lundi 11 janvier 2010

Voeux

Je trouve toujours ça un immense gaspillage les échanges professionnels de cartes de voeux.
Autant j'adore recevoir de jolies petites cartes à la maison, autant ces envois massifs de cartes m'énervent beaucoup.

Mais là, juste pour une fois, pour une carte, pour cette fois, alors non seulement je ne suis pas fâchée,mais en plus, elle a illuminé mon coeur.
Bon, je ne connais absolument pas son expéditeur qui a pourtant écrit dessus au bic "bien à vous", mais ça, on s'en contrefiche.
Merci néanmoins à lui d'avoir choisi cette carte, et surtout, le petit mot qui y est imprimé à l'intérieur :

"J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé".
Ca nous viendrait de Voltaire.
Et ça m'a comme donné un petit coup de pied au derrière.
La santé me fait défaut ??? Qu'à cela ne tienne, je n'ai qu'à être heureuse, et ça ira mieux !

Bon, ça ne se fera pas comme ça, mais il faut que j'arrête d'être en colère.
J'ai un rendez-vous jeudi matin avec mon Président détestable. On verra ce qui en ressort.
Je ne me fais guère d'illusion de toutes façons, alors soit il me surprend agréablement, et tant mieux, et sinon, ben tant pis pour lui, je prendrai le temps de repos qu'il me faudra.

Et puis malgré la fatigue, malgré la difficulté à tout cumuler, l'envie de repartir dans l'aventure me titille, et comme j'ai bien compris que mon cher homme n'attend que ça lui aussi, il se pourrait qu'on essaye de donner un petit frère ou une petite soeur à Tinamour très très prochainement.
On verra bien ce que la nature nous réserve de ce côté là. Peut-être que ça se passera mieux et plus vite cette fois ?
Je ne peux que nous le souhaiter !

Et autant dire qu'une fois mon ventre habité, je ne ferai plus autant d'efforts que la fois dernière.
J'étais fière de pouvoir tout boucler avant mon accouchement, mais quand je vois maintenant ce que ça donne, autant dire que je ne serai pas du tout dans le même état d'esprit.

Voilà.

Mon coeur est déjà heureux, reste encore à soigner mon corps et mon emploi du temps.
On va y arriver !

mercredi 6 janvier 2010

Il pleure dans mon coeur, comme il pleut sur la ville.

Même pas vrai. Il neige !
Je devrais me réjouir, j'adore ça.
Mais je n'ai même plus la force de me réjouir.
J'en ai marre de toujours me plaindre, je voudrais me foutre un coup de pied au derrière, mais pour ça aussi, je suis trop fatiguée.

Et ce putain de Président, à qui j'ai dit que j'étais malade et que ma mamie était partie, que j'allais donc être absente une grosse partie de la semaine, il a fait un commentaire gentil, mais dès le lendemain, par mail, il m'en rajoutais encore, refusait de repousser le vote du budget, bref, je n'ai PAS LE DROIT d'être malade.

Sauf que là, je ne vais pas avoir le temps de me reposer jusqu'à samedi puisqu'on sera chez mes parents pour l'enterrement, et puis le week-end, j'ai mon petit avec moi, donc pas de repos non plus.
J'espère me tromper, mais je ne vois donc pas comment je pourrais aller travailler lundi. Je n'en peux tout simplement plus.
Je suis à bout de forces.
Si au moins je pouvais dormir au lieu de tousser et de me moucher
Et si au moins la nuit, je ne repensais pas au boulot !!!

Bref, c'est ce Président à la con qui me rend malade.
Parce que sans ça, je me prendrais moins la tête, je dormirais mieux, j'aurais déjà pris le temps de me reposer, et je n'aurais pas chopé toutes ces merdouilles.

Je le déteste.
J'en veux aussi à tous les vice-Présidents qui viennent toujours me dire qu'il est insupportable, qu'ils n'en peuvent plus de lui, mais qui n'osent jamais rien dire.
Ras-le-bol de leur lacheté et de leur mollesse.

Je sais que je compromets sérieusement plein de choses si je fais ça, mais je pense clairement que je retournerai chez le doc lundi, et qu'elle me redonnera une semaine.
De toutes façons, je ne peux plus continuer comme ça.

Pardon de n'être pas de meilleure compagnie ces jours-ci...





samedi 2 janvier 2010

J'aurais voulu...

