Hier matin, un coup de fil, d'un de mes vice-présidents qui m'apprenait que mon président avait été hospitalisé d'urgence, la veille au soir, suite à un malaise.
J'ai souri.
Parce que je me suis dit "cool, il ne viendra pas me faire chier aujourd'hui".
Et puis j'ai pris conscience de la méchanceté et de l'égoïsme de ma réaction, alors j'ai essayé d'être peinée et inquiète.
Je n'y arrive pas.
Il saccage toutes mes nuits, vient déranger mes journées, vient traîner son aigreur et sa mauvaise humeur dans nos couloirs pour se décharger de ce qu'il n'ose pas faire ailleurs.
Vendredi, j'ai encore eu un bel échange orageux avec lui, parce qu'il essayait de faire porter le chapeau à mes services pour une erreur faite ailleurs, là où justement il n'osera pas aller faire sa crise de calcaire.
Samedi, il a encore pris la quasi totalité de ma journée au lieu de me laisser à la maison avec ma famille.
Ce soir, je vais encore travailler jusqu'à bien 22h, parce que c'est ce qui arrange le mieux le brave homme au regard de ses multiples autres engagements.
Je ne le supporte plus, il est devenu égoïste, hypocrite, aigri, frustré.
Mauvais.
Alors ce matin, quand le même vice-président m'a appelée pour me dire que mon Président serait là aujourd'hui pour cette longue après-midi de réunions, j'ai été déçue.
Et je n'arrive même pas à me trouver méchante. Ni à me dire que ce n'est pas bien.
mercredi 28 septembre 2011
Qui sème le vent...
lundi 19 septembre 2011
Malade ou pas malade ?
Je me suis souvent interrogée sur le coût des cures thermales pour notre système de santé.
Sur leur coût, mais aussi sur leur intérêt.
Il est des cas où elles sont indéniablement nécessaires. Mais quel pourcentage ?
Et si ce n'était que le système de santé qui payait, mais c'est aussi l'employeur, puisque dans la majorité des cas, les curistes sont placés en arrêt maladie pendant leur cure.
Cette année à nouveau, deux agents vont se faire dorer la pilule au bord de la méditérrannée, continuant d'être payés, sans toucher à leurs congés annuels, et la cure est prise en charge à 100% par la Sécu.
Le 1er s'est vanté ouvertement à pas mal de monde qu'il partait pour 3 semaines de vacances et de dorlotage aux frais de la collectivité.
La 2ème, quand je l'ai informée qu'il fallait "juste" qu'elle se rende chez le médecin pour décider si la cure était prise sur ses congés ou non, m'a dit tout de suite que de toutes façons, si c'était sur ses congés persos, alors elle n'irait pas.
Pas vindicative pour deux sous, la dame, juste très gentille, très naïve, et n'hésitant pas à ajouter à celle qui l'emploie que "c'est chouette les cures annuelles, mais qu'elle veut aussi garder des congés pour aller voir sa petite fille en été"........
Vous conviendrez donc qu'elle avait assurément un besoin impérieux de ces soins.
Malgré tout, le médecin a certifié que la cure thermale était indispensable à cet agent pour pouvoir continuer à occuper par la suite son poste de travail (qu'elle quittera de toutes façons 2 mois plus tard pour partir à la retraite).
J'avoue que tout ça me laisse un goût très amer.
Je me demande comment faire pour que les médecins cessent d'octroyer sans cesse des congés de complaisance sans se soucier du coût qui pèse sur la société.
Ca fait tourner les stations thermales tout ça, ok.
Mais est-ce vraiment à nous tous de payer pour leur bon fonctionnement ?
mardi 30 août 2011
Vrac de rentrée
Il y a eu tous ces jours où j'avais envie de venir m'épancher.
Où le temps a manqué, ou alors où je me suis dit que les réactions à chaud n'étaient pas les meilleures.
Oui mais voilà, à froid, elles manquent de saveur et perdent tout leur intérêt.
J'étais donc en vacances une bonne partie de ce mois.
C'était salvateur, à tous points de vue ou presque.
La rentrée, le retour au bureau, en revanche, ça l'est tout de suite moins.
J'allais dire que c'était le temps des remises en question, mais je crois que ce temps là est quasi permanent depuis quelques années, que je manque juste de temps, de courage, de cran, (de soutien ?), pour me lancer vraiment...
