lundi 26 octobre 2009

Une semaine (bis)

C'est le temps qu'il aura fallu à mes montagnes pour passer de leur habit d'été à leurs couleurs d'automne.

Incroyable comme ça a été vite.

Incroyable comme c'est beau. On ne s'y fait pas !!!



Premier jour aussi où je ramènerai mon tinamour de la crèche dans le noir, du fait du changement d'heure.

Ca, ça me plaît déjà beaucoup moins...

Urgences.............

Re-moi...
Suite à mon billet de tout à l'heure, et malgré toute ma bonne volonté, la douleur est devenue intolérable, alors je suis allée aux urgences.
Parce que c'est comme ça que ça s'appelle, même dans l'hôpital de ma petite ville...
Dans ce même hôpital, la maternité a fermé quelques mois avant que je n'accouche, n'étant plus aux normes et n'ayant pas de financement pour les travaux nécessaires.
Ben ils feraient bien de fermer les urgences aussi, parce que c'est gaspiller des sous à payer des gens qui ne servent à rien.
Ok, je suis frustrée, et c'est pour ça que je dis ça.
Mais il y a franchement de quoi...

J'arrive aux "Urgences".
La porte est fermée, je sonne, on me demande ce que j'ai, et on me répond qu'on vient m'ouvrir.
Après une dizaine de minutes d'attente (dehors bien sûr), la porte s'ouvre enfin sur deux infirmières qui m'escortent dans les couloirs pendant que je leur explique ce que j'ai.
Elles m'annoncent d'emblée qu'elles n'ont pas d'ORL, mais que le docteur va regarder si j'ai une otite, pour voir s'il faut me donner un antibio.
Mais je n'ai pas d'otite puisque je viens de leur expliquer que je me suis fait mal en me mouchant !!!!
Bon, bref, elles m'installent (je m'assois quoi...), me posent les questions traditionnelles (date de naissance, coordonnées, antécédents, etc), notent tout à la main sur un bout de papier (...) et une fois que c'est fait, elles repartent en disant "on va avertir un docteur".
Quoi ? Ca fait déjà 15 mn que je suis là à remplir des papiers, et elles n'ont pas encore prévenu de médecin ????
Nouvelle attente donc. Je sers ma tête dans les mains, j'ai du mal à ne pas pleurer, mais si je pleure, mon nez va couler, va falloir se moucher, ça va faire mal, alors je me raisonne...
Je n'ai pas regardé ma montre mais je dirais qu'une dizaine de minutes se sont écoulées jusqu'à ce que j'entende un pas traînant que je prenais pour celui d'une infirmière attendant le médecin, mais non, c'est un médecin.
Bonsoir, je réexplique mon histoire, il me regarde les oreilles (oh pu.... que ça fait mal !!!), se rassoit, et écrit tout un blabla sur le papier. Hohé !!!! Et moi, je peux savoir ?
Il semblerait que j'ai une lésion au tympan.
- Ok, et je fais quoi ?
- Ben on va vous donner du paracétamol, et si dans 24h, vous avez toujours mal, il faudra aller chez l'ORL.
- 24h ?????????????? Non mais vous croyez que je serais venue aux urgences à 3h du matin si j'avais une douleur supportable pendant 24 h ???????????
- Ah, vous avez si mal que ça ?
-................
- ben alors allez peut-être chez l'ORL demain matin alors.
Là dessus, je me lève, prête à partir, les yeux embués de larmes.
- attendez, voilà votre paracétamol !
- super, merci beaucoup Monsieur, et bonne fin de nuit !
- vous êtes venue seule en voiture ?
- ben oui
- alors faites bien attention, vous pourriez avoir des vertiges !
- très bien, je serai prudente, et puis je suis à 2 mn en voiture.

Voilà.
Enfin et encore, j'ai oublié le coup des abaisse-langue.
Le doc regarde dans tous les tiroirs et placards de la pièce, cherchant un abaisse langue.
Il n'en trouve pas, alors part chercher une infirmière.
De son pas vif que même ma grand-mère de 89 ans qui ne marche plus vraiment l'aurait doublé.
Et l'infirmière revient avec lui au bout d'un moment, refait tous les mêmes tiroirs et placards, avant de constater que non il n'y en a pas, et donc, elle réouvre le tout premier tiroir et en prend une boîte pleine.
Tout ce cirque pour être sûr de ne pas entamer une nouvelle boîte pour rien.......

