Misère de misère, il suffit que je tourne un peu le dos à mon PC pour que blogger me change tout !
Mais bref.
J'écris d'une main, ma merveilleuse petite fille accaparant mon bras gauche.
Il me faudra vraisemblablement plusieurs jours pour venir à bout de ce billet, mademoiselle ma princesse n'aimant guère me partager avec une machine (et pourtant, je tente la diversion musicale fort sympathique !!).
Suite à mon dernier billet, mon moral ne s'arrangeant guère, j'ai décidé de faire lire ma prose à mon homme, pour lui donner l'opportunité de comprendre.
Il a lu en silence, sans que je ne puisse décrypter d'émotions dans ses yeux. Il faut dire qu'il était tard.
Depuis, je dois dire, pas de changement. Je crois que c'est comme s'il ne savait pas.
(je poursuis, il est 3h30, tout le monde dort, enfin presque...)
Je n'en ai pas reparlé non plus, j'ai l'impression que ça ne sert à rien.
Il ne va pas bien, c'est un fait, la vie avec des enfants en bas âge ne lui convient pas. Il les aime, il les a voulu, mais il ne supporte pas de vivre avec ces petits êtres bruyants qui ne nous permettent pas de vivre notre vie au rythme que nous souhaiterions.
J'ai parfois cette impression que toute son énergie est tournée à chercher à échapper à leur présence.
Alors je vis ça de deux façons : quand il n'est pas là, la plupart du temps, ça va, je me raisonne, je me dis que tout ira bien, que je me suis fait une montagne de pas grand chose.
Quand il est là, c'est tout de suite moins facile.
Si mon Tinamour est calme, tout va bien.
Mais le soir, il est fatigué mon petit bout d'homme, alors forcément, un enfant de 3 ans fatigué, c'est un enfant un peu moins calme.
Et il suffit alors de 30 secondes pour que son père soit exaspéré et le fasse savoir.
Et dans ces cas là, moi j'ai juste envie qu'il parte. Ou de prendre mes enfants et de partir.
Je l'aime, j'ai envie que ma vie soit avec lui, mais j'ai aussi envie de m'enfuir.
Ces derniers jours, je me suis dit que j'allais chercher un gîte dans le coin, et aller m'y réfugier avec les enfants quelques jours.
Je ne lui ai pas dit. J'ai envie qu'un soir, il rentre et qu'on ne soit pas là. Pour voir ce que ça lui ferait.
Je m'interroge simplement sur ce que je dirai à mon fils...
Une chose est sûre : je ne peux plus continuer à gâcher les rares moments de sommeil que je pourrais avoir à me torturer l'esprit à cause de ses états d'âme.
Parce que pour moi, ces moments de la petite enfance de mes amours sont primordiaux, et je ne veux pas les gâcher avec tout ça.
Je veux juste savourer mon bonheur d'avoir ces enfants.
J'en ai marre de gérer le reste.
Un exemple débile : il a acheté une voiture de sport.
Ca faisait bien 2 ans qu'il attendait de trouver celle qu'il voulait (et pssait des heures chaque semaine à la chercher...), et c'est fait, depuis 2 jours il l'a trouvée et commandée.
Parfait. Il fait sa crise de la quarantaine, très bien, si ça peut aider, moi, je vote pour.
Oui, sauf que bien sûr, c'est pas donné cette voiture.
Pour les dépenses du couple, nous avons un compte commun que nous alimentons en fonction de nos revenus respectifs. J'ai donc trop gentiment proposé que nous financions cette voiture selon les mêmes proportions. Ce qui revient à ce que je lui donne 10 000 € pour financer sa crise.
Sachant aussi qu'il va falloir qu'une fois par semaine, il aille chercher son fils avec cette voiture, que mon petit coeur sera donc dans son siège auto mais à l'avant, et que rien que d'y penser (la route est dangereuse entre la ville où est la crèche et la maison...), je tremble.
Sachant donc aussi que tant qu'il aura cette voiture, il ne pourra pas s'occuper des deux. Y compris quand j'aurai repris le travail. Il faudra donc que JE m'organise en conséquence.
