J'enrage.
Je croule sous le boulot (dans ce cas, je ferais mieux de ne aps perdre de temps à venir pester ici, mais bon, je compte sur le fait que ça me décharge un peu de ma rage !).
Alors je cherche à déléguer.
Encore plus que d'habitude.
Parce que le moins que l'on puisse dire, c'est que le secrétariat n'est pas, mais alors pas du tout overbooké.
Elles le disent elles-mêmes, ce n'est pas une interprétation de méchant chef.
Alors tout ce qu'elles peuvent faire à ma place, j'essaye de le leur confier.
Déjà parce que je me dis que ça me décharge, mais aussi parce que ça les implique, et qu'en général, ça les motive de se sentir un peu plus responsables et compétentes.
C'est pour ça aussi que même quand je suis moins charette, j'essaye de leur confier des missions qui dépassent un peu le simple secrétariat, même si après, il faut que je reprenne.
Mais bref, je m'égare.
J'enrage parce que c'est au bureau comme c'est à la maison : je passe mon temps à me dire que j'aurais mieux fait de le faire toute seule, que j'aurais moins perdu de temps.
Si encore je me disais que c'est la bonne stratégie à long terme, même si dans l'immédiat, ça ne paye pas.
Mais non.
Ici ou à la maison, je m'aperçois que même à long terme, ça ne porte pas ses fruits.
Alors oui, ça m'exaspère.
Je mélange un peu tout là, mais quand même, deux exemples :
- petit déjeuner, ce matin : je me suis lavée, préparée, habillée, je me suis occupée de mon fiston, j'ai préparé le linge à repasser pour la femme de ménage, lancé une lessive, un sèche linge, rangé la salle de bain, le salon (un champ de bataille après l'après-midi joyeux de fiston et de son copain), préparé le petit déjeuner, le biberon de Tinamour.
Zhom s'est levé péniblement, est descendu mettre les pieds sous la table et m'attend.
Avec ma bonne humeur matinale (et n'y voyez là aucune ironie, je suis vraiment de bonne humeur le matin), je dis à mon cher et tendre compagnon que je veux bien m'occuper de tout, mais que la seule chose qu'il pourrait faire pendant que je m'agite, c'est de couper du pain (c'est de son côté de la table...) et le mettre à griller, pour éviter qu'après avoir fait tout ça, je m'asseye pour constater qu'il faut que je me relève et que j'attende que ça soit prêt.
Il me regarde d'un oeil hagard. J'attends quelques secondes, et pas de réaction, alors je me lève, je coupe le pain, et je le mets à griller.
De moins bonne humeur pour le coup.
- au bureau.
Je demande à l'une de mes secrétaires (finalement, c'est un peu toujours la même qui m'exaspère...) un renseignement que je lui ai demandé de rechercher mercredi dernier.
Il suffit pour ça de téléphoner à la médiathèque.
Mercredi dernier, elle leur a demandé par mail.
Je l'ai déjà relancée vendredi, elle m'a dit qu'elle n'avait pas eu de réponse, qu'elle allait leur renvoyer.
Je suggère déjà à ce moment qu'il serait peut-être plus rapide de les appeler.
Moi-même, je préfère le mail que le téléphone, donc je veux bien comprendre qu'elle fasse de même.
Sauf que moi, je préfère le mail parce que ça me fait gagner du temps.
Pas elle.
Elle réfléchit à la mise en page, aux mots à employer, il faut que ça soit joli, bien enrubanné, etc etc etc.
Je pense que sans exagérer, le mail qui aurait dû se limiter à : "merci de bien vouloir me communiquer les origines géographiques de vos clients pour 2009" s'est transformé en un roman fleuve d'au moins 20 lignes.
Bref, ce matin, c'est mon Président qui me relance pour savoir le renseignement.
Je relance donc à mon tour la secrétaire en question.
Qui souffle, râle, me dit qu'elle ne va pas les appeler alors qu'elle les a déjà relancés par mail vendredi.
Pardon ? Mais si je le demande, n'est-ce pas aussi simple de juste décrocher le téléphone et de demander ???
J'ai juste l'impression que si j'avais moi-même décroché le téléphone mercredi dernier, j'aurais gagné beaucoup de temps.
Mais si je raisonne comme ça, que leur reste-t-il ? Et comment je continue moi ???
lundi 17 janvier 2011
Déléguer.
mardi 24 août 2010
Hypocrisie organisée
Je vous préviens, c'est tout à fait politiquement incorrect ce que je vais écrire là, mais ça fait des semaines que je suis sous pression, que je retiens tout ça, il faut bien que ça sorte.