Alors franchement, ils servent à quoi ?
Que soignent-ils ?
Je présume que si j'étais venue avec une blessure pissant le sang, ils n'auraient rien fait d'autre qu'appeler le samu pour m'amener ailleurs.
Alors pourquoi garder un tel service ouvert ?
Avec au moins trois personnes payées à attendre que quelqu'un vienne et dire ensuite à ce quelqu'un qu'ils ne peuvent rien pour lui ????

Cumul


Mouais, je sais, je viens toujours ici quand j'ai besoin de me plaindre...
Ben oui, mais là, il est 1h11, alors je ne sais pas bien vers qui d'autre me tourner pour raconter mes petits soucis, alors me voilà !
Pour commencer, depuis lundi, j'étais vraiment patraque, alors j'ai fini par aller chez le médecin mardi matin, pour m'entendre dire que j'avais la grippe.
Bon, alors elle n'est pas comme ça, ma doc, elle m'a dit A-H1N1 ou pas on s'en fiche, ça se soigne pareil, c'est comme une rhinopharyngite, je ne vais quand même pas envoyer tous mes patients faire des exams, d'autant que pour l'instant, point de grippe A dans notre coin, donc bref.
Mais ça, on s'en fiche.
Mercredi, ça n'allait vraiment pas mieux, et puis ça a été la première vraie nuit de cauchemar : pas une seule pauvre petite minute de sommeil de la nuit. Rien, nada, niet.... A en pleurer de désespoir.
Tout ça parce qu'il ne se passait pas plus de 15 ou 20 secondes sans que je ne tousse.
Alors jeudi, je suis retournée chez le doc, avec mon fils sous le bras, puisque lui aussi toussait un peu. Et puis mieux vaut prévenir que guérir...
Bref, nouveau traitement, mais malgré tout ça, j'ai encore passé deux nuits sans dormir du tout, et sans pouvoir pour autant me reposer la journée puisque je toussais tout autant la journée.
J'ai commencé à comprendre pourquoi on parlait de privation de sommeil comme moyen de torture efficace.
Et puis la nuit dernière, ça a été mieux.
Pas le nirvana bien sûr, d'autant que les nuits de mon tinamour sont catastrophiques depuis quelques jours (dents ? cauchemars ?), mais j'ai pu rester au lit au lieu de passer la nuit assise sur mon canapé, et déjà ça, c'était un bien bon début.
J'ai donc passé un chouette dimanche plein d'espoir renaissant.
Et puis avant de me coucher, je me mets mon truc dégueu dans le nez, je me mouche, et là AÏE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Mon tympan !!!!!
Ca a fait un gros chuintement dans mon oreille gauche.
Bon, ça faisait mal, mais je me suis quand même couchée, et après une heure de toux, j'ai fini par m'endormir.
Sauf que je me suis réveillée de douleur.
Horrible, atroce, je ne sais même pas comment décrire ça.
A tel point que j'ai appelé les urgences pour savoir quoi faire, et pour savoir justement si c'étai une urgence...
Non qu'ils ont dit, juste prendre un antalgique costaud et attendre demain matin pour aller chez un ORL.
Youpi tralala. Attendre.... Encore une nuit sur mon canapé.
Sérieusement, je me demande depuis quelques jours où je vais chercher la force de tenir encore debout.
Et puis pour être honnête, je suis certes bien fatiguée, mais dans la journée, je suis quand même plutôt en forme :-/
Moi je dis, une maman, ça a quand même des réserves insoupçonnées !
Bon, mais faudrait pas trop puiser dedans quand même, j'imagine....

Sur ce, je vais allumer ma télé, et constater que la nuit, c'est toujours aussi....... Vous voyez....
Vais voir ce qu'on a comme film.
Bon ben bonne nuit....

mercredi 21 octobre 2009

Une semaine


C'est le temps qu'il aura fallu pour passer de 30° à 3°...
Je parle des températures de l'après-midi bien sûr.
Premières gelées et premiers grattages de voiture cette semaine.

mercredi 14 octobre 2009

Point de vue

Ca me trotte dans la tête depuis quelques temps déjà, et le billet de ma chère Véro me décide à enfin commencer à écrire là-dessus, même si j'imagine que je vais mettre un petit bout de temps avant de réussir à décrire à peu près ce que je voudrais comme je voudrais...

