu'à le laisser se débrouiller, mais c'est moi qui vais me sentir mal si c'est bâclé, alors...
Mais ça sent la rebellion tout ça.
En plus, ces gens, je ne les ai jamais vus.
Alors déjà que j'ai horreur de recevoir des gens pour un repas, quand en plus je ne sais pas comment ils sont, je vous laisse imaginer.
Je suis le genre de femme qui n'aime pas avoir du monde à la maison. Un peu de temps en temps, à la bonne franquette, si ce sont de bons amis, ça va. Mais des dîners comme ça, j'ai horreur de ça !!!
En plus avec des relations de boulot qu'il faut soigner... Mais bordel, qu'il les invite au resto !!! Je ne suis pas comme les épouses de ses confrères qui n'ont que ça à foutre parce qu'elles ne travaillent pas et ont du personnel pour faire les tâches ménagères à la maison. Je travaille, et je n'ai pas (plus) de femme de ménage, ni de cuisinière, rien de tout ça !!!
Bon, ça se sent là que je suis en colère, non ?
Sans compter qu'au boulot, c'est la cohue, des milliards de choses à faire et pas le temps d'en faire la moitié, en plus ma motivation est toujours aussi faible, alors ça n'aide pas...
Ca me fait ch... d'avoir un samedi à courir dans tous les sens, comme si je n'étais pas assez stressée au boulot !!!
Et puis pour couronner le tout, je reçois un coup de fil (ce n'était que le 4ème de la journée...) de mon ex à moi qui a décidé de prendre mon chat pour une semaine pendant les vacances.
HEIN ??!!??? Pardon ??? Comment ??? Mon chat ???
Ben c'est pas le mien, c'est le nôtre. J'ai cru m'étrangler toute seule !!! Jusqu'à preuve du contraire, c'est moi qui ai payé ce chat, qui l'ai toujours eu chez moi (en 13 ans de relation, nous n'avons jamais habité ensemble), qui m'en suis toujours occupée, qui l'ai toujours emmené chez le véto, soigné, dorloté, câliné, chouchouté, enfin C'EST MON CHAT, QUOI !
Bon, j'ai bien sûr essayé de lui faire dire que c'était juste une mauvaise blague, mais non, c'est tout ce qu'il y a de plus sérieux !
Ben dans ses rêves !
Alors, Ok, y a qu'à pas laisser faire, je sais bien. Mais ça signifie un nouveau clash, et moi, j'ai assez donné, hein, foutez moi donc tous la paix !!!
Bon, je vais aller essayer de travailler sans tuer une secrétaire (j'ai des tendnaces meurtrières aujourd'hui, je le sens bien...).
Ah, encore une chose. Evidemment, il suffit que je sois dans cet état là pour qu'un de mes... comment appeler un homme avec qui on a eu une relation qui n'en a jamais vraiment été une puisqu'il n'était pas plus célibataire que moi à chaque fois que c'est arrivé ? Bref, c'est toujours dans ces moments là qu'il essaye de me contacter. Mais c'est là que je suis le plus vulnérable...!!!
Vous savez quoi, parfois je me dis que c'est pas si mal d'avoir des boutons depuis que j'ai arrêté la pilule, parce qu'aussi con que ça soit, ça me retient de faire quoique ce soit que je pourrais amèrement regretter par la suite...
lundi 31 mars 2008
Je n'y crois pas !!!
Bon, alors de retour du ciné, je consulte ma boîte mail et alors là je tombe sur un mail... mais un mail.... enfin vous allez comprendre :
L'amie dont je parlais tout à l'heure et qui a fait une fausse couche avait fait un mail groupé à celles à qui elle avait annoncé sa grossesse pour les informer de la mauvaise nouvelle.
Soit.
Mais voilà qu'une des destinataires a répondu en envoyant copie à tous les destinataires du premier message. Quel tact !
Mais ce n'est rien comparé au contenu de son message :
"Ca arrive, c'est la vie... Ca sera pour la prochaine fois !"
Texto ! Rien ajouté, rien enlevé !
Vous y croyez, vous, à un truc pareil ???
Ok, elle est fertile et n'a eu aucun mal à avoir son adorable fillette. Mais même !!! Je ne comprends pas qu'on puisse sortir un truc pareil !!!
J'ai trouvé ça tellement horrible que je n'ai pas pu m'empêcher de lire ça à mon homme. Ben même lui a été estomaqué... C'est dire...