En préambule, je me permets de préciser que je HAIS le racisme, que ça m'horripile, et que j'ai toujours dit que malgré mon patriotisme exacerbé, si un jour l'extrême droite vient au pouvoir, je m'exile de l'autre côté du Rhin. Ou de l'autre côté de l'océan.
Préambule nécessaire.
Et pas la peine de m'écrire que notre Président actuel fait le jeu de l'extrême droite, je ne suis pas de cet avis, et je vais justement expliquer pourquoi.
Je ne sais pas quel est l'écho à l'extérieur de nos frontières de ce qui se passe actuellement chez nous avec les Roms, romanichels, gitans, gens du voyage, manouches, etc.
Alors pour mémoire, et en gros, après un incident en juillet au cours duquel un homme d'une communauté des gens du voyage a perdu la vie, il y a eu des échauffourrés, puis finalement, l'Etat s'en est mêlé et a décidé le démantèlement des camps illégaux de roms et leur expulsion.
C'est sans doute trop radical et surtout trop brusque comme décision, je suis tout à fait d'accord.
Mais je sais aussi que sur ce terrain sensible, il n'est pas de solution qui puisse convenir. Ou alors celui qui la détient est bien stupide de rester caché.
Ce qui me pousse à écrire aujourd'hui, ce n'est pas cette politique.
Ce sont les réactions à cette politique.
A vomir d'hypocrisie.
Tout le monde se lève pour défendre le droit des roms à aller et venir où bon leur semble.
Quand je dis tout le monde, je veux bien sûr dire tous ceux qui ne sont pas confrontés aux soucis réels que ça entraîne.
L'opposition hurle à l'acte de racisme organisé.
La semaine passée, un prêtre (!!!!!!!!) a souhaité "que Nicolas Sarkozy ait une crise cardiaque". Il a dit ensuite regretter ses propos, mais il l'a dit.
Le summum, c'est Yannick Noah.
Non mais alors là, pour moi, c'était le pompon.
Je l'ai toujours bien aimé, parce que bon, il vit dans son joli monde doré, mais il fait quand même des trucs pour les moins heureux que lui, alors c'est toujours mieux que ceux qui ne font rien.
Mais lui, dans son exil doré en Suisse, que connaît-il des situations engendrées par l'arrivée des camps roms ?
DE QUOI JE ME MELE ????????????
Viens donc payer TOUS tes impôts en France, notamment ceux qui servent à financer les aires d'accueil des gens du voyage, et après on en reparle !
Vous allez me dire "et toi, tu te mêles de quoi ?".
Et bien moi, depuis maintenant 10 ans que je travaille sur ce territoire, j'ai à faire face chaque année, plusieurs fois, au désastre économique et écologique des camps de roms.
Moi, depuis que je travaille ici, j'ai vu se mettre en place une aire d'accueil des gens du voyage, l'équivalent d'un camping bien confortable, qui a bien sûr coûté beaucoup d'argent aux contribuables ( dont moi) qui eux payent déjà leur taxe d'habitation, leur eau, leur électricité, etc.
Et j'ai pu constater que chaque année, cette aire est soit déserte, soit utilisée et vandalisée.
Les cuvettes de toilettes arrachées, les vitres brisées, les douches démolies, etc.
Ce n'est même pas de la négligence, c'est de la malveillance.
Je ne veux pas TOUS les mettre dans le même sac, n'empêche que depuis dix ans, ce ne sont jamais les mêmes groupes, et ça se passe toujours mal.
Donc chaque année, des dizaines, des centaines de caravanes débarquent, et les contribuables devraient assurer un accueil, de l'eau, des toilettes, etc à ceux qui ont choisi ce mode de vie.
En quel honneur d'abord ?
Mais ensuite, comme bien sûr les aires ne sont jamais assez grandes ni assez bien, ni je ne sais quoi, bien sûr les camps s'installent dans des champs.
Et c'est là que ça dérape.
Dans la nuit du 17 au 18 juillet dernier, c'est ainsi que d'abord, une quarantaine de caravanes ont commencé à rôder aux alentours.
Le 18 à 8h du matin, le maire du village concerné a demandé à l'un des propriétaires des champs "menacés" s'il pouvait venir avec son tracteur et une remorque pour leur bloquer l'accès. Le propriétaire a bien sûr refusé, de peur d'en subir les conséquences.
Je ne le juge pas, je note simplement le climat que ce genre de présence amène.