Bref, je trouve que c'est pas mal de concessions de ma part, que je faisais sans sourciller, juste pour qu'il puisse avoir son trip.
Et donc cette voiture, il faut qu'il aille la chercher à 5h de trajet d'ici.
Déjà, il n'a bien sûr pas envisagé de le faire avec moi (ou nous plutôt...), il a contacté 2 copains.
D'abord, il a proposé de faire ça pendant ses prochaines vacances. Oui mais c'est dans un mois, donc finalement, il a décidé de faire ça un mardi, le jour où il a le moins de patients à déplacer.
Et puis, il a suggéré que ça pourait être un jeudi, jour où Tinamour n'est pas gardé, et où il est d'habitude au moins la demi-journée avec ses deux enfants et moi à la maison.
Là, ça a commencé à m'agacer. Parce que oui, finalement, on s'en sort très bien (mieux souvent...) quand il n'est pas là, mais ça redevenait tout un symbole.
Et hier soir, j'ai compris que finalement, il voulait faire ça en deux jours. Un week-end.
Se faire un vrai big plaisir quoi.
Oui, parce que sa voiture, ce n'est pas déjà un super plaisir ???
Bref, quand j'ai compris ça, ça m'a un peu énervée, et il l'a vu. Alors il m'a dit "ouais, bon, ben j'ai compris, je vois bien que j'ai la pression".
Ca m'a encore plus énervée.
Je lui ai dit froidement que je trouvais que c'était une drôle de pression que d'acheter une telle voiture avec l'argent du couple, voiture qu'au passage je n'aime pas, alors il m'a coupée, en me disant que de toutes façons c'était SA voiture, que je n'avais pas à l'aimer.
Ouais, ben mon gars, je la paye aussi TA voiture et TA crise.
Alors pars toute une semaine si ça te chante, moi je m'occuperai de ta famille et de ta maison comme 100 % de mon temps, ça ne changera rien, à ceci près que je n'aurai plus un rond et un crédit en plus sur le dos.
Alors non, cette nuit, je ne dors pas.
Et oui, cette nuit, j'ai juste envie de partir...
Et demain, je serai encore plus fatiguée, et c'est férié, alors tout le monde sera à la maison.
J'ai déjà peur.
Et je ne veux plus gâcher ces moments merveilleux de l'enfance de mes petits.
Je voudrais juste profiter de mon bonheur d'être avec eux.
De ma chance qu'ils soient dans ma vie.
Je sais que c'est très exclusif, mais en même temps, ça passe tellement vite, je n'ai pas envie de me retourner bientôt et de me dire que je suis passée à côté pour des sombres histoires qui ne dépendent pas de moi.
Alors je réfléchis à comment faire pour le mieux. Je cherche LA solution.
En attendant, je vis chaque journée de ma princesse comme un cadeau, je serre fort mon fils quand je vais le chercher en fin de journée, et chaque soir, quand il dort, je continue d'aller le voir dormir, dès que ma puce m'en laisse l'occasion.
Cet amour est tout bonnement incroyable.
Parfois, je me dis que c'est un peu schyzophrène tout ça.
jeudi 17 mai 2012
Mon bonheur dans leurs sourires
lundi 16 avril 2012
Si je ne le dis pas, ça ressortira de toutes façons, d’une
façon bien moins posée, dans les jours à venir.
Parce que j’ai ressenti ça comme la dernière des
humiliations, la plus douloureuse des blessures.
Et comme une trahison définitive.
Hier, devant un public entièrement acquis à ta façon de voir
les choses, tu m’as mise à terre.
Nous étions avec nos familles et nos amis, avec
accessoirement aussi une des nounous de notre fils, dont j’espère qu’elle aura la sagesse de ne pas
aller le répéter à ses collègues. Et devant tout ce monde, sachant très bien
que je n’entrerai pas dans le jeu et que je ne répondrai pas, tu as dit que
j’étais le paillasson de notre fils. Oh, pas en ces mots, non, mais tout aussi clairement quand même.