C'est un sujet délicat, et je n'arrive pas à comprendre pourquoi.


En fait, ce qui m'agace prodigieusement et qui me donne envie d'écrire là-dessus, c'est que j'ai toujours l'impression qu'allaiter longtemps (je veux dire plus de deux mois...), porter son bébé, tout ça, ça a l'air d'être une agression pour ceux - celles - qui n'ont pas fait ce choix.

Je prends mon exemple.

J'allaite (encore, même si je sais que ça va se terminer très bientôt...), je porte en écharpe, mon bébé a dormi dans un lit cododo jusqu'à 4 mois, puis dans notre chambre jusqu'à 7 mois (sa chambre n'était pas prête, c'est une bonne raison...), et il porte des couches lavables.

Je ne parle jamais de tout ça à qui que ce soit.

Ce sont mes choix, j'estime qu'ils ont été les meilleurs pour mon fils dans la situation de mon fils, et celles et ceux qui ont fait des choix différents, et bien non seulement ça ne me dérange pas, mais en plus, franchement, ça ne m'intéresse pas des masses.


Mais forcément, quand on me voit porter, allaiter (tirer mon lait plus exactement...), quand on s'aperçoit que je ne jette pas la couche de mon tinamour quand je l'ai changé mais que je la transporte dans un joli petit sac, quand des amis venaient à la maison et voyaient du salon le petit lit dans notre chambre.... Et bien tout cela amenait des réflexions, et bizarrement, jamais positives.

Alors comme je fuis les discussions stériles avec des gens que je n'ai pas spécialement envie de convaincre et dont je sais que de toutes façons, ils ne seraient pas d'accord, je réponds simplement aux questions qu'on me pose, en essayant autant que faire se peu de ne pas entrer dans la polémique.

Mais c'est le plus souvent impossible.

Pourquoi ? Je n'en sais rien.

Comme si le fait d'avoir fait ces choix-là était en soi une agression envers ceux qui n'ont pas fait les mêmes.

Comme si le fait d'avoir choisi de faire comme ça voulait dire aux autres "Regarde ce que je fais pour mon enfant et que toi tu n'as pas fait".

Le summum a été une amie, quand je lui ai dit que mon fiston avait une rhinopharyngite et qui m'a balancé aussi sec "ah ben tu vois, avec ton lait, il est quand même malade comme tout le monde".
Je n'avais JAMAIS parlé d'allaitement avec elle.
Je ne savais même pas qu'elle savait que j'allaitais.
Et comme je tire mon lait, je n'ai jamais mon fils au sein, donc ça limite aussi les réflexions stupides à ce sujet.

Bref, je n'avais donc jamais dit à cette amie que j'allaitais, je n'avais jamais dit que je pensais que c'était mieux que le lait artificiel, et hop, une réflexion pour bien montrer que non, le lait maternel n'est pas l'antidote miracle à tous les problèmes de la terre.

Comme pour se déculpabiliser de ne pas avoir allaité.

Mais pourquoi donc culpabiliser alors ???


Je ne comprends pas pourquoi tout le monde s'imagine que les mamans "maternantes" sont forcément des mamans "militantes" qui estiment qu'en dehors du maternage, point d'enfants élevés correctement !

Il n'y a pas de juste milieu.
Si on n'allaite pas du tout, il faut se justifier, si on allaite plus longtemps que le strict minimum, il faut se justifier aussi.
Sauf que dans ce dernier cas, on a a se justifier plus souvent et plus longtemps.

En conclusion, oui, je suis une "mam'maternante". Mon fils n'en est pas moins le plus indépendant de tous ses camarades de la crèche. Il ne pleure pas, ne réclame pas les bras des nounous, mange sagement, fait la sieste dans son lit (ou parfois dans un transat au milieu de ses copains...).
Oui, je suis une mam'maternante, mais non, je ne considère pas que celles qui ne le sont pas sont pour autant de moins bonnes mamans que moi. Ni que je vaux mieux qu'elle.
Je suis comme ça par conviction, mais je ne tiens pas à convaincre tout le monde.

Oui, je suis une mam'maternante, mais arrêtez de considérer que je suis alors forcément faible, fusionnelle, ou tous ces autres qualificatifs qui me sont attribués à longueur de temps.