Le soir, plus de cent caravanes étaient donc installées sur ce champ, au bord des vignes.
Le jour-même, les vignes étaient transformées en toilettes publiques.
Le maire du village en question a été contacté par un journaliste de Libération.
Dans son interview, il n'a rien caché. Il a parlé de la pollution, des dégradations, des vols dans le voisinage, dans les fermes, etc.
Dans l'article de Libé, pas un mot sur tout ça ni même sur la rencontre du maire. Juste un article condescendant sur les pauvres roms qui n'avaient pas assez de place sur l'aire d'accueil et ont donc dû squatter un champ privé. (l'aire d'accueil est faite pour 40 caravanes, il y en a là 120. Mais bien sûr, l'aire d'accueil est restée vide...)
Deux jours plus tard, le même maire reçoit la visite d'une journaliste des DNA. Il explique tout, tel que ça se passe dans la réalité, une nouvelle fois.
Le lendemain, un article qui vante l'harmonie entre la population du village et du camp rom.
Depuis ce jour, le maire et sa femme ne vivent plus en paix. Ils ont beau dire que ça ne correspond en rien à ce qu'ils ont dit aux journalistes, les gens du coin viennent sonner chez eux pour leur demander ce qui a pris au maire de raconter un truc pareil.
Les lettres de protestation affluent en mairie.
Le maire a été au siège du journal, le directeur lui a dit qu'il soutenait sa journaliste. Le maire demande un droit de réponse, il est octroyé, mais tronqué à sa publication.
Quelques jours après, la police de l'eau nous informe de la pollution de deux des rivières du territoire.
Les poissons meurent, asphyxiés par la lessive, l'essence, et tout ce qui est rejeté dans les champs ou directement dans les rivières.
Le maire ne peut rien faire.
Il décide alors de contacter Alsace Nature, qui est une association quasi extrémiste de défense de l'environnement (un genre de Greenpeace -en pire...- au niveau alsacien).
Il raconte les déversemments d'ordures, de lessive, d'eau de nettoyage des voitures, d'excréments, etc dans les champs et rivières alentours.
L'association, qui a pourtant contribué à bloquer des projets d'envergure pour des questions de préservation d'une race de papillons, ou de grand hamster, répond pourtant d'un ton plus qu'évasif "oui, mais vous savez, blablablablablabla", et RIEN.
RIEN.
Rien que les voix des gens non concernés directement qui s'élèvent.
Et alors leurs machinations......
Avec la centaine de caravanes flambant neuves a débarqué également une centaine de voitures grand luxe.
Je voudrais ne pas savoir d'où ils tiennent ces véhicules hors de prix.
Mais il y avait également dans le lot un certain nombre de caravanes cabossées, inoccupées, dont on se demandait ce qu'ils comptaient en faire.
On a compris deux semaines plus tard, quand il y a eu un orage avec un peu de grêle.
Le lendemain, une file de gens du voyage à la mairie pour demander un certificat comme quoi il y avait bien eu la veille un orage avec de la grêle.
Ils ont transmis le tout avec une déclaration de sinistre à leur assurance, pour se faire dédommager de leurs vieilles caravanes.
Les assureurs ont contacté la mairie pour l'accuser de complicité de fraudes à l'assurance. Mais ils ont payé les indemnités demandées par les roms.
D'autres sont venus aussi faire établir un certificat comme quoi leur enfant était en vacances chez la grand mère (dans la caravane d'à côté). La secrétaire de mairie démunie leur a délivré. Le lendemain, ils ont réclamé des bons de vacances auxquels ils ont "droit" parce qu'ils "envoient" leur enfant en vacances dans la famille.
Et j'en passe.
Le campement avait prévu de partir le lundi, trois semaines après son arrivée.
Le dimanche, une grosse mercedes noire rutilante se gare devant chez M. le Maire.
En sort un membre d'une autre communauté des gens du voyage. Il sonne et demande au maire s'il est d'accord pour que sa communauté prenne la suite du campement précédent, sur le même terrain.
Etonnant qu'il vienne demander....
Le maire refuse, disant qu'ils ont déjà dû reporter de gros travaux d'assainissement à cause du campement précédent, et qu'en tout état de cause, ça lui a déjà causé bien trop de soucis.
Le rom ouvre son porte feuille, lui montre une liasse de billet, et lui dit "mais si vous nous autorisez maintenant, je vous laisse tout de suite 2 000 € en liquide, pour vous remercier, personnellement.".