Bon, il s'est bien remis, hein, il est en train de jurer devant Lara Croft ;-)
Allez, sur ce, je vais me glisser sous la couette !
vendredi 21 mars 2008
...
Par où commencer ?
Par le moins bien pour finir sur une touche positive ? Ok, alors allons-y !
Suis déçue.
Mais vraiment déçue. A me dire que si ça continue, je ne vais plus avoir la moindre envie de voir ou de parler à mes amies.
Parce que je fais toujours tout ce que je peux pour leur faire plaisir, leur éviter tout ce qui pourrait leur faire du mal, et que de leur côté, ben ... ben non.
Ma meilleure amie, j'en ai déjà parlé, a déjà gaffé l'une ou l'autre fois depuis qu'elle sait que nous essayons en vain de faire un bébé depuis quelques temps.
Mais là, j'ai l'impression qu'elle abuse un peu trop.
Je m'explique.
Elle est enceinte de 5 mois. Enfin non, elle est dans son 5ème mois. Et donc depuis le début, j'écoute chaque jour ses petits maux (enfin je les lis ou je les écoute, selon les jours !), sa fatigue, etc.
Bien. C'est normal. Que moi je n'aille pas bien, ça lui échappe, mais ça, allez, je veux bien admettre. Parce que si j'étale mes états d'âme sur ce blog, c'est aussi et surtout parce que dans la vraie vie, j'ai une fâcheuse tendance à toujours dire et montrer que je vais bien. Très bien même.
Mais bref.
Elle sait donc évidemment que lundi, je vais chez notre amie commune. Qu'elle ne voit que très rarement (genre la dernière fois, c'était quand moi j'ai invité ma meilleure amie (C) en novembre et que l'autre amie (A) est venue pour déjeuner avec sa petite famille).
Donc A et C ne se sont pas parlé depuis, et voilà qu'il a fallu que ma meilleure amie appelle aujourd'hui A pour lui dire qu'elle est enceinte. Comme ça, elle est sûre que lundi, ben quand j'irai chez A, on ne parlera que de ça.
Ca fait 5 mois qu'elle est enceinte, et il faut qu'elle lui annonce ça deux jours avant que je n'aille chez A ????
Et le summum : C a dit à A qu'elle ne m'avait pas encore annoncé sa grossesse.
Pardon ?!?!?
Pourquoi ??? Pour lui faire croire qu'elle lui a réservé la primeur ? Mais c'est quoi l'intérêt !!!
Et alors moi, il va falloir que j'aille chez A, que je parle bébé, que je réponde encore que non, on ne fait pas encore de bébé mon homme et moi, que je simule la surprise toute neuve de la grossesse de C, alors que j'endure ses jérémiades chaque jour depuis des mois ?
Ben non, c'est pas juste.
Et je n'avais déjà pas très envie d'aller passer le week-end chez C la semaine prochaine, mais alors là...
Je pense que je vais annuler tout. La visite de lundi chez A, et le week-end chez C.
Je ne veux pas faire d'histoires, alors je vais inventer des causes tout à fait plausibles, mais je n'ai pas la tête à me mettre dans des histoires pareilles.
Tant pis si C est déçue que nous n'allions pas chez eux.
Mais j'ai l'impression aussi que si ça continue comme ça, je vais finir par ne plus pouvoir me retenir et par leur dire des choses avec moins de douceur que je ne voudrais.
Alors tant pis. J'avais hâte d'aller voir les travaux terminés de la maison de A, mais tant pis. Ce qui devait être une après-midi sympa à parler de maisons, de travaux, de cuisine, etc va immanquablement se transformer en discussion sur C, sa grossesse, le désir de 3ème bébé de A, et tout ça, ben c'est pas exactement ce dont j'ai envie en ce moment.
Alors si pour une fois je fais les choses comme ça me chante...
Voilà pour ma déception. C'est surtout de l'agacement en fait.
Pour le reste, ben j'ai quand même passé une journée sympa.
Bien mangé, bien bu, fait des muffins au chocolat, regardé un film avec mon homme, un copain et sa fille (enfin, elle, elle jouait à la DS pendant le film...), fait des lessives, rangé un peu, et voilà, c'est l'heure d'aller se coucher.
Je n'ai pas préparé mes affaires pour aller chez les beaux-parents, mais tant pis, je ferai ça demain matin avant de partir ! Plus envie maintenant.
Bonne nuit.
Pourvu que je dorme !
mercredi 12 mars 2008
Rien de spécial.
Ben oui, rien de spécial depuis quelques jours.