A Noël, quand mes parents m’avaient dit que je faisais de
mon fils un asocial, que je gâchais d’avance sa vie, qu’ils n’en voudraient
même pas à l'école maternelle, j’avais déjà terriblement souffert de ton absence
totale de soutien.
Devant tes parents et ta sœur aussi, quand ils sont si durs
envers mon fils, qu’ils sont capables de le snober complètement parce qu’un bébé a
fait son apparition dans la famille, et que toi tu entres dans leur jeu, là
aussi je souffre de me sentir si seule.
C’est déjà dur de ne pas être d’accord, mais l’étaler comme
ça, est-ce bien nécessaire ?
Mais aussi et surtout, je ne me sentais déjà plus une femme
dans tes yeux, mais maintenant, je ne suis même plus la seule chose que je
pouvais encore être, je ne suis même plus une mère.
Je ne suis plus rien.
Tu sais à quel point je suis fatiguée, tu n’as même pas la
décence de m’aider un peu à traverser tout ça.
Tu m’as achevée.
Je me sens achevée.
Je me sens morte.
Hier, tout ce que je voulais, c’était disparaître.
N’avoir plus jamais à subir tout ça.
Si je reste en vie, c’est pour mes enfants.
Je regarde en arrière ce que j’étais, la valeur que je
pouvais avoir et sentir, je n’ai plus rien de tout ça.
Je ne vaux plus rien.
Et le plus ironique de l’histoire, c’est que si je vais
parler à quelqu’un de tout ça, on classera ça dans les dépressions post partum.
La bonne blague.
dimanche 11 mars 2012
Avis de princesse
Vite vite, parce que mes moments à deux mains sont comptés, je viens annoncer la naissance (il y a presque 2 mois uand même !) de la plus extraordinaire des merveilleuses princesses.
Mille pardons pour le temps écoulé depuis sa naissance, mais c'est que la demoiselle refuse obstinément de vivre autre part que blottie entre mes bras. Jours et nuits.
C'est fatigant, mais merveilleux.
Et il me suffit de penser aux jours lointains où je regarderai, de loin, ma fille vivre sa vie, pour trouver que c'est une période bénie que ces moments passés l'une contre l'autre.
Tant pis pour tous ceux à qui ça ne plaît pas. Tant pis pour les esprits chagrins.
Un enfant ne reçoit jamais trop d'amour.
Et les jours et nuits semblent parfois interminables, mais le temps file, tellement tellement trop vite...
A très bientôt pour plus long. Pour mon Tinamour qui grandit.
Pour le reste de la vie qui continue d'être parfois..... pas comme on voudrait.
mardi 10 janvier 2012
L'inconséquence
Je suis souvent choquée par l'inconséquence des gens.
Je ne sais pas si c'est moi qui mets trop d'importance dans certains "détails", mais je suis souvent ahurie (et profondément agacée aussi...) par le comportement des gens.
Déjà pour le baptême de mon Tinamour, j'ai dû modifier plusieurs fois les dates parce que mon frère devait s'absenter (ce qu'il n'a finalement pas fait), puis parce que ma belle-mère voulait se faire opérer du genou (ce à quoi elle a finalement renoncé).
Cette fois, pour le baptême de ma chipette à venir, j'ai consulté en premier lieu mon frère (en l'occurrence ma belle soeur puisque comme dans la plupart des familles, c'est elle qui tient le calendrier des choses à faire à jour...), sachant que c'est lui qui habite le plus loin.
On s'est donc mises d'accord sur le week-end au milieu de leurs vacances de Pâques, pour qu'ils aient le temps de faire le voyage avant et après sans que ça ne prenne de jours d'école à ses enfants.
Moi, j'ai noté cette date, et je l'ai transmise à tout le monde.
Et j'aurais fait de même si je n'avais été "que" la tata.
Ca aurait été noté, réservé, booké.
Et vous devinez bien qu'elle, elle n'a rien fait de tout ça.
Et ce matin, elle me demande si on a prévu le baptême, et si oui, si on a une idée de la date.