Devant la persistance de son refus, l'homme - dont le maire a reconnu l'extrême politesse et le grand calme - est parti en disant poliment qu'il trouvera de toutes façons un propriétaire pour accepter ce que lui a refusé, et qu'il n'était venu demander que pour la forme.
Simplissime.
En attendant, la vigne et les champs sont souillés, les rivières sont polluées, le sous-sol aussi.
Une centaine de mètres cubes d'eau ont été prélevés sur les bornes incendies (comment ils les ouvrent ???), les ordures ont été jetées dans la nature, les champs labourés.
Et début août, alors que ce camp était encore là, un autre groupe a débarqué, à quelques kilomètres, toujours sur le territoire de ma collectivité.
Et comme les champs n'étaient pas assez plats, ils ont démontés les grilles du terrain de foot et ont établi leur campement dessus.
Je ne refais pas tout le même blabla, tout a été pareil, à ceci près qu'en prime, les installations sanitaires des vestiaires ont été plus qu'endommagées. Une autre centaine de mètres cubes d'eau consommée, la pollution, les excréments, et tout et tout et tout.
Plusieurs centaines de milliers d'€uros vont devoir être engagées pour remettre tout en état. Sur les deniers publics. L'argent du contribuable. Encore lui.
Je rajoute que l'ensemble des supermachés du coin ont été volés.
Au vu et au su de tout le monde.
J'ai assisté moi-même à l'un de ces vols. Une maman, sa copine et quatre de leurs enfants.
Les mamans font la queue à la caisse avec des fruits et légumes, deux enfants restent de ce côté de la caisse, deux autres sortent, et se passent par en dessous des caisses des DVD, des CD et autres choses plus coûteuses que les fruits et légumes.
Horripilée de voir que personne ne venait les en empêcher (c'était tout sauf discret !), j'interroge la caissière qui me répond qu'elles ont eu ordre de ne pas réagir, depuis qu'un supermarché avait fait l'objet de dégradations coûteuses après avoir signalés les vols dont ils avaient fait l'objet.
A vomir je vous dis.
Alors c'est vrai que je n'ai rien dit non plus, je me suis dit que sinon, ma voiture allait en prendre un coup, qu'ils allaient peut-être me suivre jusqu'à la maison et venir saccager mon jardin, ou pire, mon intérieur.
Alors comme tout le monde, j'ai payé mes courses, et je suis partie.
Mais bordel, ne comptez pas sur moi pour aller hurler avec tous les hypocrites qui veulent maintenant défendre leurs amis roms !
mercredi 26 mai 2010
J'aime pas les ordinateurs !!!
Pourquoi est-ce qu'il me demande toujours "êtes-vous sûr de vouloir...." ? à chaque fois que je lui demande de faire un truc, SAUF justement quand il aurait mieux fait de me le demander ??????????????
lundi 2 novembre 2009
Moi aussi
Jusqu'ici, la règle à la crèche, en cas de maladie des bébés, c'était que si la température montait au delà de 38.5, on leur donnait un antipyrétique, on prévenait les parents qu'il faudrait consulter le médecin, et voilà.
Le lendemain, bébé pouvait donc retourner à la crèche si le médecin estimait que ça ne présentait pas de danger pour les autres bébés, et son traitement lui était administré le temps qu'il fallait pour que bébé guérisse.
Sauf que voilà, la vilaine grippe qui fait peur à tout le monde fait réfléchir les gens à l'envers.
Et au final, c'est bien ça qui va tous nous rendre malades. Et peut-être pas de la grippe A...
Parce que maintenant, dès que bébé a 38.5, il faut aller le chercher, ils ne le gardent pas.
Et il ne peut retourner à la crèche qu'avec un certificat de non contagion. Sauf que même un rhume, c'est contagieux.
Bon, alors après avoir bien râlé, c'est maintenant un certificat comme quoi ce n'est pas la grippe A qu'il faut apporter.
Bien, parfait.
N'empêche que dans cette crèche, il fait bien 24-25 degrés en permanence, alors de toutes façons, en fin d'après-midi, au milieu des jeux, de l'excitation et de cette chaleur, TOUS LES BEBES ont de la fièvre.
Rien de grave, rien que du normal.
Sauf que maintenant, les parents sont appelés.
Et ça a été mon cas jeudi ET vendredi.
Sauf que jeudi, j'avais été chez le médecin, qui m'avait dit que c'était un rhume, m'a fait mon certificat pour la crèche, prescrit un peu de sirop pour la toux et voilà.