J'aurais tellement voulu commencer sur une note positive...
Pour donner un coup de pouce à l'avenir.
Après tout, je me sais privilégiée, alors de quoi je me plains ?

C'est bien de chez nous, de se plaindre, non, alors que finalement, tout n'est pas si noir ?

Disons simplement que j'attendais ces 10 jours de vacances avec une force proportionnelle à mon besoin de sommeil, de calme et de repos.
Pour finir, je finis dans un état de délabrement qui m'inquiète.
J'ai commencé avec une gastro, que j'ai transmise à mon homme, mais Dieu soit loué, pas à mon petit.
Et puis il y a eu ces quelques jours chez mes beaux-parents.
Je suis d'une naïveté sans borne, parce que chaque année, j'attends Noël avec un coeur d'enfant débordant de joie, d'espoir, d'amour t d'enthousiasme.
La déception est toujours un peu rude.
Il faut que je m'ancre dans la tête que c'est l'attente qui est belle, mais que j'arrête d'espérer plus.
Je n'en peux plus des remarques incessantes de ma belle-mère et de ma belle-soeur sur ma façon de faire avec mon Tinamour.
NON BORDEL, JE NE LE LAISSERAI PAS PLEURER, ET ENCORE MOINS POUR VOUS FAIRE PLAISIR !!!
Et j'en ai marre d'être regardée avec pitié et condescendance quand je dis ça.
Tellement marre que je pense sérieusement que la prochaine fois que l'une d'entre elles (ou encore n'importe qui d'autre, parce que globalement, j'entends ça quand même TRES souvent), je ne vais pas pouvoir me retenir de dire avec pitié et condescendance à mon tour ce que je pese des parents qui laissent pleurer leurs enfants.
Parce que moi, je garde mon jugement pour moi pour l'instant, alors pourquoi les autres ne le font-ils pas ???
Bon sang, faut-il être bête pour sortir des âneries telles que celles que j'ai entendues sur l'avenir que je prépare à mon fils et moi, parce que je ne le laisse pas pleurer tout seul dans son lit, la nuit ???
Faut-il donc n'avoir aucun neurone en état de marche pour etre capable de dire, ou pire, de penser des bêtises pareilles ???
Je suis heureuse de compter parmi mes amies une maman de 5 (et bientôt 6) enfants, qui travaille, n'a jamais laissé aucun de ses bébés pleurer, et pour autant, tous sont bien élevés, et non, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds par ses gamins, non, ce ne sont pas les enfants qui dirigent et décident de tout, non, sa vie n'est pas un enfer !

Oh, je ne m'étends pas là-dessus, maisDieu qu'il va falloir un jour que ça sorte...

Bref, une escapade donc de 3 jours chez mes beaux-parents, au cours de laquelle il y a quand même eu quelques beaux moments magiques, évidemment, puisque mon bébé d'amour et on homme étaient avec moi.
Je retiens donc le petit moment passé dans la piscine avec mon bébé qui s'est éclaté comme un fou, ou encore le débalag de paquets au pieds du sapin avec mon bébé qui regardait autour de lui comme s'il découvrait le monde avec ses grands yeux magnifiques.

C'est ça qu'il faut que je retienne, il faut que j'oublie le reste.

On en a aussi profté pour prendre froid, et s'ouvrir ainsi à tous les virus qui passaient.

On est rentrés chez nous l'espace d'un jour, et on est partis chez mes parents.
Comme d'habitude, à la fin de la première journée, je me demandais déjà comment tenir jusqu'au bout...
C'est là aussi que j'ai été voir ma Mamie, et alors que le dimanche, elle était encore "bien", le lundi, quand je suis allée la voir une première fois, elle était absente. Ne m'a pas reconnue, ne semblait pas se réveiller véritablement.
Mercredi, j'y suis allée avec mon petit bonhomme.
Il a escaladé ma vieille mamie, qui n'a pas bronché, ne réalisant absolument pas qu'il y avait un petit bonhomme qui lui faisait des câlins...

Ce jour là, je me suis réveillée avec une belle conjonctivite, un mal de gorge terrible, et un homme qui toussait à s'en faire vomir.

On est rentrés mercredi soir.
Jeudi, visite chez le médecin pour tout le monde, parce que la conjonctivite s'étendait à mon autre oeil, mais aussi aux deux yeux de mon pauvre tinamour.
Sans compter que je ne peux plus dormir parce que d'une part, mon nez est ultra bouché, et que respirer par la bouche me fait tousser tout de suite.
Voilà donc quelques nuits que je ne dors plus.
Autant dire que malgré les médocs, mon état ne fait qu'empirer.