Y a pas eu d'annonce de nouvelle grossesse, y a pas eu de coup de blues, mais ça ne fait que confirmer que c'est bien le clomid qui me plonge dans cet état dépressif en début de cycle (oui, le fait d'être en début de cycle n'arrange sûrement rien, je sais...), bref, rien de de bien nouveau !
Ah, si, j'allais presque oublier !
On a rencontré la nouvelle copine de l'ami de mon homme.
Cet ami qui, après le départ de sa femme, puis après une histoire compliquée, nous a squatté des week-ends entiers, des semaines aussi d'ailleurs, alors qu'avant, on ne le voyait pas bien souvent...
Mais bref, il a une nouvelle copine.
Vu la description qu'il nous en avait faite, je me réjouissais de la rencontrer et de passer du temps avec eux...
Mais vous devinez la suite. Celle qu'il disait simple, gentille équilibrée, et tout et tout, ben je la trouve fausse, arrogante, et sûrement pas gentille !
En plus, il m'avait dit qu'elle était ronde, alors moi je me disais que pour une fois, je pourrais avoir dans le cercle d'amis de mon homme une fille avec laquelle je n'aurais pas l'impression de devoir entrer en compétition.
Ben elle est pire que tout. J'ai eu l'impression d'être détaillée, jugée, jaugée, évaluée pendant tout le temps de notre repas...
Même sa voix est ultra fausse !
Bref, TRES mauvaise première impression, je ne l'aime pas, pas du tout !
Ils se sont rencontrés sur un site de rencontre, et figurez-vous que dans ses critères, il fallait que l'homme ait une "profession libérale"... Ben que l'ami en question cache ses sous, parce qu'elle a déjà commencé à en profiter !
Et ils sont ensemble depuis moins de deux semaines, et elle répond déjà à son téléphone ! Et il lui offre un voyage au bout du monde !!!
Non, mais je veux bien qu'il soit heureux, mais là, je sens qu'on court droit à la catastrophe, et c'est encore nous qui allons trinquer ensuite !
Bon, et puis je suis même en colère contre l'ami lui-même, parce qu'on l'a appelé pour son anniversaire, ben c'est à peine s'il a trouvé le temps de nous dire merci.
Alors je veux bien que la plupart des gens ont moins de temps quand ils retrouvent quelqu'un, mais j'ai horreur des personnes qui te bouffent tout ton temps quand ils vont mal, et qui ne te regardent même plus quand ils vont bien.
Ca m'énerve !!!
Moi, ben je crois que je reste très égale. D'ailleurs j'ai même plutôt tendance à me renfermer quand ça ne va pas, et à ne voir les gens que quand j'ai des choses heureuses à partager.
Que tout le monde ne soit pas comme moi, soit !
Mais dans cet extrême là, je ne suis pas d'accord.
Voilà !
Sinon, ben J-2 avant mon rendez-vous chez le gynéco.
Je ne sais pas si j'ai hâte ou non, je crois que je n'y pense pas bien souvent !
Ah, et on a acheté plein de meubles pour le séjour samedi, j'ai hâte qu'ils soient montés !
Et sinon, ben non, rien de spécial.
vendredi 7 mars 2008
Les amis... Encore eux...
Heureusement que je suis de très bonne humeur aujourd'hui, parce que sinon, certains s'en seraient pris plein la tronche !
Mais non ! D'abord parce que je suis de bonne humeur, mais aussi et surtout parce que je suis beaucoup trop gentille pour dire quoique ce soit, sauf si vraiment ça va trop loin, et que ça peut arranger l'affaire.
Mais sinon, quand je me dis que ça ne changera rien, je la ferme !
Bref, et puis ça vient de ma meilleure amie, alors j'essaye de relativiser parce que je n'ai aucune envie de lui faire de la peine...
Bon, sujet de mon agacement : voici un extrait de son mail : "au pire, il y a plein de petits enfants qui ne demandent qu’à avoir une maman aussi géniale et aimante que toi. No soucy !!!!!"
(hum petit pause due à une crise de rage que j'expliquerai dès que j'aurai fini avec le sujet entamé)
Donc voilà la petite phrase de ma meilleure amie qui m'a grandement énervée... Surtout que ça venait après un mail où elle m'expliquait (référence à l'autre amie avec qui j'ai déjeuné hier) qu'elle avait fait le choix d'avoir des enfants rapprochés (elle est enceinte du deuxième, ils auront donc deux ans de différence) et de n'en avoir que deux parce qu'elle veut pouvoir s'occuper bien d'eux en se rendant disponible tant qu'ils sont petits, et que quand on fait le choix d'étaler plus les naissances, ben c'est pas aussi bien pour les enfants.