Oui, je suis une mam'maternante, et je ne juge pas les autres, alors arrêtez aussi de me juger !







***edit pour Véro***
C'est certes ton billet qui m'a enfin donné envie de me lancer, mais c'est surtout tout ce que j'entends depuis des mois qui me fait ressentir tout ce que j'ai écrit là, donc n'y vois pas une réponse à ton billet, c'était juste l'élément déclencheur ;-)

lundi 12 octobre 2009

A croire qu'on s'ennuie....!


Comme nous n'avons pas de pause café, je suppose que parfois il nous faut un petit moment d'échange malgré tout, et tous les prétextes sont bons...
Aujourd'hui, allez savoir comment et pourquoi, on en est venu à faire un sondage parmi les collègues pour savoir comment ils coupent le beurre....
Pour ceux que ça intéresse, voilà le résultat : pas de majorité dégagée...
La première moitié (la plus logique puisque j'en fais partie ;-)...) coupe le beurre sur son petit côté, en tranches plus ou moins fines selon l'usage.
L'autre moitié racle le dessus du beurre, jusqu'à ce que ça soit trop creusé, et alors ils adoptent enfin la méthode logique, celle du dessus...
Voilà.
Nous avons des débats d'un niveau...!!!

vendredi 9 octobre 2009

Mais comment le monde peut-il tourner ???


Ca, c'est la question que mon homme d'amour et moi nous posons à peu près chaque jour ces temps-ci.....

Hier, à 15h30, un conseiller d'une boîte de renom en matière de fenêtres devait passer chez nous pour nous faire un devis pour changer nos fenêtres.
A 18h, il n'était toujours pas là, et je suis donc partie faire les courses avec mon tinamour avant qu'il ne soit l'heure du bain....
Pas un seul appel en absence à mon retour, ni sur mon portable d'ailleurs.....

Le 19 septembre, j'ai commandé un lave-vaisselle, livré en 48 à 72h.
Devinez quoi....
Non, toujours pas de lave-vaisselle à la maison.
Et quand je les ai appelé hier matin, la dame m'a dit qu'elle allait le remettre en circulation. Hein, quoi ???? Mais le truc, c'est que j'ai beau pester, elle me répondait comme une machine "c'est pour ça que je vous informe que votre "objet" sera remis en circulation dès que possible".
J'ai cru devenir chèvre. Et je cherche encore un moyen de joindre quelqu'un dans cette fichue boîte... Je veux dire une vraie personne humaine, pas une qui se prend pour un disque...

Pour la deuxième fois, la crèche m'a téléphoné pour que je récupère mon fiston, c'était mercredi après-midi, il avait 38.5°.
Il faisait ostensiblement une poussée dentaire. Comme symptôme, outre la bave, les poings dans la bouche et le reste, rien que de la fièvre. Un peu.
Mais sinon, il jouait comme toujours, pas de toux, ni rien.
Mais voilà le nouveau règlement spécial Grippe A/H1N1 dit que "si votre enfant présente l'un des symptômes de la grippe....", et donc zou, retour à la maison.
Jeudi, plus la moindre trace de température. Mais la crèche ne reprend pas les enfants sans certificat médical.
Mais mon médecin n'est pas là, et justement, il s'avère que le pédiatre est à la crèche ce jour-là.
Ah, mais peu importe, il faut un certificat, sinon, pas de crèche pour tinamour...
J'ai donc été chez un autre médecin, que je ne connaissais pas, et j'ai eu beaucoup de chance qu'il n'y ait eu personne en salle d'attente, parce que sinon, c'était effectivement le meilleur moyen de faire choper tout un tas de virus à mon bébé cette histoire...

Bon, mais allez, après mon coup de fil un peu agacé de la veille, visiblement, elles ont réfléchi, et vont vraisemblablement moduler un peu la règle... Sans quoi, les auxilliaires m'ont glissé gentiment que s'il a de nouveau 38.5 ou plus, et que ce sont visiblement ses dents et rien d'autre qui le travaille, elles écriront 38.3°...

Parce que quelle maman peut se permettre de prendre une journée de congé à chaque fois que son bébé a une dent qui le travaille ???

Enfin bref... En attendant, le monde tourne quand même.
Mais moi, j'ai pas de devis pour mes fenêtres, et pas de lave-vaiselle...