Mon ventre s'arrondit. Il s'arrondit d'autant plus maintenant que je ne suis plus si malade.
Je ne réalise encore pas toujours qu'on a réussi.
J'avoue aussi avoir beaucoup pesté d'avoir été tellement malade.
En sachant pourtant que j'avais une chance que certaines n'auraient jamais.
J'en suis arrivée à trouver injuste qu'il n'y ait pas une règle simple : plus c'est difficile pour une femme d'avoir un enfant, moins elle devrait être malade pendant sa grossesse.
Egoïste, peut-être, mais je me le suis répété souvent.
J'ai détesté une copine qui se plaignait bruyamment de devoir faire attention à sa prise de poids pendant sa grossesse alors qu'elle n'avait eu qu'à arrêter la pilule pour être porteuse de vie.
Bref, j'ai eu de méchantes pensées que je ne suis pas encore assez fortes pour regretter vraiment.
Ca me passera, j'imagine.
Toujours est-il que les vacances, comme il y a trois ans, ont aidé à faire disparaître une partie de mes soucis.
J'ai toujours de fortes réactions aux odeurs, particulièrement aux bonnes odeurs, mais le quotidien est redevenu supportable.
Et je suis heureuse.
Un peu anxieuse de savoir comment je m'en sortirai avec deux enfants, un peu anxieuse de savoir quelle sera la réaction de mon petit homme d'amour quand son frère ou sa soeur sera là, anxieuse bien sûr de savoir si le nouveau petit bébé sera en bonne santé.
Mais heureuse.
Le seul truc qui coince encore, c'est donc mon incapacité à remettre les choses en question au bureau.
Je n'ai pas envie de passer ma vie à courir.
Je n'aime pas l'idée de me dire que la semaine se passe à se dépêcher le matin de préparer mon petit monde, à se dépêcher pour être à l'heure à la crèche et au bureau, à travailler, à partir à l'heure pour se dépêcher d'aller chercher Tinamour à la crèche, rentrer, et avoir une soirée chronométrée parce qu'il ne faut pas se coucher trop tard (grands et petit) pour ne pas accumuluer trop de fatigue.
Je sais bien que c'est le lot de la plupart des mamans, et que je pourrais aussi m'y faire.
Mais je n'ai pas envie.
J'ai peur que ça ruine mon moral, mon couple, ma famille et mon bonheur.
Pourquoi je ne change rien ? Parce que j'ai tellement peur de regretter, ensuite.
Parce que j'ai peur de perdre ma sacro sainte indépendance financière, peur de ce que je pourrai faire quand j'aurai à nouveau plus de temps libre parce que les enfants ont grandi, peur de savoir ce qu'il adviendrait de moi si par malheur mon couple s'effondrait, bref, je prends mon travail comme une garantie que je me suffirai toujours à moi-même.
Oui, mais pourtant, je sais que ce n'est pas la solution.
Ma réflexion de la denrière nuit, c'est que je vais essayer au moins d'avoir le courage de diminuer mon temps de travail.
Pas maintenant, mais quand je reprendrai le travail suite à mon congé maternité.
Je sais très bien que c'est un peu comme un enterrement première classe de mon avenir dans cette collectivité, parce que quoi qu'on dise, je ne pourrai pas rester un "patron" aussi efficace en étant absente 1 jour et demi sur 5.
Que d'autres prendront nécessairement le relai, que je manquerai d'informations, peu importe la qualité du système de communication que l'on mettra en place pour pallier à mon absence.
Je perdrai le fil, nécessairement, indubitablement.
Ca risque d'être difficile, parce que ça tombe très mal, en pleine réforme des collectivités qui implique de nombreux bouleversements pour nous.
Au moment de me retrouver à la tête d'une structure presque doublée, je vais prendre du recul, et laisser les rênes plus lâches à d'autres.
Mauvais calcul, mais je n'ai pas choisi.
Tout ça me permettra malgré tout de continuer à autofinancer ma vie, tout en ayant davantage de temps.
Et égoïstement, c'est aussi pour moi que je veux du temps.
Parce que je crois que c'est LA condition pour que tout le reste tourne dans notre vie de famille.