Moui, bien sûr... Sauf qu'elle sait ce que je traverse. Et que donc j'estime, que parler de choix de faire ses enfants quand on le décide, c'est plutôt malvenu.
Parce que si j'ai le bonheur d'en avoir deux, il est probable que je ne choisisse pas plus la date du second que celle du premier...
Mais bon, soit...
Mais c'est vraiment sa dernière phrase qui m'a le plus rendue folle, celle où elle me dit que si ça marche pas, ben c'est pas grave, y a plein d'enfants à adopter...
Punaise, heureusement que c'était par mail... Et pas en direct live...
Parce que je ne suis pas sûre qu'elle aurait aimé voir l'espèce de quasi haine qui a dû passer dans mes yeux à ce moment là !!!
Bref, ça c'était en fin de matinée.
J'ai enchaîné avec un déjeuner avec mon homme et deux de ses confrères que j'aime bien et avec qui je passe toujours un bon moment, et ce midi n'a pas dérogé à la règle !
Une bonne pizza calzone, trois mecs drôles et sympas, et hop, le tour est joué !
Je vais finir par me dire que je ne suis bien qu'avec les hommes...
Parce qu'eux ne comprennent pas du tout, mais je ne le leur demande pas !
Après ça, hop, chez le coiffeur. Ca m'a détendue, ça m'a fait beaucoup de bien, et je ne me trouve pas si moche, donc pas de déprime post coiffeur pour ce soir !
Je sais que mon homme n'aimera pas, mais peu importe, ça reviendra vite à la normale !
Et donc me voilà à la maison, devant le feu qui me réchauffe les pieds et m'illumine de sa jolie lumière, et donc je commençais à écrire ce message quand je vois que j'ai reçu un mail d'une autre copine, qui annonce...
Ben oui, elle est enceinte. C'est donc ça l'objet de ma petite pause du début du message...
Si j'ai tout bien calculé, elle est enceinte de moins d'un mois.
ET elle fait un mail groupé à notre petit groupe pour nous l'annoncer...
C'est beau, hein, de ne pas se poser la moindre question, de se sentir si sûre de soi qu'on l'annonce à la terre entière...
Ouais, c'est beau, tant mieux, bravo !
Mais je n'arrive même pas à lui répondre pour la féliciter..
J'ai bien cliqué sur "répondre à tous" pour me joindre au concert de félicitations, mais je n'y arrive pas.
J'ai donc encore passé un cap...
Je n'ai aucune raison de lui en vouloir, et bien sûr que je suis heureuse pour elle.
Mais je n'ai plus les mots pour le dire simplement.
Si je disais ce que je pense, alors je lui dirais que je suis heureuse pour elle, oui, bien sûr, mais qu'elle ne devrait pas le crier à la terre entière alors que c'est si neuf, parce que s'il arrive quelque chose, il faudra le dire aussi à tout le monde !!!
Je dirais aussi qu'elle a bien de la chance, parce qu'elle m'avait confié avoir arrêté la pilule bien après moi...
Et je ne peux m'empêcher de me souvenir qu'à l'époque, je lui ai confié que ça faisait un bout de temps que j'avais arrêté moi aussi...
Alors je suis peut-être un peu exigeante, mais j'aurais aimé plus de tact...
Je ne sais pas, mais si j'avais une amie qui essaye depuis longtemps de faire un bébé, que ça ne marche pas, et ben je pense qu'elle aurait droit à un traitement spécial pour l'annonce de ma grossesse...
Enfin j'en sais rien, et puis on s'en fout après tout.
Faudra bien que je lui réponde, mais là, non, aucune envie.
Ce n'est pas contre elle, mais je sens bien que je suis à chaque fois un peu plus jalouse et un peu plus amère.
Alors aujourd'hui, grâce à ma bonne humeur, je ne suis pas plus triste que ça, mais dans 15 jours, quand je verrai que ce n'est pas encore pour cette fois-ci, ça sera encore un peu plus dur...
Je ne souhaite à personne de ne pas être fertile, non, non !
Mais en même temps, dans le fond de mon coeur, je sens bien que si je pouvais avoir de temps en temps un signe que ça n'arrive pas qu'à moi dans mon entourage...
Bah... Heureusement qu'il y a internet...
jeudi 6 mars 2008
Ce n'était qu'un déjeuner...