Je veux bien que tout le monde ne soit pas doté de la même mémoire, m'enfin là, je me dis quand même qu'il ne s'agit que de bonne volonté, pas de mémoire.
Ca m'agace.
Je n'ai pas répondu, j'ai fait comme si je m'étais éclipsée de devant mon PC.
Mes beaux-parents aussi.
Nous leur avons annoncé en juin dernier que j'étais enceinte, et que si tout se passait bien, ils auraient un autre petit enfant fin janvier.
A l'automne, ils décidaient de partir 2 semaines en vacances du 16 au 31 janvier.
Et maintenant disent que ça serait bien que j'accouche pour qu'ils puissent voir leur petite fille avant de partir.
D'habitude, on les appelle le week-end. J'ai bizarrement oublié de les appeler ce week-end.
Ca aussi ça m'agace.
Certains collègues ou élus enfin.
Il y a ceux à qui ça échappe complètement que je vais accoucher dans très peu de temps et qui ne s'émeuvent pas de me voir au boulot.
Et bien finalement, ceux là m'énervent beaucoup moins que ceux qui m'accueillent systématiquement par une petite phrase bien attentionnée me disant que je ne devrais pas être là, qu'il faut que je me repose, que je me soigne, etc; et qui sont paradoxalement les premiers à venir me voir en commençant un peu comme ça : "dis, avant que tu ne partes, ça serait bien que tu puisses faire encore ci, ou ça".
Déjà en temps normal, je n'aime pas qu'ils me disent les choses comme ça (oui, parfois, j'ai le tempérament petit chef qui ressort), mais je ne dis rien.
Mais curieusement, en ce moment, ça m'exaspère particulièrement....
Et allez comprendre pourquoi c'est généralement les choses dont ils me parlent qui disparaissent en dessous de la pile des choses en retard...
Je m'arrête là, pourtant, Dieu sait que je pourrais continuer encore et encore....
Sur ce, je mets de côté tous ces vilains, et je retourne couver mon bonheur perso :-)
samedi 31 décembre 2011
L'enfer, c'est..... la famille ?
Non, je sais, ce n'est heureusement pas le cas de tout le monde. Et j'espère que la famille que je suis en train de créer échappera, au moins un peu, à ma règle...
L'épreuve de Noël restera donc toujours une épreuve.
Je ne la zapperai pas tant que ça restera un tel bonheur pour mon petit garçon, je ne lui ferai pas ça. Mais disons que je suis heureuse de m'être rappelé tout le mois de décembre que ce que j'aime dans Noël, c'est décembre et ses lumières, ses parfums, son ambiance, les reflets dans les yeux de mon petit homme d'amour.
Parce que pour une fois, je n'ai aps été déçue de Noël.
Parce que cette année, je n'en attendais plus rien. Il aura donc fallu 35 ans pour que j'arrête de croire au miracle de Noël dans ma famille.
Ou disons que maintenant, je sais que le miracle est ailleurs.
C'est ultra paradoxal, et du coup, mes pensées sont un peu brouillonnes et difficiles à mettre en mots.
Essayons de faire simple.
A l'arrivée, tout est beau, tout est merveilleux, ma mère s'escrime même à faire croire qu'en sa présence, mon fils est juste un petit garçon extraordinaire, calme, gentil, etc.
J'ai même dû répéter plusieurs fois le jour où on est arrivés un truc comme "mais quand je le dis que mon fils est extraordinaire...".
Sauf que je vois bien que ce qu'elle veut dire, c'est que c'est elle qui sait y faire.
Et sauf que ça dure une demi-journée.
Soit le temps limite pendant lequel ma mère est capable de se contenir un minimum.
Après, tout dérape.
Après, ce ne sont plus qu'engueulades perpétuelles mon père, stress, et tout ce qui va avec.
Rien de bien fort (en tout cas pas cette fois), juste assez pour qu'on entende que ça se passe mal dans la cuisine, ou leur chambre, ou le salon, quand on n'y est pas, les phrases échangées entre eux, même devant nous, sont juste dites avec une haine palpable et froide qui pourrait donner des frissons si ce n'était pas habituel, mais disons, rien qui puisse nous faire dire "ok, on s'en va".