Mais évidemment, avec un rhume, il a de nouveau eu de la température vendredi.
Et alors elles m'ont rappelée, pour que je récupère mon fils.
Ca commençait déjà à me chauffer les oreilles.
Quand en plus elles m'ont dit qu'il fallait donc de nouveau un certificat du médecin, j'ai eu besoin de toute ma maîtrise pour ne pas les étriper.
D'autant que c'était le denrier bébé présent, tous les autres avaient déjà été renvoyés dans leurs pénates...
Je suis donc retournée chez le médecin, j'ai attendu 1h15 dans une salle d'attente remplie de gens VRAIMENT malades, notamment un gamin avec sa varicelle (....), avec mon bébé qui était intenable car épuisé puisqu'il était l'heure du bain, du repas et du dodo...
Tout ça, juste pour avoir à nouveau un certificat pour qu'il puisse retourner à la crèche.
Ca m'a énervée tout le week-end (surtout la nuit...), parce que je ne peux pas prendre de congé juste là, c'est trop la bourre. S'il était malade, je ne dis pas, je ne réfléchirais même pas. Mais il a juste un petit rhume !!!
Et là, je me dis que tous les après-midis, à ce rythme, je vais devoir le récupérer et filer chez le doc avec lui.
Et là, il va choper de vraies grosses bonnes maladies, et les refiler à tout le monde.
Et alors la crèche s'arrêtera de tourner, mon boulot aussi, et tout sera au ralenti, non pas à cause de la grippe, mais à cause de la fichue façon de gérer ça !!!
Alors ce matin, j'en ai parlé avec les nounous, puis avec l'infirmière et enfin avec la directrice.
Et tout le monde ouvre le parapluie. Bien grand. Tout le monde se cache derrière des autorités supérieures qui leur imposent des règles.
Tout le monde dit "oui oui, je comprends", mais personne ne change rien d'un iota.
Sauf que ces autorités supérieures dont on me parle, je suis en relation avec elles pour le boulot, et je SAIS que ce n'est pas vrai ce qu'on me dit !!!
Elles veulent quoi au juste ? Se faire des vacances sur leur lieu de travail ???
Alors la directrice m'a conseillé de rester à la maison quelques jours avec mon fils, le temps que son rhume soit passé.
Moui, ai-je répondu, mais comme il est à la crèche, il aura le rhume sûrement à peu près tout l'hiver.
Elle me répond, oui, c'est probable en effet.
Et alors quoi, je reste tout l'hiver à la maison ?
Non mais franchement...
mercredi 29 octobre 2008
Juste pour dire...
Il est 5h25, ça fait plus de deux heures que je suis levée, parce que même par paresse, y avait plus moyen de rester au lit tellement je suis enragée.
C'est la nuit (encore un peu), alors j'ai le droit d'insulter qui je veux, et demain matin, je dirai juste que j'ai été un peu excessive mais que c'est la nuit qui embrouille tout.
Même pas besoin d'insulter. Ou disons alors simplement que mon Président est un vieux con et que je lui en veux terriblement de me faire tellement chier que je n'en suis plus capable de me rendormir quand je viens bêtement à y penser la nuit.
Je n'aurais pas vraiment besoin de mon salaire, je crois simplement que je n'irais pas travailler aujourd'hui. Ni tant que ma colère ne sera pas passée.
Ca va sans dire que je n'aurais pas le moindre mal à me faire arrêter. Et que si je ne le fais pas, c'est juste parce que je suis bêtement consciencieuse et que je ne tiens pas à mettre mes collègues dans une merde noire.
Mais là, j'en ai clairement ras-le-bol.
Déjà quand je suis là, on n'arrive plus à suivre à cause de ses lubies à deux balles. Comment ça va être dans quelques mois ?
Comment les salariés vont-ils être payés puisque personne ne me remplacera et que je suis la seule à faire rentrer des sous là où tout le monde ne fait que le dépenser ???
Personne n'est irremplaçable, ça, je l'entends à longueur de journée. Mais je ne veux pas être irremplaçable, je veux seulement que notre grand manitou à con comprenne que puisqu'il ne veut pas me remplacer, il va falloir arrêter de vouloir tous les jours augmenter la charge de travail des salariés qui n'en peuvent déjà plus !
Moi la première.
Bref, ça va de nouveau exploser, ça va de nouveau mal se passer, et j'en ai, mais alors... plus que ras-le-bol.
Il me fait chier !!! (héhé, je m'interdis autant que faire se peut de dire des gros mots, mais les écrire, Dieu que ça fait du bien, là !!!)