Ben ouais... Ma cops n'est pas enceinte.
Je ne pensais qu'à ça en y allant, et quand on s'est installé au resto, à chaque instant, je me demandais quand elle allait me l'annoncer.
Mais non, pas du tout, ce n'était pas ça !
Pourtant, ce matin, elle m'avait renvoyé un mail me répétant à quel point elle se réjouissait de déjeuner avec moi, ce qui m'avait rendue encore plus suspicieuse.
Ben non, elle se réjouissait vraiment juste de déjeuner avec moi !
Bon, mais si je sais qu'elle n'est pas enceinte, c'est que c'est venu tout seul sur le tapis, et évidemment, pas de mon fait... Mais elle me dit que son homme voudrait qu'il n'y ait pas plus de 6 ans de différence entre l'aîné et le petit dernier, et que donc il faudrait qu'elle le fasse dans trois mois.
Bon, c'est un peu trop tôt pour elle, mais ça sera dans les mois à venir, et alors forcément, "bon, alors et toi, tu te décides quand à nous faire le premier ?" Hum... Ben j'esquive, comme d'hab, alors "ben quoi, t'en voudras quand même, non ?"
Oui oui...
Alors elle me dit "OK, j'ai eu une idée l'autre jour : il faudrait qu'on les fasse en même temps, comme ça on a le congé mat ensemble et on pourra passer plein de temps ensemble !"
Mais oui, bien sûr ma belle...!
Ben vas-y arrête la pilule, et dans 9 mois, tu auras un beau bébé, mais c'est pas pareil pour tout le monde...
Enfin je n'ai évidemment rien dit de ce genre, j'ai juste rigolé, et j'ai dit "oh ben oui, comme quand j'ai été malade en même temps que [mon autre amie]" !
Enfin bref, j'avais peur de ma réaction si on parlait de ça, mais finalement, exceptionnellement, ben ça m'a fait du bien de parler avec quelqu'un qui a autant de naïveté, de confiance, d'insouciance.
Faut dire que je l'aime bien ma cops, alors j'étais toute heureuse pour elle de la sentir si bien...
Ca m'a fait une bouffée d'air frais...
Si les mêmes mots étaient sortis de quelqu'un que je n'aime pas trop, autant dire que je serais d'une toute autre humeur là...
Mais voilà, ça ne m'a pas minée, et j'en suis toute heureuse !
Et j'ai pris rendez-vous chez le coiffeur demain après-midi. Donc je ne travaille pas demain après-midi.
Cool !
Et j'ai prévenu mon homme que je serai donc de mauvais poil demain puisque je suis TOUJOURS désespérée en sortant de chez le coiffeur :)
Enfin bref, pour l'instant, aujourd'hui est un jour où ça va plutôt bien.
Je ne me trouve pas très jolie, j'ai des bouffées de chaleur, mais le reste, ça va !
mercredi 5 mars 2008
Ce n'est qu'un déjeuner !!!
Alors une amie m'a demandé si je voulais déjeuner avec elle demain midi.
Oui, ok, pas de souci, je peux me débrouiller pour ça.
Voilà, c'est réglé.
Mais c'est là que je commence à m'inquiéter... Et si c'était pour m'annoncer qu'elle attend le troisième ??? Parce que c'est déjà au cours d'un déjeuner en semaine qu'elle m'a annoncé sa deuxième grossesse...
Et je n'ai pas envie d'avoir encore à entendre ça !
Disons que j'ai peur d'avance du coup que ça va m'asséner et de l'humeur dans laquelle je vais être... Et puis va falloir avoir l'air super heureuse pour elle, ce que je suis, dans le fond, mais ça va quand même tellement me briser le coeur de me dire que moi, ben non, toujours pas, que ça va demander un bel effort pour sourire...
Sans compter qu'elle va finir par me demander quand est-ce qu'on se décidera à s'y mettre aussi...
C'est toujours le souci avec ceux à qui tout arrive tout cuit dans les bras... Ils n'imaginent même pas qu'il puisse en être autrement...
Alors je vais reprendre ma vieille réponse : "ooooh, ben chaque chose en son temps !"
En priant de toutes mes forces pour qu'elle n'en rajoute pas avec un couplet genre qu'on n'est plus tout jeune, qu'il faudrait s'y mettre, que mon homme aura vite 40 ans, bla bla bla...
