vendredi 12 mars 2010

Pfffffffffffff...

Ce matin, si j'avais eu le temps d'écrire en arrivant au boulot, ça aurait été un billet émerveillé.
C'était juste..... incroyablement parfait.
Hier matin, au réveil, la surprise d'un nouveau manteau blanc bien épais, et des flocons qui continuaient de tomber, en masse.
Ce matin, -10, un soleil magnifique qui faisait étinceler les petits flocons au sol comme autant de diamants, et la brume dans la vallée, qui donnait un aspect poudré à ce paysage tiré droit d'un conte de fées.
J'étais seule sur la route, comme si personne jusque là n'avait osé troubler cette perfection et ce calme.
Tout semblait...... je ne sais même pas comment dire. Eternel.
Comme si jamais rien n'avait jamais été souillé. Une pure merveille. J'en avais le souffle coupé.
Comme le vent avait arrêté de souffler en même temps que la neige s'était remis à tomber la veille, les arbres croulaient encore sous la neige.
Mon fils s'était endormi à l'arrière, je n'entendais presque plus Coldplay qui chantait "Fix you" tellement tout mon esprit était tourné vers cet extérieur.
J'ai un instant regretté de n'avoir pas d'appareil photo à portée de main, mais l'instant d'après, je m'en suis félicité.
Les appareils photo ne sont pas des yeux.
Et me dire qu'en dessous, dans la vallée, ils étaient dans le brouillard, alors que moi je flottais au dessus des nuages..........

Enfin bref, c'était incroyable.

Et ce midi, j'avais décidé de rentrer chez moi, puisque mon homme déjeunait avec une amie.
Bien sûr le paysage n'était plus le même, mais ça restait superbe. La neige, partout, le soleil, les chevaux, les taureaux, enfin encore une fois, je me suis sentie tellement heureuse d'habiter ici !

Et puis c'est rare que je rentre à midi, et c'est tellement agréable ce petit moment un peu hors du temps.
Mais en arrivant, je suis allée aux toilettes, et voilà, ça a suffi à me faire descendre de mon petit nuage.
Je n'ai pas cru un instant être enceinte, et je ne suis pas si impatiente que ça pour l'instant.
Juste que ça fait trois cycles qui passent et qu'il faut se rendre à l'évidence : pour l'instant, rien ne fonctionne comme ça devrait, et le défaut que j'avais avant d'attendre tinamour n'a fait que s'amplifier. Mes hormones ne faisaient déjà pas leur travail avant, il semblerait qu'elles soient devenues encore plus paresseuses.
Je me raisonne. Peut-être dois-je laisser passer encore 2-3 cycles pour voir si ça ne change pas.
Ou alors peut-être devrais-je prendre rendez-vous de suite, parce ça ne sert à rien d'attendre.

Bref, je ne sais pas trop.
Alors en attendant, je vais me contenter de savourer les belles choses.

Et puis mon coeur est déjà comblé, mine de rien. Ca change quand même la donne !

Le choc des photos

Il y a des images qui me faisaient déjà mal avant, mais qui me rendent dingue de tristesse et d'angoisse maintenant.
Ce matin, je tombe sur l'image d'un petit garçon chilien qui vient de recevoir un peu de nourriture. Il retient son précieux butin dans son T-shirt replié, et il grignote une pomme.
Et je ne peux m'empecher de voir à sa place mon tinamour à moi, et de me demander ce que ressent la maman de ce petit garçon, si elle est encore là...
J'ai l'estomac qui se serre, le coeur qui se vrille, et le cerveau qui panique.
Quelle chance inouïe j'ai de vivre ma vie.
Mais quelle peur terrifiante qu'un jour mon fils soit confronté à quelque douleur que ce soit.
Et quelle peine de me dire que pour chaque enfant, il y a une maman, un papa, une famille qui souffre...
Les mentalités ne sont pas les mêmes partout, je sais bien. Mais le coeur d'une maman.....
Bref, j'ai de la peine, du mal à me chasser cette image du fond des yeux, et tellement envie d'être capable de croire qu'un jour, tous les petits enfants du monde seront épargnés.
Mais j'ai beaucoup de mal à être encore aussi naïve...



lundi 8 mars 2010

Punaise !