Alors on reste.
D'habitude, quand on y va, on arrive le samedi après-midi, et on repart le lendemain après-midi.
Le dimanche matin est déjà difficile.
Cette fois, on restait un jour de plus.
OUCH.
Déjà l'après-midi du 2ème jour, j'ai bien vu que c'en était trop pour ma mère, qu'elle ne supportait plus Tinamour.
Elle l'aime de tout son coeur, ça aussi, ça se voit. Mais elle ne le supporte pas. Elle ne supporte pas la vie avec un enfant de toutes façons. Enfin, comme si elle supportait grand chose...
Et puis le petit moment où j'aurais mieux fait de la fermer, c'est quand mon père, je ne sais plus à quelle occasion, a élevé la voix envers fiston, alors que je trouvais que c'était totalement inaproprié.
J'ai juste dit calmement et en souriant "il faudrait peut-être lui dire pourquoi". Et c'est parti en live.
J'étais face à un tribunal qui m'expliquait que j'étais en train de créer une vie d'enfer à mon fils, qu'il serait incapable de vivre en société, de comprendre des règles, d'avoir des amis, d'aller à l'école, qu'il serait en échec scolaire avant d'avoir eu le temps de savoir s'il était intelligent parce que l'école le mettrait à la porte.
J'ai essayé de ne pas m'emballer.
Pas simple, mais je crois avoir réussi à ma contenir suffisamment.
Je ne voulais pas m'embarquer dans le procès de leur façon de faire.
Je ne voulais pas que ça tourne au réglement de compte.
Je voulais juste dire que pour moi, dire non, si on explique, ben je trouve ça juste plus cohérent.
Je ne voulais pas reparler coups, violence, bleus, désespoir.
Alors j'avais du mal face à eux qui me disaient que moi, petite, j'avais compris que quand on disait non, c'était non. J'avais du mal à leur dire que moi, je ne voulais pas que mon fils comprenne que non, c'est non, juste parce qu'il a peur du coup qui viendra sinon.
Mais comment leur dire ça sans prononcer les mots qui fâchent ?
J'ai juste parlé de peur. Juste dit que je ne voulais pas qu'il intègre les choses par peur. Pour eux, c'est illusoire.
Disons qu'à un moment, mon père a fini par faiblir un peu, et reconnaître qu'un enfant à qui on dit non, et qui continue malgré tout, ben qu'à part répéter, encore et encore, il n'y a pas 100 000 autres manières de faire sans violence.
Ma mère n'a pas désarmé en revanche. C'est elle qui a essayé de m'embarquer dans le passé. Je ne l'ai pas laissé faire.
C'était trop facile.
J'ai continué à répéter aussi calmement que possible que c'était ma façon de faire, qu'ils avaient totalement le droit de ne pas l'approuver, de trouver que c'était une mauvaise façon de faire, de n'être pas d'accord, mais que c'était à moi, la maman, de décider comment ce petit bout serait élevé.
Au final, cette discussion s'est terminée parce que le principal concerné, qui jouait dans une autre pièce a eu envie de faire pipi et caca.
Quand je vous dis qu'il est merveilleux ce petit homme là.
J'avais juste envie de pouvoir le serrer fort dans mes bras, et de pouvoir laisser couler mes larmes.
Mais ce n'était pas le moment.
Alors j'ai juste été m'occuper de lui, et suis revenue toujours souriante, pour débarrasser, et passer à autre chose.
Ma mère pleurait en débarrassant, j'ai même réussi à la consoler, à lui dire qu'il ne fallait pas pleurer, qu'on avait le droit de ne pas être d'accord, mais qu'il ne fallait pas pleurer pour autant, qu'elle avait quand même un chouette petit fils et que c'était bien ça l'important.