Sans compter qu'à chaque fois que je la vois, je finis immanquablement par avoir droit à "oh, mais tu n'as pas encore d'enfants, tu ne peux pas comprendre" au détour d'une conversation sur le temps que je passe au boulot, ou sur le sport, ou sur les sorties...
Bon, allez, si ça se trouve, elle a juste envie de papoter avec moi....
Les "amis"
J'ai déjà parlé de la difficulté à écouter les commentaires des copains et des connaissances qui ne savent pas qu'on essaye vainement d'avoir un bébé.
Mais au final, le pire, c'est ceux qui le savent.
Là, je viens de raccrocher le téléphone, je papotais avec une "amie", qui a été plus que ça (oui, j'ai eu une longue relation avec une fille) et qui est la seule (de mon côté en tout cas), avec mon autre "vraie" amie, à savoir que j'essaye de faire un bébé.
Elle sait aussi que je prends un traitement qui a pour principale conséquence de me rendre un peu dépressive.
Mais elle m'appelle, et m'engueule parce que je lui demande si elle est en train d'aller travailler, alors que si j'écoutais ce qu'elle me raconte, je devrais savoir qu'elle a un rendez-vous avec un type pour une formation.
Ouais, ben je suis désolée de ne pas me souvenir de son emploi du temps...
Et de rajouter "je sais pas ce que t'as en ce moment, mais t'es un peu dans ta bulle, faudrait peut-être que tu fasses un peu attention aux autres"...
Venant de la personne la plus égoïste qui soit sur cette terre, j'avoue que c'est un peu gros.
Alors effectivement, je préfère encore les remarques de ceux qui ne savent pas plutôt que les remarques de ceux qui sont censés savoir...
Dans la même veine, y a une "amie" de mon homme, qui est accessoirement dentiste, que je n'aime déjà pas des masses, alors ça m'a déjà bien gonflée quand mon homme lui a dit qu'on essayait de faire un bébé, mais quand je me suis retrouvée sur son fauteuil de dentiste, à lui dire que s'il y a un gros truc à faire, je préfèrerais qu'on attende, ben j'aurais bien voulu qu'elle comprenne sans que je m'étende.
Mais évidemment, non.
Et de dire "quoi, t'es enceinte ?". Et comme je dis non, alors elle dit "ben alors qu'est-ce que ça peut faire ?"
Alors évidemment comme elle a eu sa fille en deux temps trois mouvements, elle ne sait pas ce que c'est l'attente entre l'ovulation et les règles, où l'on évite tout ce qui pourrait poser un problème à un éventuel oeuf fécondé...
Mais bref, il est écrit que les gens sans problèmes n'auront jamais le tact qu'il faudrait avec ceux qui n'ont pas la même chance qu'eux...
Et pour finir, ma vraie amie, celle que j'aime vraiment très fort, qui m'a soutenue dans les pires moments de mon existence, qui sait presque tout de moi (ouais, y a quand même des choses que je préfère garder pour moi...) et envers qui je suis reconnaissante à vie. Ben même elle, il y a des moments où elle n'a pas vraiment le comportement qu'il faut.
Je sais que ce n'est pas facile d'être l'amie de quelqu'un qui n'arrive pas à avoir d'enfant quand on en a déjà un. Enfin non, je ne sais pas, mais j'imagine.
Et j'imagine aussi très bien que ça doit être terrible de devoir annoncer à cette amie qu'on est encore enceinte... Alors qu'on a arrêté la pilule le cycle d'avant...
Ok, je veux bien croire que ça ne soit pas simple.
Mais que ça soit à moi de la consoler pendant des heures quand elle me l'annonce en lui jurant que non, je ne lui en veux pas... Et que ça soit à moi de faire comme si tout allait bien pour que surtout, la pauvre, elle ne culapbilise pas, ben merde alors...
Et du coup ben ça me fait penser aussi à l'ami de mon homme, qui est d'une fragilité à faire peur et qu'on doit materner depuis un an suite à sa séparation d'avec sa femme, qui va bien maintenant, qui a une nouvelle copine et tout et tout, et que quand j'ai eu le malheur de lui dire que moi c'est pas la grande forme ces temps-ci, ben il s'est mis à pleurer en disant que ça lui fait de la peine, que ce n'est pas possible que je n'aille pas bien, que je suis d'une telle force que c'est forcément passager, et ouin ouin, et c'est aussi moi qui ai dû le consoler, et lui dire de ne pas s'inquiéter, etc, etc...
Bref, rien d'étonnant à ce que je cherche refuge sur internet puisque les vrais gens de la vraie vie ne sont pas à la hauteur...