Je m'ébahis à peu près chaque semaine sur le sujet depuis.... disons.... décembre ?
Mais le truc de fou, c'est que j'en suis encore au même point sur le sujet !!!
Quel hiver phénoménal !

Comme j'ai vu pas mal de photos de moi très petite construisant des igloo avec des boites vides de crème glacée, ou des bonshommes de neige géants, comme je me souviens des hivers de mon enfance avec notre verger recouvert d'une immense couche de neige pendant des jours et des jours et des jours, je ne peux pas dire que je n'avais jamais vu ça.
Mais de ma mémoire de "moins enfant", non, je ne me souviens pas d'avoir vécu un hiver tellement.... hivernal !
Et dans ma bouche, c'est le plus beau compliment que je puisse faire à une saison !

Punaise, les paysages sont chaque jour plus beaux que la veille, il n'y a jamais eu autant de neige, ni aussi souvent, le froid n'a jamais duré aussi longtemps, sans compter qu'en prime, on a battu les records de froid un week-end de décembre, qu'on est en mars, et qu'il faisait encore - 10 ce matin, avec un vent glacial à souhait, et un ciel bleu à faire pâlir d'envie tous les ciels d'été, bref, je me régale.

J'en oublierais presque que si on n'était pas en hiver, tinamour serait peut-être moins malade et moins souvent...!
Mais enf ait, c'est juste qu'il nous fait tout ça cette année, histoire qu'on soit tranquilles pour tous les hivers à venir.
Il suffit d'y croire ;-)

vendredi 5 mars 2010

Bah dis donc !

Ben oui, ça fait un bail, et pour cause !!!
J'avais dit que Février serait chargé, et ça a été encore pire que je ne le pensais...

Et puis pour le coup, je n'ai même pas le temps de raconter ma vie tout de suite, et ce n'est pourtant pas l'envie qui manque !
Mais bon, ça viendra...

A très très vite :-D

mercredi 3 février 2010

Histoire d'heure


Hier, pendant notre dîner, chéri lève les yeux vers l'horloge, et dit :
"Tiens, il n'est que neuf heures moins le quart ! D'habitude à cette heure-ci, il est déjà neuf heures et quart !"

Voilà.
C'est tout.

mardi 2 février 2010

Février

Jusqu'ici (euh, enfin disons jusqu'à l'an passé...), février était plutôt un mois un peu... comment dire....
Un peu comme un mois pour rien. Un peu un entre-deux.
Y a bien mardi-gras et la chandeleur, m'enfin rien de suffisant pour donner de la consistance à ce mois-là.

Et puis l'an dernier, c'est le mois qu'a choisi Tinamour pour sortir le bout de son nez.

Alors on dirait bien qu'il a donné envie à Février de se rendre plus remarquable.

Et donc cette année, février, ça sera bien sûr l'anniversaire de mon petit garçon si absolument merveilleux, mais aussi le déménagement dans le grand et nouveau siège de mon administration, et normalement si tout va bien, la réception de notre nouvelle grande et belle voiture.

Ca met la pression sur mars pour être à la hauteur ça !

vendredi 29 janvier 2010

Vrac

- Le matin, en ce moment, une fois que j'ai déposé mon Tinamour à la crèche, je m'arrête à la première petite vitre et je le regarde sans qu'il ne me voit.
C'est indescriptible ce qui se passe dans mon coeur, ce mélange de fierté, de reconnaissance, de bonheur, d'espoir, tout ça qui se dispute la meilleure place, pendant que j'observe ce petit bout d'homme qui joue tranquillement, qui galope vers un petit copain, qui tape avec sa main dans une balle et file la chercher à 4 pattes pour mieux recommencer, ou qui regarde simplement attentivement ce qui se passe autour de lui.
C'est mon petit garçon, il a sa petite vie en dehors de moi, c'est bouleversant tellement c'est incroyable.
J'ai fait un petit homme et il apprend à vivre. Mon Dieu, je prie tellement fort qu'il ne lui arrive rien !!!