Et là-dessus, ma Mamie s'en est allée hier après-midi.
Je suis contente pour elle de me dire que son calvaire est fini. Je ne sais que trop bien qu'elle n'était plus vraiment là depuis un moment et qu'avant ça, elle n'était plus heureuse, pour tout un tas de raisons que je n'évoque pas là pour ne pas m'enrager encore davantage.
Alors j'espère qu'elle a retrouvé mon Papy, ou qu'en tout cas, elle baigne enfin dans le calme et la sérénité.

M'enfin tout ça bien sûr n'empêche pas la tristesse.
Et la peur.
Parce que la suite va être terrible.
La guerre couvait, elle va pouvoir éclater.
Entre ma mère et sa soeur, entre mon père et ma mère, entre ma mère et.... ma mère.

Je crains les mois à venir.
Je voudrais tellement me tromper.

Bref, 2010 ne commence pas vraiment sous les meilleures auspices.
Soyons optimistes : ça donne toutes les chances à l'année pour aller en s'améliorant !

Plein de bonnes choses à vous tous en attendant.

Je vous embrasse bien fort !

jeudi 24 décembre 2009

Attention, avalanche d'amour !!!

Mais non, il n'y a donc jamais trop d'amour !!!

Juste ce petit message pour vous souhaiter à tous un joli, joyeux et merveilleux Noël dans la sérénité, le calme et l'amour.

C'est plus fort que moi, plus Noël approche, et plus j'ai envie d'aimer...

Alors voilà, je déverse ici un peu de mon trop plein d'amour. Faites-en bon usage !

Moi, je vais préparer nos petites affaires pour nos excursions chez les grands parents de mon tinamour.
Pas besoin de cadeau, j'ai mon bébé et son Papa pour fêter Noël. Je vais m'évanouir de bonheur, c'est sûr et certain !

Joyeux Noël à vous tous !!!

mardi 8 décembre 2009

J'ai pas envie !

Je suis à mon bureau, j'ai commencé 12 000 trucs plus qu'en retard pour essayer de me motiver, mais rien à faire, pas envie, je n'avance pas.
Et ça m'énerve !
Disons qu'à peine commencé un truc, je me dis que l'autre est plus urgent, sauf qu'à force de perdre mon temps à papillonner entre les urgences, ben j'en ai juste ras le bol.
Et puis hier, on parlait avec Président de la "fête" de Noël (qui s'avère être une torture annuelle pour mes collègues...) et il me demandait où ça aurait lieu.
Comme je lui avais répondu que je n'en avais pas la moindre idée, que je n'avais pas pris le temps d'y penser, il m'a demandé ce que je faisais !!!
J'ai donc répondu que le matin, je me tournais les pouces d'avant en arrière, et l'après-midi, dans l'autre sens, pour varier les plaisirs.
Je ne sais pas s'il a compris l'ampleur de mon agacement, toujours est-il qu'il a laissé tomber le sujet...
Mais bref, avoir perdu l'envie à ce point, moi qui étais une montagne d'enthousiasme.......

J'ai entendu parler d'un livre de Véronique Vasseur sur son vécu d'une élection de l'intérieur.
Si j'ai bien compris, elle y fait part de son désarroi, de son dégoût de tout ce qu'elle a vécu à cette occasion.
Il faut absolument que j'achète ce livre.

Il y a quelques années, quand les gens me disaient "oh, les politiques, tous des pourris !", je montais sur mes grands chevaux, et me lançait dans la démonstration que non, ce n'est pas le cas.
J'avoue que j'ai du mal maintenant à ne pas verser dans les mêmes amalgames.
Disons que je pensais alors qu'on avait tendance à ne s'attacher qu'aux cas des pourris, bien plus visibles bien que minoritaires.
Je pense maintenant que les vrais loyaux sont une infime minorité.
Le pouvoir n'épargne donc personne, même à un tout petit niveau communal.

Je suis déçue.
Je suis entrée en service public comme on entrerait dans les ordres.
Une vraie vocation. Pure, profonde. Un besoin.