Et que c'est bien là le plus important.
Ca me laissera aussi du temps pour voir si je peux continuer de cette façon, si c'est tenable au bureau, et sinon, j'aviserai... Peut-être qu'être moins fatiguée me donnera plus de courage ?
J'ai besoin que mon fils soit heureux. Et si tout va bien, en janvier, je pourrai écrire que j'ai besoin que mes enfants soient heureux.
Je ne peux pas leur garantir un droit au bonheur, mais je veux me dire que j'ai fait ce que je pouvais, à mon niveau.
Il m'offre tellement ce petit bout d'homme....
Je me demande s'il existe une façon d'expliquer l'amour qu'on peut ressentir pour son enfant.
lundi 25 juillet 2011
A midi, je suis allée chercher une pizza.
Pendant que j'attendais mon petit carton fumant, j'ai jeté un oeil aux publicités qui ornaient le comptoir.
Parmi elles, une pub pour une nouvelle onglerie, qui mettait en avant son tarif imbattable pour une "american french".
Alors non, j'avoue, je n'y connais rien en manucure.
M'enfin il me semble juste que.... bon....
Bref.
Voilà.
mercredi 20 juillet 2011
Comment dire....
Mon fils a deux ans (presque deux ans et demi, mais il n'en est pas encore à compter, ouf !).
Et donc comme tout bon petit garçon de son âge, si on l'écoutait, il ne mangerait que des pâtes, des frites, des gateaux et du cocolat.
Des biberons aussi.
Au moment du repas, il y a donc des mots qu'il vaut mieux éviter s'il n'y a pas pensé tout seul.
Hier soir, j'étais en train de préparer gentiment un petit repas aussi équilibré que possible avec mon petit crapaud à côté qui faisait le pitre.
Mon homme entre joyeusement dans la cuisine et me lance "tu lui fais quoi, des pâtes ?" ............
Zen, je suis zen........
mardi 19 juillet 2011
Température
Ce matin, il fait 12 degrés.
On est d'accord, c'est pas bien chaud pour une fin de mois de juillet.
M'enfin en hiver, par 12 degrés, les gens sortent avec un manteau et une écharpe.
Ce matin, je n'ai croisé que des gens en T-shirt, chemise à manche courte, robe d'été.
J'ai l'air bête avec mon pantalon, mon gilet, mon foulard.
Ca me fait penser à ma grand-mère qui refusait d'enlever une épaisseur en avril, même par 30 degrés, sous prétexte qu' "en avril, ne te découvre pas d'un fil", mais qui en été, sortait en petite robe l'égère même quand il faisait bien frisquet.
C'est moi ou c'est juste pas logique ?
mercredi 13 juillet 2011
Cauchemar
Ce matin, un peu avant l'heure de me lever, j'étais empêtrée dans un cauchemar terrible.
J'étais à la plage avec mon fils et un groupe d'amis, et je voulais prendre des photos du magnifique coucher de soleil alors j'ai confié la surveillance de mon crapaud à mes amis pour les 2 mn dont j'avais besoin.
Quand je suis revenue, une des filles du groupe n'était plus là, et mon fils non plus.
Elle l'avait enlevé.
Disparu mon amour.
J'ai retrouvé la fille en question, qui m'a regardé pleine de mépris et d'ironie et m'a lancé "vas-y, épuise-toi à le chercher maintenant, il a déjà changé d'aspect physique et il est bien bien loin".
Je passe tous les détails de ce cauchemar.
J'ai été réveillée, sans bien sûr avoir eu le temps de retrouver la prunelle de mes yeux.
Je ne saurais décrire l'état de désespoir dans lequel j'ai été plongée.
J'avais beau être réveillée, savoir qu'il était juste là, endormi, tranquille, j'avais juste envie de me débattre et de hurler.
Le malaise ne me quitte pas.
Je n'ai fait qu'entrevoir dans mon sommeil le calvaire d'une maman à qui on enlève son enfant. Et déjà j'ai eu envie de mourir, pour ne pas supporter cette torture plus longtemps.
Comment peut-on survivre à une telle chose...?
Tant qu'on a un petit espoir, on doit s'y raccrocher, ne serait-ce que pour être là, pour lui, au cas où. Mais quand c'est terminé, comment peut-on continuer à vivre ?