vendredi 16 mai 2008

Voilà, c'est fini...

Moui, voilà, nous sommes revenus.
C'était merveilleux. C'était mon rêve. Parfait. Et encore mieux que ça.

Mais là, j'ai un petit coup de mou. Parce que je suis allée au bureau et que j'aurais mieux fait de m'abstenir. Parce que je n'aime pas avoir à ce point envie de tout foutre en l'air. Parce que je ne veux plus retourner à ce stress et cette pression permanente.
Alors je vais essayer de faire passer ce petit coup de moins bien en fabriquant un coeur. Parce que l'épouse de mon ami leucémique a eu la belle idée de demander à tous ceux qui pensent à lui de fabriquer un coeur. Alors je fais lui en faire un énorme.

Et promis, je ne tarderai pas à venir raconter cette jolie parenthèse vénitienne.
A très vite !

jeudi 8 mai 2008

Ca se précise

Les affaires sont prêtes, les guides de voyage dans la petite valisette cabine, j'ai de la lecture pour 3 semaines (on ne sait jamais), chéri est sous la douche, et j'ai un grand sourire dans mon coeur.
Ok, je ne prends pas des masses de congés, mais le moins qu'on puisse dire, c'est que du coup, ça leur donne une de ces valeurs !

Bien, alors juste un petit mot pour dire aux organisateurs de gala de bien se remettre de la grippe et de leur SPM respectif, mais surtout, SURTOUT, Milou et Madame Cornue, je vais penser bien fort à vous puisque vous allez profiter de mon absence pour agrandir votre famille.
J'ai hâte de revenir (euh, bon, pas tant que ça, quand meme...), mais disons que quand je reviendrai, et si je n'ai pas pu le faire avant, alors je me jetterai sur mon ordi pour avoir de vos nouvelles.

Allez, je file. Je vole, je plane, je vis un petit bout de rêve :-)))

mercredi 7 mai 2008

Sur le c...!

Bon, allez, j'avoue, dans le fond, ça me fait plaisir.
Même si, à la base, je trouve ça limite de nous dire ça.

On nous a dit ce midi qu'à force de nous fréquenter, nos couples d'amis/copains allaient finir par se séparer.
Parce que nous voir tellement amoureux, ça les fait réfléchir sur le type de relation qu'ils entretiennent avec leur conjoint(e).

Pas que je me réjouisse de contribuer de quelque manière que ce soit à une séparation. D'autant que je me dis que dans la majeure partie des cas actuels, l'approche de la quarantaine explique beaucoup de choses.
Mais c'est pas souvent que j'ai été dans une relation enviable. Alors je vais m'arrêter à ce petit bonheur là, pour aujourd'hui, et ne pas chercher plus loin.

Je retire...

... ce que j'ai dit sur l'indépendance des femmes en instance de séparation.
Parce qu'en me relisant, je me suis tout à coup souvenu que j'ai hébergé pendant 4 mois à temps plein puis pendant 2 mois à temps partiel une certaine personne (puis son nouveau boyfriend, en prime) qui venait de se séparer de son mari.
Comment ai-je pu oublier...?

Aux voleurs

Déferlante de séparations.
Pas la moindre angoisse de contagion. Belle nouveauté, non ?

MAIS JE NE SUIS PAS UNE PENSION POUR FAMILLES EN EXPLOSION !!!!

Je suis trop gentille. C'est un fait. Mais pourquoi faut-il que tout le monde en profite ?

Et pourquoi faut-il que le seul à qui j'arrive -un peu- à me plaindre, soit mon homme ?
Peut-être parce qu'il s'agit exclusivement de ses copains à lui ?

De là à en conclure que les femmes en instance de séparation sont plus indépendantes... il n'y a qu'un pas que je franchis sans la moindre impression de verser dans le féminisme.

Comme de bien entendu, je n'ose rien dire, parce que j'ai peur qu'on me trouve méchante et insensible et asociale et égoïste (etc...). J'ose à peine dire à mon homme que ça va pour cette fois, mais que ça ne redevienne pas comme avec le dernier qui nous a squatté chaque week-end, et la moitié des soirs de semaines, pendant des mois.
Et aussitôt prononcés ces mots, je m'en veux. Alors je me fâche -intérieurement- contre moi, contre lui, contre ma mère, contre mon boulot, contre ceux qui profite de notre gentillesse, contre tout. Et tout le monde.

On part en vacances demain matin. Nos valises ne sont pas prêtes. Je comptais faire ça ce soir et demain, très tôt, avant de partir.
Et le copain en question, il avait demandé s'il pouvait venir chez nous ce week-end pour ne pas faire face à sa belle-famille qui débarquit pour soutenir sa femme à qui il venait d'annoncer qu'il ne l'aimait plus.
Mais j'ai appris hier soir que le week-end en question commençait ce soir.
Oui, demain, c'est férié. Mais ce soir et demain, j'ai envie de me sentir chez moi pour tout préparer sans avoir un copain dans les pattes. Et demain, pareil.
Je suis peut-être bête, mais dès qu'il y a du monde chez moi, je ne me sens plus vraiment chez moi, puisque je ne peux pas faire tout comme je fais d'habitude. Il faut tenir compte de la présence d'un autre.
Et ça, avant de partir pour une semaine, ben ça ne me convient pas.
Sans compter que j'ai beau essayer de me convaincre que je me trompe, mais je me dis que si trois jours après avoir annoncé ça à sa femme, ou disons sa pacsée, il a besoin de venir passer 5 jours chez nous, ben il va avoir du mal à rester chez lui le reste du temps.