Et puis je n'ai pas besoin de préciser que quand je ne dors pas et que je me mets dans cet état, je m'en veux, parce que je sais bien que ce n'est pas exactement ce qu'il faut pour mon petit bonhomme...
Enfin le vilain cercle vicieux...
Et au bureau, tout à l'heure, je vais être morte de fatigue, et bien remontée...
Ca promet....
vendredi 19 septembre 2008
Grrrrrrrr !
Je suis heureuse, on l'a déjà dit.
Mais heureusement que je suis heureuse, parce que sinon, je crois que j'étriperais pas mal de monde ces temps-ci !!!
En premier lieu, certains de mes collègues. Au moins deux. Ou trois.
- L'une parce qu'elle râle systématiquement quand je demande quelque chose, disant qu'elle n'aura pas le temps, qu'il fallait lui dire avant etc, etc, etc.
Du coup, nouvelle technique : quand elle recommence son cirque, je fais faire par une autre, qui finit évidemment et sans broncher largement avant l'heure dite, et je demande à l'autre si elle pense qu'elle aurait été capable de faire pareil...
- l'autre parce qu'elle lance systématiquement des discussions à la con, et quand je lui dis quelque chose, elle finit invariablement par dire "de toutes façons, on n'a jamais le dernier mot avec toi, alors pas la peine de discuter".
Ca, ça me rend dingue. Parce que ça veut dire que je ne peux jamais rien dire sans entendre ça, que donc toute tentative de ma part d'éclairer mon point de vue est vaine, et que donc je n'ai d'autre option que la fermer.
Bordel, ceux qui n'ont jamais d'autre argument que de dire que c'est pas la peine de discuter, il me semble que ça veut dire qu'ils n'ont pas trop de moyens de défendre leur théorie, au fond, non ?
Ca m'éneeeeeeeeerve !!!
Mais par dessus tout, ce que je ne supporte plus, mais alors plus du tout, c'est ça :
"oh ben moi quand j'étais enceinte, j'ai continué à boire de temps en temps un peu de vin, et ça n'a pas posé de problèmes."
"oh ben moi, j'ai jamais arrêté les fromages au lait cru, et mon bébé ne s'en porte pas plus mal"
"oh ben mes enfants ont tous dormi sur le ventre, avec une couverture et un oreiller, et ils ne se sont jamais étouffés"
"oh ben si on écoute tout ce qu'on entend, faut même plus respirer, alors j'écoute plus rien, et je ne me porte pas plus mal".
"oh ben j'ai quand même réduit ma consommation de cigarette de 1 paquet à 4 cigarettes par jour, c'est bien, non ?"
Enfin bref, je suis peut-être radicale dans ma façon de voir les choses, mais moi, si on me dit qu'il y a un risque pour mon bébé, et que je peux me passer de la chose incriminée, bon sang, je m'en passe !
Et que les autres ne fassent pas la même chose, ça me chagrine pour leur gamin, mais qu'ils ne viennent pas faire comme si c'était celles qui font attention qui sont des extraterrestres !!!
J'en ai marre qu'on me fasse passer pour une idiote à chaque fois que je refuse un verre de vin, bordel, je n'en peux plus !
Et j'en ai marre que celles qui sont enceintes et fument et boivent (même en quantité limitée) fassent comme si c'était moi qui était bizarre.
Bref, je rêve de travailler pour moi, avec moi, par moi, et de ne plus JAMAIS avoir de personnel, ça c'est un fait avéré depuis des lustres.
Et je rêve d'un monde où refuser un verre de vin ne provoquerait pas tout un tas de remarques plus connes et vaines les unes que les autres.
Sinon, je vais finir par ne plus aller nulle part !
Vous vous rappelez, la dentiste ??? Elle est enceinte, je crois l'avoir déjà dit.
Ben elle est encore moins épaisse que moi, mais elle a pris un coach personnel pour ne pas "engraisser" pendant sa grossesse.
C'est son choix.
Si ça lui permet de manger sainement, ma foi, c'est parfait.
Mais arrêter de fumer ??? Oh ben non, quelle idée, elle n'a pas arrêté pour sa première, et y a pas eu de souci, alors pas la peine d'arrêter pour le deuxième...
Ok, c'est son choix, mais alors p... de b... de m..., laisse moi faire MES CHOIX et Ferme là !!!
Hum, pardon... Mais ça fait du bien !
Bon, je suis donc énervée, mais pour autant, Dieu que je suis heureuse !!!