Elle a recommencé un peu avec son inquiétude pour lui, sa future incapacité à s'adapter au monde, alors je lui ai redit qu'il s'intégrait déjà très bien à la crèche, que je lui montrerai son cahier de vie en fin d 'année, que ça la rassurera totalement de voir comment tout se passe à la crèche, etc.
J'aurais juste voulu ne pas avoir à garder ça juste pour moi.
Mais disons que j'ai été un peu blessée du silence assourdissant de mon homme à mes côtés pendant toute cette loooongue discussion.
Alors je n'ai pas voulu revenir là dessus.
Ca tournait en rond dans ma tête pendant les 2h de trajet, mais on a parlé de tout autre chose.
Ca ressortira quand le recul aura apaisé mes pensées.
Et pourquoi je disais que tout ça était finalement paradoxal ?
Parce que j'ai réussi à ne pas me laisser embarquer dans mon passé. Parce que j'ai réussi à ne pas m'enflammer. Parce que j'ai réussi à ne pas me faire plus de mal.
Et surtout, surtout, parce que je suis sortie de là en me disant que malgré tout ce qu'ils avaient pu me dire, non, je ne remets absolument pas en question ce que je pense.
Je ne pense pas être parfaite, n'imaginez pas ça.
Je sais parfaitement que mon histoire fait que certaines choses ne seront jamais comme elles peuvent l'être ailleurs.
Mais je sors de là intimement convaincue que ma façon de faire n'est pas mauvaise.
Disons que je suis heureuse de n'avoir pas été ébranlée.
Oui, je sais, c'est une force majeure que de savoir se remettre en question.
Et bien moi, là, je trouve que c'est une force majeure que de n'avoir pas laissé de brèche ouverte.
J'aime ce petit être plus qu'aucun mot ne saura jamais le dire. Et je crois que ça me guide, même quand mes fantômes essayent de me désorienter.
mercredi 21 décembre 2011
Plop, flop, et autres actualités.
Plop, c'est ce qu'a dû faire mon ventre quelque part entre samedi et dimanche. Plop comme le bruit d'un truc qui double de volume d'un coup.
Oui, sans doute j'exagère, m'enfin je suis persuadée d'avoir gonflé d'un coup ce dernier week-end, et ça fait bigrement drôle, parce que je me trouvais déjà sacrément arrondie !
Y a bien mon homme qui me regarde ébahi quand je lui montre ma poche à merveille toute tendue, quelques collègues qui m'ont dit "là, tu ne peux plus le cacher !" (euh bon, en même temps, ça fait quelques mois quand même...), donc je ne dois pas être folle, ça a bien fait plop.
Ma petite chipette qui grandit là dedans semble très bien se porter, elle profite visiblement très bien des choses qu'absorbe sa future maman et présente des mensurations plutôt copieuses, mais en même temps, c'est ma fille, et c'est la soeur de son frère, alors il pouvait difficilement en être autrement.
Et moi ? Moi, je vais bien. Ca me fait presque drôle de le dire tellement j'ai morflé, surtout les deux premiers trimestres de cette grossesse.
Alors oui, je suis une baleine, une mongolfière, une baudruche, tout ce que vous voudrez, et donc, je ne suis pas prête à faire un marathon, n'empêche que je me sens revivre.
Et si l'on ajoute à ça que je suis à la maison ce matin, alors je trouve que mon bonheur est pas mal complet.
Enfin tout ça, c'est sans compter le boulot. Le flop du titre.
Je suis censée être en congé mat bien sûr, mais pas si évident, même si je m'étais jurée de les laisser se dém.... cette fois, puisque monsieur le Président avait lui-même choisi mon remplaçant (contre mon avis), et qu'il avait fait venir ce cher monsieur 2 mois avant mon départ présumé (trop génial d'vaoir quelqu'un dans les pattes tout ce temps).
Moui, mais c'est sans compter que j'avais peut-être raison de ne pas choisir celui-là. Ah, ben non, en fait, j'avais TOTALEMENT raison...
Outre le fait qu'il soit sympathique, il est juste totalement incapable de faire ce pour quoi on le paye (cher...).