Je n'avais plus qu'une pensée en tête hier soir : si c'était à refaire, je n'achèterais plus une aussi grande maison.
Parce que finalement, depuis qu'on a cette maison, c'est comme si tout le monde se disait qu'avec toute cette place, on n'a que ça à faire d'héberger sans arrêt les âmes en peine ou en instance de séparation.
Et puis j'extrapole peut-être un peu trop, mais quelque chose me dit que ce n'est pas en étant toujours squattés de la sorte qu'on va réussir à combler par nous-mêmes les pièces vides de cette grande maison.
Parce que ça nous prend du temps, parce que ça nous fatigue, parce que ça nous vole du temps et qu'on en manque déjà bien sérieusement, et qu'au final, même si on les aime ces gens-là, ils finissent par nous stresser.
Et le stress...
Enfin vous voyez...

dimanche 4 mai 2008

Je ne sais plus

J'ai mal, j'ai peur, je ressens une urgence terrible que je ne sais pas identifier, je cours après quelque chose, mais je ne sais pas ce que je veux, ma vie me semble parfois être la vie d'une autre que je regarde depuis d'autres altitudes.
J'ai une boule dans la gorge, et je ne sais pas qui elle est. Une angoisse qui monte et que je ne peux pas apaiser.
Je navigue entre une confiance en moi hors norme, et une sensation de ne rien valoir.
Je me perds dans des chemins tortueux que j'ai tracés mi-même. Je souffre de ne pas avoir le temps de savoir où est ma vie. Je pleure de devoir assumer le rythme que je me suis imposée et de ne pas avoir la liberté de m'en échapper.
On est libre de tout. Oui. Mais pas de soi.
Je ne suis pas libre de moi. Je suis dans un carcan que je me construis toute seule mais que je ne sais pas détruire.
La règle du parallélisme des formes... Elle devrait pourtant aussi s'appliquer à moi.
Mais j'ai tellement peur de tout faire voler en éclat.
"Le roseau plie mais ne rompt pas".
Mais s'il VEUT rompre ???

Personne ne devrait pouvoir faire autant de dégâts sur une autre vie. C'est à vomir.

Beau dimanche

Il fait un temps magnifique. Homme est déjà parti en moto avec un ami, moi j'ai déjà passé une heure à lire des blogs pour pouvoir voter pour le fameux Gala de la Fêlée et de son Ivrogne, et je me suis déjà même acquittée de mon premier coup de fil à mes parents.

Jeudi, on part à Venise. J'ai acheté un tas de guides pour être sûre de bien savoir en arrivant ce que je VEUX voir et ce que je peux très bien ne pas avoir vu. J'aurai trois jours de "quartier libre", puisque mon homme sera à un congrès. Ensuite, il nous restera 3 jours et demi ensemble. Je vais donc pouvoir faire deux programmes : ce que je peux faire sans lui, et ce que je veux faire avec lui.
Vu d'ici, ça ressemble à une semaine de rêve. Pour moi en tout cas.
Parce que quand on part une semaine tous les deux, sans congrès, alors ça veut dire qu'il faut faire des concessions. Et même si on les fait de très bon coeur, ça veut dire qu'on repart en n'ayant pas vu certaines choses qu'on aurait voulu voir, ou pas fait des choses qu'on aurait vooulu faire.
Mais là, pas de concessions :-)))
Je vais pouvoir faire du shopping sans qu'il s'ennuie, je vais pouvoir visiter des choses qui ne l'intéressent pas sans que ça lui pèse, je vais pouvoir regarder la mer pendant des heures sans qu'il me demande toutes les 30 secondes si je l'ai assez regardée.
Ah, et puis si ça me chante, et si le temps n'est pas génial, je pourrai aussi rester à l'hôtel et lire sans avoir un homme qui erre dans les quatre coins de la pièce comme une âme en peine.

Et le must, c'est qu'une fois que j'en aurai marre d'être seule avec moi-même au milieu des couples de touristes, ben le congrès sera terminé, et alors je pourrai profiter de sa présence permanente à mes côtés.
Un rêve, je vous le dis !
Pourvu que rien ne vienne contrecarrer mes jolis plans.
J'ai hésité à annuler l'option internationale sur mon téléphone, mais je n'ai pas osé... J'espère juste ne pas avoir à donner un coup de fil quotidien quand je serai là-bas.
Pas envie de ça.

Parce que là, on atteint des dimensions surréalistes chez mes "ancêtres". Ca cause d'enquête pour maltraitance, d'internement d'office, de mise des biens sous tutelle, et autres mots aux sonorités bien réjouissantes.
Alors si je peux échapper à tout ça ne serait-ce qu'une semaine...

Je vais abandonner mon amour de chat pendant une semaine. Il n'aura jamais été sans moi aussi longtemps. Mais je suis sûre que mon collègue prendra soin de lui. Il a intérêt ;-)))

Je vais emmener mon portable, mais je ne suis pas bien sûre d'avoir une connexion wi-fi dans ma chambre. A priori, ils parlent juste d'un point internet dans le hall. Faut qu'ils se modernisent, hein. Pourquoi les petits hôtels bon marché proposent de plus en plus souvent un accès depuis les chambres si les beaux hôtels, eux, se contentent d'un "point internet" ?
Bon, en même temps, je peux me passer d'internet pendant 7 jours.
Parce que c'est vrai que ça va me manquer de ne pas papoter sur le forum, de ne pas aller prendre des nouvelles quotidiennes sur les blogs que j'aime.
Mais ça veut dire aussi que je ne pourrai pas être dérangée trop souvent par le boulot.
Pas mal finalement.

Ca passera vite, j'en suis sûre. Mais ça me fera du bien, ça aussi j'en suis sûre !

En attendant, et si j'arrive à m'éclipser du boulot tant qu'il fait encore jour, j'ai de la lecture à faire, pour les votes. Vous savez, le fameux Gala de la Fêlée et de son Ivrogne...