Au fur et à mesure, je me disais bien qu'il y avait beaucoup de gris foncé dans ce monde-là.
Mais je pensais vraiment pouvoir abonder dans un sens meilleur.
Je commence à me dire que non.
Je ne pensais pas m'user à ce point.
Je ne pensais pas renoncer un jour.
Là, je sens bien que je renonce.
J'ai fait tellement, donné tellement de mon temps, de ma santé.
Et puis ça semble anodin comme ça, mais depuis 10 ans que je travaille, je dois supporter sans arrêt les quolibets sur les fonctionnaires qui n'en foutent pas une.
Je ne réponds rien, ça ne sert à rien, et ceux qui me connaissent savent le temps que j'ai donné à ce boulot malgré le salaire qui va avec.
Mais au final, c'est quand même pénible ce rabachage permanent.

Enfin bref, tout ça fait que oui, je suis là, devant mon bureau trop plein de trop plein de choses, et je n'ai envie que d'une chose, rentrer chez moi, tricoter un bonnet pour mon bébé d'amour, ranger les cartons pas défaits depuis plus de deux ans, et profiter un peu.

Véro faisait ce matin sa commande au Père Noël.
A moi de faire la mienne.
Je voudrais ne plus travailler, le temps qu'il me faudra pour savoir où je veux aller, comment, et à quel rythme.
Je voudrais ne plus travailler, mais que mon Tinamour aille quand même à la crèche quelques jours par semaine, pour que je puisse vraiment avoir du temps pour moi, pour la maison et pour toutes ces petites choses que je voudrais faire pour mon bébé d'amour.
Je voudrais ne plus travailler, mais n'avoir pour autant aucun souci d'argent.

Je sais que j'ai énormément de chance, et je ne voudrais pas paraître ingrate.
C'est juste que ce que je fais 10h par jour 5 jours par semaine ne me convient plus du tout.
Mais je ne suis pas à plaindre, j'en conviens.

M'enfin le Père Noël, on lui demande ce qu'on veut, non ?

jeudi 3 décembre 2009

Comme un dernier cadeau terrestre...

Ce matin, comme si le soleil voulait envoyer un message à mon C. parti trop tôt, le paysage n'a jamais été aussi beau.
Il a neigé sur la Forêt Noire, la brume sur la vallée était rose, le ciel d'un rose plus soutenu, entre les deux, les montages aux cîmes fraîchement enneigées et le soleil qui disait un dernier bonjour.

Mon paysage a revêtu ses habits les plus flamboyants pour lui faire honneur.

C'est tellement dur...
Je me suis arrêtée sur un parking face à la vallée, j'ai regardé ces merveilles, et j'ai souhaité si fort qu'il existe un après pour que C. puisse continuer de s'émerveiller devant les beautés de sa nature.

Je n'avais jusque là jamais été confrontée au départ d'un ami.
J'ai perdu mes grands-pères, les amis de mes grands-parents, ou alors des membres de la famille de leur génération.
Mon amie a perdu sa maman, bien trop jeune.
Mais je n'avais jamais eu à dire au revoir à un ami.

Je n'ai jamais voulu si fort croire en un bel ailleurs.

Au revoir mon cher ami.

mercredi 2 décembre 2009

Ca fait drôle !

Ce matin, j'emmène mon fabuleux Tinamour à la crèche (bien sûr que si, je suis objective !), et dans les escaliers, je croise une autre Maman, qui regarde mon loulou et lui fait un grand sourire en disant "Hé, mais c'est Tinamour qui se cache sous ce gros bonnet !" !
Euh, bonjour madame !

Je ne l'avais jamais vue moi cette dame, et voilà qu'elle reconnaît mon p'tit gars même tout caché sous son bonnet et sa capuche !

Et c'est là que je percute qu'en déposant mon fils à 8h et en le récupérant à 18h, il rencontre des mamans et des enfants que moi je n'ai jamais vus puisqu'ils viennent plus tard et repartent plus tôt.
Je voyais bien qu'il y avait quelques petits noms sur le mur qui ne me disaient rien.
Mais je n'avais pas percuté jusque là.

C'est bête, mais ça m'a fait drôle de me dire que je ne sais même pas avec qui il passe ses journées !
Enfin si, je connais bien ceux qui arrivent et repartent au même moment que moi puisqu'on se croise deux fois par jour, à force, on finit par papoter !
Mais les autres...?

Rien de bien grave, mais disons que ma litanie du matin pour lui dire quels copains il va voir aujourd'hui, ben elle n'est pas tout à fait complète pour le coup !

Heureusement qu'il reste à la maison le jeudi, sinon, je me dirais que c'est le pauvre petit qui reste le plus longtemps à la garderie...