Il fait plein de trucs, c'est bien, mais ce qu'on lui demande, c'est ballot, il ne sait pas faire.
En même temps, je ne peux même pas lui en vouloir, il n'a jamais prétendu savoir le faire.
Du coup, je ne peux aps compter sur lui pour me dégager l'esprit de tout ce qui n'est aps fait en mon absence, et du coup, malgré tout ce que j'avais pu me jurer, je suis incapable de me déconnecter et de ne pas y aller.
J'y vais moins, mais si je me réveille la nuit et que j'ai le malheur de mettre le doigt dans l'engrenage de ce qui ne sera pas fait, alors oui, je finis par y aller pour faire taire un peu ma conscience, provisoirement.
Ca sera différent avec un bébé dans les bras, mais en attendant, c'est comme ça que je fonctionne.
Mais hier soir, donc, première BIG réunion à laquelle mon remplaçant devait prendre vraiment ma place. Jusque là, je tenais mon rôle, il assistait pour voir, s'imprégner, tout ça.
Cette fois, c'est lui qui devait être le DG, et moi qui devais juste être là pour les éventuelles questions, l'aider, etc.
Moui.
Ben il n'est pas venu.
Je n'arrive encore pas vraiment à y croire je dois dire.
Mes collègues m'ont dit qu'il avait dit en fin de matinée qu'il allait voir le médecin en début d'après-midi, qu'il avait un petit coup de pompe.
Et uis voilà.
Sa voiture n'est plus là, on n'a pas eu de nouvelles, mais il n'est juste pas venu à la réunion.
Et alors qui va se taper le compte-rendu pendant les vacances de Noël ???
Je suis (un peu) hors de moi.
S'il a vaiment eu un grave souci, alors je retire tout ce que j'ai dit, m'enfin quand même, il pourrait prévenir, c'est la moindre des choses, non ???
On n'arrive pas à le joindre non plus.
Bon, allez, je passe là dessus, pas la peine de m'énerver.
Et sinon ? Et bien les vacances de Noël la semaine prochaine, et donc l'ambiance de Noël ces jours-ci. Les lumières dans les yeux de mon fils..... A pleurer un peu plus chaque jour.
J'ai le coeur si rempli d'amour, et si plein de larmes des chagrins qu'il devra traverser...
Je ne devrais pas y penser, je sais bien, mais j'ai si mal au coeur quand il me parle d'Elora, une stagiaire qui est venue à la crèche quelques temps pour un remplacement, et qui n'est plus là, et qu'il veut voir, et qui lui manque, et que toutes les jolies femmes brunes de la terre qu'il croise, c'est "comme Elora".
Que sa maman, quand elle n'a pas d'élastique dans les cheveux, c'est comme Elora, que sa petite soeur, il veut l'appeler Elora, et que non, Elora, elle ne vient plus à la crèche, et il a le coeur brisé.
Ma raison me dit que c'est un chagrin qui lui apprendra quelque chose.
Mon coeur se brise juste en encore plus de morceaux que le sien.
Je voudrais lui offrir son Elora sur un plateau d'argent, je me retiens de demander ses coordonnées à la crèche pour la faire venir, je sais qu'il faut que j'accepete qu'il traverse des chagrins. Je voudrais juste que ça me fasse moins mal.
Je l'aime, c'est indicible.
Je fais de mon mieux, j'espère que ça sera suffisant.
C'est juste tellement énorme ce qu'on a dans le ceur pour ces petits êtres merveilleux.
Mais avec deux, je vais juste m'évanouir d'amour.....?
mardi 20 décembre 2011
...
Que le porte parole du parti politique le plus important du pays (d'après les dernières élections en tout cas) réussisse à dire en direct à la télé qu'il soutient la grève des personnels de sécurité des aéroports qui bloquent les départs en famille pour Noël de milliers de personne, qu'il réussisse à dire qu'il leur donne raison de le faire à ce moment-là, alors là, j'ai juste l'impression que la démagogie dépasse les bornes, définitivement.
Cette campagne aura fait bien du mal, et ce n'est pas fini....