- Après quatre dents sorties en moins d'une semaine, je viens d'avoir les trois meilleures nuits de sa vie.
Pourvu que ça dure, parce que la fatigue me rend moins patiente.
Pas avec lui, mais avec tous les autres.
J'ai du mal à ne pas m'énerver quand une collègue peste contre la sécu qui ne rembourse pas intégralement un séjour hospitalier.
Je suis d'accord avec elle, je rêve tellement d'une mane qui viendrait du ciel et qui permettrait à chacun de se faire soigner par les meilleurs médecins, dans les meilleures conditions, sans que qui que ce soit ait à débourser le moindre centime.
Mais quand je lui demande si elle accepte que ses prélèvements de cotisations soient augmentés, elle dit "on paye déjà bien assez !!!"
J'ai du mal aussi à ne pas m'énerver contre mon homme d'amour dans de multiples petites situations.
Du mal notamment à ne pas lui faire remarquer que ce matin, en lui disant de rester au lit (le pauvre est sorti hier soir, il est fatigué...), j'ai gagné près d'une demi-heure sur mon temps de préparation et celui de Tinamour.
Du mal à ne pas me dire que du coup, on devrait peut-être zapper le p'tit déj ensemble plus souvent...
Je me dis tellement qu'être à deux devrait nous faire gagner du temps au lieu de toujours m'en faire perdre.

Bref, j'ai du mal. Mais je tiens bon, je ravale mes mauvais commentaires, et je me dis qu'avec un peu de chance, avec moins de fatigue, je pourrai lui en parler tranquillement au lieu de m'énerver maintenant, ce qui ne mènerait à pas grand chose.

- demain soir, nous sommes invités aux 40 ans d'un ami de mon homme. Ce sont des gens que j'apprécie beaucoup.
Mais ça signifie que je vais devoir laisser mon petit bonhomme chez ma belle soeur.
Je suis étonnée de ne pas être plus angoissée que ça à cette idée. Il faut dire que je me focalise surtout sur la fatigue que ça va engendrer chez moi cette sortie tardive...
Et puis je me dis qu'en étant en route pour récupérer mon petit crapaud, je vais avoir un tel bonheur dans le coeur que ça vaut bien cette petite absence.
J'espère néanmoins que ça va bien se passer, mais j'ai bon espoir !

- Je suis heureuse de pouvoir relire certains qui me manquaient beaucoup grâce à la création du blog des Non-Blogueurs.
Mais je reste en manque de Malika et de l'Ex-Alcolo.
Parfois je me dis que c'est bête de m'attacher comme ça.
Mais je n'y peux rien.
Vous me manquez...
Un peu comme quand on ne sait pas ce qu'est devenu un ami.

- j'ai arrêté de prendre la pilule. Je ne suis pas vraiment hyperfertile, alors je ne m'attends pas à des miracles, mais c'est un changement malgré tout.
Il va quand même falloir que je finisse par aller faire une prise de sang et une écho, non pas pour une éventuelle grossesse, mais parce que je pense que ma chance incroyable fait que je vais peut-être devoir me faire opérer de l'appendicite.
Pile au bon moment évidemment...
Pour l'instant, ça me fait tellement angoisser que je préfère repousser.
Pas malin, je sais bien.
Je me motive, je ne vais pas tarder à y aller.
Il faut donc que je prépare quelque part tout un tas de trucs pour parer à une éventuelle absence de quelques jours.
Bon, mais ce n'est pas la fin du monde non plus.
Et puis ce qui est fait n'est plus à faire !

Bon, allez, au boulot !